BULLETIN DE LA r r SOCIETE ZOOLOGIQUE DE FRANCE POUR L'ANNÉE 1904 E.HEROUARD Trésiihnt Je hi Sorie/é Zoohffùnie JeFrnnc^- 19(n HrouPhol. léhoj . Schiibentcrger . BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ ZOOLOGIQUE DE FRANCE (RECONNUE D'UTILITÉ PUBLIQUE) -A-HSTISTEE 19 4 VINGT-NEUVIÈME VOLUME AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ ZOOLOGIQUE DE FRANGE 28, RUE Serpente (Hôtel des Sociétés savantes) 1904 AVI Les Membres de la Société sont instamment priés d'adresser, d'une façon impersonnelle, tous les envois d'argent et les mandats à Monsieur le Trésorier DE LA Société Zoologique de France. LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ AU 1" JANVIER 1904 AVEC LA DATE DE LEUR ADMISSION Le nom des Membres fondaleurs est précédé de la lettre F PRÉSIDENT HONORAIRE F Vian (Jules), élu le 27 février 1894. SECRÉTAIRE GÉNÉRAL HONORAIRE F Blan'chard (Prof. Raphaël), élu le 18 décembre 1900. MEMBRES HONORAIRES 1894 Agassiz (Alexander), directeur du Musée de zoologie com- parée de Harvard Collège, à Cambridge. Mass. (Etats-Unis). F Barboza du Bocage (prof. José-Vicente), membre de l'Aca- démie royale des sciences, à Lisbonne (Portugal). 1901 Fabre (J. H.), membre correspondant de l'Institut, à Sérignan (Vaucluse). 1901 Grassi, professeur d'anatomie comparée à l'Université, 92, via Agostino Depretis, à Rome (Italie). 1878 GiJNTHER (D"^ Albert), F. R. S., directeur de la section zoolo- gique du British Muséum, à Londres (Angleterre). 1901 Ijima (Isao), professeur de zoologie à l'Université (Collège of science), à Tokyo (Japon). 1901 Laverax, membre de l'Institut, membre de l'Académie de médecine, 25, rue du Montparnasse, à Paris. 1894 LiLLJEBORG (W.), professeur émérite à l'Université d'Upsal (Suède). 1894 MôBius (K.), directeur du Musée zoologique, 43, Invaliden- strasse, à Berlin (Prusse). 1897 MuRRAY (John), Ph. D., directeur des publications de l'expé- dition du Challenger, Challenger lodge, Wardie à Edim- bourg (Ecosse). 1897 Nansen (Fridtjof), professeur à l'Université de Christiania (Norvège). F Sharpe (R. Bowdler), F. L. S., chargé de la section ornitho- logiquedu British Muséum, à Londres (Angleterre). 1901 ScHL'LZE (F. E.), directeur de l'Institut zoologique, 43, Invali- denstrasse, à Berlin (Prusse). 1895 Van Beneden (Edouard), membre de l'Académie royale de Belgique, professeur à l'Université de Liège (Belgique). 1903 ZoGRAF (Dr Nicolas de), professeur à l'Université (Musée poly- technique), à Moscou (Russie). MEMBRES CORRESPONDANTS 1893 Brusina (Spiridion). professeur à l'Université, directeur du Musée national zoologique à Agram (Croatie). 1886 DuGÈs (Di' Alfred), consul de France, à Guanajuato (Mexique). 1888 Fritsh (Dr Anton), professeur à l'Université de Bohême, à Prague (Bohême). 1896 Graff (L. Voin), professeur à l'Université de Graz (Autriche). 1890 HoRST (Dr R.), conservateur au Musée d'histoire naturelle, à Leide (Hollande). 1902 Leverkuhn (D^' Paul), Conseiller de la Cour, à Sophia (Bul garie). 1897 Sluiter, professeur à l'Université, à Amsterdam (Hollande). 1891 Vejdovsky (Franz), professeur à l'Université de Bohême, à Prague (Bohême). MEMBRES DONATEURS DÉCÈDES (1) F Branicki (comte Constantin), décédé en 1884. 1888 Chancel (Mlle Aline), décédée en 1889. 1888 Guerne (baron Frédéric de), décédé en 1888. F HamoiNVille (baron d), décédé en 1899. F Hugo (comte Léopold), décédé en 1895. 1876 Semallé (vicomte René de), décédé en 1894. (1) Par une délibération en date du 25 janvier 1883, le Conseil a décidé de main- tenir perpétuellement en tête du Bidletin la liste des Membres donateurs décédés. MEMBRES TITULAIRES (1) 1003 Abiuc (Paul), licencié ès-sciences, 40, (|iiai Debilly, à Paris (1()"). 1807 AcoNix ((îeori^es), avocat, S, rue Sophie-Germain, à Paris (14''). 1800 Albkrt i'T (S. A. S. le prince), prince de Monaco {membre donateur), correspondant de l'Institut, 10, avenue du Tro- cadéro, à Paris (16'^'). J889 Alluaud (Charles), 3, rue du Dragon, à Paris (6"). 181)o Amaidrlt, professeur au lycée, à Vesoul (Haute-Saône). 1892 André (E.), notaire honoraire, 17, rue des Promenades, à Gray (Haute-Saône). 1897 Antipa (D"^ Grégoire), directeur du Musée d'histoire naturelle, rue Blona, à Bucarest (Roumanie). 1896 Arechavaleta (D^' José), directeur général du Muséum natio- nal, 3(î9, calle Uruguay, à Montevideo (Uruguay). 1893 Arrigoxi degli Oddi (comte), professeur à l'Université, à Padoue (Italie). 10. 1897 Artault (D^' Stéphen), 2, rue Boutarel, à Paris (4"). 1895 AuBERT (Marins), aide-naturaliste au Muséum d'histoire naturelle, 105 A, boulevard Boisson, quartier de la Blan- carde, à Marseille (Bouches du-Rhône). 1880 Bambeke (Dr Charles van), professeur à l'Université, 7, rue Haute, à Gand (Belgique). 1880 Barrois (Dr Théodore), professeur à l'Université, 220, rue Solférino, à Lille (Nord). 1896 Barrows (Walter B.), professeur de zoologie et de géologie au Collège d'agriculture, à Lansing, Mich. (Etats-Unis). 1879 Bavay, pharmacien en chef de la marine, membre du Conseil supérieur de santé, 82, rue Lauriston, à Paris (16"). 1903 Bealchamp (Paul de), licencié ès-sciences, 13, rue Saint- Romain, à Paris (6*^). 1901 BEAucLAm (Henri), vétérinaire à Cherré, commune de la Ferté Bernard (Sarthe). 1889 Bedot (Dr Maurice), directeur du Musée d'histoire naturelle, professeur à l'Université, à Genève (Suisse). F Besnard (Auguste), conducteur des ponts-et chaussées, 68, route de Laval, au Mans (Sarthe). 20. 1884 Bibliothèque de l'Université et de l'État, à Strasbourg (Alsace). 1889 Bibliothèque de l'Université, à Grenoble (Isère). 1890 Bibliothèque du Muséum d'histoire naturelle, 2, rue de Bufïon, à Paris (5^). (1) La Société s'est vue dans la nécessité de rayer de la liste des membres un certain nombre de personnes qui avaient négligé de payer leur cotisation {Art. 11 du Règlement). VIII 1892 Bibliothèque du Musée des Invertébrés, 19, via roniana, à Florence (Italie). 1892 Bibliothèque de l'Université, à Rennes (Ille et- Vilaine). 1884 BiGNON (Mil'" Fanny), docteur es sciences, professeur à l'École Edgard Quinet, 162, rue du Faubourg-Poissonnière, à Paris (10^). 1884 BiNOT (Dr Jean), chef de laboratoire à l'Institut Pasteur, 22, rue Cassette, à Paris (ti"). 1891 Blaxc (Edouard), (membre à vie), explorateur, 52, rue de Yarenne, à Paris (T^). 1892 Blanchard (M"»® Raphaël), {membre donateur), 226, boulevard Saint Germain, à Paris (7^). F Blanchard (D^ Raphaël), {membre donatenr), professeur à l'Université, membre de l'Académie de médecine, 226, boulevard Saint Germain, à Paris (7*^). 30. 1889 Blasius (Dr Rudolph), 2o, Petrithor-Promenade, à Brunswick (Allemagne). 1889 Blasius (prof. Wilhelm), directeur du Musée d'histoire natu- relle, 7, Gauss-strasse, à Brunswick (Allemagne). 1881 Blonay (Roger de), 23, rue de Larochefoucault, à Paris (9^). 1883 Bolivar (Ignacio), professeur d'entomologie à l'Université, 1, calle Moreto, à Madrid (Espagne). 1882 Bonaparte (le prince Roland), {membre donateur), 10, avenue d'Iéna, à Paris (16'^). 1898 BoNDouY, préparateur à la Faculté des sciences, à Rennes (Ille-et-Vilaine). 1893 B0NNAIRE (Dr E.), professeur agrégé à l'Université, accoucheur des hôpitaux, 37^^r, rue de Bourgogne, à Paris (7^). 1903 Bonnet (Amédée), préparateur à la Faculté des sciences, 21, place Bellecour, à Lyon (Rhône). 1904 BoRCÉA (Jean), licencié ès-sciences, 9, rue Thoullier, à Paris (5'). 1880 BoucARD (Adolphe), officier d'Académie, Spring vale, lie de Wight (Angleterre). 40. 1897 BouTAN (Dr Louis), maître de conférences à l'Université de Paris, directeur de la Mission pour l'exploration scienti- fique de l'Indo-chine, à Hano'i (Tonkin). 1890 Bouvier (E. L.), professeur au Muséum d'histoire naturelle, 39, rue Claude Bernard, à Paris (o'). 1893 Bradant (Edouard), au château de l'Alouette, près Cambrai (Nord). 1889 Branicki comte Xavier), [membre à vie), 10, rue Wiejska, à Varsovie (Russie). 890 Braun (D"^ Max), professeur à l'Université, directeur du Musée zoologique, 1, Sternwartstrasse, à Konigsberg (Prusse). IX 1892 Bhian (Alfred), [membre donateur), (>, via San Sel^asliano, à délies (Italie). 1891 lîiiOLKMAXN (llemy). (lirecleur de la sucrursale du C()m|)loir national descoinple, à (Cannes (Alpes Maritimes). 1896 BiuMi'T (Emile), docteur ès-sciences, préparateur à la Faculté de médecine, Ki, rue (lustave-Courbet, à Paris (K)'). 1896 BiUYANT, proiesseur-sui)pléant à l'école de Médecine, 26, rue (îaultier de-Biauzat, à Clermont Ferrand (Puy de Dôme). 18i)2 BicncT (Gaston), rue de lÉcu, à Romorantin (Loir et-Cher). 50. 1897 Bljor (Dr Paul), professeur de Zoologie à la Faculté des sciences de lUniversité d'iassy (Roumanie). F Bureau (D^ Louis), (membre à vie), directeur du Musée, professeur à l'Ecole de médecine, l;i, rue dresset, à Nantes (Loiie Inférieure). 1902 Calvet, chef des travaux pratiques, attaché à la Station zoologique de Cette (Hérault). 1889 Cameraxo (D'' Lorenzo), professeur à l'Université, palazzo Carignano, à Turin (Italie). 1880 Campbell (John Mac Naught), C. E., F. Z. S., senior assistant curator, Kelvingrove Muséum, à Glasgow (Ecosse). 1902 Carié (Paul), {membre donateur), 130, rue de la Boëtie, à Paris (8') et à Curepipe (lie Maurice). 1893 Carus (J. Victor), professeur à l'Université, lo, Universitats strasse, à Leijjzig (Allemagne). 1895 Caustier (Eugène), 32, rue Lacépède, à Paris (oe). 1900 Cazamlan, professeur au Lycée de Dijon (Côte-d'Or). 1903 Caziot (Commandant), 24, quai Lunel, à Nice (Alpes-Mari- times). 60. 1903 Certes (M^e Adrien), o3, rue de Varenne, à Paris (7^). 1891 Changée [M^^^ Marius), (membre donateur), 226, boulevard Saint-Germain, à Paris (7®). 1900 Charlot (Mlle Julie), 48, rue Saint-Sébastien, à Paris (11^). 1883 Chatin (Dr Joannès), membre de l'Institut, professeur à l'Université, 174, boulevard Saint-Germain, à Paris (6'^). 1891 Chaves (Francisco Alfonso), directeur de l'Observatoire météorologique, à Ponta Delgada, île Sào Miguel (Açores). 1884 Chevreux (Edouard), (membre donateur), route du Cap, à Bône (Algérie). 1891 Chevreux (M^''), (membre à vie), 131, Grande-Rue, à Boulogne- sur-Seine (Seine). 1899 Chobaut (Dr A.), 4, rue Dorée, à Avignon (Vaucluse). 1888 Claybrooke (Jean de), 5, rue de Sontay, à Paris (16' ). 1881 Clément (A.-L.), (membre à vie), dessinateur, 34, rue Lacé pède, à Paris (5'). 70. 1876 Collardeau du Heaume (Marie-Philéas), 6, rue Halévy, à Paris (9'). 1887 CosMovici (Dr Léon C), professeur à l'Université, 11, Stefan cel mare, à lassy (Roumanie). 1900 CouTiÈRE, (Dr H.) profcsseur à l'École supérieure de Phar- macie, 12, rue Notre-Dame-des-Cliamps, à Paris (6'^). 1895 Dalmas (Comte Raymond de), '26, rue de Rerri, à Paris (6e). 1902 Darboux (G.), [membre donateur), chargé de cours à la Faculté des sciences, 53. boulevard Périer. à Marseille (Rouchesdu- Rhône). 1897 Darity de Grandpré (Albert), directeur du Muséum Des- jardins, à Port-Louis (Ile Maurice). 1884 Dautzenberg (Philippe), [membre donateur), 213, rue de l'Uni- versité, à Paris (7'^). 1898 Davenière (Emile), licencié ès-sciences, 47, rue Monsieur-le- Prince, à Paris (6''). 1887 Delage (Dr Yves), membre de l'Institut, professeur à l'Uni- versité de Paris, au laboratoire de Zoologie de la Faculté des sciences, Sorbonne, Paris (5^). 1895 Delouche de Pémoret (Paul), au château des Crubliers, commune d'Arthon Indre). 8o. 1876 Demaison (Louis), archiviste, 21, rue Nicolas-Perseval, à Reims (Marne). 1901 Dessalle (L.-A.), 2, rueRoutharel (Ile Saint Louis), à Paris (4'^). F DoLLFL's (Adrien), directeur de la Feuille rfe.s jeunes naturalistes, 35, rue Pierre-Charron, à Paris (8^). 1892 DoLLFUS (Gustave), [membre à rie), 45, rue de Chabrol, à Paris (10'>). 1897 Domet de Vorges (Albert), licencié es sciences naturelles, 4, avenue Thiers, à Compiègne (Oise). 1887 DoMiNici (Henri), licencié ès-sciences, 10, place de Laborde, à Paris (8«). 1877 DouviLLÉ, professeur à l'École des Mines, 207, boulevard Saint Germain, à Paris (7'"). 1902 DuBAR, docteur en médecine, 73, rue Caumartin, à Paris (9^). J876 Dubois (Alphonse), docteur es sciences, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, 127, rue Franklin, à Rruxelles (Relgique). 1897 DuBoscQ (I)r ().), maître de conférences de Zoologie à la Faculté des sciences, à Caen (Calvados). 90. 1889 DucHAUssoY (D'), i)rofesseur agrégé à la Faculté de médecine, 8, rue des Reaux-Arts, à Paris (6' ). 1902 Dyé (Léon), préparateur à la Faculté de médecine, 123, avenue de Wagram, à Paris ( 1 7^) . 1895 Ellingsen (Edvard), à Krager0 (Norvège). 1887 Emery (Dr Emile), chef de clinique à la Faculté de méde cine, 105, rue Saint-Lazare, à Paris (8^). 1876 Fatio (Victor), 1, rue Rellot, à Genève (Suisse). XI 1884 Facrot (\y Lionel), [membre à vie), 7, rue Gustave Nadeau, à Paris (1(5'"). 1901 Favktte (Dr), à Saint Bel (Rhône). 1902 FÉDouoFK (M"'' N.), docteur en médecine, 21, rue Galilée, à l*aris (K)'). 1902 Ferdinand l'^ (S. A. R.), prince de Bulgarie (membre donateur) , à Sophia (Bulgarie), direction de la bibliothèque princière. 1893 FiELD (Dr Herbert llaviland), directeur du ConciUiim Biblio- graphicum, .'38, Eidmattstrasse, à Zurich Neumûnster (Suisse). loo. 1894 Fischer (Henri), docteur ès-sciences, chef de travaux pra- tiques à la Faculté des sciences, 51, boulevard Saint-Michel, à Paris (o^^). 1895 FocKEr (D'" Henri), chargé de cours à la Faculté de médecine, 34, rue Barthélémy Delespaul, à Lille (Nord). 1900 François (Ph.), docteur ès-sciences, chef des travaux pra tiques à la Sorbonne, 20, rue des Fossés Saint-Jacques, à Paris (5^). 1897 Freyssinge (Louis), licencié ès-sciences, pharmacien, 105, rue de Rennes, à Paris ((i"). 1890 Friedlander (R.) et fils, libraires, 11, Caiistrasse, à Berlin (Prusse). 1805 FuLLARTON (D^ J.-H.), zoologiste au Fishery Board for Scot- land, à Saint Andrews (Ecosse). 1881 Gadeau de Kerville (Henri), 7, rue Dupont, à Rouen (Seine- Inférieure). 1900 Garcia Canizares (D^ Philippe), professeur d'histoire natu- relle, 110, calle de Consulado, à la Havane (Cuba). 1880 Garman (Samuel), assistant of Ichthyology and Herpetology at the Muséum of Comparative Zoology, at Harvard Collège, à Cambridge, Mass. (Etats-Unis). 1894 Gaudry (Albert), membre de l'Institut, professeur au Muséum d'histoire naturelle, 7 bis, rue des Saints-Pères, à Paris (6^). no. 1895 Gaulle (Jules de), 41, rue de Vaugirard, à Paris (6^). 1879 Gazagnaire (Joseph), 29, rue Centrale, à Cannes (Alpes- Maritimes). 1899 Georgevitch (J.), professeur de Zoologie à l'Université, Belgrade (Serbie). 1895 Gervais (Dr Henri), assistant au Muséum d'histoire natu- relle, 13, rue de Navarre, à Paris (5'^'). 1887 GiROD (Dr Paul), professeur à l'Université, à Clermont- Ferrand (Puy-de-Dôme). 1890 GiRODON (Alphonse), 7, quai Saint-Clair, à Lyon (Rhône). 1903 Gœldi, directeur du Musée Gœldi, 399, caixa do Correio, au Para (Brésil). XII 1900 Grandidier (Guillaume), chargé de missions scientifiques à Madagascar, 9, avenue Marceau, à Paris (S-^). 1902 Gréban, notaire, rue de Paris, à Saint-Germain en-Lave (Seine-et-Oise). 1891 Gruvel, maître de conférences à l'Université, à Bordeaux (Gironde). 120. 1900 GuÉRix, préparateur de Zoologie, à l'Université de Rennes (llle-et-Vilaine). 1880 GuERNE (baron Jules de), (membre donateur), 6, rue de Tour- non, à Paris (6'). 1895 GuiART (Dr Jules), (membre donateur), docteur ès-sciences, professeur agrégé à la Faculté de médecine, 15, rue de l'Ecole de Médecine, à Paris, (6*^), et 51, boulevard Saint- Michel, à Paris (5^). 1886 GuiTEL (Frédéric), professeur adjoint à la Faculté des sciences, 32, rue Gurvand, à Rennes (llle-et-Vilaine). 1894 Hakki (Ismaïl), professeur à l'École vétérinaire de Pankalti, à Constantinople (Turquie). 1891 Hallez (Dr Paul), professeur à l'Université, à Lille (Nord). 1900 Hamonville (Baron d'), (membre à tie), au château de Manon- ville, par Noviant aux-Prés (Meurthe et Moselle). 1888 Hecht (Dr Emile), chef de travaux à la Faculté des sciences, 12, rue Victor-Hugo, à Nancy (Meurthe-et Moselle). 1902 Hexry, répétiteur à l'École Vétérinaire, à Alfort (Seine). 1886 HÉROUARD (Edgar), {membre à vie), maître de conférences de Zoologie à l'Université, 9, rue de l'Eperon, à Paris (6^). 130 1892 Herrera (Alphonse L.), aide-naturaliste au Muséum national, à Mexico (Mexique). 1899 Hertwig (Dr Richard), professeur de Zoologie à l'Université de Munich (Bavière). 1900 HÉRUBEL, licencié ès-sciences, 112, rue Monge, à Paris (5®). 1896 Houssaye (Emile), pharmacien de l'Assistance publique, 5, rue de l'Epée-de-Bois, à Paris (5e). 1895 J.OLMES (Dr L.), maître de conférences à l'Université, à Tou- louse (Haute Garonne). 1893 Janet (Armand), (membre à ùe), ancien ingénieur de la marine, 29, rue des Volontaires, à Paris (15^). 1890 Janet (Charles), (membre à ribliolliè(|ue, à Marseille (Bouches-du-liliône). F JoiJssEAiMK (])■■ Félix), [membre à vie), 29, rue de Gergovie, à Paris (14'). 1883 Joyeux-Laffuie, professeur de Zoologie à l'Université de Caen (Calvados). 1900 JiMEXTiÉ, préparateur à la Faculté de médecine, 12G, rue de la Pompe, à Paris (lô^). 1879 Kempen (Gh. van), 12, rue Saint Berlin, à Saint Orner (Pas- de-Galais). 1888 Kerhervé (L.-B. de), licencié ès-sciences naturelles, à Lacres, par Samer (Pas de-Galais). 1897 Klincksieck (I^aul), éditeur, 3, rue Gorneille, à Paris (6<^). 1894 KœHLER (R.), professeur à l'Université, 29, rue Guilloud, à Lyon (Rhône). 1893 Krasilsshtshik (Isaac), 43, Leovskaïa, à Kisliinev (Russie méridionale). 1903 Krempf, licencié ès-sciences, 7'"' rue de Laromiguière, à Paris (o^*). 150- 1879 Kunckel d'Herculais (Jules), assistant au Muséum d'histoire naturelle, au laboratoire d'Entomologie, oo, rue de Bufïon, à Paris (o''). 1881 KiJxsTLER (Jules), professeur-adjoint à l'Université, à Bor- deaux (Gironde). 1891 Labbé (Alphonse), docteur es sciences, chef de travaux pra- tiques de Zoologie à l'Université, 28, rue Vauquelin, à Paris (3''). 1891 Laboratoire colonial de l'École pratique des Hautes Études, au Muséum d'histoire naturelle, 55, rue de Bufïon, à Paris(5e). 1903 Laboratoire de Malacologie du Muséum d'histoire naturelle, 33, rue de Bufïon, à Paris fo*'). 1892 Laboratoire de Zoologie de l'Université, à Nancj^ (Meurthe- et-Moselle). 1895 Lallier (Dr Paul), 46, passage du Bureau (rue Alexandre- Dumas), à Paris (11«). 1892 Lande (D^ Adam), 6, Maryjânska, à Varsovie (Pologne). 1880 Langlassé (René), 50, rue Jacques Dulud, à Neuilly-sur-Selne (Seine). 1883 Larcher (Dr Oscar), membre de la Société de Biologie, 97, rue de Passy, à Paris (16-). 160. 1877 Larguier des Baxcels (Dr), conservateur du Musée de Zoolo- gie de Yaud, 29, rue de Bourg, à Lausanne (Suisse). 1900 Lauxois (Dr), professeur agrégé à la Faculté de médecine, 12, rue Portails, à Paris (S''). 1888 Lavergne de Labarrière (Joseph-Loïs), inspecteur d'assu- rances, 51, rue de Naples, à Paris (8'). XIV 1882 Lennier (G), directeur du Muséum d'histoire naturelle, 22, route de la Hève, à Sainte Adresse, près le Havre (Seine- Inférieure). 1897 LÉVY (M'ie Madeleine), licenciée ès-sciences, 9, rue Rataud, à Paris (5'^). 1891 LiGNiÈREs (Joseph), directeui" de l'Institut de médecine vété- rinaire, à Buenos Aires (République Argentine). 1890 LoRiOL (de), à Frontanex, près Genève (Suisse). 1897 LoYEz (M'i^' Marie), licenciée ès-sciences naturelles, professeur à l'Ecole Edgar Quinet, o8, rue Bonaparte, à Paris (()'). 1889 LucET (Adrien), vétérinaire, à Courtenay (Loiret). 1893 Maës (Albert), 39'''^ rue du Landy, à Clichy (Seine). 170. 1889 Magalhâes (D^ Pedro Severiano de), professeur à la Faculté de médecine, caixa 'do correio, n» 344, àjRio-de-Janeiro (Brésil). 1882 Maggi (Leopoldo), professeur à l'Université, à Pavie (Italie). 1886 Magne (Alexandre), [membre donateur) , 13, place Carnot (Bras- serie Alexandre), à Nancy (Meurthe et-Moselle). 1899 xMagretti (D^ Paolo), 76, foro Bonaparte, à Milan (Italie). 1889 Maisonneuve (D^' Paul), professeur de Zoologie à la Faculté des sciences, o, rue Yolney, à Angers (Maine et-Loire). 1897 Malaquin (D"" A.), professeur suppléant à l'Université, 139, rue Brûle Maison, à Lille (Nord). 1884 Man (J. g. de), docteur ès-sciences, à lerseke, Zélande (Hol- lande). 1887 Marghal (Paul), directeur de la Station entomologique de Paris, professeur de Zoologie à llnstitut national agrono mique, 126, rue Boucicaut, à Fontenay aux Roses (Seine). F Marmottan (Dr), 31, rue Desbordes Valmore, à Paris (16*^). 1892 Martin (D"^ Henri), oO, rue Singer, à Paris (16'). 180. I880 Martin (René), avocat, au Blanc (Indre). 1893 Maupas (E.), conservateur de la Bibliothèque nationale, rue de rEtat-major, à Alger (Algérie). 1890 Maurice (Charles), docteur ès-sciences, à Attiches, par Pont- à-Marcq (Nord). 1879 MÉGNiN (Pierre), membre de l'Académie de médecine, 6, ave- nue Aubert, à Vincennes (Seine). 1888 Miégemarqle (H.), conservateur du Musée d'histoire naturelle de Gaillac (Tarn). 1899 MiNGHiN (D"" Edward), professeur de Zoologie à Universily Collège, 12, Bramshill Gardens, Dartmouth Park Hill, à Londres N. W. (Aogleterre). 1901 MiTGHELL (P. Chalmers), professeur de Biologie au London Hospital, Whitechapel, London E (Angleterre). 1884 MoNn:z (D^ Romain), inspecteur de l'Académie de Paris, 7, square Albuni, à Paris (16'^), XV 1895 Mooui: (.1. Percv) iiislruclor iii Zoology, University of Pennsyl- vania, à Philadelphie, Peniia (Etats Unis). 1897 MoREAU (D^^ouis), 189, boulevard Saint-Germain, à Paris(7''). 19*^*- 1892 Moulé (Léon), vétérinaire délégué de Paris et du département de la Seine, llfi, avenue du Houle, Neuilly sur Seine (Seine). 1892 MrsKE d'histoire naturelle, à Genève (Suisse). 1888 Mlsée zoologique, 43, Invalidenstrasse, à Berlin (Prusse). 1892 Misée zoologique de ITuiversité, à Pavie (Italie). 1883 Mlsée national zoologique, à Agrani (Croatie). 1886 N.4BIAS (Dr B. de), {membre à rie), doj^en de la Faculté de méde- cine et de pharmacie. 17''*, cours dAquitaine, à Bordeau.K (Gironde). 1888 NAD.A.R (Paul), photographe, ol. rue d'Anjou, à Paris (8"). 1891 Xerville (Ferdinand de), ingénieur des télégraphes, 59, rue de Ponthieu, à Paris (8*^). 1891 Nel'm.anx (Georges), professeur, à lÉcole vétérinaire, à Tou- louse (Haute-Garonne). 1896 Neveu-Le.maire (D^ Maurice), préparateur à la Faculté de mé- decine, 20, rue d'Edimbourg, à Paris (8«). 200. 1903 NiBELLE, rue des Arsins, à Houen (Seine-Inférieure). 1876 Oberthur (Charles), imprimeur, à Rennes (llle-et-Vilaine). 1893 Odin (Amédé), directeur du Laboratoire maritime, 23, quai de Franqueville, aux Sables d'Olonne (Vendée). 1896 Oka (Dr Asajiro), au laboratoire de Zoologie de la Koto-Shi- hau Gakkô (Ecole normale supérieure), à Tokyo (Japon). 1892 Olivier (Ernest), directeur de la Renie ficientifiqiie du Bour- bonnais, 10, cours de la Préfecture, à Moulins (Allier). 1895 Olsson (Dr Peter), lector, à Ôstersund (Suède). 1890 Orueta (Domingo de), ingénieur des mines, à Gijôn (Espagne). 1903 Oldem.\ns (Dr Antonie Coruelie), leerar, 85, boulevard, à Arnhem (Hollande). 1879 OuDRi général, (Emile), commandant la 9'' division d'infan terie, à Orléans (Loiret) et à Durtal (Maine-et-Loire). 1884 Oustalet (D^ Emile), professeur au Muséum, 61, rue Cuvier, à Paris (5^). 210. 1900 Pacault (Edgar), 20, rue d'Antin, à Paris (2«). 1889 P.\CKARD (A. S.), professeur à Bronn University, à Providence. H. 1. (Etats-Unis). 1890 Pal.\cky (Jean), professeur à l'Université de Bohême, 11, rue de Cracovie, à Prague (Bohême). 1889 Paszl.wszky (Joseph), professeur à la Réaliskola, 7, Bat- thyâny-uteza, à Budapest (Hongrie). 1902 Pas (Comtesse du), {membre à vie), 97, rue Royale, à Lille (Nord). XVI 1884 Pavlov (M'"'? Marie), Sheremetevski pereulok, maison Sliere- meliev, logement 32, à Moscou (Russie). 1900 Pellegrin (Dr Jacques), préparateur au laboratoire d'Herpé- tologie du Muséum d'histoire naturelle, 143, rue de Rennes, à Paris {(î'-'). F Pennetier (Dr Georges), directeur du Musée d'histoire natu- relle, ])rofesseur à l'Ecole de médecine, 9, rue Alain-Blan- chard, à Rouen (Seine-Inférieure). 1887 Perrier (Edmond), membre de l'Institut, directeur du Mu - séum d'histoire naturelle, 57, rue Cuvier, à Paris (.>). 1880 Perroncito (iJf Edouard), correspondant de l'Académie de médecine, professeur à l'Ecole vétérinaire et à l'Université, 40, corso Valentino, à Turin (Italie). 220. F Petit (Louis) aîné, [membre à vie), naturaliste, 21, rue du Caire, à Paris (2^). 1897 Philippsox (Maurice), docteur ès-sciences, 18, rue Guimard, à Bruxelles (Belgique). 1893 Pic (Maurice), (membre à vie), Les Guerreaux, par Saint Agnan (Saône-et-Loire). 1899 PicQiENARD (Di' G. -A.), 19, ruede Brest, àQuimper (Finistère). 1879 PiERSON (Henri), [membre à vie), à Brunoy (Seine-et-Oise). 1900 PiNOY (Dr Ernest), 30, rue de Versailles, à Ville d'Avray (Seine-et-Oise). 1901 PizoN (Antoine), docteur es sciences naturelles, professeur au lycée Janson de Sailly, 92, rue de la Pompe, à Paris (K)' ). 1899 Plate (D"^ Ludwig), privât docent à l'Institut Zoologique, 43, Invalidenstrasse, Berlin (Allemagne). 1879 Plateau (Félix), professeur à l'Université, 148, chaussée de (lourtrai, à Gand (Belgique). 1902 Polaillon (D^ Henri), 229, boulevard Saint-Germain, à Paris (7e). 230. 1903 Poxselle (A.), étudiant en médecine, 114, avenue de Wagram, à Paris {[1"). 1896 Porter (Gharle-E.), casilla 1108, à Valparaiso (Chili). 1896 Portier (D^ Paul), préparateur à la Sorbonne, 11, rue de la Pitié, à Paris (o*^). 1889 Preudhomme de Borre (Alfred), villa de la Fauvette, Petit Saconnex, à Genève (Suisse). 1886 Prouho (Henri), maître de conférences à l'Université de Lille, à Rabastens-sur-ïarn (Tarn). 1895 Pruvôt (professeur Georges), directeur du Laboratoire Arago (Banyuls-sur-Mer), 28, rue Vauquelin, à Paris (5'^). 1893 Racovitza (G. Emile), {membre à vie), docteur ès-sciences, directeur adjoint du Laboratoire Arago (Banyuls sur Mer), 2, boulevard Saint-André des-Arts, à Paris (6'"). 1882 RAiLLn-.T(A.). inembie de l'Académie de médecine, professeur d'histoire naturelle à l'Ecole vétérinaire, à Alfort (Seine). XVII ISSC) Uaspail (Xavier), à (îouvieux (Oise). 18S)() U.'vTZ (l)i' Sle|)lian von), |)rofesseur à lAradémie vélérinaire, 2.'{, Rottenhillor iitcza, à Budapest (lloiii^iie). 240. 1879 Rkgnauh (1)'' Paul), membre de lAcadémie de médecine, directeur de l'inslilut national agronomi(|ue, 224, boulevard Saint-Cicrmain, à l'aris (7"). 1895 RÉGxn:ii (Raymond), juge de paix, à Lorgnes (Var). 1895 Rkyckaert (J.), agent de la Société Zoologique, 28, rue Serpente, à Paris (6°). 1898 Ribemoxt-Dessaigxks (D^" A.), professeur agrégé à la Faculté de médecine, membre de lAcadémie de médecine, 10 bou- levard Malesherbes, à Paris (8'^). 1887 RicHAiU) (Dr Jules), directeur du Musée océanographique, à Monaco (Principauté de Monaco). 1S77 RicHET (D^ Charles), professeur à l'Université, 15, rue de l'Université, à Paris (7'^). 1903 Rivera (D^ Manuel), professeur à l'École supérieure, à Chillan (Chili). 1897 Robert (Adrien), préparateur du laboratoire de Roscofï, (Finistère) 3, rue Nouvelle, à Paris (9'). 1887 RoBixET (Charles), professeur au lycée, 72, rue Bonneval, à Chartres (Eure et-Loir). 1893 RocHÉ (Georges), docteur ès-sciences, 4, rue Dante, à Paris (S^). 250. 1901 RoDRiGUEz (Juan), à Guatemala (Amérique centrale). 1890 RoDRiGUEz (Léopold), étudiant en médecine, attaché à la légation de Guatemala, 2, rue Racine, à Paris (()«). 1888 RoLLiXAT (Raymond) [membre à vie), à Argenton (Indre). F Rothschild (Baron Edmond de), (membre donateur), 19, rue Laffite, à Paris (9^). 1880 RoTROU (Alexandre), pharmacien, à La Ferté-Bernard (Sarthe). 1895 Roule (D^ Louis), professeur à l'Université, 19, rue Saint- Etienne, à Toulouse (Haute-Garonne). 1900 RLDEVAL(Raoultde), éditeur, 4, rueAntoine Dubois, à Paris(6'^). 1888 Sabatier (D^' Armand), correspondant de l'Institut, doyen de la Faculté des sciences, à Montpellier (Hérault). 1895 Saint-Joseph (Baron de), 23, rue François-Ur, à Paris (8°). 1896 Saint-Paul (Léonard de), pharmacien de l'Assistance publi- que, 18, rue Saint-Benoît, à Paris (6'^). 260. 1897 Sanu (René), candidat en sciences à l'Université, 45, rue des Minimes, à Bruxelles (Belgique). 1876 Saunders (Howard), F. Z. S., F. L. S., 7, Radnor place Gloucester square, à Londres (Angleterre). 1884 Sauvage (D"" Emile), directeur honoraire de la Station aquicole, directeur du Musée, 39 bis, rue Tour-Notre-Dame, à Roulo- gnesur-Mer (Pas-de-Calais). Bull. Soc. Zool. de Fr., 1904. xxix — 2 XVIII 1881 Sauvixet (L. -Ernest), assistant au Muséum, 57, rue Cuvier, à Paris (Se). 1894 Sauzier (Théodore), 80, rue du Roclier, à Paris (8'^). 1902 Savouré (P.), licencié ès-sciences naturelles, préparateur de Zoologie à la Faculté des sciences de Rennes (Ille-et-Vil.). 1886 Sghlu.mberger (Charles), [membre donateur), ingénieur de la marine en retraite, 16, rue Christophe-Colomb, à Paris (8«). 1896 Scott (Thomas), F. L. S., naturalisl to the lishery Board for Scotland, 3, Menzies road, Torry, à Aberdeen (Ecosse). 1889 Segques (François), pharmacien de l''*' classe, 34, rue Mont- gallet, à Paris (12'"). F SÉDiLLOT (Maurice), 20, rue de TOdéon, à Paris (6''). 270. 1893 Selous (Percy Sherborn), à Greenville, Michigan (États- Unis). 1902 Semichon (Louis), licencié ès-sciences, 27, rue Cassette, à Paris (6"). 1876 Shelley (captain Georges-Ernest), [membre à vie), F. Z. S., 7, Princes street, Cavendish square, W., à Londres (Angle- terre)" F Simon (Eugène), 16, villa Saïd, à Paris (16^). 1901 SiMROTH (Henrick), professeur à l'Université, à Leipzig (Allemagne). 1899 Sliouxine [D^ N.), à l'hôpital maritime de Cronstadt (Russie). 1899 Société scientifique et station zoologique dArcachon, à Arcachon (Gironde). 1893 Spengel (Dr J. W.), professeur à TUniversité, à Giessen (Alle- magne). 1877 Steindachner (Hofrath D^ Frantz), Director des naturhistoris- chen Hofmuseums, Burgring, à Vienne (Autriche). 1889 Stolzmann (Jean), 10, rue Wiejska, à Varsovie (Russie). 280. 1889 Studer (Dr Th.), professeur à l'Université, directeur du Musée, rue des Orphelins, à Berne (Suisse). 1895 Suard (Dr Paul), médecin de première classe de la marine, 18, avenue Colbert, à Toulon (Var). 1897 SzczAwiNSKA (Mii'^ Wanda), docteur ès-sciences et docteur en médecine, 18, TueDutot, à Paris (15^). 1898 Ternier (Louis), avocat, à Ronfleur (Calvados). 1893 Théry (André), à Saint-Charles, près Philippeville (Algérie). 1896 Thézée [\y Henri), professeur à l'École de médecine, 70, rue de Paris, à Angers (Maine-et-Loire). 1895 Thompson (W. d'Arcy), professeur à l'Université, directeur du Musée zoologique, à Dundee (Ecosse). 1901 T1LLIER (J.- B.), chef du transit du canal de Suez, à Isma'ilia (Egypte). 1887 TopsENT (Emile), docteur ès-sciences, professeur à l'École de médecine, 30, rue V'asselot, à Rennes (lUe-et-Vilaine). XIX 1897 ToRRE (Carlos de l;i), iii'ofesseur d'anatomie comparée à l'Uni- versité de la Havane (Cuba), 200. I87S Tor liXRix (1)'' Frédéric). |)rofesseur à l'Université, 14, rue Sainte piiiloinèuo. à Toulouse (Haute-Garonne). 1894 Traizkt (Euiilc), [membre à vie), 42, rue Notre-Danie-de-Naza- reth, à Paris (3«). 1887 Trapet, pharmacien major de première classe en retraite, 8, rue Valentin Haiiy, à Paris (15''). 1893 Trouessart (D'" Edouard), 143, rue de la Pompe, à Paris (16«). 1889 Vaillant (Léon), professeur au Muséum dhistoire naturelle, 8, rue de Bulïon, à Paris (3^). 1896 Vallé (Louis), docteur ès-sciences, 41, rue de l'Abattoir, à Tourcoing- (Nord). 1903 Vaney, docteur ès-sciences, chef des travaux de Zoologie à la Faculté des sciences, à Lyon (Rhône). 1891 Vaudremer (Dr Albert), 30, rue Centrale, à Cannes, (Alpes-Ma- ritimes). 1898 Versluys (J), docteur es sciences, Amsteldijk 62, à Amster- dam (Hollande). F Vl\x (Jules), [m^embre donateur), 42, rue des Petits Champs, à Paris (2'^). 300. 1876 Vl\n (Paul), notaire, 9, rue Boissy-d'Anglas, à Paris (8'^). 1894 ViGNAL (Louis), 2S, avenue Dusquesne, à Paris (7^). 1899 ViGNox, préparateur au Laboratoire de Zoologie de la Faculté des sciences, 9, boulevard la Tour Maubourg, à Paris (7*^). 1900 Villatte des Prùgxes (Robert), ingénieur-agronome, au Château des Prûgnes, par Vallon en Sully (Allier). 1888 Villediel'x (Léopold), à Lariaux, par Saint-Didier en Rollat (Allier). 1902 ViSARD de Bocarmé (Comte Ferdinand), 6, rue Grandgagnage à Namur (Belgique). 1903 Vlès (Fred), 3, villa Mozart, à Paris (16^). 1902 Volovatz (Mil" Elise), docteur en médecine, 24, boulevard Saint-Marcel, à Paris (3'^). 1897 Ward (Henry-Baldwin), professeur à l'Université de Ne- braska, à Lincoln, Nebr. (Etats-Unis). 1891 Wardell Stiles (D^ Charles), correspondant de l'Académie de médecine, Chief of the Division of Zoology, Hygienic La- boratory, Public Health and Marine Hospital service of the U. S., à Washington, D. C. (Etats-Unis). 310. 1880 Wavrlx (Marquis de), château de Ronsele, par Somergem, près Gand (Belgique). 1880 Werer (Dr Max), professeur à l'Université, 3, Sarphatikade, à Amsterdam (Hollande). 1890 Wierzejsky, professeur à l'Université, 6, Wielopole,à Cracovie (Autriche). 1900 YuNG (Dr Emile), professeur de Zoologie à lUniversité de Ge- nève (Suisse). XX LISTE GÉOGRAPHIQTjE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ MH =r Membre honoraire; MC = Membre correspondant FRANGE (21G) Allier (3) Ki'instlor Olivier Nabias (B. de) Villate des Prûgnes Villedieux Hérault (2) Calvet Alpes-Maritimes (3) Sabatier Brôlcmann Ille-et-Vilalne (7) Gazagnaire Bondouy Vaudremer Guérin Bouches du-Rhône (3) Gnilel Auberl Oberlbûr Darboux Rennes (Bibliothèque) Jourdan Savouré Calvados (3) Topsont Indre (3) Duboscq Joyeux-Laffuic Delouche de Pémoret Ternier Martin iR.) Côte-d'Or (1) Rollinat Isère (1) Cazamian Grenoble (Bibliothèque) Eure ET Loir (I) Robinet Loir-et-Cher (1) Buchet FiNISTiîRE (1) Picquenard Loire-Inférieure (1 Garonne (Haute) (4) Bureau Loiret (1) Jammes Lucet Neumann Maine-et-Loire (3) Roule Tourneux Maisonneuvc Oudri Gironde (4) Thézéc Arcachon (station) Marne (1) Gruvel Demaison" XXI Meukthe-et Moselle (5) Seine (10) Hamonville (baron d') Chevreux (M"') Hecht Fleutiaux Magne Henry Nancy Bibliothèque) .loanin Nancy (Laboratoire de Zoologie) Langlassé Nord (8) Mac s Marchai (P.) Barrois (Th.) Mégnin Brabant Moulé Fockeu Railliet Hallez Malaquin Paris (117) Maurice Abric Pas (Comtesse du) Aconin (Georges) Vallé Alluaud Oise (3) Artault Bava y Domet de Vorges Beauchamp (de) Janet (Ch.) Bignon (M""^) Raspall Binot Pas-de-Calais (3) Blanc Kempen (Ch. Van) Blanchard (M""^ R.) Blanchard (R.) Kerhervé (L.-B. de) Blonay (R. de) Sauvage Bonaparte (Prince R.) Puy-de-Dôme (2) Bonnaire Bruyant Borcéa Girod Bouvier (E.-L.) Rhône (5) Brumpt Bonnet Caustier Favette Certes (M"") Girodon Chancel (M™' M.) Kœhler Chariot (M'"^) Vaney Chatin (J.) Claybroocke (J. de) Saône (Haute) (2) Clément Amaudrut Collardeau du Haume André Coutière Saône-et-Loire (1) Dalmas (Comte de) Dautzenberg Pic Davenière Sartre (3) Dclage Beauclair Dessalle Besnard Dollfus (A.) Rotrou Dollfus (G.) XXII Dominici Douvillé Dubar Duchaussoy Dyé Emery Faurot Fédorofl (M'") Fischer François Freyssinge Gaudry Gaulle (J. de) Gervais Grandidier Guerne (Baron J. de) Guiart Hérouard Hérubel Houssaye Janet (A.) Joubin Jousseaume Jumentié Klincksieck Krempf Kûnckel d'Herculais Labbé Lallier Larcher Launois Laveran, M. H. Lavergne de Labarrière Lévy (M"^') Loyez (M"'') Marmottan Martin (D' H.) Moniez Moreau Muséum (Bibliothèque) Muséum (Lab. colonial) Muséum (Lab. de malacologie) Nadar Nerville (F. de) Neveu -Lemaire Oustalet Pacault Pellegrin Perrier (Edm.) Petit (L.) Pizon Polaillon Ponselle Portier Pruvôt Racovitza Regnard Reyckaert Ribemont-Dessaignes Richet Robert Roche Rodriguez Rothschild (Baron Edm. de) Rudeval (de) Saint-Joseph (Baron de) Saint-Paul (L. de) Sauvinet Sauzier Schlumborger Secques Sédillot Semichon Simon Szczawinska (M"'") Traizet Trapet Trouessart Vaillant Vian (J.) Vian (P.) Vignal Vlès Volovatz (M"^) Seine-et-Oise (3) Gréban Pierson Pinoy Seine-Inférieure (4) Gadeau de Kerville Lennier XXIII Nibelle Pennetier Tarn (2) Miégemarque Proiiho Régnier Suard Vau (2) Vaucluse (2) Chobaut l'abre, iM. H. Vendée (1) Odin ÉTRANGER(121) EUROPE (92) Chaves AÇORES (1) Allemagne (12) Berlin (Musée) Blaslus (R.) Blasius (W.) Braun Carus Friediânder Hertwig (R.) Môbius, M. H. Plate (L.) Schulze, M. H. Simroth Spengel Alsace (1) Strasbourg (Bibliothèque) Autriche-Hongrie (10) Agram (Musée) Brusina, .V. C. Fritsh, M. C. Graff (L. von) 31. C. Palacky Paszlavszky Râtz (S. von) Steindachner Vejdovsky, M. C. Wierzejsky Belgique (8) Bambeke (Ch. van) Dubois (Alph.) Philippson Plateau Sand Van Beneden (Ed.), -V. //• Visart de Bocarmé (Comte) Wavrin (Marquis de) Bulgarie (2) S. A. R. Ferdinand I Leverkûhn (D^), .1/. C. Espagne (2) Bolivar Orueta (D. de) Grande-Bretagne (12) Boucard Campbell Fullarton Gùnther, M. H. ' • XXIV Minchin Portugal (1) Mitchell Murray (John), M. H. Barboza du Bocage, M. H Saunders Scott Roumanie (3) Sharpe, M. H. Antipa Shelley Thompson Bujor Cosmovici Hollande (6) Russie (7) Horst, M. C. Man (J.-G. de) Oudemans Sluiter, M. C. Versluys Weber Branicki (Comte X.) Krasilshtshik Lande Pavlov (M-^ M.) Sliounine Stolzmann Zograf, M. H. Italie (9) Serbie (1) Arrigoni degli Oddi (Comte) Brian George vitch (J.) Camerano Florence (Bibliothèque des Inverté- brés) Suède (2) Lilljeborg, M. H. Grassi, 31. H. Ols-son Maggi Suisse (9) Magretti Pavie (Musée) Perroncito Bedot Fatio Field Monaco (3) Genève (Musée) Albert I" (S. A S. le Prince) Larguier des Bancels Loriol (de) Preudhomme de Borre Sluder Jaquet Richard Norvège (2) Yung EUingsen Turquie il) Nansen, M. H. Ismaïl Hakki ASIE (3) Japon (2) Oka Ijima, M. H, TONKIN Boutan XXV ÂçoRES (Iles) (1) Chaves Algékie (3) Chevreux (Ed.) Maupas Théry AFRIQUE (7) Tillier Egypte (1) Maurice (Ile) (2) Carié Daruty de Grandpré AMÉRIQUE (19) Brésil (2) Gœldi Malgalhàes (P. S. de) Porter Rivera Chili i2) Cuba (2) Garcia Torre (de La) États-Unis (8) Agassiz, M. H. Barrows Garman Moore Packard Selous Ward Wardell Stiles Guatemala (1) Rodriguez Mexique (2) Dugès, M. C. Herrera République Argentine (1) Lignières Uruguay (1) Arechavaleta LISTE DES MEMBRES DÉCÈDES pendant l'année 1903 1880 Certes (Adrien). 1901 Gourret{D'^ Paul). 1903 Tassin de Villiers. XXVI BUREAU ET CONSEIL POUR L'ANNÉE 1904 Membres du Bureau : MM. Président E. Hérouard. ■rr- ^ 1 { Prof- L. JOUBIN. Vice-Presidents ^ _. _ ( X. Raspail. Secrétaire généra] D' J. Guiakt. ^ . CM. Neveu-Lemaire. Secrétaires \ ^ ^ ( E. Brumpt. Trésorier Ch. Schlumberger. Archiviste-Bibliothécaire Hérubel. Membres du Conseil /o Membres donateurs S. A. S. le prince Albert 1«i', de Monaco. M^ie R. Blanchard. Prof. R. Blanchard. A. Brian. Prince R. Bonaparte. P. Carié. Mme M. ChANCEL. Ed. Chevreux. G. Darboux. Ph. Dautzenberg. S. A. R. Ferdinand I^r, de Bul- garie. B"" J. DE Guerne. Dr J. Guiart. A. Magne. B"" DE Rothschild. Schlumberger. J. Vian. 5° Anciens présidents Ch. Janet. Prof. Y. Delage. . Dr Trouessart. Bavay. Dr J. Richard. 5° Membres élus Pour 10 Ol! À h\\x\m Pour 1004 H. Brôlemann. H. Coutière. P. Marchal. E. Oustalet. A.-L. Clément. D'' F. JOUSSEALME. D'^ R. Moniez. Fr. Secoues. G. DOLLFUS. L. Petit. E. Racovitza. Prof. Vaillant. XXVII LISTE DES PRESIDENTS DEPUIS LA FONDATION DE LA SOCIETE Président honoraire : M. J. Vian MM. MM. 1876 J. Vian. 1890 J. DE GUERNE. 1877 J. Vian. 1891 A. Railliet. 1878 F. JOUSSEAUME. 1892 Ph. Dautzenberg 1879 E. Perrier. 1893 E. Oustalet. 1880 J. Vian. 1894 L. Faurot. 1881 F. Lataste. 1895 L. Vaillant. 188i E. Simon. 1896 E.-L. Bouvier. 1883 J. Kûnckel d'Herculais 1897 R. MoNiEz. 1884 M. Chaper (f 1896). 1898 H. FiLHOL (t 190: 1885 P. MÉGNIN. 1899 Ch. Janet. 1886 P. Fischer (f 1893). 1900 Y. Delage. 1887 A. Certes (t 1903). 1901 E. Trouessart. 1888 J. JuLLiEN (t 1897). 1902 Bava Y. 1889 G. CoTTEAu(t 1894). 1903 J. Richard. 1904 E. 1 lÉROUARD. XXVIII PRIX MALOTAIX DE GUERiSE Frédéric Jules REGLEMENT Article premier. La valeur du prix est de 600 francs. 11 est triennal et décerné par la Société dans son Assemblée générale annuelle. Il est attribué successivement : 1» à des travaux de Zoologie portant sur les animaux terrestres ou d'eau douce; 2° à un voyageur français, qui aura contribué à augmenter nos connaissances sur la Zoologie, particulièrement sur celle des colo nies françaises. Il devra s'être tenu en rapports avec la Société au cours de ses voyages et avoir rapporté des collections zoologiques destinées aux Musées ou établissements publics français; 3° à des travaux de Zoologie concernant les animaux marins. Article 2. Sont appelés à concourir pour les deux prix spécifiés aux para- graphes 1 et 3 de l'article précédent tous les Zoologistes, à quelque nationalité qu'ils appatiennent. Ils devront avoir moins de 3o ans au l'i' janvier de l'année dans laquelle le prix sera décerné. Article 3. Les travaux présentés au concours seront manuscrits ou impri- més; ils devront être en langue française. Les travaux imprimés devront avoir été publiés à une date postérieure au précédent con- cours de même nature. Les thèses, dissertations inaugurales et travaux analogues destinés à obtenir un titre universitaire ou pro- fessionnel sont exclus du concours. XXIX AnTICLF. \. Les travaux présentés on proposés seront examinés par une Commission composée de trois Membres désignés par le Conseil. En outre des trois Membres élus, M. le baron Jules de Guerne, fondateur du prix, le Président et le Secrétaire général de la Société font partie de droit de cette Commission. Les pouvoirs exj)iront avec lAssemblée générale dans laquelle elle aura déposé sou rapport. Elle statue en dernier ressort. Article o. Dans le cas où la Commission déciderait de ne pas décerner le prix, les (iOO francs seront reportés à une période triennale ulté- rieure et ajoutés de préférence au prix à décerner à un voyageur. Dans ce cas, le prix pourra être divisé. Article 6. Les travaux présentés au concours devront être adressés à la Société avant le 1er novembre qui précédera l'échéance du prix; la Commission compétente sera nommée par le Conseil dans la première quinzaine de novembre. Article 7. La Société se réserve le droit de faire paraître dans ses Mémoires les travaux manuscrits qui seraient couronnés. Dans le cas où cette publication aurait lieu, l'auteur ne pourrait publier ailleurs son travail sans l'assentiment de la Société. Article 8. Le prix sera décerné pour la première fois par la Société Zoolo- gique de France dans son Assemblée générale de 1901. Il le sera ensuite tous les trois ans à la même époque. Article 9. En cas de désaccord au sein de la Commission sur l'interprétation du présent règlement, il en est référé au Conseil, qui statue en dernier ressort. XXX PRIX François SECOUES *i REGLEMENT La rente de cette somme est de 6 francs par an. Elle servira à l'achat d'une médaille d'argent qui sera décernée tous les trois ans à la séance générale. Elle pourra être attribuée à un fonctionnaire colonial (civil ou militaire) qui aura le plus contribué à augmenter nos connaissances zoologiques par l'envoi de collections, soit à la Société Zoologique de France, soit au Muséum d'histoire naturelle de Paris, à condition que l'étude de ces collections ait été publiée dans les recueils de la Société Zoologique de France. Pourront aussi concourir les instituteurs qui auront adressé à notre société, les notes les plus importantes sur la faune française. Vu la modicité de la récompense, les voyageurs naturalistes à l'étranger, pourvus de missions ofiicielles, à qui d'autres Compa- gnies réservent de plus grands avantages, ne pourront prendre part au concours. Smnce du i2 Janvier 1904. PRÉSIDENCE DE iM. E. HÉROUARD, PRÉSIDENT M. le Secrétaire général donne lecture du discours suivant envoyé par M. le D'' J. Richard, Président sortant, empêché d'assister à la séance : « Messieurs et chers Collègues, )) Arrivé au terme de la Présidence à laquelle vous avez hien voulu m'élever, je dois vous renouveler mes remerciements les plus vifs pour le grand honneur que vous m'avez fait. Je vous remercie aussi pour la bienveillance et l'indulgence avec lesquelles vous avez accepté que je remplisse d'une façon aussi incomplète mes devoirs envers la Société Zoologique. J'ai eu le regret, en effet, de ne pouvoir assister souvent aux séances, retenu trop loin de Paris par d'autres devoirs, comme cela est encore le cas aujour- d'hui. Quoiqu'il en soit je ne puis que vous dire combien est profond et reconnaissant le souvenir que je garderai de la manifestation de sympathie que vous m'avez faite en me nommant Président de la Société Zoologique de France pour 1903. » Avant de céder la place à mon éminent successeur et ami, M. le professeur Hérouard, je dois vous rappeler quelques-uns des faits les plus saillants qui se sont produits pour notre Société. Un de nos plus anciens Collègues, M. Ci:rtes, qui se trouvait parmi nous depuis 1879 a été enlevé rapidement et d'une façon inopinée. Ancien inspecteur général des finances. M, Certes, s'était toujours occupé d'histoire naturelle et en particulier de l'étude des êtres microscopiques; il s'était fait une place très honorable dans la science. D'ailleurs la Société avait reconnu la valeur de ses travaux, en même temps que la dignité de son caractère droit et aimable, en le nommant en 1883 membre du Conseil, puis, en 1887, Président. Elle reconnaissait aussi de cette façon les services si nombreux que lui avait rendus M. Certes dans ses commissions et dans beaucoup de circonstances qu'il serait trop- long déuumérer. A peine entré dans la Société, M. Certes nous donnait une étude sur un Infusoire parasite des Batraciens anoures d'Algérie. Depuis il n'avait cessé de publier, 2 SÉANCE DU 12 JANVIER 1904 soit dans le Bulletin, soit dans les Mémoires de la Société Zoolo- gique, une longue série de mémoires sur la coloration, la prépa ration et la conservation des organismes microscopiques; sur les l^arasites et commensaux de IHuître; sur l'emploi des matières colorantes pour létude physiologi((ue et histologique des Infusoires vivants; sur les Infusoires de la panse des Ruminants; sur des Infusoires nouveaux des environs de Paris; sur la vitalité des germes des organismes microscopiques, etc. D'autre part il publiait dans dautres recueils ses études sur l'action des hautes pressions sur la vitalité des microorganismes; sur les sédiments rapportés du fond de la mer par l'expédition du Travailleur ; sur les Proto- zoaires recueillis par l'expédition du Cap Horn; sur les micro- organismes qui vivent à 64° dans les eaux de Ludion et leur action sur la production de la harégine, etc., etc. M. Certes n'a jamais cessé de travailler et il préparait la publication de nouveaux mémoires quand la mort l'a soudainement emporté. La Société perd en lui un de ses membres les plus assidus, les plus actifs et les plus estimés de tous. » Nous avons encore à regretter la perte de M. Gourret, sous- directeur de la Station Zoologique d'Endoume et professeur à l'École de médecine de Marseille et qui était notre Collègue depuis 1901, année pendant laquelle il publia dans nos Mémoires une importante étude sur des Annélides du golfe de Marseille. La plu- part de ses travaux se trouvent dans les Annales du Musée d'histoire naturelle de Marseille : ils traitent surtout des pêcheries de cette région et de Zoologie appliquée. )) Nous avons également à déplorer le décès de M. Tassin de Vil- LiERS, qui faisait partie de la Société depuis quelques mois. Notre nouveau Collègue est disparu à l'âge de 24 ans, à l'aurore d'une carrière qui eût été sans doute brillante. » Rappelons maintenant des événements plus agréables : le retour de M. le D"^ Rrumpt d'une longue et fructueuse mission scientifique en Afrique; le retour également heureux de M. le D'' NEVEU-LEMAUtE d'uue expédition scientifique en Bolivie. 11 faut attendre la publication des résultats de ces missions pour en apprécier l'importance, qui paraît devoir être très grande, d'après les i^remières indications obtenues. » Nous devons renouveler nos félicitations à notre éminent et sympati(iue Secrétaire général honoraire M. le professeur R. Blanchard, nommé membre honoraire de la Société- Zoologique italienne; à M. le 1)'' Field nommé assistant honoraire au Musée Zoologique de Harvard Collège; à M. le ])•• Joubin dont nous avons SÉANCE nu 12 jANViKn 1904 3 tous appris avec la plus vive satisfaction la nomination de pro fesseurau Muséum d'histoire naturelle; à MM. iioivu^ii et Lalxois, nommés Chevaliers de la Léi^ion dhountMir; à MM. Pkllkgiu.n et de l{rDi:vAi> laits Otlieiers d'Académie, à M. Kolllnat, |)i'omu Ollicier de l'instruction i)ubliciue; à S. A. S. le Prince de Monaco Comman- deur, et à MM. GciART et X. Raspail, Chevaliers du Mérite agricole. » Si nous ajoutons à ces laits heureux que dix-sept nouveaux membres se sont joints à nous en IDO-"}, nous avons lieu de nous féliciter de la marche de notre Société. 11 ne reste plus qu'à nous etïorcer de faire disparaître les ditïlcultés qui s'opposent à l'appa- rition régulière de nos publications. C'est cette régularité qui fait le succès de plusieurs autres Sociétés, il ne faut pas que nous perdions de vue ce point important. » Permettez moi de vous dire un mot d'une question très intéressante. J'ai eu l'honneur de présenter en mai, avec notre Secrétaire général, M. le D^Gliart, une proposition d'adhésion de la Société à la Délégation pour l'adoption d'une langue auxiliaire internationale. La proposition a été renvoyée au Conseil, qui a bien voulu lui donner son adhésion et me nommer délégué ainsi que M. le professeur R. Blanchard. Je suis particulièrement heu- reux quecetteadhésiouaiteu lieu pendant ma Présidence. Je sais que plusieurs Sociétés scientifiques se sont déclarées pour le latin : elles ont vu le problème à un point de vue très étroit et comme s'il n'y avait à faire, au monde, que des diagnoses d'espèces nouvelles, quand, au contraire la langue internationale doit permettre faci- lement les relations internationales de tous ordres. » 11 ne reste plus qu'à céder la i)lace à M. le \)^ Hérolard que vous avez appelé à la Présidence. Je suis heureux de la céder à un Collègue aussi éminent, à (jui me rattachent en outre les liens étroits d'une sincère et déjà ancienne amitié. M. Hérouard est entré en 1886 à la Société Zoologique, dont il est membre à vie. Depuis longtemps déjà il fait partie du Conseil, et il compte parmi les membres les plus assidus de notre Société. 11 a publié dans nos Bulletins un certain nombre de mémoires importants sur divers points de l'anatomie des Cladocères et sur les Holothuries, son sujet de prédilection. Outre sa thèse de doctorat ès-sciences qui a porté sur ce sujet, il a publié dans les Résultats des cam- pagnes scientifiques de S. A. le Prince de Monaco un mémoire très important sur les Holothuries recueillies par le yacht Princesse Alice. Mais l'ouvrage le plus important auquel reste attaché le nom de M. Hérouard, à côté de celui de son maître M. le professeur Delage, est sans contredit le superbe Traité de Zoologie concrète Bull. Soc. Zool. de Fr., 1904. xxix — 3 1 4 SÉANCE DU 12 JANVIER 1904 auquel il consacre tout son temps depuis plusieurs années. Vous connaissez tous cet ouvrage au sujet duquel on ne peut exprimer qu'un désir : c'est de le voir achever promptement. Grâce à un travail colossal, M. Hérouard a étudié de très près toutes les branches de la Zoologie. Après tout cela il n'est pas nécessaire de chercher davantage les raisons qui l'ont porté à la Présidence de la Société Zoologique de France. Je lui cède donc la place avec la conviction qu'il saura remplir avec le plus grand succès ses devoirs de Président non seulement dans les conditions ordinaires de nos réunions, comme il l'a déjà prouvé dans le courant de cette année, mais aussi dans les conditions exceptionnelles, créées par le Con- grès international de Zoologie qui se tiendra à Berne cet été. » M. E. HÉROUARD, Président pour l'année 1904, prononce alors l'allocution suivante. « Mes chers Collègues, » En prenant possession du fauteuil présidentiel que vous m'a- vez fait l'honneur de me confier pour l'année 1904, mon premier acte d'autorité sera de remercier en votre nom notre Président sortant M. le D^ J. Richard, pour le concours qu'il a bien voulu prêter à notre Société pendant l'année qui vient de s'écouler. M. Richard, par son travail incessant, a su acquérirdans le monde zoologique une autorité telle, qu'une société peut considérer comme un honneur pour elle de le trouver à sa tète. Je me souviens encore qu'un jour, à une époque déjà éloignée où nous étions jeunes tous deux, à l'âge où toutes les aspirations sont permises, cet excellent Collègue me confiait les siennes: voyez-vous, me disait-il, l'idéal pour moi serait d'avoir la subsistance assurée, de façon à pouvoir passer le reste de mes jours l'œil à mon microscope, afin que, quand je partirai, le groupe zoologique auquel je m'intéresse n'ait plus de secret pour personne. Il ne se doutait pas alors, ce tra- vailleur modeste et convaincu, ((u'un jour viendrait où ses qualités personnelles le feraient distinguer entre tous, pour être placé comme organisateur et directeur à la tête d'une fondation qui comp- tera parmi les plus importantes qui existent dans le domaine zoo- logi(|ue, car cette œuvre, aujourd'hui largement ébauchée, ne peut manquer, en de telles mains, de confiner à la perfection. Sousl'égide du Prince de xMonaco il aura su créer, dans un milieu qui ne con- naissait jadis que des réjouissances d'un autre ordre, un centre scientilique qui ne pourra plus disparaître, car les fondations de SÉANCE DU 12 JANVIER 1901 5 ce genre traînent toujours après elles un cortège d'idées qui les rend impérissables. » L'année qui vient de s'écouler a fait dans nos rangs des vides particulièrement sensitjleset notre {^résident sortant vient d'adres- ser à ceux qui nous ont quittés l'expression de notre souvenir ému. » Mais heureusement, nous pouvons tourner une page plus radieuse de l'histoire de notre Société, celle ou sont inscrits les nouveaux adhérents; nous comptons en effet cette année 17 mem- bres nouveaux, et non des moindres, jeunes Zoologistes pleins d'ardeur dont plusieurs se sont déjà signalés par des travaux intéressants. Nous sommes donc assurés qu'ils marcheront sur la trace de leurs aînés et la Société Zoologique de France peut re- garder avec tranquillité son avenir scientifique. » Une Société comme la nôtre n'accuse son existence que par le mouvement des idées quelle crée autour d'elle. Déjà, dans les années précédentes, nous avions, sur l'avis d'un de nos anciens présidents, institué des Causeries scientifiques du meilleur efïet. Je crois qu'il y aurait lieu de ne pas laisser tomber dans l'oubli cette institution qui, pendant une année, a donné à nos séances une vitalité toute particulière. )) Il existe aussi une œuvre qui ferait le plus grand honneur à notre Société, œuvre pour laquelle maints efforts ont déjà été tentés sans aboutir : c'est la mise au point d'une faune française. Une œuvre semblable est une œuvre de longue haleine, qu'un homme seul ne peut entreprendre sans témérité, mais qu'une Société comme la nôtre, qui n'est pas astreinte à limiter son action à la longueur d'une vie humaine, peut espérer mener à bonne fin, » Nous avons déjà pour certains groupes zoologiques des œuvres considérables concernant cette faune et nombreux sont nos Col- lègues qui y ont contribué, mais, si vous jetez un coup d'œil d'en- semble sur le règne animal, vous êtes frappé de ce fait, que ces travaux n'intéressent qu'un petit nombre de groupes. Les motifs en sont faciles à comprendre. Pour qu'il soit permis de faire un travail de ce genre il faut que celui qui en à le désir y apporte plus que de la bonne volonté, il faut qu'il y consacre avec passion une partie de sa vie pour récolter les matériaux et il est admirable de voir certains de nos collègues, les Simon, les Trouessart, les Dautzenberg, les Jousseaume et tant d'autres avoir pu surmonter ces difficultés et se montrer comme des modèles du genre. - » Une des causes qui arrêtent le plus de bonnes volontés c'est donc le manque de matériaux d'étude; il n'est pas toujours facile de se les procurer, même à prix d'or, et pour les groupes qui "6 SKANr.F, Dr 12 .tanvikh 1î)0i u'atlireiit pas rallenlioii des colleclionneurs et l'espoir d'un gain facile les pourvoyeurs sont rares. » Pour cette cause utile nous pouvons, je crois, intervenir heu- reusement en faisant appel au bon vouloir de nos Collèg-ues etvous connaissez l'esprit qui règne dans notre Société pour être sûrs qu'aucun ne fera défection à cet appel. » 11 n'en est pas un parmi nous qui, au cours de ses chasses ou de ses pêches, n'ait rencontré des sujets intéressants qu'il n'a pas pris la peine de récolter, soit parce que ces sujets étaient étrangers à celui qui l'intéressait spécialement, soit parce que l'intérêt qu'ils présentaient lui a échappé. 11 suHirait donc que chacun de nous, dans l'intérêt commun, récolte sans distinction ces matériaux qui n'ont pas pour lui un attrait direct et que ces matériaux soient rassemblés dans un local déterminé et réunis par groupes, en attendant que le spécialiste qui ne manquera pas de surgir un jour parmi nous, s'en empare pour en faire une étude détaillée. » Des matériaux récoltés dans ces conditions auraient un inté rêt considérable, parce que chacun de nous est plié aux exigences des obligations scientifiques et que les indications qui y seraient jointes sur la provenance et la condition biologiques des récoltes porteraient avec elles le sceau de la vérité scientifique. » Une difficulté semble encore exister dans l'accomplissement de ce projet, c'est le lieu oîi ces matériaux pourront être rassem- blés, car le local de la Société ne s'y prête guère. Mais il n'est pas douteux que ceux de nos Collègues qui sont à la tête d'un laboratoire de l'État consentent à leur donner asile, en attendant que le jour soit venu de les employer, car ils comprendront tout l'intérêt (ju'il y a pour la Science française dans l'accomplissement de ce projet. Et quoique la Science n'ait pas de patrie, il n'en est pas moins vrai que nous en avons une qui est inscrite en toutes lettres dans le titre de la Société et nous avons le droit et le devoir de nous y intéresser quelque peu. Aussi profiterai je de l'autorité que vous avez bien voulu me confier, pour demander à votre Conseil de faire ses efforts pour que cette œuvre de longue haleine s'accomplisse sous le patronage de la Société Zoologique de France, persuadé que ce sera ])Our elle la manifestation la plus éclatante de sa puissance et de sa vitalité. M. le Président adresse les félicitations de la Société à MM. Gré - BAN et Pic, nommés Ofliciers d'Académie, et à M. le D^ J, Guiart, nommé Chevalier du Mérite agricole. SÉAN(.K 1)1- 12 .lANVlKIl l!)0'i 7 -M. le Secrétaire général dépose sur le bureau, pourles Archives de la Société, un portrait de M. Reyckakut, nienibieet agent de la Société Zoologique de France. Ce portrait est acconi|)agné de la reproduction d'une médaille que la Société Géologique de France, dans une précédente séance a olïerte à M. Rkyckaert pour le récompenser des vingt trois années de dévoués services qu'il a consacrées à la Société. Sur l'avers de cette médaille on lit l'inscription suivante : LA SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE DE FRANCE A I\f. Reyckaert EN RECONNAISSANCE DE SES LOYAUX SERVICES 1880-1903 La remise de cette médaille a été accompagnée d'une cérémonie touchante et de l'inscription de M. Reyckaert comme membre de la Société, sous le patronage de MM. De Lapparent et Roilk, anciens Présidents, qui ont voulu contribuer ainsi à témoigner la recon- naissance de la Société à ce modeste et dévoué collaborateur. M. le Président rappelle que dans sa dernière séance le Conseil de la Société Zoologique de France a voté des félicitations à M. Rey- ckaert, et il se fait l'interprète des Membres présents et du Conseil en adressant à M. Reyckaert des félicitations pour la marque d'es- time dont il a été l'objet de la part de la Société Géologique de France et pour son dévouement à la Société Zoologique de France. M. le Secrétaire général annonce que la Commission de publi- cation a été convoquée, en vue d'aviser aux moyens d'assurer la régularité des publications. Il donne lecture de la déclaration suivante rédigée par la Délégation pour l'adoption d'une langue auxiliaire internationale et k laquelle le Conseil de la Société Zoologique de France a donné son adhésion : (( Les soussignés, délégués par divers Congrès ou Sociétés pour étudier la question d'une langue auxiliaire internationale, sont tombés d'accord sur les points suivants : 1'^ Il y a lieu de faire le choix et de répandre l'usage d'une 8 SÉANCE DU \2 JANVIER 1904 laDgue auxiliaire internationale, destinée, non pas à remplacer dans la vie individuelle de chaque peuple les idiomes nationaux, mais à servir aux relations écrites et orales entre personnes de langues maternelles difïérentes. 2° Une langue auxiliaire internationale doit, pour remplir utilement son rôle, satisfaire aux conditions suivantes : Ire condition : être capable de servir aux relations habituelles de la vie sociale, aux échanges commerciaux et aux rapports scientitlques et philosophiques; S^ie condition : être d'une acquisition aisée pour toute per- sonne d'instruction élémentaire moyenne et spécialement pour les personnes de civilisation européenne; S™*' condition : ne pas être l'une des langues nationales. 3° Il convient d'organiser une Délégation générale représentant l'ensemble des personnes qui comprennent la nécessité ainsi que la possibilité dune langue auxiliaire et qui sont intéressées à son emploi. Cette Délégation nommera un Comité composé de mem- bres pouvant être réunis pendant un certain laps de temps. » Le rôle de ce Comité est fixé aux articles suivants. 4° Le choix de la langue auxiliaire appartient d'abord à l'A.s'.so- ciation internationale des Académies, puis, en cas d'insuccès, au Comité prévu à l'article 3. 5° En conséquence, le Comité aura pour première mission de faire présenter, dans les formes requises, à VAssociatinn internatio- nale des Académies, les vœus émis par les Sociétés et Congrès adhé- rents, et de linviter respectueusement à réaliser le projet dune langue auxiliaire. 6° Il appartiendra au Comité de créer une Société de propagande destinée à répandre l'usage de la langue auxiliaire qui aura été choisie. 7° Les soussignés, actuellement délégués par divers Congrès et Sociétés, décident de faire des démarches auprès de toutes les Sociétés de savants, de commerçants et de touristes, pour obtenir leur adhésion au présent projet. 8° Seront admis à faire partie de la Délégation les représentants de Sociétés régulièrement constituées qui auront adhéré à la pré- sente Déclaration. » MM. R. Blanchard et J. Richard ont été délégués par le Conseil pour représenter la Société. M. le Secrétaire général rappelle aux membres de la Société que SÉANCE nu 12 .lANVIKH lOOi la onzième Assemblée générale annuelle aura lieu le mardi 23 février, sous la Présidence d'honneur de M. le 1)'' Emile Yung, professeur de Zoologie à l'Université de Genève. La Conférence sera faite par M. E. Buumi'T. M. le Secrétaire général donne les renseignements suivants relativement au VI'? Congrès international de Zoologie : Le V*' Congrès international de Zoologie tenu à Berlin en 1901 a choisi la Suisse comme lieu de réunion de la sixième session et en a nommé Président M. le professeur D^' Th. Stlder. Le Congrès se réunira à Berne du 14 au 19 août 1904. Le Comité d'organisation est composé comme suit : M. le Di' Th. Studer, professeur à l'Université de Berne, Pré- sident; M. le Di" E. BÉRANECK, professeur à l'Académie de Neuchàtel, Vice-Président; M. le D^ H. Blanc, professeur à l'Université de Lau- sanne, Vice-Président ; M. le D^' V. Fatio, à Genève, Vice-Préside7it ; M. le Di" L. Katharixer, professeur à l'Université de Fribourg, Vice-Président; M. le D^" A, Lang, professeur à l'Université et au Polytechnicum de Zurich, Vice-Président ; M. le D^ E. Yung, profes- seur à rUniversié de Genève, Vice-Président; M. le D'' F. Zsghokke, professeur à l'Université de Bàle, Vice-Président ; M. le D^' R. Blan- chard, professeur à la Faculté de Médecine de Paris, Secrétaire général du Comité permanent des Congres internationaux de Zoologie; M. le Dr M. Bedot, professeur à l'Université de Genève, Secrétaire; M. le D"^ J. Carl, assistant au Musée d'histoire naturelle de Genève, Secrétaire; M. le D"^ W. Yolz, assistant à l'Institut Zoologique de l'Université de Berne, Secrétaire; M. E. von Buren von Salis, ban- quier à Berne, Trésorier ;M. A. Pictet, banquier à Genève, Trésorier. La Commission des Travaux scientifiques, outre le Président et les Vice Présidents du Comité se compose de : M. le D^" H. Strasser, professeur à l'Université de Berne, Président; M. le D^ E. Bugnion, professeur à l'Université de Lausanne ; M. le D^ R. Burckhardt, professeur à l'Université de Bàle; M. le D^ H. Corning, professeur à l'Université de Bàle; M. le D^' U. Duerst, privât docent à l'Université de Zurich; M. le D^ A. Forel, professeur à Chigny; M. le Dr F. Sarasin, à Bàle; M. le D^ P. Sarasin, à Bàle; M. le Dr H. Stehlin, à Bàle. La Commission des Finances a pour Président M. E. von Buren von Salis de Berne. La Commission des Publications a pour Président M. le D^' M. Bedot, professeur à l'Université de Genève. 10 SÉANCE DU 12 JANVIER 1904 La Commission des Réceptions a pour Président M. le I)"" H. Kroxecker, professeur à l'Université de Berne. La Commission des Loj^ements a pour Président M. le 1)'' E.Hess, professeur à 1 Tniversité de Berne. La Commission des Fêtes a pour Président M. le D^' 0. Uibeli, professeur à l'Université de Berne. La Commission des Substances a pour Président M. le D^H. Graf, professeur à l'Université de Berne. La Commission de la Presse a pour Président M. le D' G. Beck, à Berne. Les Assemblées générales se tiendront à Berne dans le Palais du Parlement et les séances de Sections dans la nouvelle Université. Pendant le Congrès, une excursion auia lieu à Neuchàtel et aux lacs du Jura pour visiter les Palafittes. La séance de clôture du Congrès se tiendra à Interlaken. Après la clôture, les membres du Congrès seront invités à visiter d'autres villes de- la Suisse. Les annonces de communications et les demandes de rensei- gnements doivent être adressées au Président du F/^ Congrès inter- national de Zoologie, Musée d'histoire naturelle, Waisenhausstrasse, Berne. Tous les Zoologistes et amis des Sciences peuvent faire i)artie du Congrès. M. le D' Trouessart fait une communication sur la répartition géographique de la Genette, en insistant plus spécialement sur la (ienette de Normandie, dont la présence en des régions aussi septentrionales paraît généralement peu connue. M. HÉRUBEL, archiviste-bibliothécaire, présente la liste des publi cations périodiques reçues en échange pendant l'année 1903 (1). EUROPE France. Aix. — Séances publiques de l'Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres, 1901. Amiens. — Bulletin de la Société linnéenne du ^<)rd de la France, \V, r.ldO 01. Amiens. — Mémoires de la Société linnéenne du Nord de la France, X, 1899 1902. (1) .\vis IMPORTANT. — Les SociiHf's ou .\ciidémics avec losquolles la Société Zoologique de France est en relation d'échanges sont priées de considérer l'in- sertion sur la présente liste comme un accusé de réception et de bien vouloir envoyer les numéros (jui, n'ayant pas été reçus, ne figurent pas sur cette liste. SÉANCE Dl' 12 .lANVIKH 1904 II Angers. — liulletin de la Société d'études scientifiques d'Angers, XXXI, 1901- 1002. AucACHoN. — Travaux dc!< I.aboralniresde la Société scientifique et Station Zoo- logique d'Arcaclion, Univcrsito de Bordeaux, VI, 1902. AiTVN. — liulletin de la Société d'histoire naturelle, XV, 1902. AcxERRE. — Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, LVI, 190203. Besanço.\. — Mémoires de la Société d'émulation du Doubs, i7i, VI, 1901-1902. Béziers. — Bulletin de la Société des sciences naturelle, XXIV, 1901-1903. Bordeaux. — Actes de la Société linnéenne, (6), VII, 1902. Bordeaux. — Catalogue de la bibliothèque de la Société linnéenne de Bordeaux, fasc. 2, 1901. BoiRG. — Bulletin delà Société des sciences naturelles et d'archéologie de l'Ain, i' tri m. n» 29, 1902. Caen. — Bulletin de la Société linnéenne de Normandie, (5), VI, 1S02. Caen. — Mémoires de la Société linnéenne de Normandie, (2), IV, 1900-1901. Chalox-sur Saône. — Bulletin de la Société des sciences naturelles de Saône-et- Loire, N. 8. IX, fasc. 1 à 7, 1903. Charleville. — Bulletin de la Société d'histoire naturelle des Ardennes, VIII, 1901. Cherbourg. — Mémoires de la Société nationale des sciences naturelles et mathématiques, cinquantenaire de la Société, (4), III, fasc. 1, 1902. Dijon. — Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres, (4), VIII, 19011902. Gap. — Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, (3i, XXI, fasc. 1, 1902. Grenoble. — Bulletin de la Société de statistique des sciences naturelles et des arts industriels du département de l'Isère, (4), VI, 1902. La Rochelle. — Annales de la Société des sciences naturelles de la Charente- Inférieure, VIII, 1902. Le Havre. — Bibliographie méthodique de la Société havraise d'études diverses, fasc. 4, 1901. Le Havre. — Recueil des publications de la Société havraise d'études diverses, LXVIII, fasc. 3, 1901. Lyon. — Annales de la Société linnéenne de Ltjon, XLIX, N. S. 1902. Lyon — Annales de l'Université de Lyon, N. S. I. Sciences, Médecine, fasc. 11, 1903. Marseille. — Annales du Musée d'histoire naturelle, sect. Zoologie, VI, 1900 1901. Marseille. — Bulletin de la Société de Géographie, XXVI, n" 1, 1902. Marseille. — Bulletin de la Société scientifique industrielle, XXX, 1902. Montpellier. — Mémoires de l'Académie des sciences et lettres, section des sciences i2i, III, 1902. Moulins. — Revue scientifique du Bourbonnais et du Centre de la France, août- septembre 1903. Nancy. — Bibliographie anatomique, fasc. b, 1903. Nantes. — Annales de la Société académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, (8i, Vil, 1902. Xantes. — Bulletin de la Société des Sciences naturelles de l'Ouest de la France (2), III, 1903. Nice. — Annales de la Société des lettres et arts des Alpes-Maritimes, XVII, 1901. Paris. — Annales de l'Institut national agronomique, (2i, 11, 1903. 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FiG. 1 L'écart augmentant au fur et à mesure de la croissance, il arriva un moment où l'Oiseau se trouva dans l'impossibilité de prendre à terre le moindre aliment. Il en était du reste également empêché par suite de l'état du bec qui restait constamment entrouvert comme si les articulations du maxillaire avec les os carrés étaient ankylosées. On le nourrit alors jusqu'à huit mois en lui donnant, dans un vase plus profond que large, du pain trempé mélangé de Blé; il en remplissait son bec en l'y plongeant tout entier et, à laide de sa langue, par un mouvement de déglutition, il parvenait à faire passer ces aliments dans l'œsophage. La tigure 1 permet de juger la difïérence considérable qui existe entre la longueur des deux branches du maxillaire inférieur : mesurées, sans tenir compte de leur courbe, de la base de lape- 62 SÉANCE DU 23 FKVUIEK 1ÎJ04 physeserpiforme à lextrémité de la mandibule, la droite a 57™"!, tandis que la j^auche n'a que 45"'". Pour la partie supérieure, quelques mensurations sufliront à indiquer dans quelles propor- tions la moitié gauche du crâne s'est développée par rapport à la droite. Ainsi, le jugal droit a 3S""" ."i, le jugal j>auche 3:j'»'". Les gran- des cavités orhitaires mesurées du centre de leur bord postérieurà lextrémité antérieure du jugal, donnent, pour la droite, 33"^'» et pour la gauche 30""". La proportion est donc sensiblement la même que pour le jugal. Le corps de la branche gauche ne s'étant pas développé d'arrière en avant, s'est par contre notablement épaissi et élargi; il a, au ni- veau de la déi)ression externe qui sert dinsertion au faisceau zygo- matique du temporal, l""'\ .") de plus (pie la partie correspondante FlG. 2 de la branche droite, dont le développement sest opéré normale- ment. Son bord inférieur est beaucoup plus épais et le supérieur irrégulier présente deux petites apophyses coronoïdales terminant les bords accusés en bourrelet qui limitent la dépression plus creuse et beaucoup plus courte que celle qui existe sur la branche droite. Elle est parfaitement indiquée sur la figure 2. J'ai dit |)iécédemment que le bec restait constamment entrou- vert, lOiseau ne pouvant augmenter l'écartement. ni opérer le rapprochement des deux mandibules. La cause ne provenait pas de l'une ou l'autre articulation du nuixillaire avec l'os carré, mais de la forte déviation à gauche qui avait eu pour conséquence de forcer sur l'articulation droite de façon à lui faire exécuter un léger mouvement de rotation dav;int en arrière; il en résulta que SKAXCP, Dr 2'^ l'KVRirii litO'i- ()3 l'apophyse iini'iilairc interne fin maxillaire viiil se placer sur un point (le la hase du crâne d'où il ne pouNail plus exécuter aucun niouvenienl de ii,iissenient ni en avant, ni en arrière, lorsque l'Oi- seau s'elïorcait d'écarter ou de rapprocher ses mandibules. Je ne m'étendrai pas davantage sur les autres pailicularités que présente ce crâne de i*oulet; les ligures ci jointes sulliront. je j)ense, à en montrer tout l'intérêt. La ligure l est de grandeur naturelle, la ligure 2. est un ])eu plus grande. Ainsi, dans ce cas. il ne s'agit pas d'une déviation du maxillaire inféi'ieur |)rovenant soit d'une cause accidentelle, comme dans l'exemple puldié par le I)'" Pahona CoanADo. soit d'une altération osseuse survenue sur la branche gauche du maxillaire, ce qui en aurait entravé le dévelojjpement, mais d'un trouble physiologique qui s'est produit, à partir de la septième semaine, dans la crois- sance normale du tissu osseux non seulement de cette branche, mais de la moitié gauche de la partie supérieure du crâne. EXISTE-T-ÏL DEUX ESPÈCES D'EFFARVATTE ? PAR XAVIER RASPAIL Ce n'est jias d'hier que je me suis posé cette question; ce fut, en elïet, à la tin de jnai 1SG3 que j'eus, pour la première fois, l'occa- sion de remarquer, dans un parc situé à Caclian (Seine), une petite Fauvette qui, de prime abord, me parut en tout semblable à la RousseroUe Etïarvatte {Calamoh"rpe arundinacea). Sa taille et son plumage étaient identiques à ceux de cette dernière et l'examen comparatif minutieux auquel je me livrai sur des sujets frais ne me permit ])as de relever la m3indre différence pouvant autoriser à y voir un caractère spécifique. De plus, son chant, qu'elle émet- tait comme l'Efïarvatte tout en grimpant le long des branchettes, qu'elle parcourait en sautillant pour se dérober à mon approche dans l'épaisseur du feuillage, était exactement le même que celui que j'avais tant de fois entendu sur les bords des rivières et des étangs des localités oîi cette Fauvette se montre en grand nombre. Quel{|ues jours plus tard, ses œufs que je trouvai dans des nids construits naturellement avec des matériaux différents, mîis avec 64 SÉANCE DU 23 FÉVRIER 1904 la forme et l'architecture de ceux établis dans les Roseaux, me confirmèrent dans ma première opinion qu'il s'agissait bien de la véritable Efïarvatte qui, par une anomalie aussi bizarre qu'inex plicable. avait choisi, pour se reproduire, un endroit boisé, n'ayant aucun cours d'eau ni marais à proximité. Les années suivantes, je revis régulièrement dix à douze couples de cette Fauvette nicher dans ce parc, d'une étendue de trois hectares; elle y était donc plus commune que les espèces que l'on trouve habituellement dans les environs de Paris, telle que la Fauvette à tête noire et la Fau- vette des jardins. Aucun ornithologiste n'ayant signalé ce fait curieux autrement que Deolxni) et (Ierbe, qui disent qu'on trouve l'Etïarvatte sur les bords des rivières, des marais couverts de joncs et de roseaux et dans les jardins humides, mais sans jiarler de sa nidification sur les arbres, je pensais être le seul à lavoir observé, lorsque je trouvai dans un travail publié par Cretté de Palluel, dans le Naturaliste du 1''' juin 1884, sous le titre : Notes pour serrir à la faune dea cnmrons de Paris, la mention suivante : (( Rousserolle des arbres {Cnlaniolierpe arhorea C.P.). Nous avons ainsi nommée une espèce très voisine de la précédente (Rousserolle eiïarvatte) qui arrive toujours plus tard en mai et repart en août; elle habite les endroits boisés, niche dans les buissons et quelquefois même sur les arbres élevés. Elle se trouve dans tous les jardins, même à Paris. » La question se tiouvait singulièrement élargie pour moi, puis- que Cretté de Palliel étendait aux jardins des environs, voir même de l'intérieur de Paris, la nidification, dans les mêmes conditions où je lavais observée à Cachan, d'une Fauvette très voi- sine de r Eiïarvatte et dont il avait cru pouvoir faire une espèce distincte. Mais, bien antérieurement, la présence à Paris de la Fauvette en question avait déjà été constatée par un de nos éminents ornitho- logistes français, mon vénérable collègue Jules Vian, président honoraire de la Société Zoologique de France. Je suis heureux de reproduire ici les détails qu'il a bien voulu me donner de ses observations à ce sujet et de saisir cette occa- sion de lui adiesser, avec mes remerciements, l'expression de mon alïectueuse sympathie (l). (1) Le 21^ février 1*KJ4, en venant donner communication de cette note à la So- ciété Zoolo{,Mqii(> réunie à l'occasion de sa séance générale annuelle, j'ai eu la douloureuse surprise d'apprendre la mort de notre vénéré Président hono- raire, survenue le 19 février dans .sa 89'' année. Jules Vian, depuis le décès du SÉANCE Dr 23 FÉVRIER 1904 65 « Votre article sur les nids des Passereaux, m'écrivait-il, le l() janvier ISÎ)1), a éveillé en moi des souvenirs bien anciens sur I lllïarvalle; |>uis(|ue vous vous occu|)e/. de cet Oiseau, je vous les donne à tout événement. (( De 182(S à 1833, j'ai été élevé dans une pension, iI'.'k rue des Fossés-SainI N'icloi'. aujourd'hui du Cardinal Lemoine. Dans la cour, au |)remier en égard à la rue, existaient 20 à 25 Tilleuls dont les grosses branches étaient coupées à deux mètres au-dessus du ti-onc et donnaieni lieu à des petites pousses annuelles, (chaque été, je dénichais dans ces Tilleuls deux à trois nids d'une petite Fauvette (jue je n'ai jamais vue descendre à terre. Le petit nid en forme de coupe profonde était placé entre de jeunes tiges perpen- diculaires et solidement fixé à ces tiges. (( Lorsqu'après des années consacrées à l'étude et à la pratique du droit, j'ai repris l'oi-nilhologie, j'ai été bien surpris de retrouver, dans les marais, le nid, les œufs et en apparence l'Oiseau que je dénichais rue des Fossés Saint-Victor, c'était l'P^fïarvatte. Les nids de ma jeunesse étaient posés et fixés dans les jeunes branches de Tilleuls exactement comme ils le sont ordinairement entre les Ro- seaux. (( Mais l'EfTarvatte nichant au centre de Paris, au haut de la montagne Sainte-Geneviève, à l'altitude du Panthéon, dans une cour d'écoliers, presqu'au sommet de Tilleuls, à cinq ou six mètres de terre, sans autre eau dans le voisinage que celle du robinet pour boire, comment croire que l'Oiseau du Panthéon était identique à ce petit schénicole qui cesse de jacasser, mais (jui ne (|uitte pas les roseaux même aux coups de fusil. (( Lorsque parut, dans la faune européenne, le Calamoherpe de Blyth, bien qu'il fût originaire d'Asie, j'ai pensé qu'il pourrait bien être mon parisien, son nom indiquant un Oiseau des bois ( Calamolierpe dumetoriim). (( Je possède un sujet de Moscou, du 10 juin 1894, il est terrible- ment voisin de la Verderolle et de l'Efïarvatte, mais il présente une particularité spécifique : la premièie rémige est courte, plus courte que la quatiiènie et seulement égale à la cinquième. (( Dans les deux autres espèces, au contraire, la première rémige est longue, presque égale à la deuxième qui est la plus longue; elle excède les troisième et quatrième. La penne bâtarde est à peu près semblable dans les trois types. baron de Sélys-Longchamps, était certainement le doyen des ornithologistes. Comme ce dernier, il s'occupa jusqu'à sa dernière heure de cette science dont il fut un des plus savants et fervents adeptes. (If) SKAXCF. DV 23 FKVRlRn IDO'l « Mon C. dumetoriim, que j'appelle Rousserolle des bosquets paraît avoir les ailes intactes et normales, mais c'est un sujet isolé; la graduation de ses ailes est elle constante dans le type? « Jai deux petites nichées dœufs de lOural; ils rentrent dans le type général des œufs du genre Rousserolle et ressemblent surtout à ceux de la Verderolle. (( Je maudis les pions de 1830 qui m'ont confisqué plusieurs fois des nids et des œufs de ma Fauvette inconnue. La pension existe toujours rue du Cardinal Lemoine, mais les Tilleuls, déjà vieux et maltraités en 1(S30, doivent avoir disparu. » Via. 1 FiG. 2 Ainsi, il ressort de ce très intéressant document que Jules Vian n'a plus eu l'occasion de retrouver ailleurs la petite Fauvette, dont 11 avait déniché, étant écolier, plusieurs nids dans les Tilleuls de la montagne Sainte-deneviève. Si donc, on considère que ce savant ornithologiste a été, pendant de longues années, un infatigable explorateur, on devrait admellre (|ue la Fauvette en tous points semblable à l'Eiïarvalte ne nicherait sur les arbres que dans le déparlement de la Seine. Or, j'ai rencontré à Gouvieux, trois fois, sÉANCK or l'\ vv.ywW'.n l'.IOI 67 des nids de cette Efïarvatte établis dans des arbustes : en 1883, un nid dans un massif de l'oiices et d'épines près de la Nonnette; en 188."}, un nid dans un Cornouillei" en arbre. (|iii avait poussé au milieu de Peupliers et de Saules, sur les bords de l'Oise, garnis en cet endroit d'un épais rideau de Roseaux, dans lesquels, sur un parcours de trois à (piatre cents mètres, je n'ai jamais trouvé moins de onze nids dElïarvatte. Enfin, en 1888, et ici nous rentrons dans les conditions de la nidilication de l'Effarvatte dans le département de la Seine, je découvris une petite colonie de six nids établis dans des Lilas qui FiG. 3 FiG. 4 avaient envabi un ancien jardin attenant à un moulin construit sur la Nonnette et alors abandonné. Ce terrain inculte se trouvait bordé de deux côtés par les canaux de la Canardière dont les bords sont garnis d'un épais rideau de roseaux. Ce fait si caractéristique me fit considérer ces six couples, qui avaient construit leurs nids dans des arbustes, alors qu'ils avaient à proximité d'abondants roseaux, comme similaires de ceux qui choisissent pour se reproduire les jardins intra et extra-muros de Paris. Bull. Soc. Zool. de Fr., 190i-. XXIX — 7 68 SÉANCE DU 23 FÉVRIER 1904 Je me suis livré de nouveau aux recherches les plus minutieuses, tant sur l'Oiseau même que sur ses mœurs et ses œufs, dans l'espoir de découvrir des différences pouvant faire considérer ces dissidents comme appartenant à une espèce distincte de la Rousserolle Effarvatte, mais sans résultat. Il n'y aurait donc pour différencier ces deux Oiseaux absolument identiques que l'adoption par quelques-uns des arbres pour nicher et des Roseaux par le plus grand nombre, ce qui n'est pas suffisant. En 1840, Hardy, dans son Catalogue des Oiseaux observés dans le département de la Seine-Inférieure, indiquait l'existence de deux races dElîarvattes; il se basait sur l'examen du bec qu'il avait trouvé plus étroit sur certains sujets, mais Degland et Gerbe prouvèrent que les sujets à bec étroit étaient des jeunes et ceux à bec plus large des adultes. De même, la Calamoherpe Brehmi, qui avait été admise parle marquis Durazzo dans son Catalogue des Oiseaux de la Ligurie, fut reconnue comme une Catamolierpe arundinacea dont la queue était traversée à son extrémité par une bande d'un roux un peu plus foncé que celui qui colore le reste des pennes et qui avait en outre le bec plus petit et plus noir que celui de l'Elïarvatte. Là aussi, il fut reconnu qu'il ne s'agissait que dune variété assez fréquemment observée sur de jeunes Elïarvattes. Enfin, la Sylcia affinis, dont on avait fait une espèce, fut également reconnue comme une Effarvatte adulte, sa spécificité n'ayant été établie que sur la teinte plus ou moins foncée de son plumage et Vieillot soupçonnait que la Calamoherpe arundinacea comprenait deux races ne différant qu'en ce que lune était un peu plus grande que l'autre. En résumé, on voit par là que si les ornithologistes ont tenté d'opérer des coupes dans l'espèce Effarvatte, ils n'ont pas visé, probablement parce qu'ils l'ignoraient, cette différence très tranchée dans l'emplacement choisi pour l'établissement des nids constatée par Vian, Cretté de Palluel et par moi. Mais, d'autre part, l'Effarvatte offre cette particularité que, contrairement à toutes les espèces d'Oiseaux dont chacune ne construit son nid que d'après un type unique, elle donne au sien tantôt uue forme sphérique, tantôt une forme oblongue (fig. 1 et 2), cette dernière étant seule figurée dans les ouvrages d'ornithologie. Or, les couples qui, pour une raison inconnue de nous, nichent dans les arbres, construisent également leur nid suivant ces deux formes (lig. .'i et 4) tellement dissemblables qu'on ne pourrait les attribuer au même Oiseau si on n'avait p:is hi |)reuve absolue qu'ils lui appartiennent bien. Les deux nids (tig. '.i et 4) ont été rcicueillis à Cachaii (Seine) SÉANCE DU 23 FKVRIF.R l!)04 69 le premier de forme sphérique, dans un Lilas, le second oblong, dans une Symphorine; les mêmes matériaux se retrouvent dans les deux, principalement des tiges d'herbe et leurs cavités ont la même largeur et la même profondeur; l'intérieur est tapissé uniquement avec des tiges d'herbe très fines. On ne trouve jamais de crins dans les nids d'Elïarvatte. FiG. 5 Les deux nids (tig. 1 et 2) provenant des Roseaux des bords de l'Oise, présentent des formes similaires aux nids 3 et 4. Ils sont presqu'uniquement construits avec les panicules de Roseaux de l'année précédente, mais, dans cette catégorie, on trouve plus fréquemment la forme oblongue, à laquelle certains couples 70 SÉANCE DU 23 FÉVRIER 1904 donnent un développement qui dépasse souvent de beaucoup le volume du nid de la Rousserolle turdoïde {Calamoherpe turdoides); de plus, ces nids qui sortent des proportions habituelles sont com- posés de matériaux assez variés. La ligure o en représente un dont les parois sont entremêlées de laine de Mouton. Ainsi, alors que tous les Oiseaux construisent leur nid sur un type invariable, ceux de l'Eiïarvatte des Roseaux comme ceux de l'Elïarvatte des arbustes affectent deux formes bien tranchées avec cette circonstance que ces formes sont communes à l'une et à l'autre. Le fait me paraît tout à fait caractéristique et étant donnée la similitude absolue relevée dans le plumage, le chant, l'allure vive et sautillante et surtout les œufs de ces deux Oiseaux, je suis amené à répondre à la question posée en tête de cet article, qu'il n'existe qu'une seule espèce d'Elïarvatte laquelle présente cette particularité que quelques individus, pour des motifs qui nous échappent, ont pris, pour se reproduire, des habitudes différentes de celles de leurs congénères. THÉORIE DE LA PENTASOMJEA vx u E. HEROUARD Dans les théories ancestrales ([ui ont été émises sur les Echi- nodermes, les auteurs ont considéré comme un phénomène de première importance le coutournement du tube digestif et les théories les plus accréditées sont basées sur le déplacement de la bouche. Les connaissances actuelles ne permettent plus d'attacher une importance telle à la position de l'orilice buccal , car le plus souvent chez les Echiuodermes le sac endodermique perd tout contact avec la paroi ectodermique pendant le développement, la bouche de l'adulte s'ouvre en un autre point de la paroi du corps et l'œsophage (|ui ({uitte ses adhérences avec l'ectoderme, ne constitue plus un obstacle capable d'entraîner avec lui les organes (ju'il rencontre (^ette note préliminaire est destinée à donner (pielques indica- tions sur une théorie nouvelle que j'appellerai la théorie de la Pentasomœa, théorie ([ui permet de comprendre les homologies des divers organes énigmatiques qui se rencontrent chez les Echi- sKA.Nci; itr 2'.\ l'Kvnir.u 11)01 71 nodermes, en mémo leiiips (luolle explique les rapports phylop;é- niqiies de ces animaux. Fig. 1. — A, schéma des régions spéciali- sées d'une vésicule entérocœlienne qui se développe dans une cavité blasto- cœlienne libre; B, schéma de la vési- cule blastocœlienne chez l'Amphioxus. Le myocœle envahit l'espace hlastocœ- lien dorsal déterminé par la pr(>sence de la notoet du cylindre nerveux dor- sal tenant dans cette région l'endo- derme et l'ectoderme éloignés l'un de l'autre; C, schéma de la vésicule en- trocœlienne inférieure de l'Echino- dernie. Par suite de l'atrophie de la notocorde et du cylindre nerveux le blastocœle dorsal ne s'est pas dilaté et la vésicule entérocœlienne envahit le blastocœle ventral qui est lilu-e; D, schéma de la vésicule entérocœlienne supérieure de l'Echinoderme; E, schéma des vésicules entérocœliennes, supé- rieure et inférieure de l'Echinoderme après le glissement de la vésicule en- térocœlienne inférieure sur la face ventrale de la vésicule supérieure; g, gonotome ; ^, entérotome; «/, myotome; s, sclérotome; f', g', //'', s', entéro- tome, gonotome, myotome et sclérotome de la vésicule entérocœlienne infé- rieure chez l'Echinoderme après le glissement de cette dernière sur la face ventrale de la vésicule supérieure. Les faits principaux qui servent de base à cette tliéorie sont les suivants : I. On considère actuellement la face bucco anale de l'embryon des Echinodermes comme ventrale; c'est une conception tout à-fait arbitraire, cette face peut aussi bien être considérée comme repré- sentant la face dorsale. II. Loi des invaginations blastocœliennes. — Pendant le déve- 72 SÉAXCE DU 23 FÉVRIER 1904 loppement, rendoderme de la hlastula a une tendance à former des invaginations symétriques saillantes dans la cavité de seg- mentation, invaginations qui peuvent devenir libres dans le blastocœle et former des vésicules closes. Ces vésicules de premier ordre peuvent donner des invaginations de deuxième ordre, qui pourront à leur tour donner des vésicules libres de deuxième ordre et ainsi de suite. Ces invaginations provoquent en regard d'elles, sur les points de la paroi ectodermique qui sont les plus proches, des invagina- tions inverses qui tendent à salïronter avec elles. Ces invaginations ectodermiques sont d'autant plus développées que la vésicule endodermique qui les provoque est d'un ordre moins élevé, c'est- à-dire dune apparition plus ancienne. De telles invaginations peuvent présenter trois états successifs : 1° invagination simple, communiquant largement avec la cavité d'où elle émane; 2° fer- meture de l'orifice d'invagination transformant la cavité de l'invagination en une cavité close, mais dont la paroi reste encore fixée au feuillet qui lui a donné naissance; 3» libération de la vésicule close dans la cavité blastocœlienne. En outre une invagination simple peut s'affronter avec l'invagi nation inverse qu'elle provoque et leurs cavités peuvent entrer en communication par disparition de la surface d'affrontement. III La vésicule entérocœlienne contient en puissance sur sa péri- phérie, comme Boveri la signalé chez J'Amphioxus, quatre régions spécialisées en myotome, sclérotome, enterotome et gonotome (fig. 1), ces quatre régions se retrouvent dans les vésicules enterocœ- liennes des Echinodermes. Une vésicule entérocœlienne se développant dans la cavité blastocœlienne épouse les contours des organes circumvoisins, qui offrent un obstacle à son extension. Les faits dominant le développement des Echinodermes sont les suivants : 1" La face bucco-anale de l'embryon subit dans sa partie supé- rieure un arrêt dans son développement (atrophie dorsale précoce), et la face ventrale (dorsale des auteurs) ayant un accroissement plus rapide forme à sa ligne d'union avec cette partie de la face dorsale (ventrale des auteurs) un bourrelet qui devient de plus en plus saillant dans la suite du développement, se lobe et forme les bras de la larve. 2° L'embryon suit d'abord un développement symétrique mais après l'émission des vésicules enteiocœliennes il est frappé d'atro- phie hémilatérale gauche (droite des auteurs) progressive. sÉANc'.K Dr 2'^ Ki':vmi:M l!)01- 73 F^a premièi'e idée (|iii doil donc vonir à 1 esprit est de se de- mander ce (|ih' deviendrait la larve, si renil)ry()n, an lien d'être frappé d'atrophie dorsale précoce et diili-ophie héniilatérale |)ro gressive, évoluait nornialement suivant les |»rincipes liarinoni(|ues. cTi.n ■yt.d. -V à-orrt . I ôorrx.x -/-- ô-cmi .X FiG. 2 FiG. 3 Fig. 2 et 3. A, Larve d'Aniphioxus vue du cùté droit; B, Dipleurœa vue du côté droit avec indication des somites mésoblastiques; an., anus; b., bouche; en. /((/., canal hydrophore; f/i./L, tube nerveux de l'Amphioxus; end., sac en- dodermique primitif; nidp., hydropore ; ^/r., vésicule rostrale de l'Amphio- xus; pr.d. vésicule préorale droite de la Vipleurœa ;s<>ni. \, premier somite; som. X-, dixième somite; c.d., vésicule entérocœlienne supérieure droite; v'.d., vésicule entérocœlienne inférieure droite. En procédant ainsi, on arrive à une série de déductions que je ne ferai qu'énoncer dans cette note préliminaire, me réservant de les démontrer dans un mémoire plus étendu. La Dipleureea, forme ancestrale des Echinodermes a la même origine que YAmphio.rus. Elle ne dilïère de la larve de celui ci que 74 SÉANCE DU 23 FÉVRIER 1004 par une atrophie précoce de la région dorsale et par le mode dapparition des somites mésoblastiques, qui, au lieu de prendre naissance individuellement, se séparent de la vésicule endoder- mique par groupes de cinq; chacun de ces groupes formant une vésicule unique [résicule pcntasomiqnc) (fig. 2 et 3). Les cinq somites ÔOTTl .11 d., hy('.(/., vésicule préorale droite; som.l., 80///.II etc. premier, deuxième, etc., dixième somite; v.d. vésicule entérocœlienne supérieure droite; r\d., vésicule entéroccelienne inférieure droite prenant sa position ventrale interne par clievauclu ment. contenus en puissance dans une vésicule pentasomique ne com- mencent à individualiser que quand cette vésicule est devenue libre dans la cavité blastocœlienne. SKANCK Dl '2'\ KKMUI'.ll l'.MII 75 Chez rEchinodernie, les cimi soiniles dos vésicules peiitaso- mi(iuesnesindi\idualisenl ([iie partiellement, leurs cavités restent en comnuinication i)ar le reste de la vésicule pentasomique qui a servi à les former, reste (|ui représente les entérotomes des somites. Les vésicules pentasomi(|ues (liy. 3), au lieu de rester en série linéaire, comme les somites de V Am})liio.ru>( (fig. 2). chevauchent l'une sur l'autre de chaque côté du corps (fig. 4); la vésicule pen- tasomique inférieure glisse sur la face ventrale interne de la emxjL-'"' Fig. 5 Fig. 5. — Larve Pentasomasa dérivant de la Dipleurœa par acconploment des somites I à V avec les somites VI à X; an., anus; cnjiy., canal hydropore; e«d., vésicule stomocale; ittdp., hydropore ; />r.f/., vésicule preorale droite; 8om.I.II.... X., premier, deuxième,.... dixième somite; v.d., vésicule entéro- cœlienne supérieure droite ou vésicule externe droite; r',d., vésicule entéro- cœlienne inférieure droite ou vésicule interne droite de la Penlasoiitœa. vésicule pentasomique supérieure et les cinq somites de chacune d'elles se placent en regard l'un de l'autre. Nous appellerons cette larve la Pentasomœa (fig. 5), Les somites apparaissent successivement dans les vésicules pentasomiques comme si ces dernières étaient restées en série linéaire ainsi que chez VAmphio.ru>!. 76 SÉANCE DU 23 FÉVRIEM 1904 Les cinq somites des vésicules pentasomiques supérieures en «'individualisant forment les canaux radiaires et les cinq somites des vésicules inférieures forment les cavités générales radiales. Malgré leur individualisation incomplète, les somites de la Pentasomœa n'en conservent pas moins sur leur pourtour la ^•â Y^ >-^ m.c^ FiG. 6 Fig. 6. — Coupe transversale comprenant deux métamères de la Pentasomœa; end., vésicule stomacale; g.d., gonotome de la vésicule entérocœlienne externe droite; g'.d., gonotome de la vésicule entérocœlienne interne droite; g. g., gonotome de la vésicule entérocœlienne externe gauclie; g'. g., gonotome de la vésicule entérocœlienne interne gauche; //(.(/., myotome de la vésicule entérocœlienne externe droite; )n'.d., myotome de la vésicule entérocœlienne interne droite; ni',g., myotome de la vésicule entérocœlienne interne gauclie; s.d., sclérolomede la vésicule entérocœlienne externe droite; .s'.f/., sclérotome de la vésicule entérocœlienne interne droite; s. g., sclérotome de la vésicule entérocœlienne externe gauche; .s'. {/., sclérotome de la vésicule entérocœ- lienne interne gauche; (".(/., vésicule entérocœlienne externe droite (hydro- cœle droite); i''.(/., vésicule entérocœlienne interne droite (cœlome droit); v.g., vésicule entérocœlienne externe gauche ihydrocœle gauche); v',g.' vésicule entérocœlienne interne gauche (cœlome gauche). spécialisation en myotome, sclérotome, entérotome et gonotome (fig. 1, E) concordant avec ce que Boveri a montré chez la larve d'Amphioxiis. Les cinq myotomes (fig. 6, m.d.) dépendant de la vésicule pen- tasomique supérieure devenue externe forment les muscles propres des canaux aquifères radiaires, son sclérotome {K.d.) donne le sinus oral interne et son gonotome {(j.d) les vésicules de Tiède- SÉANCK Dl 23 FKVRIKIl l!)01- 77 mai) des Astéries et les organes spongieux des Ecliin ides, qui doivent donc être considérés comme des organes génitaux dégénérés. Les cinq myotomes (tig. 6 7».^/.) dépendant delà vésicule pentaso mique inférieure (somitesGa 10) forment les muscles profonds des radius. Leurs sclérolomes(6".(/) gênés dans leur développement par la présence des cin(| i)remiers soniites se moulent sur ces derniers en formant deux cornes (jui contournent leurs bases en passant dans leurs intervalles (tig. 7) ; ces deux cornes se dirigent directe- ment vers la paroi ectodermiqne, l'atteignent, se réfléchissent sur elle, et les deux cornes s'affrontent par leur extrémité sur la face L-à.'d •--Tp"=--^t'»T-.roL FiG. 7 Fig. 7. — Schéma du développement du sclérolome des somites de la vésicule entérocœlienne interne. Les sclérotomes des somites internes gênés dans leur développement par la présence des somites externes poussent deux cornes qui contournent la base de ces somites et les deux cornes après s'être afïron- tées poussent les sinus radiaires; 8'.c/., sclérotome des somites internes; sin.rd., sinus radiaires. externe du somite qu'elles ont contourné et continuent à s'accroître côte a côte le long de cette face pour former les sinus radiaires (fig. 7, sin.rd.). Par suite de ce mode de formation, chaque intervalle des somites dorsaux (canaux aquifères) est occupé par un diverticule formé par la fusion de deux cornes dépendant de deux somites ventraux voisins, et ces diverticules en se soudant les uns aux autres après avoir atteint la face externe des somites dorsaux forment le sinus oral externe (fig. 8, sin.or.e.). Les gonotomes de la vésicule pentasomique ventrale forment le 78 SÉANCE DU 23 FÉVRIER 1904 sinus génital, contre la ligne médiane ventrale de la Pentasomœa (fig. Q(/.g.ei(j\(l.). Le rachis génital est une dépendance de la paroi du gonotonie et les glandes génitales (fig. 8, f/f.r.) se développent dans les inter- valles des somites de la vésicule pentasomif[ue inférieure, qui, quoique n'étant pas individualisés existent en puissance et forment des points de moindre résistance. Le sinus axial est formé par l'extrémité du gonotome de la vésicule pentasomique ventrale et l'organe axial est la partie du rachis génital correspondant à cette portion du gonotome. Latroplîie précoce de la région dorsale, entraînant la disparition de la notocorde et de la gouttière nerveuse dorsale, détermine le raccourcissement dorsal de la larve, son incurvation à concavité dorsale et par suite le chevauchement et l'incurvation des vésicules pentasomiques autour dun axe transverse dorsal et les somites de la Pentasomœa se disposent en rayonnant autour de cet axe. Tous les Echinodermes dérivent de la Pentasomœa par une atro- phie progressive plus ou moins accusée des vésicules pentaso- miques gauches (droites des auteurs). La puissance de cette atro- phie décroit dans l'ordre d'apparition des somites en commençant par la vésicule préorale gauche de la Diplenrœa. Dans les groupes où la bouche larvaire disparait, la bouche de l'adulte se perce au centre (fig. 8, end) de la courbure des vésicules pentasomiques droites suivant la loi des invaginations blastocœ- liennes. Les vésicules pentasomiques de la Pentasomœa provoquent sur l'ectoderme des invaginations répondant à la loi des invaginations blastocœliennes énoncée ci-dessus. L'entérotome de la vésicule pentasomique supérieure détermine ainsi linvagination ectoder- mique qui donne l'anneau nerveux ectoneural, (fig. 1), n.e.or) et les cinq somites (1 à o) les invaginations des nerfs radiaux ectoneu- raux (fig. 9, n.rd.e). Le sinus oral externe {s'.d) et les sinus ra- diaires {sin.rd) formés par les sclérotomes de la vésicule pentaso- mique ventrale déterminent la formation de l'anneau (n.h.or) et des deux nerfs hyponeuraux radiaux (n.h.), le gonotome provoque la formation du cordon nerveux aboral de l'adulte. Les vésicules de Poli (fig. 9, res.p) résultent de l'envahissement par l'entérotome de la vésicule pentasomique supérieure, des intervalles des somites de la vésicule pentasomique inférieure; intervalles qui quoique n'étant pas individualisés existent en puissance et forment des points de moindre résistance, qui cèdent sous l'efTort de la poussée d'accroissement de la vésicule pentasomique supérieure. SÉANCE Dr 2'\ i'i';\uii;ii lilOI 7Î) Les vt'sicules dites préorales de la Dipleurœa reprôsenleiit les vésicules du rostre de la larve de ÏAmpItio.vn^. L'orifice du canal hydro|)lu)re gauche (droit des auteurs) de la PoUasomcea repré- sente l'orilice de la fossette préorale de ÏADiphio.rus et la glande en n)assue de ce dernier c()rresi)ond prohablenient au canal liydropliore droit (gauche des auteurs) de lEchinoderine. rcuol oynxL D-aKKi. VI I Aoi-ix.lX om,. I II 5cnn_VlH J^tmo. , IV FlG. K Fig. 8. — Incurvation de lu Penlmomxa déterminée par l'atrophie dorsale de la larve. Formation de la symétrie radiaire pentamèrique. Vue du côté droit; end., région de la vésicule stomacale où se formera plus tard la bouche de l'adulte; (jLr., régions intersomitiques du gonotomc de la vésicule interne; où se formeront les glandes génitales; indp., hydropore; pr.d., vésicule préorale droite; sin.or.e., sinus oral externe formé par le sclérotome de la vésicule enti-rocirlienne interne ; s(». or. «., sinus oral interne formi' parle sclérotome de la vésicule entérocœlienne externe; soin. I., II,. . . X., premier, deuxième, . . . dixième somite. Le mode d'envahissement de la cavité blastocœlienne par les vésicules pentasoniiques semble dépendre de la forme du sac ectodermique, et de la précocité de la dégénérescence des vési- cules pentasoniiques gauches. Le canal hydrophore se place dans lintervalle virtuel des deux somites de la vésicule pentasomique inférieure, pour des raisons analogues à celles qui ont déterminé la formation des glandes génitales et des vésicules de Poli dans ces intervalles. 80 SÉANCE DU 23 FÉVRIER 1904 Les cinq somites de la vésicule supérieure s'accouplent avec les cinq somites de la vésicule inférieure dans un ordre variable sui- vant le groupe auquel on s'adresse; nous avons supposé dans lexposé de la théorie que cet accouplement se faisait dans l'ordre régulier: le premier avec le sixième somite, le deuxième avec le septième, etc. c/nxA ^ 3'à FiG. 9 Pig. 9. — Deux métamères de la Petitai^oinieit vus par la face ventrale. Dans la moitié de la figure située à gauche de l'observateur l'ectoderme a été suprimé pour montrer les vésicules sous jacentes ; end., vésicule stomacale; g.d., gonolome de la vésicule externe droite; g'.d., gonotome de la vésicule interne droite; g.g., gonotome de la vésicule externe gauche; gtx., glandes génitales; in.d., myotome de la vésicule externe droite; m'.d., myotome de la vésicule interne droite; n.e.or. anneau nerveux ectoneural ; n./i., nerfs radiaires hyponeuraux; n./i. or., anneau nerveux hyponeural ; /i.rd.c, nerf radiaire ectoneural; s.d., sclérotome de la vésicule externe droite; s'.d sclérotome de la vésicule interne droite; a. g., sclérotome de la vésicule externe gauche; ^'.g., sclérotome de la vésicule interne gauche; sin.rd., sinus radiaire. Chez les Pelinalozoaires, la cavité centrale des bras comprise entre la cavité dorsale et les deux cavités ventrales représente la cavité générale radiale des autres Echinodermes, et les deux SÉANCE DU 23 FÉVRIER lOOi 81 cavités ventrales correspondent aux deux sinus radiaires prove- nant du sclérotonie de la vésicule penfasoinique inférieure droite, mais ici ces deux sinus au lieu de dévelopi^er sur la face externe des canaux radiaires ont poussé sur les côtés. Cette particularité explique pourquoi les deux rubans nerveux hyponeuraux qui sont provoqués par eux se trouvent rejetés sur les côtés du canal aqui- fère contrairement h ce qui existe partout ailleurs. En outre, la vésicule pentasomique inférieure gauche, au lieu de disparaître presque complètement comme chez les autres Echi- nodermes, évolue, et les spécialisations en sclérotome, myotome, gonotome et enterotome se manifestent; son myotome prend un accroissement considérable et forme la cavité générale péri- phérique du calice et la cavité dorsale des bras correspond à ses cinq somites. son entérotome forme les cinq chambres de l'organe cloisonné et les sclérotomes de ses cinq somites forment les cinq tubes du pédoncule. Ici, les sclérotomes nétant plus gênés par la présence des cinq canaux aquifères radiaires, puisque la vésicule pentasomique supérieure gauche a disparu, ne sont plus obligés de pousser deux cornes latérales pour continuera se développer, aussi ne forment-ils plus qu'un seul sinus au lieu de deux sinus paral- lèles pour chaque somite. Morphologiquement les cinq gono- tomes de la vésicule pentasomique inférieure droite devraient former un cercle dans le calice à la base des bras, mais ici les gonotomes accompagnés du rachis génital qui en dépend, n'étant plus au voisinage de l'ectoderme, par suite de la présence de la vésicule inférieure gauche non atrophiée qui les en sépare, poussent un prolongement dans la direction du bras en faisant hernie dans la cavité générale dont ils dépendent, c'est-à-dire dans la cavité générale axiale du bras et gagnent les pinnules où il leur est per- mis de rependre contact avec l'ectoderme. Les gonotomes de la vésicule inférieure pentasomique gauche, refoulés vers l'axe de courbure par suite du grand développe- ment des myotomes de cette vésicule, se fusionnent en une masse qui constitue l'organe axial des Pelmatozoaires. En résumé, les Vertébrés et les Echinodermes ont eu un ancêtre commun; un descendant de cet ancêtre frappé d'atrophie dorsale précoce et de dégénérescence hémilatérale gauche progressive a fourni la lignée des Echinodermes. 82 SÉANCE T)V 23 FÉVRIER 1904 MISSION SCIENTIFIQUE DE MM. G. DE CRÉQUI-MONTFORT ET E. SÉNÉCHAL DE LA GRANGE DANS L'AMÉRIQUE DU SUD PAU LE D M. NEVEU-LEMAIRE Membre de la Mission. Itinéraire. MM. de Créqui-Montfort et Sénéchal de la Grange, après un premier voyage en Bolivie, eurent Tidée d'oi'ganiser dans ces régions, encore imparfaitement connues, une expédition scieuti- lique, et, au commencement de l'année dernière, ils furent chargés dïiue Mission par le Ministère de llnstruction publique. Ils s'adjoignirent M. A. deMortillet, professeur à l'Ecole d'Anthropo- logie, i)Our la partie ethnographique et préhistorique ; M. G. Courty, naturaliste du Muséum, pour la géologie; M. J. (iciLLAUME, attaché au service de M. Bertillon, pour l'anthropologie et l'anthropomé- trie; j'étais moi-même chargé des études zoologiques, botaniques, limnologiques et médicales. Partis de Bordeaux le 3 avril 1903, nous arrivons à Buenos-Ayres le 23 avril. Là, M. de Créqui s'adjoint M. Boman, qui faisait précé- demment partie de la Mission Nordenskjolu, et le charge de recueillir des observations et des matériaux d'étude dans la région de Salta, au nord de la Bépublique Argentine. Nous quittons Ikienos Ayres le 2 mai, traversons l'Argentine, puis la (Cordillère et arrivons à Valparaiso le 6. De là, nous remontons la côte du Pacilique jusqu'au petit port d'Antofagasta, qui était autrefois le seul port bolivien et qui appartient maintenant au Chili. A ce moment, les membres de la Mission se séparent. MM. de Créqui et de Mortillet, après avoir |)assé quelque temps au Chili, parcourent le sud-est de la Bolivie; M. Colrtv, explore la région volcanique du San Pedro et la région de Lipez, tandis que je i)ars le 18 mai, accompagné de M. Guillaume, i)Our les hauts-plateaux boliviens. Le 20 nous arrivons à Pulacayo, |)remière étape de notre voyage. Le 2 juin je me dirige sur Pazna, petit village voisin du lac Poopo, avec M. Guillaume et M. Bastide, ([ui devait m'aider à faire (pielques levers topographiques et qui m'a suivi })endant tout le reste de mon voyage. Nous explorons le lac et ses environs du SÉANCK l>|- :>:\ IKVlilKU 1901 83 î au l.'i juin (I). Nous revenons alors à l^iilacayo, où nous séjour- nons (|nel(|ne lemps. et le :i() juin nous i)ailons pour Oruro, La l'az et le lac Tilicaea. Tu lelard dans l'arrivée de mes bagages me force à rester à [.a Paz une dizaine de jours, et je ne puis me mettre en route pour le lac que le 13 juillet. Je in'inslalle tout d'abord à Chililaya, où pendant liuit jours j'explore le Petit lac avec un canot qui ne me permet la il pas de m'aventurer aussi loin que j'aurais voulu. Le 20 juillet je reviens à La Paz et, dès le lendemain, je pars pour Huaciui autre port du lac Titicaca. Là m'attendait un petit vapeur, appartenant à la Compagnie des chemins de fer du sud du Pérou, le Yavari, à l)()rd duciuel j'ai exploré le Grand lac. Cette croisière dura dix jours et le 2 août j'étais de retour à Huaqui. J'y retrouve M. de Mortillet, et nous allons ensemble passer trois jours à Copacabana, au moment d'un pèlerinage célèbre, où les Indiens viennent en foule de dilïérents points du Pérou et de la Bolivie. J'accompagne alors M. de Moutillet à ïiahuanaco, où nous relevons, avec M. Bastide le plan du monticule d'Acapana et celui des alignements voisins. Nous revenons alors à La Paz, puis à Pulacayo, où nous avions fixé notre rendez vous général. Je quitte Pulacayo le 1''^ septembre et le 10 je m'embarque à Antofagasta pour reprendre le chemin de l'Europe. Pendant ces quatre mois de séjour en Bolivie, j'ai surtout étudié les lacs des hauts-plateaux, le I^oopo et le Titicaca; j'y ai fait de nombreux sondages (environ 200 dans les deux lacs); j'ai pris la température de l'eau à la surface et à dilïérentes profondeurs; j'ai mesuré sa transparence etc. Pour la pêche, je me suis servi de dilïérents engins : drague, nasses et tilet fin; j'ai employé aussi plusieurs fois la dynamite, qui n'a réussi, que dans les endroits peu profonds. Les principaux résultats de ces recherches vont paraître pro- chainement dans La (reo//ra/)/«e; je me contenterai de donner ici quelques renseignements zoologiques. Quelques mots de Zoologie. Mammifères. — Ruminants. — M. de Créqui-Montfort, à son arrivée en Bolivie, organisa une chasse dans la région des hauts plateaux située entre Pulacayo et Yura, à plus de 4000 mètres d'altitude. Le résultat fut tout à fait satisfaisant et nous procura (1) La Géographie, Vil, n^ 3, lij septembre 19U3, p. 1(31 et 162. Bull. Soc. Zoll. de Fr., 190i. xxix — 8 84 SÉANCE DU 23 FÉVRIER lOO'î deux Venados. appelés Taroucas par les Indiens quichuas, et cinq Vigognes, sans compter quelques Viscachas, un Condor et dautres Oiseaux. Le Tarouca (Furcifer antinensis) est un Cervidé, qui semble se cantonner à une assez grande altitude. Il est plus petit que notre Cerf commun (Cervus daphm) et sensiblement plus grand que le Chevreuil de nos pays [Cermis capreolus); il dilïère également du Cerf de l'Uruguay et de la pampa argentine (Cerms campestris). Les deux exemplaires tués sont des mâles. FiG. 1. — Jeune Vigogne. {AucUeitia uicunna). La Vigogne [Auchenia vicunna) (lig. I ) est encore assez commune en Bolivie. Ou rencontre rarement ces animaux isolés, le plus souvent ils vont par troupes de cinq à vingt composées de femelles et dun seul mâle. Si, comme nous avons eu l'occasion de le remarquer dans noire cliasse, on tue d'abord le mâle, les femelles ne prennent pas la fuite et on peut les exterminer toutes les unes après les autres; si au contraire on tue d'abord une femelle toute la bande s'enfuil. Lorsque les jeunes Vigognes duu tioupeau sont capables de se nourrir seules, les femelles suivent toujours leurs mères, SKAXCF ni: 2.3 fkvrif.k Iî)!)'! s:; mais lt'> jfiiiics iiiàlrs soiil chassés cl se l'asscinhlciil alors cii l'or- inaiil des trou])caux parfois fort nombreux; c'est ainsi qu'on peut rencontrer des l)aii(lcs de plus de deux cents individus, composées exclusivcmciil (\(> màlcs. |Les ,'plus âgés de^ces mâles s'attaquent à ceux (|iii possèdeiil nu Ironpcan de femelles, et, s'ils sortent vain- queurs (le la lutle, ils deviennent à leur tour chefs de bande. Le Ihianaco {.[iirhoiia hiKUtaco) (fig. 2] est plus grand que la Vi- FlG. Jeune Huanaco. (Aiichcuia kuiuHuui) gogne et sa laine est également rechercbée. Cet animal est pour certains auteurs la souche du Lama domestique. Carnassiers. — Le Puma {Felis concolor) monte à une altitude de plus de 4000 mètres, et M. de Crkqli en a vu des traces aux envi rons de Yura. 11 eu rapporte un exemplaire provenant de régions plus basses. Rongeurs. — Les Viscachas [Lagostomus trkhodaciglus) sont des animaux très communs en Bolivie; il en est de même des Chinchil- 86 SÉANCE DC 23 FÉVRIER 1904 las, mais il est Ijeaiieuup plus facile de se procurer leui- fourrure que d'obtenir l'animal entier ou vivant. Les habitants du pays prétendent qu'il y a des métis de Viscacha et de Chinchilla, mais je doute fort de l'existence d'un semblable croisement. On trouve deux espèces dans la région des Andes : CkinckiUa laniger ou Erio- mys laniger et C bremcaudala ou E. cliinchilla; la première possède une fourrure plus réputée. Il existe encore dans la puna (l) un autre petit Rongeur, que les indigènes appellent à tort Lapin {Conejo), et qui n'est autre qu'un Cobaye sauvage. M. (1. Grandidier a bien voulu me le déterminer, c'est Kerodon bolmensk. Edentés. — Les Tatous, en espagnol Armadillos, sont très ré- pandus dans toute l'Amérique du Sud. Sur les hauts plateaux j'ai recueilli une espèce appelée vulgairement Quirqumcho en Bolivie et dans le nord de l'Argentine et l*eludo en Uruguay ; c'est sans doute Dasypus rillosus. Je raj)porte également une autre espèce, qui habite des régions moins élevées, particulièrement l'Uruguay et l'Argentine, où on la désigne sous le nom de Midita ; c'est une espèce comestible. Enhn M. de Mortilleï a recueilli dans son voyage à Tarija, une sorte de Fourmilier, dont l'odeur repoussante est excessivement pénétrante; on lui donne dans le jjays le nom de Zorrino. Animaux domestiques. — Le Lama, en espagnol la Llama (Auche- nia lama), est en Bolivie la bête de somme par excellence; on se sert surtout du mâle pour porter de légers fardeaux mais on uti- ise aussi sa laine, sa chair et même ses excréments (taquia), qui sont presque l'unique combustible employé dans ces régions. C'est ce qui fit dire à un voyageur, auquel on servait un mauvais repas sous prétexte qu'il n'y avait pas assez de taquia : « Maudit pays, où il faut que les Hommes attendent pour manger que les bêtes aient digéré! » L'Alpaca (Aucheuia paco) est aussi un animal exclusivement domestitjue; il est souvent mêlé aux troupeaux de Lamas et se croise facilement avec ces derniers. Sa laine est très estimée. Les Anes et les Mulets sont aussi très employés; ils semblent bien acclimatés à l'altitude, il n'en est pas de même des Chevaux; ceux qui ont été importés du Cliili peuvent vivre sur les hauts plateaux, mais ils sont baaucoup plus sujets à la puna (|ue les Mules. De plus ils se reproduisent dillicilement et le Poulain meurt en général peu de temps après sa naissance. 11 existe cej)en- (1) Au Pérou, on appelle puna la région des hautes plateaux comprise entre les deux cordillères. On désigne égaleuienl sous ce nom le mal de montagne. SRANCF, T>V !23 FKVRIFR 1904 87 daiU uiu! race de petits Chevaux, (|iii sonl [)lus résislants et peuvent se iieri)étiier; (in Ic^ apix'llr dans le pays : SuTiichns. Les B(rufs et les Moulons sonl i-rnéralement rliétifs et les races les plus pures, importées en Bolivie, y ont rapidement déf^énéré. Ajoutons (|ue les Poi'cs sont très nomlireux, ainsi que les Cobayes, qui pullulent dans toutes les habitations. Oiseaux. — Les Oiseaux des hauts plateaux sont beaucoup plus nombieux qu'on ne sei'ait Iculé de le croire; ils appartiennent à tous les ()rdr(>s. même, à celui des (^oureui's, car le Nandou (Rhcaamericana) très répandu dans la pampa aigentine, se retrouve encore à une assez i?rande altitude. Palmipèdes. — I^es Oiseaux d'eau sont très variés et très abon- dants; la plupart ne sont pas farouches et il est facile de les approcher et de les tuer. Aussi, pendant mon séjour sur les bords du lac Poopo et du lac Titicaca, j'ai pu en préparer un grand nombre : ce sont des Oies sauvages (Hnmjaîas), plusieurs espèces de Canards et de Sarcelles, des Cormorans, des Flamants, des Mouettes (Gaviotas), des Grèbes, des Plongeons, etc. Échassiers. — J'ai recueilli également quelques Échassiers : des Ibis, deux espèces de Hérons, dont l'une est appelée par les Indi- gènes Pajaro bobo, une sorte de Bécassine (Clwrloj et un Vanneau appelé dans le pays Leque-Leque, qui est à peu près de la taille d'un Bamier et armé d'éperons aux ailes. Les Gallinacés sont représentés par plusieurs espèces de Perdrix, et les Colomhim sont assez variés; les uns sont de la taille du Bamier et de la Tourterelle, les autres, beaucoup plus petits, sont désignés par les habitants sous les noms de Palcmbitas et Tortoritas. Grimpeurs. — J'ai trouvé une sorte de Grimpereau et un Pic a,ppelé dans le pays IJaqua-Llaqna . M. de INIortillet m'a rapporté de la région de Tarija un certain nombre de Perruches; j'en ai moi-même rencontré aux environs de Pazna à environ 3700 mètres d'altitude. Passereaux. — Les Oiseaux-Mouches sont assez rares sur les hauts plateaux, mais on y rencontre une grande variété de Passereaux : Pajaro ckl spirito, Pajaro de riento, Picincare, Amaril- lito, etc. J'ai conservé la plupart de ces Oiseaux tout entiers dans l'alcool; c'est un excellent procédé très recommaudable aux voyageurs, qui n'ont pas le temps de préparer les peaux sur place. En effet tous ces Oiseaux ont été montés et sont dans un état parfait de conservation. Rapaces. — Sans parler du t^ondor (Sarcorhamphus gnjpJms), 88 SÉANCE DU 23 FÉVRIER 1004 dont la patrie est la Cordillère, nous avons recueilli un certain nombre d'Oiseaux de proie de plus petites dimensions. Reptiles et Batraciens. — A Chililaya, sur les bords du lac Tilicaca. j'ai récollé dilïérenles es|)èces de Lézards et de Grenouilles; je n'ai pas trouvé d'Urodèles, qui. dit on. n'existeraient ]ias sur les hauts i)lateaux boliviens. Ces animaux sont au laboratoire du professeur Vaillant, entre les mains de M. Mocquart. Poissons. — Les Poissons que j'ai péchés dans les lacs des hauts plateaux ont été déterminés par M. le D^' Pellegrin (I). Dans le lac Poopo. je n'ai recueilli qu'une seule espèce de petite taille, (lui est une variété d'Orestias Agassizi; elle s'y trouve en grande quantité. Dans les affluents de ce lac. j'ai rencontré, en com- pagnie de cette espèce de jeunes TricJiomyctervs dispar. J'ai rapporté du lac Titicaca plusieurs espèces; deux d'entre elles apjjartiennent à la famille des Siluridés, ce sont : Trichomycterm dispar, auquel les Indiens donnent le nom de Suche, et T. 7'irvlatns, qu'ils appellent Mauri. Ces Poissons semblent se cantonner dans le Desaguadero, cours d'eau qui réunit le lac Titicaca au lac Poojjo; leur chair est assez réputée. Les autres rentrent dans la famille des Cyprinodo7itidés, ce sont : Orestias Pcntkmdi, ai)]ielé }lG(ja par les indigènes, espèce assez commune et comestible; 0. Agasshi; 0. aUms, 0. luteus, désignés sous le même nom de Carache; enfin 0. Neveui, espèce nouvelle. Tous ces Poissons sont péchés par les Indiens, aussi bien sur les côtes du Pérou que sur celles de Bolivie. L'Indien pèche de sa baha, embarcation construite exclusivement avec des Totoras. sorte de Roseaux communs sur les bords du lac, et il se sert d'un long bâton terminé ])ar un trident, à laide duquel il pique les Poissons, qu'il est très facile de voir sur la vase de fond, même à cinq ou six mètres, à cause de la transparence de l'eau. Enfin, pendant mon court séjour à Antofagasta, je me suis pro curé un certain nombre de Poissons du Pacifique, qui sont encore à l'étude. M. Pellegrin en a déjà reconnu quelques-uns apparte nant aux genres Elinus, Salarias et Microlepidotus. Mollusques. — Je les ai remis au professeur Joubin, qui a bien voulu les confier à des spécialistes. Une partie des Mollusques, que j'ai recueillis sur la côte chilienne du Pacilique, à Caldera, à Guyacan et aux environs d'Aiitofagasta, ont été déterminés par M. Lamy, ce sont : FissureUa punctatissimaj F. Cumingu, F. latcmar-- (1) J. Pellegrin, Noie sur les Poissons des lacs Titicaca ot Poopo. Bulletin de la Société Zoologique de France, XXIX, 23 iéxrier 1904, p. UO. SÉANCE DL 23 FÉVRILK 1904 89 qinata, F, moxima, F. pivla, F. crassa, F. limbaia, Acmœa patina, A. viridula, Scurria zonata, S. fucicola, Turbo nUjer, Neomphaliiis luctKosus, .V. atci\ .Y. curi/dnipliahis, y. iridoilalns, Trilon rudis, T. (•())iccll(iliis, Tfoplioii .idiillidsidind, Tiirrilclla ciiii/idala, CabjptriEa radians, 01 ira jimn-iana. CdiichoU'jias jierurianus, Mudiula purpu- rata, etc. J'ai rapporté dans lalcool quel(|ues uns des Mollusciues précédentsel un Cliilon de 1res i^raude taille. Le seul Céphalopode, ipu' j'ai rencontré à Antofagasia, a été déleiminé par M. Jol'bin, c'est Octopus, fontaniamis. .lai recueilli en outre un certain nombre de Mollus(jues terres- tres et d'eau douce ; ils sont actuellement entre les mains de M. Ha VA Y. Crustacés. — Ils proviennent tous des lacs des hauts plateaux et ont été recueilli soit dans mes pèches au lilet lin. soit sur les plantes aquatiques (jui tapissent une partie du tond des lacs. Leur étude est à peine commencée. Arachnides. — .le signale simplement la présence de Scorpions et de Mygales, dès qu'on s'éloigne un peu des régions élevées. Insectes. — Les Insectes ne sont pas nombreux dans le pays, que j'ai parcouru, surtout à cette épotjue de l'année, où le froid est très vif; je rapporte néanmoins quelques espèces des hauts pla- teaux. D'autres espèces, provenant des régions tropicales de la Bolivie m'ont été gracieusement otl'ertes par M. G. Stadler, vice- consul de Belgique à La Paz. Dès qu'on s'éloigne des endroits élevés, on est assailli par un Diptère bien connu par ses ravages dans l'Amérique du Sud, la Chique (SarcopsyUa penetransj ; cet Insecte porte dih'érents noms suivant les pays; on l'appelle en Bolivie Inique ou Suthi. M. de Créqui m'a rapporté des régions chaudes une grande Réduve, dé- signée dans la contrée sous le nom de Vinchuga. Elle s'attaque à l'Homme et le pique violemment. Vers. — .l'ai recueilli aux environs de Paziîa des Lombricides, dans le lac Titicaca quelques Hirudinées, enfin j'ai trouvé, dans l'intestin de divers Oiseaux et de dift'érents Poissons, des Cestodes et des Xématodes, que je n'ai pas encore déterminés. Echinodermes, Cœlentérés, Spongiaires. — Ces em- branchements sont représentés par dilïérentes espèces du Pacifi que. péchées à mon passage à Antofagasta. l'ne Astérie, très abon- dante dans les rochers, a été déterminée par M. Richard, au labo- ratoire du professeur JouBiN, c'est Heliaster helianthus. 90 SÉANCE DU 23 FÉVRIER 1904 MISSION G. DE CRÉQUI-MONTFORT ET E. SÉNÉCHAL DE LA GRANGE. NOTE SUR LES POISSONS DES LACS TITICACA ET POOPO PAR LE D' J. PELLEGRIN La mission scientifique _française dans l'Amérique du sud dirigée par M. M. G. de Créqui Montfort et E. Sénéchal de la Grange à laquelle notre excellent collègue le D"" NEVEU-LEMAmE était attaché comme naturaliste a recueilli une foule de matériaux zoologi([ues du plus grand intérêt, qui sont en ce moment à létude et doivent figurer à l'Exposition du palais du Trocadéro, Les Poissons récoltés dans les lacs des hauts plateaux péruviens et boliviens, feront l'objet de cette note préliminaire. Ils proviennent du lac ïiticaca même (altit. 3,812 m.), du lac Poopo (altit. 3,694 m.) et de son afïluent le Rio de Pazna et de la lagune d'Asco- tan (Chili) (I). La faune ichtyologique de régions si élevées est forcément très pauvre, mais si le nombre des espèces citées ici est relativement restreint, en revanche chacune d'elles est représentée, en général, par uue (|uantité considérable de spécimens en parfait étal qui permettent de faire des observations fort utiles sur ces formes assez peu connues. Les Poissons rapportés par la mission appartiennent à deux familles, celle des Siluridés comprenant deux espèces du genre Trichomycteriis de Valenciennes, et celle des Gyprinodontidés six espèces du genre Orcstias. Ce dernier extrêmement curieux, mérite une mention spéciale. 11 est spécial aux lacs les plus élevés de l'Amérique méridionale et fut créé par Valenciennes (2) qui tira son nom de celui d'une nymphe des montagnes (3), afin, dit il, de (( rappeler par cette dénomination que ces Poissons habitent les hautes montagnes. » Il est surtout caractérisé par l'absence complète de nageoires ventrales, rap|)elant ('(> ([ni se i)asse chez les TelUa (\e?, étangs alpestres de l'Allas africain. En 1840, dans ['Histoire des Poissons Valenciennes (4) tait déjà (1) Les I^oissons i)r(iv('n;)nt de la lagune d'Ascostan ont (Hé recueillis par M. G. CouRTY, géologue (le la .Mission. (2) Institut, VII, 1839, p. 118. (3) 0/5î7Tt'/r, nymphe des montagnes. (4) Clvier et V.M.KNCiENNKS, Hisl. nal. Poiss. \\ III, I8i(i, p. 221. SKANCK nr 2*î I Kviui u lOOi 91 connaître 9 espèces d'Orestia^. Du premioi- coup il infliqucles l'ornies principales du f^roupe et la révision des exemplaires lypes api)artenant à la collection du Aluscuni d'histoire naturelle de Paris nie semble nionlrer (juils pcMivcnt tous être conservés à l'exception toutefois de ['OrcKlias HiimbohUi qui paraît être ])asé, à la fois, sur des jeunes de 10. Cuvieri et de VO. Pcnllaudi. Cependant (îunthhh dans son Catalogue (1) ne maintient que six de ces espèces, faisant aussi tomber en synonymie l'O. Tscliudii dû à Castelnau (2), en 18od. Trois espèces décrites par Cope (3), en 187G, ne paraissent pas pouvoir être conservées. En 189."), Garman (4), dans sa remar- quable monographie des {-yi)rino(lontidés, admet 10 espèces dans le genre Orestias, parmi lesquelles trois nouvelles. Enfin tout récemment Boulenger (5) décrit une forme inconnue du lac Ti râpa ta. 1. Trichomycterus dispar Tschudi. 10 spécimens adultes de 3.y'" environ. SncJie : lac Titicaca. La coloration de ces animaux est assez variable. Tantôt sur un fond grisâtre il y a une foule de ponctulations ou de vermicula lions foncées, tantôt sur un fond très sombre de multiples points ou vermiculations clairs, enfin parfois la teinte est presque uniformé- ment grisâtre ou brunâtre. 20 spécimens moyens de 15 à 20"™. Mauri : lac Titicaca. Ces Poissons répondent parfaitement à la figure du T. pictiis. donnée par Castelnal' ((J) d'après un exemplaire de dimension iden- tique (le*^"'"). 2. Trichomycterus rivulatus Cuv. Val. 16 spécimens de 4 à 9'^'". Mauri. liio de Pazna (Lac Poopo). Je crois pouvoir ramener à cette espèce de Valenciennes ces exemplaires qui ne parviendraient jamais à une taille bien consi- dérable. L'un d'eux, en efi'et, mesurant 9'="\ de longueur est une femelle contenant déjà des œufs inégalement développés et attei- gnant jusqu'à 1 mm. de diamètre. Voici la formule des rayons des nageoires : D. 9; A. 7; P. 9; V. 5. (1) Cat. Fish. VI, 1866, p. 328. (2) Anim. Amer. Sud, Poiss. 1855. p. 51, pi. 27, fiij. 1. (3) J. Ac. Philad. VIII. p. 18;i-187. (4) Mem. .Mus. Conip. Zoûl. Harv. Collogp. XI.X. X" 1. p. 145. (o) Ann. Mag. N. H. (7) X, 1902 p. 153. (6) Op. cit. p. :jO, pi. 24, flg. 2. 92 SÉANCE DU 23 FÉVRIER 1904 La longueur de la tète est égale à la hauteur du corps qui est contenue 4 fois 1/2 à 5 fois dans la longueur (sans la caudale). La coloration est assez changeante. En général, sur un fond jaune orange on voit de grandes maculatures foncées, irrégulières, très rapprochées surtout antérieurement où elles arrivent à se con- fondre plus ou moins. Le ventre est blanc jaunâtre. La dorsale et la caudale sont parfois légèrement ponctuées, les autres nageoires uniformément claires. 3. Orestias Pentlandi, Cuv. Val. 21 spécimens adultes de 20^"" environ. Boga : lac Titicaca. Chez la femelle l'ovaire est unique, portant seulement antérieure- ment une trace de division médiane. Sur un spécimen de 20"^™, le diamètre des œufs dans l'ovaire est de l™'" 1/2 à 2'""'. 4. Orestias Tschudu, Cast. 3 spécimens de IT^"». IS'-m et 20'^™. Carache : lac Titicaca. Ce sont des adultes mais les produits génitaux ne sont pas en- core arrivés à complète maturité. Les nombres de ces exemplaires sont les suivants : D. I0-I6; A. l(i 17; L. long. 33-34 (1); Br. 16-17. La coloration est uniformément noirâtre sur le dos et les flancs; le ventre est blanc jaunâtre; les nageoires ne sont pas ponctuées, elles sont grisâtres ou blanchâtres. Bien que ÏO. Tscfnidii ait été ramené par Gunther à l'O. Oiceni et par Garman à 10. Agassizi, je crois néanmoins qu'il peut être séparé de ces deux espèces. 11 présente, il est vrai, avec cette dernière les plus étroites afTinités, mais l'on trouve déjà des œufs chez des spécimens d'O. .l^a.s-.s/-/ de gcm 1/2, ce qui semble devoir faire rejeter rhyi)othèse suivant laquelle ceux ci ne seraient que les jeunes de l'O. TscJwdii de beaucoup plus grande taille. De plus (fuelques autres petits carac- tères me semblent encore justifier cette distinction. Voici d'ailleurs les nombres relevés par moi sur les trois spécimens types d'O. Tschudii mesurant 14 à W^^ et dont la livrée est uniformé- ment sombre : D. l.'i; A. 17; L. long. 33-34; Br. 16-17. Voici ceux des deux exemplaires types dO. Agaasizi mesurant 9*^'" 1/2 et pro venant du ruisseau de Corocoro : D. 15; A. 14-16; L. long. 30-31; Br. 14. (1) Les écailles en ligne longitudinale sont comptées par moi seulement à par- tir de la rangée qui se trouve au dessus de la fente branchiale. sÉANt^i: DU 2'-\ iKvuiF.n 1004 93 0. Orestias Agassizi, Ciiv. Val. La coloration très bien conservée des spécimens rapportés par la mission de Chkqii me pei nid de distinguer quatre variétés principales : Yar. inornata var. nov. \2 spécimens de 7'"' à 1 1'"'. Carache : lac Tilicaca. La livrée est à peu près uniforme (1), la teinte générale brunâtre ou jaunâtre parfois assez clair. Le dessous de la tête et le ventre sont blanchâtres, la dorsale et la caudale ne sont pas ponctuées. 2 spécimens de G et 7 "". Lac Poopo. Je crois devoir faire rentrer dans cette même variété ces deux exemplaires du lac Poopo, (D. 14; A. lo-lO; L. long. 30), dont la coloration, d'après une a(|uarelle que M. Nevel-Lemaire a bien voulu me communiquer, est uniformément verdàtre sans aucune ponctulation aux nageoires. Malgré sa petitesse (7^^™) l'un des indi- vidus est une femelle à œufs mûrs. M. NEVEu-LEMAmE l'a capturée en train de pondre et a même recueilli les œufs d'un diamètre de 1mm 1/2 environ. Ce fait très intéressant semble justifier la dis- tinction entre l'O. Tsclwdii et VO. Agassizi. On remarquera toutefois que malgré les faibles dimensions de l'animal qui les produit, les œufs ne sont pas sensiblement ditïérents comme diamètre de ceux des grandes espèces. La variation doit donc porter sur le nombre total des œufs non sur leur volume. 2 spécimens de 6^™ 1/2. Rio de Paziia. Ces exemplaires sont absolument semblables aux précédents. L'un d'eux a aussi un ovaire rempli d'œufs mûrs. Var. typica xav. nov, 13 spécimens de 7 à IP^. Carache : lac Titicaca. 1 spécimen de S*^^. Lagune d'Acostan (Chili). La coloration générale est la même que dans la variété précé- dente mais la dorsale et la caudale sont finement ponctuées et la ligne noire horizontale étendue le long des flancs est nettement visible surtout sur le pédicule caudale. Le nom de la variété provient de ce que la livrée se rapproche de celle des types de lespèce, provenant du ruisseau de Corocoro. (1) Il existe cependant parfois des traces plus ou moins nettes d'une ligne lon- gitudinale foncée s'étendant de l'opercule k l'origine de la caudale. 94 SÉANCE DT' 23 FF.VRlErî 1904 Var. Senechali, var. nov. 14 spécimens de Ocm à T^m 1/2. Carache : lac Titicaca. La teinte iiénéiale est toujours la même que dans la var. typica, mais de plus sur le dos on voit apparaître au dessus de la ligne longitudinale devenue extrêmement nette, une dizaine de grandes taches foncées irrégulières. 2 spécimens de oo"" et G^m. Rio de Pazfia. Le grand est une femelle à œufs mûrs, ce qui prouve que cette variété peut être séparée de la première puisqu'on trouve dans les mêmes régions ces deux formes représentées par des individus de même sexe et de dimensions analogues. Var. Crequii, h' var. nov 6 spécimens de "f^^ 1/2 à 7' m. Carache : lac Titicaca. 11 y a de nombreuses petites taches foncées disposées sur 3 à o rangées longitudinales et parallèles assez irrégulières sauf celle correspondant à la ligne médiane où les taches sont assez rap- prochées et parfois même confondues. La dorsale et la caudale sont naturellement ponctuées, les pectorales et l'anale blanchâtres. Je dédie bien volontiers cette belle variété ainsi que la précédente aux chefs de l'expédition française dans l'Amérique du Sud. 33 spécimens jeunes de S'^^ à IV"". Carache : lac Titicaca. Ces jeunes rentrent dans les deux variétés précédentes. La colo- ration offre d'ailleurs des difïérences individuelles remarquables et les formes mixtes sont assez fréquentes. 6. Orestias albus. Cuv. Val. 4 spécimens adultes de 15, 16, 17 et IS^m. Carache : lac Titicaca. Chez les femelles l'ovaire est unique. Les œufs à divers stades de développement mesurent au maximum l'^i"' 1/2 à 2ni"i de dia- mètre. Dans tous les exemplaires, î\ y a de chaque côté un vaste espace nu sur le dos, comme dans les deux spécimens types de Valexciennes qui mesurent respectivement lo' ^ 1/2 et 18 centi- mètres et dont les formules sont les suivantes : I). 14; A. 14; L. long. 31 ; Br. 12. Ces chiffres s'écartent un peu de ceux relevés par moi sur le plus giand exemplaire rapporté par l'expédition de Créqli, mais qui ne justilienl pas à mes yeux une distinction spé- cifique : D. 17; A. 17; L. hmg. 33; Br. IL 1 spécimen jeune de 4'"i; lac Titicaca. SÉANCK Dr 2.'\ FKVIMKIi lllO'i il.") 10 s|)L'ciineus de M à (i '". I.aguue d'Acoslaii ((^liili). Sur ces loiil jeunes exeiiii)laii'es, que je crois pouvoir i;ini('uei'à VO. albtis. ou conslale déjà que les lianes et le pédieule eaudal soul uelteineul écailleux, mais qu'eu revanche le dos i)arall nu, comme le ventre ce qui seinblei'ait indiquer que la i)résence ou lahsence d'écaillés dans ces régions est un caractère réellement s|>écilique puisqu'elle se manifeste dès le plus jeune âge. 7. Orestias Neveui, uoa-. sp. Aspect général d'-O. aWus C. \'. Corps court, ramassé, comprimé sur les côtés; sa hauteur comprise 'S fois dans la longueur (sans la caudale). Tête large, anguleuse, aplatie au dessus; sa longueur contenue 2. fois 1/2. dans celle du corps. Museau large, environ aussi long que l'oeil. Mâchoire inférieure proéminente en forme de sabot. Bouche grande, presque verticale, sa largeur faisant environ la 1/2 de celle de la tète. Fente buccale étendue plus bas que le bord inférieur de l'œil qui est compris 5 fois dans la longueur de la tête, près de 2 fois dans l'espace interorbitaire. D^nts coniques assez peu nombreuses et moins fortes que dans 0. Cuvieri. C. V. Branchiospines courtes, plus ou moins ramiliées au nombre de 12 à la ba^e du premier arc branchial. Écailles granuleuses surtout antérieurement, celle-; de la tète et de la nuque plus grandes et à granulations plus denses. Dos complètement écailleux, aucun espace nu comme dans 0. albus G. V. de chaque coté de la série écailleuse vertébrale. Ventre nu. Dorsale peu élevée commBuçant à égale distance de la fente operculaire et de l'origine de la cau- dale. Anale opposée à la doi'sale mais débutant un tout petit peu plus en arrière. Pectorale courte, arrondie faisant les 2/o de la tète. Tète et dos d'un brun violacé avec une partie des écailles jaune, surtout postérieurement. Ventre blanc. Nageoires grisâtres, uni- formes. D. lo; A. 17; P. 2[; L. long. 32; Br. 12. Longueur 125 + 25 = 150 millimètres. Lac Titicaca. Cette espèce vient se placer entre 0. albus C. V. et 0. luteas C. V. Elle est surtout voisine de la première djnt elle se distingue par la présence d'écaillés sur toute la surface du dos. Elle corres- pond assez à la ligure donnée par Cuvieu et Valencie.vnes pour VO. albus, mais celle-ci est inexacte car chez les types que j'ai examinés il existe un espace nu de chaque côté du dos ainsi d'ailleurs que Tindique Valenciennes (1). (l) Clviek cl. Valenciennes. m^t. Pois:<. XVllI. lyili p. 2i'3 cl pi. ")j7. 96 SÉANCE DU 23 FÉVRIER \90\ (( Une rangée de boucliers impairs non iinl)ri({ués est inégalement espacée sur le dos. Au-dessous de chaque côlé est un large espace nu. » La bouche plus grande, verticale, très développée permet aisé- ment de distingner 10. Neveui de 10. luteini où toutefois le dos est aussi toujours complètement écailleux. ainsi que j'ai pu le constater sur la belle série de spécimens rapportée par la mission et sur le tj'pe de Clvier et Yalexciennes. Je me fais un plaisir de dédier cette espèce à mon excellent collègue et ami le D"^ Neveu-Lemaire qui a recueilli des matériaux ichtyologiques si intéressants dans la région du Titicaca. 8. Orestias luteus Cuv. Val. 18 spécimens adultes de 13 à 16°"\ Carache : lac Titicaca. L'ovaire est unique. Chez une femelle je trouve dans celui-ci des œufs à divers degrés de développement; les plus gras mesurent 2mm (Je diamètre. Le dos est toujours complètement écailleux. Les écailles de la tète et de la nuque sont très fortement grenues chez ces adultes. Sur quelques exemplaires non encore tout à fait décolorés on voit que le ventre devait être d'une belle couleur safran justifiant l'épithète de luteus de Valenciennes. 1 spécimen de 8"^"i 1/2 : lac Titicaca. Chez ce jeune individu, les granulations des écailles sont extrê mement faibles et peu nombreuses même sur la tête. Addenda. Par suite d'un oubli rogrettable it na pas été rendu compte, dans le procès-verbal de la onzième Assemblée générale annuelle, de la réunion qui s'est tenue le mercredi 24 à deux heures au laboratoire de Parasito- logie de la Faculté de Médecine. M. le professeur Bugnion, de Lausanne, y a présenté les préparations microscopiques se rapportant à sa commu- incaliou de la veille; M. Brumpt a montré des |)réparations du Trypano- some de la maladie du sommeil; M. ItoBERT une série très complète de reconstructions de coupes, moulées en plâtre et démontables, représentant les premiers stades de la division du Troque; cnlin M. de Beauchamp a présenté des Vorlicelles et différents animalcules tixés par les vapeurs d'alcool. 97 Séance du S mars i90i PRÉSIDENCE DE MM. IIKKOUARD, PRÉSIDENT ET TROUESSARD, ANCIEN PRÉSIDENT. MM. Blanchard et Hérubel s'excusent de ne pouvoir assister à la séance. M. le Président adresse les félicitations de la Société à M. le pro- fesseur JouBiN nommé commandeur de l'ordre de Sainte-Anne de Russie et à M. leD^ Fockeu, nommé professeur de matière médi- cale et botanique à la Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Lille. MM. CouPEY, Dambeza, Debreuil, Lamy, Landrieu, présentés à la précédente séance, sont proclamés membres de la Société. MM. Dambeza et Grèban se font inscrire comme membres à vie, M. le Secrétaire général donne lecture de deux lettres de MM. P. ViAX et Y. Délace, remerciant des témoignages de sympa- thie cjui leur ont été adressés à l'occasion de l'assemblée générale. M. HÉROUARD fait une communication sur la théorie de la pentasomsea. M. le D^ TrouessartIc remplace au fauteuil présiden- tiel. M. le professeur Joubin fait le récit détaillé de sa contribution à l'exposition d'hydrobiologie de Moscou. Il fit une vaste exposition des produits maritimes commerciables des côtes de Bretagne, ce qui lui valut la grande médaille d'Honneur et la récompense pour laquelle il a été précédemment félicité. Ouvrages offerts : A. L. Herrera, Comision de Para^itologia agricola, circular m'im. 1, 2. 3, 4, nov. déc. 1Ç)0.3, janvier 1904. L. Maggi, Intorno al profrontali dcgli iltiopsidi e sauropsidi. Reudiconti del. R. Ist. Lomb. di se. e lett., (2), XXXVI, p. 905-918, 1903. K. MôBius, Die Former», Farben und Rewegungen der Vôgel, âsUielisch betrachtet. Seiz-ber. der Konig.-preuin. Akad. der WisseiiiicliafteH, p. 270- 281, 1904. Ch. W. Stiles, Report upon the prevalence and géographie distribution of Hookworm disease (Uncinariasis or Anchylostomiasis) in the United states 98 SÉANCE DL- 8 MARS 190i (seconde éilition). Hygienic Laborutury — ikilletin iv lU, in 8' de 122 p., february 1903. Séances tenues à La Haye du 27 juin au 4 juillet 1902 avec participation des délégués et des experts du gouvernement inijiérial de Russie et du gouver- nement des Etats-Unis d'Amérique sur la convocation de l'arbitre dans le dill'érend relatif à la saisie par des croiseurs russes de bâtiments américains dans Ja mer de Behring en 1891 et 1892. St-Pétersbourg, in-S" de 72 p., 1 carte, 1903. (Ollert par M. E. Bla.xc). E. ÏKOL'ESSAKT, Acaricns (Trombididae, Eupopidae, Gamasidae). ExpédHion antarctique belge. Résultats du Voyage du S. Y.Belgica, Zoologie, in-4° de 11 p., 1 pi., 1903. Ouvrages offerts par le professeur R. Blanchard : L. C.\MEH.\NO, Ricerclie intorno alla ïalpa roaiana e ad altre forme di ïaljje eu- rbpeae. Memorie délia Re aie Acadeniia délie Scienze diTorino, (2), LIV, p. 81-128, 1 pi., li)03. .1. Chai.ne, Relations du digastri(iue. Bibliograpliie anat()iiti(j}ie, XII, p. 143 li6. Id, Nouvelle contribution à l'étude du diijastrique. C. R. Soc. lUol., L^'I, p. 47- 48, 1904. G. KEuniîRT, Zur Foi'tpllanzung von Megalobalrachus )iiaxinivs Sidilcgcl (Cryptobranciiusjaponicus \. d. Hœven). Zoulogisclier Anzeiger, XXVll, p. 3it5- 320, 1904. K. ISlôBius, Die Formen, Farben und Bewegungen der Vôgel, âsthcliscli betrachtet. Sitz-ber. der koiiig-jireuss. Akadeniie der IF/ssch. p. 270-281, 1904. F. TouAHO, Carlo Gegenbaur'. Riccrche faite nel l.abor. di Analomia nonn. de Routa, X, in 8' de 7 p., 1904. 99 Si'Giicc (lu t>i> Mars 1904 PUKSIDE.XCE Dl" PKOl'KSSKllî .lOIRIX, VICE-PRÉSIDENT. M. le Président adresse les félicitations delà Sociétéà ^f. Agassiz, élu associé étrani^er de l'Académie des sciences de l^iris. La Société décide d'adresser une souscription de ^0 francs, pour contril)uer à l'érection d'un buste que les élèves du [)rofesseur Sabatirr offrent à leur Maître à l'occasion de sa retraite et du 2.")'" anniversaire de la Station Zoologique de Cette. iM. le Secrétaire général annonce que le 2'' Congrès internatio- nal de Philosophie se tiendra à Genève du i au 8 septembre 1904. La section d'Histoire des srie)ices, instituée lors du Congrès des sciences historiques de Rome ( I90.'î), constituera en réalité le 3'' Con- grès international d'Histoire des sciences. I^es communications relatives à cette section doivent être adressées à M. ïanxeuv, directeur des Tabacs, à Pantin (Seine). M. le D"^ Trouessart fait une communication sur l'accouplement chez les Acariens. M. le D"" GiiART fait une communication sur la morphologie du Trvpanosome et montre, par comparaison avec d'autres Flagellés, que le flagelle qui continue la membrane ondulante constitue en réalité l'extrémité postérieure et non l'extrémité antérieure, comme le décrivent les auteurs. M. de Beauchamp cite quelques exemples d'homochromie qu'il a eu l'occasion d'observer dans la baie de Saint Jean-de-Luz: (( On trouve fréquemment dans cette baie des galets d'un beau noii' à la surface desquels se sont développées des Floridées en- croûtantes [Litholliamninn ou genres voisins) et qui présentent par suite une couleur marbrée de noir et de rose. (( J'ai observé (octobre et novembre 1902) une homochromie très nette avec ce milieu chez trois animaux assez éloignés, vivant sous les pierres : un petit Poisson du genre Goiiania, un Isopode du genre SplhTroma, enfin un Décapode brachyoure. le \antho rivulosus.Tous trois présentaient la même marbrure irrégulière de noir et de rose. Fait à noter : c'étaient tous de jeunes individus de très petite taille; Hnll. Soc. Zool. do Fr., U)04. xxix — 9 iOO SÉANCl- DU 22 MARS 1904 tous les adultes que jai trouvés présentaient la livrée de leur espèce, comme si devenus trop gros pour se confondre avec la sur face des cailloux, ils renonçaient en même temps à la teinte qui le leur permet. ((Le second cas, qui a probablement déjà été décritavec l'animal dont il s'agit, est relatif à une Doris d'espèce indéterminée. Ce Nudibranclie par sa forme ovale et très aplatie, par son manteau faiblement verru(iueux et de couleur jaune avec une légère raie violette offre absolument, quand ses tentacules et ses branchies sont rétractées, l'aspect d'un petit individu d'une espèce très commune d'E])onge jaune qui encroûte le dessous des rochers. Cette Doris est assez difficile à rencontrer parce que même un œil ])révenu la confond facilement avec l'Éponge. » SUR LES PRIAPULIDES DES COTES OCCIDENTALES DE LA SCANDINAVIE PAR MARCEL-A. HÉRUBEL La Société des Amis de l'Université de Paris m'a fait l'iionneur. Tété dernier, de m'accorder une bourse de voyage. Qu'il me soit per mis. au début de ce travail, de lui en témoigner toute ma grati- tude et toute ma reconnaissance. Comme depuis trois ans, j'étudie la classe des Géphyriens, mon itinéraire se trouvait tout tracé : il me fallait fouiller des eûtes riches en Géphyriens. J'allai donc aux pays Scandinaves. Je fus assez iieureux pour draguer les principales espèces (|ui m'intéressaient, et je m'attachai particulièrement aux Priapulides. Les recherches furent parfois dilïiciles. Mais, toujours et partout, j'ai reçu l'accueil le plus gracieux. J'envoie mes meilleurs remerciements aux per- sonnes (1), qui m'ont aidé dans mon entreprise; et ma dette est très lourde, car l'hospitalité Scandinave est sans égale! (I) M.M. lo I)^ J. HiuxciioRST, (liroctcui- du Aftisoiim, O. XoiiDGAAiin, dirpcfonr do la Station biolu^qquc do Borgon ; C. K. Hon.neceug, nof^ociant-annatour ot vico consul de France à Alosund ; E.-K. Iule.n, directeur de la ban([ue d'Ale.sund;lc T>' Cl . SwKNA.NDEU ; M. Fosi-iF, cunsorvati'ur au Muséum de Trundlijcin ; Tiia.ms, n('f,'ocianl-armateur et vice-consul intoriuiairo de Franco à Troudlijoni; le D' ScHRÉi.NEU, directeur de la Station biologiciue de Drobak, prés de Kristania; le professeur H. Théél, de Stockolm, directeur de la Station bioloiii(jue de Kristino- berg, le professeur Retzius; I. Auwidsson; G. Ciiiô.MiEuc;; T. Odiineu; N. Kassia Now, etc.... SÉANCE 1)1- 22 MARS lOfKl 101 Je commence aujourd'hui l'étude des Priapulidos, Cette note n'a d'autre but (jue d'accumuler et classer des faits relatifs à ces êtres. Une autre note suivra où ces faits serontr étendus et discutes. Fig. 1. — Croquis des environs de Bergen (Norwège). I. RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE. Les Priapulides que j'ai rapportés proviennent de trois localités, savoir : deux aux environs de Rerc:en et l'autre au Nord de Gote- 102 SÉANCE DU 22 MARS 11)01 borg.à l'ouverture du fjord d'Uddevalla. Les croquis {fv^. 1 et 2| que j'ai dressés d'après les cartes du Ministère de la Marine montrent exactement ces emplacements. Au dessus de la ville de Fii,'. 2. — Croquis di^s environs de Fiskcbœksil (Suodo). Bergen, dans une petite baie appelée Eidsvaai> (de ritl, isllniic et raa(j, baie), M. Nordgaard avait trouvé, il y a déjà quchpies années, un gros individu de l^riapubia. pai' d<' faibles pi'ofondeurs (,"» ni.). LeMofjord (de J/o, vallée, plaine — el nom égalenienl d un petit village au fond dece fjord), le .\lofjoi-d. (|ui est rexlr(''niilé dislale SÉANCE DU '22, MARS 1004 103 de deux fjoixls successifs, lOslerfjord cl le lloincreiiiist'jord, donue asile. |)ai' \2 m., h des èlres plus ii()uii)reux el ])lus ])etils. Le sous- sol Hiariu élait. ici el là, de luèuie nature : du sable vaseux et de la vase. Renianiuons en passant que les Priapulidesde l'Eidsvaag-, aussi bien que ceux du Mofjord sont précédés par deux genres de Sipunculides : les premiers par Sijmnculus priapulnides (4;jO m.) dans le Byfjord, les seconds |)ar Onchnenoma Slenstruiipl (?) (450 m.) dans le Komereinisfjord. — Le gisement suédois, un peu plus i)rofond. puisquil atteint environ.'}.') m., se trouve dans l'étroit bras de uum-, r|ui sé[)are les terres de Skaft(') et de Dragsinark et ((ue ferme en i)artie au Nord lilot de Lindliolm, à une faible distance du village de Fiskebadvsil et de la Station zoologi(|ue de Kristine- berg. Le fond y est, comme en Norwège, constitué par du sable vaseux. Même dans les régions les plus ricbes, le nombre des indi- vidus est relativement très faible : ce sont des bètes assez rares. 11 n'y a pas, que je saclie, d'autres localités à Priapulides dans toute rétendue que jai visitée entre le ïrondbjemford au nord et (îoteborg au sud. 11 nous semble donc convenable de considérer ces localités à la lumière du régime Jiydrograpliique des côtes Scandinaves occidentales. Le tableau suivant a été établi, d'après les observations du « Conseil permanent international pour l'ex ploration de la mer », pour les points qui nous intéressent. Il est évident qu'il n'est que d'une exactitude approchée. SAISONS Hiver et commenceuient du printemps. PRO- FONDEURS 10™ 300"' 10"' 30"' 300'" MER DU NORD Tfniiti'ratuie 4°,89 6",.?^' 6",y7 6", Ul Siilinitp' "/„ 33,o2 3o,l2 32,30 3 0,1 7 SKAGERAK Tciiipi'r.iliirc 8\o3 o",70 Siiliinlf "/•) 32,34 Eté. 10"' 40"' 300"' 12',04 6°, 38 33,24 3o,l9 ir,97 7»,03 30,88 3.'j,10 La zone dont nous occupons a. on le voit, une salinité à iteu i)rès constante, le plus grand écart étant de 2'", 80. En revanche, l'écart des températures est plus considérable, soit 7", 15 : il diminue avec 104 SÉANCE DU 22 MARS 1904 la profondeur. Je prie le lecteur de jeter un coup d'œil sur les croquis. 11 remarquera que nos deux i^isements norvéi^iens sont à lextrènie fond des fjords. Or, on sait que c'est là — et seulement là — que l'eau gèle parfois et qu'en toute saison les courants sont à peu près nuls. Le gisement suédois est plus près de la mer : mais la côte est plus froide. Voilà ])lacés dans leur milieu les Priapulides du littoral ouest de la Scandinavie. Élargissons quelques instants ce cadre un peu étroit. L'étude comparée des mémoires parus sur ces êtres révèle qu'ils se rencontrent surtout dans les régions froides : il y en a davantage au Spitzberg, dans la Balti(|ue et dans le Skajerak que sur les côtes norvégiennes plus chaudes. La Nordske Nordhav Expédition en a ramené d'un fond de 68 mètres, à température de — 0o,2 vers le TO-^So' Lat. N. et 11"17' Long. E. Greenwicli. Dans le sud, la Mission du Cap Horn en a dragué par 140 mètres envi- ron. C'est 800 mètres que mesure la plus grande profondeur où l'on en ait trouvé (1). 11 nous est maintenant possible de formuler (juelques règles concernant leur distribution. Le milieu propre aux Priapulides est caractérisé par les facteurs suivants : 1» Profondeur faible, souvent très faible (sable vaseux et vase). 2" Absence de courants forts. 3» Température basse, mais relativement variable. 4° Salinité à peu près constante. IL Morphologie comparée. A. Système musculaire. — Ces trois gisements renferment-ils des êtres semblables? Il est hors de doute que partout on se trouve en présence de Priapulus caudatus Lamarck. Mais, en descendant dans les détails, il est aisé de voir qu'à ces trois gisements correspondent trois types d'individus très reconnaissables. L'un — celui de l'Eidsvaag — est le P. caudatus net, franc... Supposons que les deux autres soient des variétés du premier, et appelons l'un V. caudatus mofjordinensis et l'autre P. caudatus kristinebergensis (2). 11 nous (1) Une seule espèce, Priapulus brevicaudatus Ehl, dans l'Oinenakfjord. (2) Ou pour abréf^er P. caudatus (M) — /'. rauilatus (iy). Xous nommerons alors le premier — mais seulement pour la commodité du discours — P. caudatus (E). En simpliliant, il vient (M), (K), (E). Ce sont ces trois symboles, qui, dans tout le cours de cette note et des suivantes, désigneront les trois groupes d'individus étudiés. sÉANr.K DU 22 MAUs 1904 105 faut donc examiiior los rarartères sur Icsifucls est basée cette dis tinclion : et cet examen fera la justilicalion de riiypothèse. La taille, tout d'alwrd. (liiez (E), elle mesure ;')'•'», 20, tandis que, chez (K), elle n'atteint que 1«"',00 et, chez (M), l''"',20. La foj'me extérieure, ensuite. Je sais bien que je touche là à un sujet délicat. Les Géphyriens prennent parfois en mourant des aspects artificiels. De Quatrf.kac.es, Lkckkxry, de CirERNE ont mis en i^arde conire <'elle erreur. Néanmoins, il est facile, avec un peu d'Iiabilude, de recouuaîlre à pieinière vue ces formes anormales. Il est à i)lus forte raison im|)ossible de se trompei-, quand on a pu observer des animaux vivants. Dailleurs, j'ap])orterai plus loin des arj^uinenls précis. Mais, dès à i)résent, disons que, chez un (E) jtar exemple, il existe entre l'introvert et le corps une région^ dépendant, à n'en pas douter, de ce dernier — dont l'apparence plus serrée, plus dense, plus uniforme mérite qu'on lui décerne un nom spécial : nous proposons celui d'anneau. De longueur maxima chez (M) — en comparaison avec la taille — l'anneau est nul chez (K) ; celui de (E) se place entre les deux. Des données numériques moyennes, en tout et pour tout, constituent une bonne méthode i)Our relativer les choses. C'est dans cette pensée que j'ai dressé le tableau suivant dans lequel les longueurs sont exprimées en millimètres : RÉGIONS (E) (M) (K) J 1 (E)62"'/"' _x l ■^ < ^M)13"','" S [ (Kj 17'"/"" Tailles (sans le panache caudal) 52.00 12,00 16,00 Introverts 22,00 4,00 9,00 Corps proprem' dits 27,00 5,90 7,00 Anneaux :},oo 2.10 Panaches caudaux 10,00 1,00 1,00 Rayon du corps 4,65 1,03 l,:is Rayon du tube digestif 1,05 0,70 0,80 Nous aurons maintes fois à recourir à ces chifïres dans la suite IO(i SÉANCE Dr 22 MARS 1904 L'appareil musculaire injutncntairc est toujoui's très déveluppé. Les faisceaux lonj^iUidiuaux et circulaires levèteut diiïéreiits aspects selon les régions où on les considère. Ceux-ci, rubanés dans l'introvert et épais dans le corps; ceux-là, à linverse des premiers. C'est dans l'anneau que les faisceaux sont à leur maxi- mum de concentration. Leur numération n'est pas quelconque, ainsi qu'on peut en juger par ces cliilîres : REGIONS Iiitroverts (E) f. circul. ï. lolK (M) t. circul. f. IdllL k; 17 Anneaux 10 48 18 48 :{2 Corps propreiiioiit dils as 48 26 48 32 32 D'où il résulte que le nombre des faisceaux transversaux et longitudinaux est identique dans une même région et le double dans le corps de ce qu'il est dans lintrovert. L'anneau est le lieu de ce doublement. Rétracteurs. — On dirait que leur régularité importe peu, pourvu que leur action soit etncace : c"est moins un caractère spéciflque qu'un caractère individuel. Néanmoins, nous avons pu les systé- matiser. A cet effet, partons de l'individu (E). Us sont répartis en trois cycles : le premier formé de (i muscles, le second de 2, le troisième de 8 paires. Le l'^'' et le 111'- prennent naissance sur le même faisceau tégumentaire longitudinal, sauf deux, qui émergent du même faisceau que le Il« cycle. L'insertion inférieure des unités du V'-' cycle couvre, sur le faisceau longitudinal, l'espace correspondant à o faisceaux circulaires. Quant au IIL' cycle, ses fibres — quelquefois isolées — se détachent en deux groupes de chaque côté du faisceau longitudinal intéressé. Bref, si Ion en veut donner la formule de répartition, en appelant N les rétrac- teurs du V^ et n ceux du IIP cycle, on aura 2 (N + n). Tous sin sèrent en haut à égale distance les uns des autres et sur une même circonférence entourant la bouche. Voici leur numération com parée : SÉANCE DU 22 MAItS 1!)04 107 i.NTuvims l" CVC'.I.K Il' CYC.M', m <;v(:i,i': (E) (■) 1 ii; (M) 4 1 libres isoli'cs Irrs iioiiihreiises 2 i'N + ii) •? (K) .") l id. lUilbc jihanpifiioi. — Ramenons le à rarchitecture des léguinenls. Il se compose fondamentalement, comme chez Ifjili/rrijitus étudié par Apel, de faisceaux longitudinaux et circulaires. Ceux ci en -iL ^W r /•// /, I I ///,/ T 'H ni. o- — ©-" Fifï. 3. — Schéma destiné à montrer, sur un tégument de /'. caudalus, la dispo- sition dos crocliets crh par rapport aux faisceaux musculaires longitudinaux //(/ et circulaires nie. forment le subslratum et ceux-là vont, en rayonnant à travers ce substratum, du pharynx à la paroi cœlomique. Accolées à celte paroi se voient de minces bandes musculaires — souvent 8 — qui ont la signification de protracteurs propres du bulbe pharyngien. B) Les téguments et leurs annexes. — Les Priapulides, qui nous occupent, sont constellés de petites épines dont il faut préciser les 108 SKANCE Dl' 22. MAHS lUUl rapports. Ces épines sont relativement bien plus nombreuses et bien plus fortes sur l'introvert que sur le corps. L'anneau en compte A I. p. caudaluii (El II. P. caudatus (M) A III. y. cavdalus (K). I\'. /'. tHberculato-sjnnosus. Fig. 4. — Sclu'ina des dents pharyngiennes avec leurs dcnticulalions (le IV*^^ schéma d'après De Guernk). Une moitié ssulement a été représentée. peu. De i)lus, elles sont toujours {Wg;. .'{) situées entre deux fais- ceaux loniîiludinaux; j)ai' conséquent, suc un faisceau circulaire; SÉANT.K 1)1 12 AVIilL VM)\ 100 ]iarf()is uièine, ellos soiil ('/( dehors de loul élémoiil musculaire. Nous aurons l'occasion jjIus tard de discuter ces i-apports. Les iloiîx buccales ne dilïôrent que par le nombre et la disjjosition de leurs denticulations latérales. J'ai schématisé aussi exactement (|ii(> possible leurs particularités ((ig. 4) : 3 denticulations cliez: (E) — 3 latérales et 1 basale chez (M) — o chez (K). La dent médiane et principale A est constante. Il est aisé de remarquer les analogies entre les dents de (E) et celles de (M). Les dents de (K) paraissent s'éloigner un peu de ce ty])e. Il était donc naturel de se demander si, parmi les autres Pria[)ulides, il ne s'en rencontrerait pas chez qui ces caractères se retrouvassent. L'espèce australe, P. tnbercnhito- spinosus Baird, bien décrite ])ar de (î[jerxe, m'a paru fournir une réponse à la question. Je la rapproche donc de notre variété (K). Le schéma IV uapporte-t-il pas un ai'gument en ce sens? II y a plus. On rencontre des glandes tiHjnmenlaires chez tous les Priapulides; mais elles sont surtout abondantes chez P. tuberculato- siiinosus, dans la région caudale où elles constituent de petits tu- bercules. Or, dans noli'e variété (K), c'est là également qu'on trouve une recrudescence du nombre des glandes. Elles sont entourées d'une cuticule haute et solide que sécrète l'épiderme placé au-des- sous. Il n'est donc- pas exagéré de signaler ces particularités comme points de ressemblance entre (K) et P. tiiberculato-spinosus. Et, à ce propos, rappelons que le premier individu est suédois et l'autre inageUaniquc. Je ne veux point laisser là l'étude des téguments sans en donner les moyennes d'épaisseur (eu millimètres) : INDIVIDUS LNTHOVERTS ANNEAUX Càrps propremeiil dits (M) 0,0934 0,379 0,1449 (E) 0,8453 1,2703 1,3133 (K) 0,248 0.339 Résumons nous : II y a deux choses dans cette note : des faits bruts dont nous nous servirons et des faits dont nous nous sommes servis. J'espère par cette dernière catégorie avoir sutïisammeut justifié l'hypothèse émise au début de ce travail. (Laboratoire de Zoologie de la Sorbonne.) 110 Séance du 12 avril 1004. PRÉSIDENCE DE M. HÉROUARD, PRÉSIDExNT. MM. Guiart et Reyckaert présentent M. le D''. E. P. de Bellard, demeurant à la Ceiba (Honduras). En réponse à une lettre du professeur Studer, Président du VI'^ Congrès international de Zoologie, MM. Guiart, Hérolaud et JouBiN sont délégués pour représenter la Société Zoologi(|ue de France à ce Gongrès. M. le baron .1. de Guerne annonce qu'un comité vient de se former dans le but d'honorer la mémoire d'un français injustement oublié, Ad()li)lie Delegorgue, explorateur et zoologiste. La Société décide que l'appel du (Comité provisoire sera inséré dans le Bulletin. M. BRrMi>T fait une communication sur la maladie du sommeil chez les animaux. Chez ces derniers le sommeil semble dû surtout à l'hypothermie. LeTrypanosome de la maladie du sommeil serait bien identique à celui de la trypanosome fébrile et doit porter par suite le nom de Trijpanosoma (jamhirnsc Ce travail a été fait en collaboralion avec M. le D^ WiiiTz. M. Briwu't fait une seconde communication sur la lilariose chez les indigènes de l'Afrique centrale. NOUVEAU PROCÉDÉ POUR L'ÉLEVAGE DES LARVES ET DES PETITS ANIMAUX. CHLORELLA VULGARIS EN CULTURE PURE. PAU EDGARD HEROUARD Parmi les desiderata du Zoologiste s'il en est un particulièrement important, c'est la possibilité de faire vivre un animal et de lui faire parcourir en captivité son cycle évolutif complet. Quand il est permis de réaliser les conditions voulues, les difficultés du tra- vail sont en elïet en grande paitie aplanies, puisqu'il est ainsi sKANc.K m- l:> AVr.lL liiol 111 l)erniis , in-8° do 9 p., 1903. H. Coupi.N, Le monde des Fourmis. Paris, in-S" de 160 p., 1904. M. Pavlow, Ossements fossiles trouvés dans les environs de Kriwoi Rog, Gouvern. de Kherson. Bull, r/cs- yatur. de Moscou, p. 73-89, pi. XI, 1902. Id., Études sur l'histoire paloontologiffue des On^julés. VIL .\rliodaet\ies anciens. Bull, des Naiiir. de Moscou, in-H" de G2 p., pi. V VI, 1899. II)., Pvocmiielus du gouvernement de Kherson. Méni. de la Soc. des Malur. de la AoHr. Russie, XXV, p. 113-133, pi. 1, 1903. II)., Protohippus en Russie. Bull, des Nahir. de Moscou, p. 173-182, pi. III, 1903. II)., Études sur l'histoire paléontolo^'ifjue des Ongulés. VIL Sélénodonles tertiaires de la Russie. Bull, des Natur. de Moscou, p. 200-221, pi. Vl-VIl 11K)3. Id., Nouvelles trouvailles de Mnstodon Borsoni Lart., au sud de la Ru.ssie. Annuaire géologique et minéral, de la Russie, V, in^" de 18 p., pi. 1, \aisovie. 1901. Id., Mastodou iiuguslideus et Maslodon longiroslris de Kertcli. .innuùire géologique et minéral, de la Russie, \\, p. 121 139, pi. II-III Varsovie, 1903. 115 Séance du 20 avril 1904. PRÉSIDENCE DE M. IIÉROUARD, PRÉSIDENT M. le Président adresse les félirila lions de la Sociélé au docteur Jules Richard, ancien Président, à (|ni la Société de Géographie de Paris vient de décerner le prix Jules Gérard (médaille d'or), pour SCS importants travaux d'océanof^raidiie. M. DE Bellakd, présenté à la précédente séance est proclamé membre de la Société. M. le Président donne lecture dune lettre de M. Percy Moore, secrétaire de l'Académie des sciences naturelles de Philadelphie, que cette Société savante a chargé de transmettre à la Société Zoologique de France ses sincères condoléances, à l'occasion du décès de son Président honoraire Jules Vian. La Société Zoologique de France adresse à l'Académie des sciences naturelles de Philadelphie l'expression de sa recon- naissance. M. le Dr Trouessart présente le premier fascicule du supplément au Catalogua Mammalinm et fait à ce propos une communication sur la notion de sous-espèce en Zoologie. M. Fr.\xçois donne lecture d'un rapport oOlciel relatif au grand Serpent de mer, rapport qui lui a été adressé par M. le lieutenant Biaise. En raison de l'intérêt de la communication la Société en décide l'insertion à la suite du procès- verbal. RAPPORT AU SUJET D'UN ANIMAL INCONNU RENCONTRÉ EN BAIE D'ALONG PAR LA DÉCIDÉE Baie d'Along, le 3 mars 1904. (( Le Lieutenant de vaisaeau L'Eost, Commandant la canonnière Décidée, au Contre-Amiral com- mandant la 2'^ division de l'escadre d'Extrême- Orient. » Amiral, » Dans l'après-midi du 2l> février dernier, faisant route pour sortir de la baie d'Along, la « Décidée » a rencontré, à hauteur du Riill. S(K'. Zool. (lo Fr., 1904 xxix — 10 116 SÉANCE DU 26 AVRIL 1904 rocher « la Noix, » un animal étrange, paraissant être de la même espèce que ceux observés dans les mêmes parages en 1897 et 1898, par le Lieutenant de vaisseau Lagrésille, à bord de VAfalaitclic, observations publiées au Hidletin de la Société Zoolofjique de France (année 1902), et, dont je n'ai eu connaissance qu'après les miennes propres. » J'aperçus d'abord le dos de l'animal, à 300 mètres environ par bâbord devant, sous la forme d'une masse noirâtre arrondie, que je pris successivement pour un rocher, puis, la voyant mobile, pour une énorme Tortue de quatre à cinq mètres de diamètre. » Peu après, je vis cette masse s'allonger, et émerger successi- vement par une série d'ondulations verticales, toutes les parties du corps d'un animal ayant l'apparence dun Serpent aplati, dont j'estimai la longueur à une trentaine de mètres et la jdus grande lai'geur à quatre ou cinq mètres. )) L'animal ayant plongé, je cessai de l'observer, mon attention étant distraite par la manœuvre du bâtiment. » Les observations qui suivent ont été recueillies près de difiérentes personnes de l'état-major et de l'équipage. )) L'animal apparut une seconde fois à environ 150 mètres et vint plonger sous le bâtiment immédiatement sur l'arrière de la coupée. Son dos, dans cette seconde apparition, fut d'abord seul visible. Il était de coupe hémicirculaire, nullement semblable à celui des Cétacés (docteur Lowitz). La peau était noire, présentant des taches jaunes marbrées (timonier breveté Sourimant); selon le second-maître de timonerie Le Glen, elle était jaune foncé et parfaitement lisse. » Le dos aurait ensuite disparu en laissant de grands remous, et la tète seule aurait émergé près de la coupée. Voici en effet, les observations du quartier maître mécanicien PiXAi:D,qui se trouvait à cet endroit. Tous ses camarades présents l'ont confirmé en tous points : » Ayant entendu un ])ruit de voix sur la passerelle, il regarde dehors et aperçoit un grand remous, comme celui de la mer brisant sur une roche à fleur d'eau, ou encore comme celui que produit un sous-marin dans sa i)Iongée. Il se retourna pour ap- peler ses camarades, et tous viennent regarder. » La tête et le cou sortent alors de l'eau, à peine à 40 mèti'es. Cette tète était de la couleui' des roches de la baie (grisâtres, elles ont des blancs mélangés de jaunes.) Elle ressemblait à celle d une Tortue; la |)eau en paraissait rugueuse, cette rugosité semblant plutôt due à des écailles qu'à des poils. SÉANCE 1)1' 2(î AVRIL IDO'i 117 » Le (liainètre qu'indiquent les témoins pour la partie la plus lar^e de la tète varie de 40 à 80 centimètres, (le diamètre était léj::èremenl supérieur à celui du cou. La tète souillait deux jets d"eau vaporisée. Le reste du corps apparaissait à Heur deau. 11 avait des ondulations dans le sens horizontal. L'animal s'avançait avec une vitesse propre estimée à huit nœuds. » Arrivée près du bord, la tète i)lonf>ea, et l'on vil le long du corps, qui émergeait à peine, une suite d'ondulations verticales se transmettre. » Lanimal ressortit aussitôt près de la hanche tribord du bâ- timent. Le fusilier breveté LECouBLExet le gabier auxiliaire Le Gall se trouvaient là. » Le corps s'avançait en ondulant verticalement. Il avait dans sa longueur cinq ou six ondulations très prononcées. Cette longueur est estimée par les deux témoins supérieure à dix mètres. Ils décrivent une tète plus large vers l'arrière qu'à l'avant, plus allongée que celle d'un Phoque. » Le corps leur a paru à ])eu près d'égale dimension sur toute sa longueur. Ils le comparent à celui d'un Souffleur. Cette appré- ciation rapprochée de l'estimation, à mon avis beaucoup trop faible, de la longueur de l'animal, me fait croire que ces témoins n'ont vu qu'une partie du corps. » La peau était lisse. Personne n'a vu de nageoires. L'animal ue soufflait pas eu ce moment. )) Il plongea de nouveau et reparut assez loin derrière. On ne distinguait plus alors qu'un corps noirâtre allongé, à sinuosités mobiles et des jets d'eau vaporisée. » Enfin, d'après les observations des témoins de la coupée, l'animal respirerait plutôt par des narines que par le sommet de la tète. » Les détails de la tète n'ont été observés par personne, m MISSION G. DE CRÉQUI-MONTFORT ET E. SÉNÉCHAL DE LA GRANGE NOTE SUR LES POISSONS DE LA COTE CHILIENNE PAU LE D' JACQUES PELLEGRIN Les Poissons d'eau douce péchés dans les lacs des hauts- plateaux péruviens et boliviens par la mission scientifique fran- il8 SÉANCE DU 26 AVRIL 1904 çaise dans lAmérique du Sud de MM. de Créqui-Monifort et SÉNÉCHAL de la Grange à laquelle le D^ Neveu-Lemaire était attaché en qualité de naturaliste ont fait ici-même lobjet d'une première note préliminaire (1), ce second opuscule est consacré aux Poissons marins de la côte du Pacilique récoltés par l'expédition à Anto- fagasta et dans ses environs. Cette localité est située assez au nord du Chili, juste sous le tropique du Capricorne, ce qui explique pourquoi les formes mentionnées appartiennent plutôt aux mers chaudes et pour la plupart sont communes aux côtes chiliennes et péruviennes. Bien que la faune ichtyologique marine de ces régions soit maintenant assez bien étudiée, les collections rapi)ortées par la mission ne manc[uent pas d'intérêt tant par le nombre et le bon état de conservation des spécimens re- cueillis, que par la rareté de certains d'entre eux que Ion ne connaissait guère jusqu'ici que par les types ayant servi à la des- cription. Une assez grande quantité de travaux ont déjà été consacrés aux Poissons marins du Pérou et du Chili. l*armi les ouvrages anciens il y a lieu de citer les études spéciales de Tsghudi (2), en 184."), sur les Poissons du Pérou, de Cl. (îay (3), en 1(S48, sur ceux du Chili. Dans des traités généraux comme VHistoirc naturcUe (Ms Poiai^ons de CuviER et Valenciennes, dans la partie ichtyologique, due à Jp:nyns (4) des matériaux zoologiques rassemblés par l'expédition du Bcagle, enfin dans les nombreuses notices ichtyologiques de Kner et Stelndachner se trouve la description d'un nombre consi dérable d'espèces de ces contrées. Mais des mémoires fort importants ont, à une époque toute (1) Bull. s. Z. F., 1904., p. 90. Grftce aux riches matériaux rapportés par la mission, j'ai pu, dopuis la publi- cation de ccttf première note, faire de curieuses pn'parations en ce (jui concerne l'appareil pharyngien des Ofe>ilias. J'ai constaté des dilTérenccs considérables entre les espèces. Les pharyngiens inférieurs de VOrestias Inteus G. V. sont tout à fait remarquables; ils se rapproclimt, en elîet, énormément de ceux de Vl^iiipctrichthi/^ Mcrrituiii Ciilbert, curieux Cyiu-inodontidé du di'sert d'Amargosa, entre la Californie et le Nevada. Ils ont la même forme triangulaire indi(]uant une tendance marquée vers le fusionnement et comme eux ils sont (',rclu>^iv('nu')it munis de dents à sommet arrondi, sphéroïdalcs, fait uni(nu^ dans le genre Oreslifts oii toujours les dents pharyngiennes sont coniques. La princi- pale dillérence entre l'O. Utteus et l'E. Merriaiiii c'est que ces dents sont plus petites et par consé([uent notablement plus nombreuses dans la première de ces deux espèces, .le me propose, d'ailleurs, d'étudier ulti'rieurement cette (juestion plus en df'tajl. (2) J. .1. von Tscnuni, Fauna pcruviana. Iclityologie. 18415. (3) Cl. (i.w, llist. lis. pol. Cbile, Zoologia, IL 18i8, Peces, p. 1.37. (4) Jenyxs, Zool. Voy. Bcagle, IV. Fish. 1842. SÉANCE Dr 2() Avrur, lilOI 119 récente, agrandi encore nos connaissances sur la i)opulaliou iclilyoloi;i(|ne des côtes du (lliili cl du Pérou. En KS!)S, Steindachnek à propos de l'expédition au Cliiili du 1> Plate donne une liste acconipaj^iice de nombreuses reniar{|ues de SO es{)èces, ])arnii les(|uelles |)lus dune dizaine sont décrites comme nouvelles (1). I^année suivante J. F. Aiîhott i)ublie avec des observations nne liste de lOi Poissons marins du Pérou, dont il considère cinq comme nouveaux (2). Enfin plus récemment encore, en 1900, F. T. Delfin fournit un catalogue avec la synonymie des Poissons du Chili qui ne comprend pas moins de 235 espèces (.'3). Voici la liste par familles de tous les Poissons marins récoltés sur les cotes chiliennes par la mission de Créqui Montfort et Séné- chal de la Grange : Carcharhdae. 1. lialriis ilorsalis Gill. LAMNn)AE. 2. Alopccias rulpes GmeUn Linné. Uhinidae. 3. Rhina squatiiia Linné. MvLiOBATmAE. 4. MijUohalis caUfornicus Gill. MuR/ENmAE. o. OphirhtJiys Paclfici Giinther. CLUPEmAE. (). Alausa macnlata Cuvier et Valenciennes. OpnmnDAE. 7. (leiiyptcriis blacodes Forster. Plelronectidae 8. Pseialorbombu^ adspersuft Steindachner. Labridae. 9. Trocliocopiis Daricini Jenyns. Po.macentridae. 10. (ihji)]titloi souterrains et Diptères des cavernes. Bulletin du Muséum d'hisl. nat., p. 275 281, 1903. G. BoH.v, De l'importance de l'ammoniatjue comme facteur éthologiijue. Comptes Rendus de la Société de Biologie., 4 nov. 14. PHÉSIDENCE DK M. HÉllOlARI), PUÉSIDKNT iM. le Président adresse les félicitations delà Société à M. Manuel UiVKHA nommé [)rotesseur d'Eutonioloj;ie à l'Institut agricole du Chili, à Santiaj,''o. M. le 1)1 Pelleculn lait une communication sur le Mitsukiiria Oirs(oni, Sélacien des mers du Ja|)on acquis récemment par le Muséum d'Histoire naturelle. PROJET DE PUBLICATION DE FICHES PHOTOTYPIQUES REPRÉSENTANT LES TYPES ORIGINAUX DES ESPÈCES DÉCRITES PAR LES ANCIENS AUTEURS PAR L. JOUBIN Professeur au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. Depuis Cfuelques années l'accroissement du nombre des espèces décrites par les Zoologistes est devenu tel, que la .synonymie et la bibliographie qu'elles ont occasionné sont extrêmement compli- quées, souvent même impossiblesà compléter. Gommeconséquence, la critique des espèces et la nécessité de mettre de l'ordre dans ce dédale sont devenues d'une urgence absolue, et la condition fon- damentale pour y arriver est de pouvoir comparer les formes ré- cemment acquises aux figures et aux descriptions des anciens au- teurs afin d'établir leur légitimité. Or les diagnoses anciennes trop concises n'expriment pas de ca- ractères suffisamment précis pour qu'il soit possible d'y reconnaître nettement une espèce. D'autre part les figures anciennes, quand il en existe, sont la plupart du temps mauvaises, avec des caractères si vaguement indiqués, qu'elles peuvent donner lieu à des interpré tations très diverses. Enfin les ouvrages qui les renferment sont très rares, Inaccessibles à la grande majorité des travailleurs; à plus forte raison est-il presque toujours impossible de consulter les échantillons originaux. De ces conditions défectueuses il est résulté déjà (et le mal ne fera \2\ SÉANCE Dl 10 MAI 1904 que s'accroître), 1" que la critique zoologique devient de plus en plus difficile faute dune base précise et solide ; 2'^ que le nombre des espèces a été fortement exagéré, faute de pouvoir faire coïncider assez nettement les formes nouvelles avec les anciennes; 3" que la synonymie est devenue inextricable par suite des inter- prétations diverses données aux descriptions anciennes, d'où aug- mentation aussi nuisible que considérable de la bibliographie; 4" que faute de pouvoir consulter les ouvrages originaux, les auteurs doivent s'en rapporter à des compilations de seconde ou de troi- sième main. Ces causes ont fait souvent comi)lètement dévier les interpréta- tions actuelles des espèces des intentions de leurs premiers au- teurs. Les Paléontologues, frappés des mêmes inconvénients, ont, avec l'appui des Congrès de Paris et de Vienne, organisé une publica- tion destinée à remédier autant que possible à cet état de choses. Sur la proposition de M. (Ehlkrt et grâce à une première mise de fonds de 12.000 francs donnés par ces Congrès, la publication de fiches phototypiques reproduisant: 1" l'échantillon type de l'espèce, 2" la ligure originale, .S" diagnose, bibliographie et critique, le tout juxtaposé, a été entreprise sous le nom de PaleontnJofjia nniversalifi. Depuis quek[ues mois, avec la collaboration dune commission internationnale, M. (^HLEiixa déjà donné une impor- tante série de fiches phototypiques qui rendront les plus grands services aux Paléontologues. M'inspirant de la même idée, et m'appuyant sur les faits déjà réalisés par M. (Ehlert, j'ai pensé qu'il serait possible et utile de faire quelque chose danalogue en Zoologie. J'ai entrepris de publier en liches phototypiques les échantillons types des anciens auteurs déposés dans les collections du Muséum d'Histoire naturelle de Paris. Pour ne parler que de celles qui dépendent de mon service, je citerai simplement les noms de Lamarck, PÉRONetLEsuEUR, Rang, HoMBRONet Jacquinot, Rousseau, EyDOUX et SOULEYET, FÉRUSSAC, MlLNE EdWARDS, CtC... Le type de fiches adoptées par la PaJeoiilolofjia unirenaUii m'a pai'u très convenable et c'est celui auquel je me suis arrêté, sauf ((uel(|ues modilications de détails. Elles comprennent 1" la re)U'o- duction ph()togra|)hi(|ue de l'échantillon type, 2" la reproduction |)li()tographi(|ue de la ligure originale, même mauvaise, donnée par l'auteur, 3" la diagnose originale. 4" des indications complémen- taires variées. Cette publication me paraît destinée à rendre de grands services, SÉANCE DU 10 MAI l!)Oi 125 pour les relisons (lue j'ai in(li(|uées plus haul, en lixant une iois pour toutes la base sur laquelle peut s'établir la critique des espèces. Peut-être alors pourra-ton entreprendre une simplilication de la synonymie et de la bibliographie; on saura du uioins, au juste, de quoi l'on parle. J'ai soumis ce projet au Conseil de la Société Zoologique de France, qui a bien voulu l'approuver, et m'a encouragé à le réaliser. Mais il me semble qu'il y a quelque chose de plus à faiie. J'ai l'intention de soumettre au Congrès de Berne une proposition d'entente entre les Musées et les grandes collections zoologiques du monde entier pour la publication générale des types originaux (ju'ils possèdent. 11 .serait, à mon avis, désirable que le Congrès nommât une commission internationale ({ui élaborerait un plan d'ensemble, éta- blirait une liste générale des types originaux en signalant les col- lections où ils se trouvent, chercherait les moyens pratiques de publier cette vaste iconographie sous formes de fiches phototy- pi(|ues, provoquerait des souscriptions ou des donations, et poserait les conditions dans lesquelles cette publication devrait être faite pour assurer sa valeur scientitniue. J'ai la conviction, et j'espère que le Congrès la partagera, que si une entente peut s'établir entre les zoologistes qui sont à la tête des grandes collections, ils rendront à la Zoologie un immense service en réalisant le plan que je viens d'esquisser. Ce projet ne me parait pas impraticable puisque, sous l'impul- sion de mon savant ami, M. (EaLEriT, il a été déjà réalisé pour la Paléontologie; il n'y aurait qu'à en faire autant, avec quelques modifications pour la Zoologie. J'espère que, comme la Société Zoologique de France, le Congrès de Berne approuvera mon projet et le prendra sous son patronage. En attendant, je serais très reconnaissant aux naturalistes qui s'y intéressent de vouloir bien me communiquer leurs idées et leurs critiques afin que je puisse en tenir compte pour la rédaction du projet définitif que je déposerai au mois d'août sur le bureau du Congrès de Berne. Je dois dire, en terminant, que ce projet n'est, dans mon esprit, que la première partie d'un plan plus vaste qui comprendrait, en outre, une entente entre les Sociétés zoologiques pour que la publication des espèces nouvelles fut faite dorénavant par ticlies illustrées sur un modèle uniforme, et enfin pour qu'un grand nombre de spécialistes fussent chargés de confectionner des fiches pour les espèces existantes, avec bibliographie, diagnose, figure I2fi SÉANCE DU 10 MAI lOCi d'ensemble et des caractères distiiictifs. Ce serait en ([uckiiie sorte un nouveau Thierreich par fiches illustrées, permettant l'iuterca- lation subséquente des nouvelles espèces. Je crois nécessaire de soulever dès à présent ces questions afin qu'elles soient discutées au Congrès de Berne, étudiées et criti- qués pendant les années suivantes, et qu'un |)rojet définitif, résultat de ces études, soit apporté au Congrès de 1907. SUR QUELQUES POINTS DE LA MORPHOLOGIE COMPARÉE DES PRIAPULIDES PAR MARCEL A. HÉRUBEL L'étude que j'esquisse dans cette note est avant tout comparative et relativiste. La taille des grandes régions, telles que l'inlrovert, le corps et lanneau, varie avec les individus; et les épaisseurs tégumentaires sont très dilîérentes selon les endroits où on les mesure.... A la vue de semblables inégalités, il est naturel de se deuiander s'il y a une relation entre ces phénomènes. C'est cette relation que nous allons nous efforcer de rechercher. A cet effet, nous ferons usage de la ])lupart des documents contenus dans un travail précédent (I). Aujourd'hui, il s'agit de les discuter et de les coordonner, I. Les longueurs des régions (comparées aux tailles des individus). Exprimons la longueur de l'introvert de (M), par exemple, en fonction de la taille de ce même animal, et cela, en divisant la première par la seconde. Pareille règle s'impose pour les autres régions et pour les autres individus. On est ainsi conduit au tableau suivant : I.NTROVKBTS ANNEAUX Col rps proprement (lils (M) 0=»',33 Oi",17oO G "1,490 (E) 0'-'",42 0"|,0o7 0i",:j19 (K) 0'>'',o6 0"',437 Ou peut tirer de ces rapports trois propositions : 1" la longueur (1) Sur les Priapulidcs des côtes occidentales de la Scandinavie (dans ce même DuUetin.) SKANCK nr 10 MAI lOOl 127 de liiilrovert est (lauhinl plus i^iaiule (luc rindividu est plus lonj^' cl (lue l'aimeau est plusjjelil, ces deux conditions élant shmiUanées-, cl - pi'oposilions contenues dans la première — 2" l'anneau man(|uaul, la lonfiiieui- de lintrovert varie en sens inverse de celle du c()r|)s; — .'{" l'anneau étant, elle varie en sens inverse de ce dernier, mais comme le corps. Ce qui revient à dire (|ue le corps se comporte parfois comme un anneau. IL Lex ('pai>ii<(')tr>; li'ijiimnitd'nr^ (romiiarrcs aux tailles). Les nombres que je donne ci-dessous sont le résultat de moyennes d'environ 800 mesui-es d'épaisseurs tégumentaires faites aussi exac- tement que possible : ils sont l'amenés à la taille des individus et exprimés en centimètres. Lg. et Cir. désignent la musculture longitudinale et circulaire, VA. la cuticule. L?- Cir. Ct. t(j. + (;ir. Lj.-l-Cir.+ Cl. ( (M) Introvcrt l .^s 0,0032 0,0088 0,00204 0,00(;4 0,0024 0,00098 0,00524 0,0152 0,00764 0,01618 C (M) Anneau . < ,p> 0,0072 0,0084 0,0095 0,0120 0,0024 0,0015 0,0167 0,0204 0,0191 0.0219 ( (M) Corps . . ] .p> 0,0045 0,0140 0,0022 0,013(; 0,0052 0,00142 0,0067 0,027() 0,0119 0,02892 Si le lecteur veut bien considérer les deux cjlonnes Ct. et J.g. -fCir., il verra que la cuticule est d'autant ph's forte que la masse musculaire sous-jacente est plus faible. D'autre part, au lieu de nous attacher à la comparaison des différentes régions entr'elles, comparons les individus au ])oint de vue de leurs mass-es muscu laires et de leurs cuticules. 11 vient (M) l 0,0024 Ct } 0,0024 ( 0,0052 0,0100 (E) l 0,0(1098 Cl < 0,0015 (0,00142 i,()+(;ii-. hnliuv. 0,00524 } Aniicnu 0,0167 ( Cdips 0.0067 0,028(54 l,.j + Cir hniniv. 0,0152 . } Anneau 0,0204 ( Cdips 0,0276 0,0632 0,00390 c'est-à-dire : l'appareil musculaire de (M) est deux fois m()i)is dérr- 128 SÉANCE DL 10 MAI 1904 loppé (2, 2) que celui de (E); en revanche, l'appareil cuticulaire du même est deux fois et demi plus développé (2, o) que celui de (E). 111. Les épaisseurs tégumeniaires (comparées aux rayons des individus) Les Priapulides ontune forme cylindrique. Nous venons d'étudier l'épaisseur en comparaison avec la hauteur du cylindre. 11 nous faut maintenant efïectuer cette opération par rapport à une autre dimen- sion c'est à-dire au rayon de la circonférence de base. Et ce sera une vérification de ce que nous avons avancé. A cet effet, il nous suffît de faire la remarque suivante : en comparant, d'une part, les rayons de (M) et de (E) soit (K^, 103 et 0'™, 46 et, d'autre part, les tailles de ces mêmes animaux, soitlc"%2et5<="i, 2, on voit que ces deux ordres de grandeurs varient entr'eux dans le même rapi)ort — environ comme 1 est à 4, o. 11 est donc évident que la relation établie au parajîraphe précédent demeure constante. IV. — Derme et culicule. Nous avions, on se le rappelle, à examiner trois variétés de Priapuluscaudatus : (E), (M), (K). Or, jusqu'ici il n'a été question que des deux premières. Est-ce à dire que la troisième s'écarte des autres? Nullement; mais ici intervient un nouveau facteur. Certes, tous les Priapulides sont pourvus de glandes cutanées. Toutefois, c'est chez (K) qu'elles ; // /// Schémas tic la slruc-lure tics lt'f>u monts tles trois f;(>nros suivants : I, Ihulasscina Nepluni; II, Pltascnlosoma vulgare; III, Priapvlus caudatn>< var. K; tiers inférieur du corps. — E, t^pidorme ; C, cuticule ; G, glandes cutané'cs ; D, derme ; i\l, muscles circulaires. Ces schémas sont destinés à montrer coiiipaiatirc- iiicnt les rapports des différentes unités du tégument. sont de beaucoup le plus uombreuses. Leur abondance est telle qu'il est permis de qualifier de glandulaire le tiers inférieurdu corps de cette variété. Ces glaudes, 1res développées et en forme (Je bouteille sont entourées sur toute leur hauteur par la cuticule dont l'épaisseur est, par conséquent, égale à celle de la glande. Pourquoi cette disposition? Parce que léi)iderme, au lieu de s'étendre au- SÉANCE nr 10 MAI I !)()'( 129 dessus des éléiiieJils ylaiidulaiies, s'éLend au dessous. Il est aisé de s'en rendre compte sur les fifiiires srhénialiques 1, 11, lll. Bref, c'est l'exagéralion de l'épaisseur culiculaiie, due au facteur glande, (|ui apparemment vient à rencontre de notre relation. Il sullisait de dénoncer la cause : il iu)us faut maintenant retenir l'elïet. Les Priapulides n'ont pas de derme, mais toujours une cuticule assez forte. (Comparons les avec un tyiiede Sipunculides et dKchiu rides, le Pliascolosouie et le Tlialassème. Alin de ne pas surcharger cette note, je n'apporterai pas ici de mesures. D'ailleurs nos trois schémas nous fournissent les données qui suivent : CUTICULli DEHME GLA.NDKS Thalasaema Grand Grand Phascolosoina Assez grand Petit Assez grand l'yidpulus Grand Grand Chez le Thalassème et le Priapule, termes extrêmes de la compa- raison, le développement de la cuticule est inverse de celui du derme. Le Phascolosouia est intermédiaire. Il résulte donc de ces exemples qu'en tant qu'élément de soutien la cuticule parfois remplace le tissu coujonctif membraneux et réciproquement. An total, nous avons démontré, sur des Priapulides, un certain antagonisme entre les deux appareils cuticulaire et musculaire. A ce propos, je demande au lecteur de se reporter à la description et au schéma que nous avons faits à la fin de notre précédente note, au paragraphe B concernant les téguments et leurs annexes et à la figure 3. Javais ])romis d'examiner les rapports dont il était question à cet endroit. Examen maintenant facile, car les épines cutanées sont des productions analogues aux cuticules. Elles présentent donc avec le muscle la même relation que celles-ci. Et nous comprenons dès lors toute l'architecture d'un tégument donné. (Il Op. cit. 130 Séance du 24 moi 1904. PRÉSIDENCE DE M. HÉROIARD, PRÉSIDENT M. le Président annonoe à la Soriété le décès du 1)'' Largfikr dks Hancels, professeur à liiuiversité de Lausanne. MM. Brunipt et (luiart présentent le D'' Best (W. H. G. H.) mé- decin en chef de rhù|)ilal et parasilologue du gouvernement, à Lagos (Afrique occidentale anj^laise). MM. Clément et (iuiart présentent M. (îaston de La Barre, demeurant 10 rue de Phalsbourg, à Paris. M. le Secrétaire général annonce que l'inauguration du buste du professeur Sabatier a eu lieu à la station Zoologique de Cette le lundi 23 mai à 3 heures de l'après-midi. La Société était repré senlée par MAL .Iolbin et Rac.ovitza. Le Président du Congrès international de Berne annonce à la Société que le terme des inscriptions pour les communications scientifiques a été prolongé jusqu'au commencement de juin. M. L. Petit annonce à la Société qu'il a constaté l'apparition des Hirondelles dans la foret de Fontainebleau le 13 mars. 11 présente une Mouette rieuse qui lui a été donné à naturaliser après avoir vécu dix ans en captivité, de ISîKj à 1904. 11 signale le fait curieux que, bien que seule, elle a pondu deux œufs en 1902 et 1903. 11 annonce également à la Société (|uun de ses correspondants se trouvant actuellement dans le nord du Canada, il se met à la dis- position de ses collègues pour leur ])rocurer les animaux de la région (Oiseaux, Poissons, etc.) qu'ils désirent posséder. M. Cil. Alu Al ij fait un exposé sommaire de rex|)loration ([u'il vient d'entreprendre dans la région du lac Victoria-Nyanza et du Kilimanjaro. M. le 1)1' J^KLEEGRiN |)résente deux photographies représentant la tète d'un Poisson scie gigantesque. L'animal mesurait 5"\58 de longueur; la tète, à elle seule, mesurait environ l'",o0. SKANcr m: :1\ .mai IllOi 131 MISSION DE CRÉQUI-MONTFORT ET SÉNÉCHAL DE LA GRANGE NOTE PRÉLIMINAIRE SUR LES AMPHIPODES RECUEILLIS PAR M. LE D' NEVEU -LEMAIRE DANS LE LAC TITICACA (JUILLET 1903) PAU Ed. CHEVREUX Les Aiii|)lii|)()(U's du lac Tilicaca oui déjà ïail rolijel d'un méinohv publié par Walter Faxon (1), à la suite de rex[)l()ralioii elTecluée par Agassiz et (îaiimax, eu 1875. Dans ce mémoire, Faxon dédil sommairemenl sept nouvelles espèces d".\m])hipodes appar- tenant au £;enre Hiialclhi Suiilli (2) et mentionne une espèce déjà connue du môme genre, H. incrmis; Smith, commune dans les eaux douces de IWmérique du Nord. Les .\iupliipodes recueillis au cours de la récente expédition api)artiennent également au genre HijaU'Ua. Ils comprennent quatre espèces déjà trouvées dans le lac et une espèce nouvelle, que je .suis heureux de pouvoir dédier à M. le ])i Maurice Nevei- Le.m.ure. Tous ces Amphipodes ont été trouvés sur des plantes draguées au fond du lac, par des profondeurs de 2 à '2\ mètres. Voici leur répartition : Stn. 2L L") juin 11)03. Petit lac. près lile dAmpara, profondeur 2 mètres: HijakUa lalimaua (Faxon), H. knifiipalma (Faxon), H. inermia Smith, H. Nereu-Lemairci nov. sp. Stn. o7, 2o juin 1903. (irand lac, haie de Challa, île du Soleil, profondeur IS mètres: HijaleUa lalimaua (Faxon), H. Neveu Lemairci nov. sp. Stn. 74, 26 juin 1903. Grand lac (entre la côte nord-est et l'ar- chipel de Campanario. profondeur 24 mètres : HijaleUa lalimana (Faxon). Stn. 87, 27 juin 1903. Grand lac, baie dAchacache, profondeur 3 m. 60 : Hijalella lalimana (Faxon), H. cuprea (Faxon), H. inermis Smith. (1) Alexandor Agassiz Jind S. W. (jarmax. Exploration of lako Titicaca, IV. — Crustacea by Walter Faxon. Bull. Mus. cuiiipar. Zool. at Hancard CoUcfje, vol. III, n° 10, Cambridge, Mass., 1876. i2) Kaxon, considi'rant le genre Hijali'lla Smith comme synonyme û'.illor- che^^tea Dana, désigne, sous ce dernier nom géncri(iue, les Amphipodes du lac Tilicaca. C'est une erreur qui a été relevée par le Rév. Stebbing (Challenger Ainpliiiuxla, p. 172 à 171i et le genre ffijalella doit être conservé. liull. Soc. Zool. de l'r., 1904. xxix — 11 13^ SÉANCE DU î\ MAI 11)04 J'ai retrouvé, chez toutes ces espèces, les lamelles branchiales accessoires signalées par leRév. '^TEBB\:iG {i) chez HijalcJlaWarmiiuji (il chez Hyalella Mehierti, Iniines des eaux douces de lAuiérique du Sud, récemment décrites. Ces lamelles accessoires existent, d'une façon constante, au bord supérieur des ])laf[ues coxales des pattes des troisième, quatrième, cinquième et sixième paires. On constate également leur présence aux i)la(|ues coxales de la septième paire, chez H. longipalma, et aux plaques coxales des deuxième et septième paires, chez H. cuprea. Hyalella Neveu Lemairei nov. sp. Mâle. — Le corps, plus compriuié ([ue celui (h's au Ires espèces F\g. 1. — Hi/alella Neveu-LciiKiirrl. MMo, vn du cMo droit, + II. recueillies, atteignait 7 milliuièli'es de longueur, dans la itosilion où il est tiguré ici (ilg. 1). Les trois derniers seguu'uls du uiéso some et les trois segments du mélasome sont ju-olongés dorsale UK'Ul en forme de dent aigur", dirigée eu anirrc. La tète, aussi longue (pie l'ensemble des deux premiers segments du mésosome, présente des lobes latéraux peu allongés. Ii-oiupiés à la pai lie auté Heure. Les plaques coxales des quatre premières paires, peu éle (1) Amphipnda from Llio Coponliiipon Musoiim and ntlipi- souitos. Pail 11, Truiimcl. l.iiDi.Soc. nfl.n)iill plus élioil el plus haul (|ue le l()l)e aniérieur. Lan^le pos léiieur des phujues é|»iniéi"ales des deux derniers segments du nu' lasouu' se proloni^c eu arrière cl se ierinine en pointe aijiiië. Les yeux, assez grands, sont arrondis. Les antennes suj)érieure.^ atteignent la longueur de rensenil)le de la tète et du niésosonie. Ia's deuxième et troisième articles du pédoncule, à })eu i)rès dégale taille, sont un peu plus courts que le premier article. Le llagellum.à peu pi'ès deux fois aussi long (juc le pédoncule, coni- jirend seize aiMicles. Les aniennes inféi'ieures soni aussi longues (|ue l'ensemble de la tète, du mésosome et du métasome. Le pédon- Fig. 2. — Hi/iilclld Xcri'it-lj'inairci. A, gnatliopodc anlcrioiir du niàlc; 15, gna- llK)pii(l(' ])osfr'i'ii'iu' (In iiiàlc; C, gn;itlinp()(l(^ post('ri<^iii' do I;i fcrncUi^: D, pl:i(nio cnxalc cl arlicli' basai d'iino patt(^ de la '.\' pairr de la fcnicili'. cule est remarquablement allongé. Son cinquième article atteint la longueur de l'ensemble des deux articles précédents. ]^e tlagel- lum se compose de dix huit articles. Dans les gnalliopodes antérieurs (fig. i, A) le bord postérieur du carpe, fortement convexe, porte une rangée de soies s[)ini- formes. Le propode est beaucoup plus large à l'extrémité qu'à la base. Son bord palmaire, légèrement convexe, forme, avec le bord postérieur, un angle droit, armé d'une petite épine. Le dactyle, assez ro])USte, est de la longueur du bord palmaire. Les gnallidpode^ poslérieiirs (lig. 2, I!) sont plus longs el jdus 134 SÉANCE nu 24 MAI 1904 roLusles que les gnathopodes antérieurs. Le carpe se prolonge en arrière pour former un lobe assez allongé, bordé de petites soies spiniformes. Le propode, quadrangulaii'e, est un peu plus long que large. Son bord postérieur se prolonge inférieurement pour former, avec le bord ])aluiaire, un angle un peu aigu, armé d'une petite éi)ine. Le dactyle, gi'èle et recourbé, est un j)lus long que le bord i)almaire. Les pattes de la cinquième paii'e sont beaucoup plus courtes que celles des deux paires suivantes. Les pattes de la sixième paire sont les [dus longues. Le lobe postérieur de l'article basai des pattes de la septième paire est fortement dilaté à sa partie inférieure. Dans les pattes des trois dernières paires, l'article méral et le carpe se terminent en arrière par un probmgement anguleux, garni dune touffe d'épines. Dans les uropodes des deux premières paires, la brancbe externe est plus courte que la brancbe interne. La branche unique des uropodes de la dernière paire n'atteint pas tout à fait la longueur du pédoncule. Le telson, un peu plus long que large, est arrondi à son extrémité, qui porte deux petites éi)ines. Femelle. — De même taille que le mâle, la femelle s'en distingue par ses antennes beaucoup plus courtes et par la forme de ses gnalhopodes postérieurs. Les gnatho|)0(les antérieurs sont sem- blables à ceux du mâle. Les gnallioijodes postérieurs, un peu i)lus longs, en ditVèrent surtout par le prolongement lobiforine. extrê- mement allongé, du car[)e et par la [)lus grande longueur du propode (fig. 2. C). Cbacune des |)laques coxales des troisième, quatrième et sixième paires porte une petite lamelle branchiale accessoire. Deux de ces lamelles accessoires sont fixées au bord supérieur des ])laques coxales de la cinquième paire (lig. i, D). SUR LES BUPRESTIJJES PRINCIPALEMENT PALÉARCTIQUES DU GEXERA DE WYTSMAN PAR M. PIC En écrivant le (knera des Buprestidae, Ch. Kf.hremans, l'auteur de cette partie de l'ouvrage de Wytsmax. estime qu'il était u eu droit de ne citer qu'un petit nombre d'espèces » (1); je ne suis (1) Bull. Soc. Eni. Fr. 1903 p. 323. SÉANCE DU 2\ MAI IDO'l l3o pas de cet avis, et je suis cerlaiii ((ue la plupart de mes collègues paitageront ma manière de voir, l'n ouvrage, volontairement, ou non, incomplet, ne peut èlie utile, ou très prolilable, que s'il est complété (et corrigé s'il y a lieu) et c'est dans ce but que je publie le présent addenda et le corrigeuda (abrégé) suivant : 1° Addenda Julodi:^ Therijl Abeille, lUill. Ac. Marseille 1900, séparata p. 3, Mésopotamie; J.Argodi Ab. et CaUlaudi v. Herherac Ab. le. 3 et 4, Berbera. Chalcopliora (Buprcsiis) mariaua v. intermedia Rey, L'Echange n'^ 70. (lorse. Aniueodera AbciUci Pic, Bul. H. Nat. Autun 1899, p. 2o(), Smyrne; A. macidipeuuis Pic, F. J. Nat. n" 323 1897 p. 203, Algérie; A. flarovitlata Luc. v. sefrensis Pic, Rev. Bourb, lS9o, p. 12, Algérie; A. tœniata F. v. unifasciataB.ey, Ech. n" 70, France; A. cliaJcoxantha Brancs, Nat. Verh. Trenc. Komit. 1900, p. 99, Transcasp.; .1. Staudingeri Ah. (l), Bull. Ac. Marseille 1900, séparata p. 10, monts Alexandre. Dans le même article, et par le même auteur, sont encore décrites les espèces suivantes que je ne mentionne pas séparément, pour ne pas trop allonger cet article : Ac. sycophanta Ab., de Mésoj)()tamie; A. sijriaca, de Syrie, A. tru- culenta, de Perse; A. fusa, d'Asie Mineure; A.Berberae, de Berbera; A. serricornis, du Caucase; A.Therijana, d'Asteraban; A.Jalicornis, de Grèce, A . opacicoIHs, du Turkestan; A. cérastes, d'Algérie; A .permicans, de Berbera; .4. grandkoUis, de Berbera. Ac. sogdinna v. demivnla Sem., Hor. Ross. XXIX p. 26o. Trans- casp. ; Ac. Boryi v. tiheriadis Ab., Rev. Fr. Eut. 1891 p. 280, Tibériade. Latipalpis plana 01. v. gaUica Ab., Rev. Fr. Ent. 1891 p. 2o8, France Méridionale. Cyphosoma curtula Ab., Bull. Ac. Mars. 1900 sép. p. 4, Asie Mineure. Sphenoptera geminata 11. v. laevis Rey, L'Echange no 75, Corse; Sph. constantinensis Ah., BuW .Ac.Mars. 1900 Sep. p. 4, Algérie; Sph. PruUrrci Ab., 1. c. p.o., Obock; Sph. ghjphoderes Ab. {sculpticollis oUm) Bull. F. 1901 p. 8, Tunisie; .S/)//. /)/mrflo G. C. 9 v. breritisctilus Ab.. Rev. Fr. Ent. 1891 ]). 206, Tauria; Sph. Zichyi Csiki, Voyage Zichy 1901 j). 109, Mongolie; SpJt. cylindricollis Mrts. v. breùor Vie, Mise. Ent. IV. 1890 p. 140, Algérie; Spit. carinidata Jak., Rev. Russe Entom. 1902 i». 289, Sibérie. Dicerca beroUnensis H. V. obscura (2) Schilsky, Dts. Ent. Z. 1888 p. 186, Autriche; (1) Ac. hispann Ab. cataloguée comme inédite, et signalée en note comme identique à .1. villosula Steven, est aussi décrite dans cet article. (2) Nom préoccupé. 136 SÉANCE DU 21 MAI lî)Oi Dicerca alni Fis(:h. x.nigricans Schilsky, 1. c. 186, Anlv'mhe. Dicerca fnrcata Thunbg. (v.) oy^om Schilsky, 1. c. 186, Allemagne. Pœci/onora variolosa Payk. v. ln(jduneims Rey. LEch. 11° 70, France. Buprestis (1) rusticah. \. obscnra Schils., Dis. Ent. Z. 188S p. 187, Autriche. Buprestis guttatipennis Ah. Bull. Ac. Mars. 190Û sép. p. 4, Asie Mi neure; B.opicipennisl\ei[i. l)ts. Ent.Z. 1898 p. 344, Kurdistan. PAcT- nops œrco Formmwk, W. Ent. Z. 1900 p. 168, Bosnie. Kisanthohia? V. curta Pic, Uev. Bourh. ISi>8 p. 92. Syrie. Melanophila decastigma F. ou picta Pall. vai'. aiiatolica Pic, 1. c, Anatolie; M. acutispina Reitt. \V. Eut. Z. 1893 p. 17.), Macédoine; M. Jakouieici Sem., Hor. Rossicae 1900 p. .■)89.Transcaspieune. .l/tf/mx/a /?if//îca^«/rt Ab.Bull. Ac. Mars. 1900 sép. p. o, Caucase. Sont encore décrites dans le même article et par le même auteur: A. saperba, du Caucase; A.canncUta, de Siyvie ; A .hirticoUisx . cyprsea, de Chypre ; A.lhalassopJdhi, de France, Orient ; .1 .Li«lovlcœ, d'Algérie ; .1 . ciilindrica, d'Asie Mineure ; A . flavicomes, du Caucase ; A . spinosa, de la Caspienne; A.laticeps, d'Autriche; A.tnincata, d'Orient; A.glabri- frons, d'Algérie; A. nniformis [= tractata], du Caucase; A. obcsa.de Syrie, Grèce; A. .s-^ra«//î//afa, du Turkestan; A. ^/ow///r/, d'Algérie; A.rnu- rasira, du Caucase. Anthaxia sepukhralis v. nigrocuaiica Rey, LEch. no73, France; A. v. notodcollis; v. gibbicoUis; \. œrea; v. amplexa; V. Iiirticollis ; v. binoiala, décrits par Rey, in. L'Ech. n" 73, France; Anthaxia iUustris, serena, amasina Dan. (2). Munch. Kol. Z. l . 1903, p. 252, Asie; Mineure. A. rossica, Dan. I. c. Ilussie Méridionale. Chrysobothrys adusta, Ah, Bull. Fr. I9(H. p. S, (Irislls olim), (îrèce. Coroebns fascialiis Vill. v. scmiriolacriis. Pic, F. .1. Xal. ic 277, France Méridionale; C. œneicoUis, Vil. v. galloijruriiicialis. Pic. L"K p., 1902. 11)., Sur le déterminisme cyto sexuel des Gamètes; glandes génitales d'Hélix poiiiatia sans ovocyte. Arch de zool. e.cp. et génér.. Notes et Revue, n"^ 4-i). in-8" de 7 p., 1902. P. BoriN et P. Ancel, Recherches sur les cellules interstitielles du testicule des Mammifères. Arch. de zool. exp. et génér. (4). I, p. 437-i)23, pi. 17 à 19, 1ÎK)3. P. Ancel, Sur le déterminisme cyto sexuel des gamètes; période de diiféren- ciation sexuelle dans la glande hermaphrodite de Limnx iiui.riiinis. Arch. de zool. exp. et génér., (4), 1, Note et Revue, n» 7, p. lOIi-lLi, 1903. A. Wébeu, Les premières phases du di'veloppement du pancréas chez le Canaril. Bihliog. ainiL, in^" de 4 p.. In., Observations sur les premières phases du développement de l'hypophy.se chez les Chéiroptères. Bibli. anal., fasc. 3, p. l.jl-l.J8, 1898. A. Nicolas et A. Wéueu, Observaticms relatives aux connexions df la poche d(> Ratbkc et des caviO's prcmaudihuiaircs cln-z les embry«ms de Canard, liiblioq. anal., p. i-8, liKJl. L. DiEiEAFÉ, La mi'Uibrane glosso-hyoïdicuiie. BihI. diidl., ]). 124-132, 1901. P. A.xcEE et L. Se.nceut, Couli'ibulion à l'élude du plexus lombaire chez l'Homme. Bibliog. anatoni., ji. 209-223, 1901. I '.:{ Srniire du 14 juin l'.HlL l'IlKSIDKNCK DK .M. L. .loi HI.X, ViCK-PHKSJhK.NT MM. I!i sT v\ i»i: LA P>Annr:. présentés à la prérédenic séance, sonl proclamés membres de la Société. MM. (i nia ri et X. Haspail présentent .M. Jean-Bapliste Meillas soix, (lemeiiianl 11. nie Pelouze, à l'a lis (\'1II'). M. .loriiiN rend compte de la cérémonie dinauguration du Jjusle du professeur Sabatier, à laf[uelle il assistait avec M. Racovitza comme délégués de la Société Zoologique de France. M. DE Heai CHAMP fait une communication sur des Uotifères aberrants api)artenant au genre llrilopliafja, qu'il a trouvés fixés sui" des Jlfriiolnlclla ociocnlata. M. le D^" Troles.sart fait une communication sur les travaux des naturalistes américains relatifs à la faune des Etats-Unis. Il an- nonce que les Américains se proposent actuellement détudier systémati(iuement la région paléarcti(|ue. qui est encore très mal connue (y compris la France). C'est donc le bon moment, jjour la Société Zoologique de France, d'entreprendre une publication mo- derne de la faune française. La Société est d'avis d'insérer dans le BuUci'ni une notice expli- cative, accompagnée de ligures, destinée à faciliter la |)réparation rapide et uniforme des matéi'iaux de collections. QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR L'APPAREIL URINAIRE DES ELASMOBRANCHES PAR I. BORCEA Les (lilïéreiits auteurs, (|ui se sont occupés de 1 appareil urinaire des Elasmobranches, ont décrit plusieurs zones pour le i"ein de ces animaux. Hvrtl et Staxxus considèrent la partie postérieure seulement comme rein pro[)rement dit, la partie antérieure est appelée au contraire glande de Leydig. Cette distinction n'est pas Tli SÉANCE DU W .II" IN lOOlr reconnue i)ar Leydig. Sèi.mper (1) conserve les dénominations de glande de Leydig et de rein proprement dit (die S'iogennante Nierc), quoi(ju'il ne reconnaisse aucune différence de structure entre les deux parties. Dans celte glande de Leydig il distingue une partie antérieure génitale et une partie postérieure rénale. 11 appelle la partie antérieure génitale ou iSebenhodcn par ce fait que les vais- seaux efïérents du testicule entrent en relation avec ses canalicules urinaires, quelquefois même ])ar l'intermédiaire de corpuscules de Malpighi. Le liquide séminal traverse donc les canalicules ui'i naires et arrive dans le canal de i^eydig (Wolff) ou uro-spermitlucte . Le Nebeuhoden comprend, d'après Sempeu, autant de segments du rein qu'il y a de conduits segmentaires transloruiés en vaisseaux elïérents. Chez les Raies et les Roussettes, où il n'y a qu'un seul vaisseau elïérent, le Nebenhoden est représenté aussi ]tar un seul segment qui encore semble disparaître. Le Nebenhoden, ainsi délini, n'existe pas chez la femelle, où la glande de Leydig comprend donc seulement la région rénale. Baleolii consii:i{ a décrit comme tels (|)age 191) et autres, ouv. cit.). ne sont autre chose f|ue des ilôts d'un tissu lym]ihoïde très abondant chez quelques ty|)es. 11 y a dilïérence de coloration en ce qui concerne la glande et son pro- duit de sécrétion. Tandis que dans la partie postérieure le rein secrète l'urine de couleur brunâtre, et présente la nième structure histologique ([ue le rein de la femelle, cestà-dire des canalicules comprenant les parties suivantes établies ])ar 1>. Hallkii (2) : un glomérule. un pavillon inteiiie avec un épithéliuin haut et cilié, une deuxième région avec un épithéliuin cubique sans bordure ei brosse, une troisième comjiosée de hautes cellules glandulaires avec la bordure eu brosse typic|ue, une quatrième de structure identique à la deuxième formant des [lelotons à la partie ventrale et enlin une cinquième terminale composée d'un épithéliuin cubiciue de faible hauteur. La troisième zone est la plus développée et ses cellules (fig. I ) iirésentent les caractères histologiques suivants: (( forme prismatique allongée, deux fois plus longue ({ue large, le noyau ovalaire au milieu de la cellule, le protoplasma à struc- ture réticulaire. Le réseau présente les mailles assez serrées et allongées suivant le grand axede la cellule, des granulations nodales et des granulations plus fines à l'intérieur des mailles. La surface de la cellule ne présente pas une cuticule maison observe le même réseau avec les granulations nodales plus dévelojjpées. Les poils de la brosse sont distincts, ont la même hauteur, enfin des cadres intei'cellulaires. )) (1) Joiinml (if Aiiiil. andPhy^t., (XXIVl London, lN,S9-90. (2) Morpliologùclie^ Jalirlmcli, XXTX, 1901. \(\ SÉANCF. DU i\ .Il IX lîXt'l La |)arlie antérieure, à laquelle la (iéuouiiuatioii tle (jlandc de Leijdig i)eut être conservée chez le niàle, ne sécrète plus d'urine, mais un liquide nourriciei" pour les spciiiialozoïdes, de couleur blanchâtre. Les luhes «glandulaires sont plus larges que les tubes du rein et coni])rennent seulement 2 zones : aj une première très développée terminée en cul de sac rpii est la partie sécrétrice et une partie terminale revêtue dun é])ithélium cubiciue, (jui est la région excrétrice. Voilà les caractères histologiques des cellules ifiiiiliiiiiiiiiiiK Fifi. I. — f'.i'Iliih' M'ci'cl l'icf' (le lii Iroi sièmc région d'un canalicule rrnal. l'iu. 2. — Ci-lliile si'ci'ctrici' de l;i Lihinilo de Lfvdiif. sécréti'ices ilig. 2) : (( cellules étroites, sans bordure en brosse, les cadi'es à peine iii(li(|ués, le noyau rond à la base de la cellnle ayaul à peu près |;i luéiiic largeur ([ne la cellule, niais il y a souncuI 2. cl ;> noyaux dans uiu' nicnic cellule, on en \'oif aussi de coté de la lumière, sont ex])ulsés avec le prodnii de sécrétion et on les reironve d;ins ceci. Le pr()l;i|ilasnia es! linenienl granuleux, ou observe aussi un réseau iirégulier, à mailles ti'ès larges et enlin de grandes granules qui sont des |)ro(luits de séci-élion ». (les cellules sont en généi'al deux fois plus hautes et deux fois |)lus étroites (|ue les cellides sécrétrices rénales. \'oici des chilïres uiovens |)our SciiHinrn raninila et S(ji((it'ni(i ain/chis : SÉANCE DU 14 JUIN 1904 147 GLANDE DE LEYDIG RF.IX SCYLl.n M OAMCri,.V II. ili;mi(lr(' ili's tiilx^s sc^crcHcurs. 2). hautt'ur de rc'pillK'liiim sc'crc'tcur. 3). largeur de la cellule éiiithéliale. 0""",I8 0'""',007 0'"'",03 0""",01G SQIATIXA ANC. ELUS 11. diamètre des tubes sécréteurs. 2). hauteur de l'épithélium sécréteur. 3). largeur de la cellule épithéliale. 0""",27 0""",075 0'""',008 0""",15 0""°,014 Le conduit de Leydig fWolfï) est seulement spermiducte et non uro-s|)ei"iniducte : il reçoit dune parties spermatozoïdes parl'in- lermédiaire des canaux etlérents : les spermatozoïdes achèvent leur dernier développement dans l'intérieur de ce conduit nourricier et dautre part le produit de sécrétion de cette partie antérieure du rein transformée (glande de Leydig). Donc la partie antérieure n'entre pas en régression chez le mâle, parce qu'elle a changé de fonction et de structure en consé quence. Mais le rein est réduit aussi aux 11 ou 10 derniers seg- ments. Nous dirons donc : que le rein se développe aux dépens des derniers canaUcules segmentaires ; les antérieurs entrent en régression chez la femelle, ou font autre cliose que du rein chez le mâle. Plusieurs auteurs ont observé cette concentration du rein des Elasmobranches à la partie postérieure et l'ont appelé métancphros. Or il nous semble que si l'existence d'un pronephros est bien établie pour les Vertébrés, il n'en est pas de même pour les distinctions que l'on a voulu établir entre un mésouephros et un métanephros. Balfour a comparé la partie antérieure au corps de Wollf, qui apparaît et entre en régression chez les Vertébrés supérieurs. Or, c'est le même cas ici, et comme la partie antérieure se développe aux dépens des mêmes canalicules segmentaires, qui se forment de la même manière, donc pas de distinction. L'origine du rein des Vertébrés supérieurs, au dépens d'un bourgeon, qui se développe à la partie postérieure du canal de Wollf, n'est exacte que pour l'uretère et tout au plus pour les canalicules collecteurs aussi. Nous développerons ultérieurement cette étude en insistant davantage sur ce point important. En regardant les grandes variations qui existent dans le groupe des Elasmobranches, nous avons la conviction que : « la nature a Bull. Soc. Zool. de Fr., 1904. XXIX — 12 148 SÉANCE DU 14 JUIN 1904 écrit elle-même l'histoire de cet appareil si important dans léco- nomie des Vertébrés, dans ce groupe primitif. Ce n'est pas à un seul type qu'il faut s'adresser, mais à plusieurs et en commençant par les plus primitifs : Squatina, en continuant par des types de plus en plus évolués : ylfcfn?//m.s, Galens, SciiUium, Carcharias, etc., Raies ; — en regardant en outre les différences qui existent entre les deux sexes et sachant éviter de mauvaises interprétations, qui peuvent provenir de variations différentes existant chez diffé- rentes espèces en rapport avec la forme du corps et la forme des autres viscères, et de la pénétration des autres organes. » Nos recherches sont faites à la station zoologique de Roscofî et portent sur les espèces suivantes : Squatina angélus, Acanthias vulgaris, Galeus canis, Mustelus vulgaris, ScylUum canicula, ScyUium catulus, Pristiurns meJanostomus, Carcharias glaucus, Raia bâtis, daxata, mosaïca et radula. C'est pour nous un bien agréable devoir d'adresser à nos maîtres MM. Y. Delage et E. Hérouard, l'hommage de notre profonde reconnaissance, pour l'accueil si large que nous recevons aux laboratoires de zoologie de la Sorbonne et de Roscofî, de même que pour les précieux conseils qu'ils n'ont cessé de nous prodiguer. Addenda. — Nous venons de constater ultérieurement, qu'il existe des diiïcrences d'aspect et de structure histologique en ce qui concerne la glande de Leydig, suivant que les animaux sont à l'époque du rut ou en dehors de cette époque, fait qui n'a pas lieu pour le rein. D'autre part nous avons constaté aussi que chez le type le plus primitif, Squatina, la partie la plus postérieure de la glande de Leydig présente plutôt une structure intermédiaire entre sa partie antérieure — nettement différenciée — et le rein; fait qui n'existe pas chez les autres Elasmobranches, où la glande de Leydig est transformée en glande génitale annexe. Nous reviendrons sur ces faits dans une communication i)rochaine. DÉFORMATION PATHOLOGIQUE D'UN PIED DE SANGLIER par E. OLIVIER (de Moulins) Le 18 novembre dernier, en forêt du I\^rray (Nièvre), j'ai découplé les soixante Chiens ûu yàuU'uit HaUie-Iiourbouuais sur un Sanglier, âgé de 4 ans et du poids de 80 kilogrammes, qui n'a jamais pu prendre d'avance et a été mis hallali après s'être fait SÉANCE DU 14 JUIN 1904 149 chasser pendant nne heure seulement et tout le temps dans des fourrés. En l'examinant après sa mori, j'ai eu l'explication du peu de résistance qu'il avait olïerle à l'équipage : la jambe droite anté- rieure était notablement plus courte que l'autre et présentait une exostose considérable à la hauteur du genou. La fourrure n'avait rien d'anormal, non plus que le pied ([ui était usé à peu près comme l'autre ; l'animal s'en servait mais devait boiter assez fortement ; ce qu'il n'avait pas été] possible][[de [constater pendant la chasse, puisqu'il n'avait pas quitté des taillis épais, sautant seu- lement de temps en temps quelques layons garnis de bruyères qui même en ce moment le dérobaient à la vue. J'ai disséqué cette jambe qui présente une déformation curieuse, comme on peut en juger par la photographie ci-jointe. L'humérus, le métacarpe et les doigts sont régulièrement con- formés. Mais le cubitus, le radius et les os du carpe, sauf un seul, sont soudés ensemble en une masse osseuse arrondie, ayant, en arrière, à sa plus grande largeur, une profonde échancrure trian- gulaire. 130 SÉANCE DU 14 JUIN 1904 Cette masse osseuse est coupée dans son milieu suivant une ligne légèrement ondulée qui part du sommet de cette échancrure. Des tendons tenaient le tout en place, du vivant de l'animal ; mais, à la dissection, les deux parties se sont séparées, montrant leurs surfaces de contact garnies dun cartilage blanc de peu d'épaisseur. On comprend, qu'avec une infirmité semblable, le Sanglier pou- vait encore marcher à une allure modérée, tout en boitant sensi- blement ; mais le peu de solidité de la suture de sa jambe ne lui permettait pas d'exécuter les bonds et les mouvements violents nécessaires pour une course rapide. A la suite de quel accident cette déformation est-elle survenue ? Étant très jeune, ce Sanglier a pu avoir la jambe complètement broyée par la morsure d'un Chien, d'un Renard ou d'un autre Sanglier: les os écrasés se seraient soudés au hasard en prenant cette forme extraordinaire ; mais on ne saurait, dans ce cas, expli quer la solution de continuité, la coupure de los. Il est plutôt probable, que dans son jeune âge, élant Marcassin, il aura eu la patte prise dans un collet de laiton placé à l'intention d'un Lièvre. Après de violents efforts, il serait parvenu à se dégager en brisant le collet qui serait resté solidement noué et formant bague autour de sa jambe. Cette bague extrêmement serrée et qui a dû rester en place longtemps, aurait fini par déterminer à la longue la section du cubitus, pendant que se formaient en dessus et en dessous les exostoses qu'indique bien la photographie. Le fil de laiton,constituantlecollet, étant très mince, n'aurait pas endommagé le cuir, ni les poils, et, après sa chute, le sillon qu'il aurait pu creuser dans la peau se serait promptement obstrué. J'ai constaté souvent chez des animaux des fractures d'os sou- vent compliquées et plus ou moins mal ressoudées ; mais je n'avais jamais observé une déformation aussi bizarre et il ma paru inté- ressant de la signaler. Je suis heureux de remercier M. le D^ Guiart, qui a bien voulu se charger d'exécuter la photographie qui accompagne cette note et qui ajoute puissamment à son intelligence. M. Guiart, ayant interrogé plusieurs chirurgiens au sujet de cette déformation pathologique, est d'avis qu'il s'agit de fracture compliquée ayant longtemps suppuré, ce qui explique les soudures osseuses et les exostoses périphériques. Le membre serait redevenu en partie utilisable, grâce à la formation d'une pseudarlhrose, comme l'indiquent les deux parties encroûtées de cartilage et réunies par une capsule tendineuse. 131 Séance du 28 juin 1004. PRÉSIDENCE DE M. IIÉllOlARD, PRÉSIDENT M. le Président adresse les félicitations de la Société à M. le D^' Pellkguin qui vient de conquérir le diplôme de Docteur es sciences pour une thèse sur les Poissons de la famille des Cichlidés, pré- sentée à la Faculté des sciences de Paris. M. le Président adresse également les félicitations de la Société à M. le D'' Nevel'-Lemairi:, nommé professeur agrégé à la Faculté de médecine de Lyon. M. Meillassoux, présenté à la précédente séance, est proclamé membre de la Société. M. le Secrétaire général annonce que M. Meillassoux s'inscrit en qualité de membre donateur. MM. Guiart et Hérouard présentent M. Charles B. Davenport, directeur de la Station dévolution expérimentale de l'Institut Car- negie, à Cold Spring Harbor, L. I, (Etats-Unis, N. Y.). MM. Joubin et Oustalet présentent M. Boudée, naturaliste de- meurant place Saint André des Arts, à Paris (6*^). M. Bigot, professeur à l'Université de Caen, annonce que la Société Unnéenne de Normandie tiendra sa réunion générale de 1904 à Mortain, le dimanche 24 juillet. Les personnes désirant prendre part à cette réunion sont priées de s'inscrire dès maintenant pour pouvoir profiter du tarif réduit sur la Compagnie de l'Ouest. M. Vlès présente une étuve qu'il a fait construire pour pouvoir suivre le développement des œufs de Poulet trépanés. Il donne certaines indications et montre plusieurs figures relatives aux pre- miers résultats obtenus. M. le Dr Pellegrin fait une communication sur les Poissons de la famille des Cichlidés. Il insiste plus particulièrement sur l'incu- bation buccale et sur la distribution géographique, qui vient con- firmer l'existence d'une Atlantide méridionale comprenant l'Amérique du sud et l'Afrique. M. le Dr Trouessart montre que ce continent brésilio-aethiopien peut être également basé sur la distriTmtion géographique de nom- breux Mammifères et en particulier des Éléphants. M. le Dr Gliart fait une communication sur un curieux cas de pseudo-parasitisme : il s'agit de Rotifères rencontrés en abondance dans le dépôt centrifugé d'une urine ammoniacale. 152 SÉANCE DU 28 JUIN 1904 MISSION DE CRÉQUI-MONTFORT ET SÉNÉCHAL DE LA GRANGE EN AMÉRIQUE DU SUD MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES RÉCOLTÉS PAR LE Dr NEVEU-LEMAIRE PAR A. BAVAY Notre collègue le D^ Neveu-Lemaire, médecin et naturaliste de laMissionde Créqui-Montfort et Sénéclialde la Grange en Amérique du sud, m'a remis les coquilles terrestres et fluviatiles qu'il a recueillies pendant son exploration dans les Andes. Ces récoltes se composent : 1° De deux BuUmidus recueillis morts et même subfossiles dans les fouilles faites à Antofagosta (Chili) et Tiahuanaco : BuUmulus cothurnix Sowerby, Antafagosta, et BuUmulus Clienui? Reeve, Tiahuanaco. 2° Deux Bulimulux recueillis vivants à Chililaya : BuUmulus exor- natus Reeve, et BuUjïiuIus cubnineus d'Orbigny. 3° Deux Planorbis provenant du lac Titicaca : Planorhis montanus d'Orbigny, et Planorbis andecoUis d'Orbigny. 4" Deux Paludestrina provenant du même lac Titicaca : Paludes- trina culminca d'Orbigny, et Paludestrina Andecola d'Orbigny. 5° Une Paludestrina provenant du lac Popo : Paludestrina popo- ensis, espèce nouvelle. 6° Une Pj/r^?s. Au moisdemai une Cigognea fré(juenté pendant une (|uinzaine de jours le toit de la maison Picot, voisine de l'église Saint-Martin, elle passait la nuit sur les cheminées de cet immeuble. Étival. — Cette localité, la première occupée en Lorraine en 1895, paraît avoir été définitivement abandonnée en 1901; déjà en 1903 elle n'avait plus été occupée que temporairement. Les Cigognes n'ont fait que des apparitions sur leur ancien nid, bâti sur la tour de l'église. La première est arrivée fort en retard, le 4 avril. Un couple a stationné une fois pendant quelques heures sur le nid, un sujet est venu pendant trois semaines s'y reposer chaque soir, enfin les dernières ont été vues le 8 juillet. Encore est-il fort pro- bable que c'étaient le plus souvent les Cigognes de Moyenmoulier, la localité voisine, qui, au cours des pointes qu'elles poussent dans les prairies humides, situées au contluent de la Meurthe et du Rabodeau, venaient se reposer sur la tour d'Étival. D'api'ès les uns le nid aurait été abandonné pour cause d'encombrement, une abondante végétation de Graminées en remplissant la dépression. Le fait se produit souvent dans le cas où les Cigognes reviennent trop tardivement occuper leur nid; nous l'avons constaté également à Rothau. D'autres attribuent son aJjandon à la présence des Fouines, qui. pour une cause encore inexpliquée, se sont beaucoup multipliées à Etival, dans les trois dernières années. MoYENMOLTUiR. — Moveumoutier est, à notre connaissance, la seule localité de la vallée de la Meurthe, où les Cigognes aient en- core couvé et mené à bien leurs petits en 1904. Le couple est arrivé très tard, le 2. avril, un mois plus tard que l'année précédente (l^^^n^apg). On remarquera que les Cigognes sont arrivées le plus tardivement précisément l'année où elles ont été le moins nom breuses, et que leur date d'apparition la plus précoce, celle du 28 février 1901, a coïncidé avec leur maximum d'abondance; la date movenne à Moveumoutier est le 3 mars. 166 SÉANCE DU 2o JUILLET 1904 Pressées sans doute de couver, les Cigognes n'ont que peu réparé leur ancien nid, du reste très volumineux (situé sur une cheminée de la lilature Vincent), et la ponte a eu lieu peu après leur arrivée. Contrairement aux autres années elles n'ont reçu que de rares visites et n'ont pas eu de combats à livrer. Dès le 11 juillet l'un des quatre jeunes réussis commençait ses essais de vol. Deux jeunes ont été victimes d'accidents. Lun s'est accroché par une aile à la pointe d'un paratonnerre de l'église (.30 juillet), a passé la nuit dans cette position, a été délivré le lendemain, pansé à liodoforme, et est actuellement pensionnaire dans la basse cour du propriétaire de l'usine. Un second jeune, tombé également au cours de ses essais, lui a été temporairement adjoint, Dans la prévision de son envolée, on a muni sa patte gauche d'une bague de cuivre, portant le nom de la localité et la date. Le plumage de ce sujet est couvert de Mallophages. Les deux jeunes demeurés libres reviennent chaque soir, à la nuit, sur leur nid. Raox l'Étape. — Quelques passages en mai, mais sans arrêts. Du 11 au 21 juin une Cigogne a séjourné de façon intermittente sur la cheminée de la fa'iencerie Brajon, la seule que ces Oiseaux aient jamais fréquentée volontiers dans cette localité. Elle a même fait quelques tentatives de réparations à son nid; mais la position périlleuse de ce nid qui paraît s'enfoncer dans la cheminée, la vétusté de celle-ci, enfin l'absence prolongée de toute compagne, ont dû décourager ses espérances, elle a quitté la localité dès le 21 juin, pour n'y plus reparaître. Baccarat. — Rares passages, mais aucun arrêt prolongé sur une cheminée de la cristallerie, qu'elles ont occupée depuis 1900, mais une fois seulement avec succès en 1901. LuNÉviLLE. — Les Cigognes n'ont fait que de rares appa- ritions dans cette ville. A deux reprises un sujet s'est re- posé pendant quelques heures sur le seul nid de la ville, bâti sur une cheminée de la vieille maison Delorme. 11 a poussé de là des pointes vers le Château et dans la direction de l'étang de Parroy. En résuuié, eu 1904, les Cigognes ont encore fait des apparitions de plus ou moins longue durée, dans toutes les localités delà vallée supérieure de la Meurthe fréquentées par elles pendant les années précédentes, mais elles n'ont plus niché et reproduit que dans le seul village de Moyenmoulier. Elles y trouvent d'ailleurs des con- ditions de sécurité très spéciales, dues surtout à la situation du nid sur une cheminée isolée dans une propriété privée, et à la bienveillante surveillance dont elles sont l'objet. Dans toutes les SÉANCE DU 25 JUILLET 190't 167 autres localités : Étival, Raon-lÉtape, Baccarat, Liinévillc, elles ont renoncé à nicher Est ce là une année exceplionnelle et reverrons nous encore les CifiOi^nes, en i-rand nombre, dans la vaIkH; de la Meurllie, en lllO,")? delà est fort peu probable, car voici la troisième année que nous constatons leur diminution et elle a suivi, hélas, une marche très régulière. En 11)01, année du maximum de présences, nous espé- rions que les Ci^^ognes avaient délinitivenient repris droit de cité sur le versant occidental des Vosges, aujourd'hui en lOOi, nous craignons de ne plus les y voir reparaître en li)0."). Il nous faut admettre que les causes qui, depuis plusieurs années, jetaient une partie des Cigognes de l'Alsace à l'ouest des Vosges, se sont de nouveau modiliées. Du reste la presque disparition des Cigognes en Lorraine, concorde, cette année avec une diminution manifeste de leur etïectif en Alsace, tout au moins à Strasbourg (où deux nids seulement ont été occupés en 1904) et dans toute la vallée de la Bruche. Dans cette vallée qui aboutit, on lésait, aucoldeSaales, et que nous continuons à considérer comme la voie de pénétration des Cigognes de l'Alsace en Lorraine, c'est-à dire de l'est vers l'ouest, le nombre des localités occupées s'est trouvé très réduit en 1904 (Rotliau et Schirmeck n'ont pas revu leurs hôtes), et, dans d'autres localités, le nombre des nids habités a beaucoup diminué aussi. L'extension des Cigognes en Lorraine n'aura été que de courte durée (dix ans à peu près : 1895-1904?). C'est là semble-t-il un cas assez précis de peuplement temporaire d'une région bien délimitée par une espèce déterminée; il est relativement rare de pouvoir suivre aussi nettement, et pour ainsi dire pas à pas, toutes les phases d'un peuplement. Ouvrages offerts par le Professeur R. Blanchard. P. Ancel ci P. BoLiN, L'apparition des caractères sexuels secondaires est sous la dépendance de la glande interstitielle du testicule. C. R. Acad. Sciencei<, IS jan- vier 1904. P. BouiN et P. Ancel, L'infantilisme et la glande interstitielle du testicule. C. R. Acad. Sciences, 25 janvier 1904. A. WÉBER, Sur les origines des ébauches pancréatiques chez le Canard. C. R. Assoc. des Anatoinistes, IV session. Montpellier, p. 58-66, 1902. A. WÉBER, L'origine des glandes annexes de l'intestin moyen chez les Amniotes. C. R. Assoc. des Anatuiiiisles, 5' session, p. 4 5, Liège 1903. P. Ancel et P. Bouin, Sur les corps adipeux chez Biifo vulgaris. C. R. Assoc. Anat., o' sess., p. 86-91, Liège, U)03. 168 SÉANCE DU 23 JUILLET 1904 Ch.vrrin ot G. Delamare, Recherches sur les propriétés ilii phicenla. C. R. Soc. BioL, 13 juillet 11)01. G. Delamare, Note sur les cellules éosinophiles et les hématies nucléées du ganglion lymphatique normal. C. R. Soc. Biol., li octohre 1001. P. NoBÉcouKT et G. Delvmaue, Cryoscopie des urines chez les femmes enceintes non albuminuriques. C. R. Soc. BioL, 12 oct. l'ÂIl. GuiLEEMON.vr et G. Delamauk, Le fer du ganglion lymphatique. C. R. Soc. BioL, 26 oct. 11)01. A. Wéber, Rapports entre la torsion de l'embryon sur l'axe longitudinal et les phénomènes de dissymétrie dans la production de l'nmnios chez les Oiseaux. C. R. Soc. BioL, 18 oct, 11102. A. WÉBER, Observations d'embryons d'Oiseaux anamniotes et normalement con- formés. C. R. Soc. BioL, 18 oct. 1002. A. Wéber, Quelques faits concernant le développement de l'intestin moyen et de ses glandes annexes chez les Oiseaux. C. R. Soc. BioL, l.i nov. 1902. A. WÉRER, Un organe excréteur rudimentaire dans la région cloacale des em- bryons d'Oiseaux. C. R. Soc. BioL, LV, p. (JiD-O.'JO, 190:J. A. Wéber, L'extrémité caudale du canal de WollI, chez les embryons d'Oiseaux C. R. Soc. BioL, p. 6;^1 6.j2, 1903. P. Ancel, Sur les culs-dc-sac pleuraux rclro-iesophagiens. C. R. Soc, BioL, LV, p. 759-761, 1903. P. .\ncel et L. Sencert, Sur l'entonnoir prévestibulaire de l'arrièrecavité des épiploons. C. R. Soc. BioL LV, p. iO.'iO-lOjl. 1903. A. Wéber, A propos de la segmentation générale du corps des Vertébrés, C. R. Soc. BioL, LV, p. 10;J2-10o3, 1903. P. Ancel, Les follicules pluriovulaires et le déterminisme du sexe. C. R. Soc. BioL, LV, p. 10i9-10:J0, 1903. .\. WÉBER et A. Blvic.mer, Les premières phases du développement de l'appareil pulmonaire chez le Canard. C. R. Soc. BioL LV, p. 10.'J7- 1038, 11)03. A. WÉBER et A. BuviGMER, Abscncc de l'ébauche pancréatique ventrale gauche chez un embryon de Poulet. Les premières phases du développement du poumon chez les embryons de Poulet. La signilicalion morphologi([ue de l'ébauche pulmo- naire chez les Vertébrés. C. R. Soc. BioL, LV. p. 1393 1398, 1903. P. Bovin et P. Ancel, Sur les cellules interstitielles du testicule des Mammi- fères et leur signilicalion. C. R. Soc. BioL, LV, p. 1397-1398, 1903. P. A.ncel et P. BoiiN. Histogenèse de la glande interstitielle du testicule chez le Porc. (Note préliminaire). C. R. Soc. BioL, p. 1680 1682, 1903. P. BouiN et P. Ancel, Sur la signification de la glande interstitielle du testicule embryonnaire. C. R. Soc. BioL, LV, p. 1682-1684, 1903. P. Ancel et P. Bolin, Sur l'existence de deux sortes de cellules interstitielles dans le testicule du Cheval C. R. Soc. BioL, LVl, p. 81-82, 1904. P. Ancel et P. Bolin, La glande interstitielle du testicule. Examen critique des essais de vérilication expérimentale de son rôle sur l'organisme. C. R. Soc. BioL, LVI, p- 83-84, 1904. P. Bolin et P. .\ncel, Sur la ligature des canaux déférents chez les animaux jeunes C. B. Soc. B(o/., LVl, p. 84-85, 1904. P. .\NCEL et p. Bolin, Sur la glande interstitielle du testicule des .Mammifères. (Réponse à M. G. Loiseli. C. R. Soc. BioL, LVI, p. 93-97, lfN»4. P. Bolin et P. .Vncel, Sur l'hypertrophie compensatrice de la glande intersti- tielle du testicule. (Rép. à M. G. Loisel). C. R. Soc. BioL, LVI, p. 97-99, 1904. P. .Vncel et P. Bouin, Tractus génital et testicule chez le Porc cryptorchide, C. R. Soc. BioL, LVl. p. 281-282, 1904. P. BociN et P. .\ncel, La glande interstitielle chez le vieillard, les animaux Agés et des infantiles expérimentaux. C. R. Soc. BioL, LVl, p. 282-284, 1904. SÉANCli DU £j JIILLKT iDO't IGU P. Fkuukt ol .\.\Vi;nK», IV. Cloisnnnoinonls ol l)(iiiri.M^onnomonls du tube nerveux d'embryons do l'ouiet. ('. 11. Soc. HioL, L\\, p. ^88-280, 1904. L. DrEULAFÉ, Ori{»ine et constitution du muscle relevcur de l'anus. Journal de rauatoiiiip et de lu phij^iol., XXXVII, p. 38;j 408, l')OI. A. Wknr.R, Notes de mc'cani(iue euibryonnairo. Joiini. de l'ioial. el de la pinjaiol., XXXIX, p. T.'i 92, i pi., UK)3. P. Ancf.l et L. Sknckht, MorplioIon;io du péritoine. Les liffaments hépatiques accessoires cliez l'Homme. Jouiii. de l'anal, el de la phy:^., XXXIX, p. 3.';3-389, pi. X, 1903. P. Ancf.l et P. RoiiN, Sur la sécrétion récrcmentitielle du testicule. Recueil de inéd. vétér., in 8° de 7 p., io janv. Ii104. P. Ancel et P. BouiN, La glande interstitielle du testicule des Mammifères et sa signification. Revue médicale de l'E^t, in-8° de 7 p., lt)04. A. Wéber, Remarquos à propos de la segmentation du mésoderme chez les Amniotes. Verhand. der Analomi^chen Ge>^eltschaf't, p. 19-22, li)03. (H' session). Alice RonKHTsox, Embryology and embryonic fission in the genus Crisia. Pu- blicalioiis of the l'nivernUy ofCalifornia,Zoology,],p. iVMlid, pi. XII-XV, 1903. F. \V. Bancroft and C. 0. Esterly, A case of physiological polarization in the Ascidian heart. Ptiblications of Ihe UniversiUj of California, Zoologv, 1, p. 105- 114, 1903. F. Marceau, Recherches sur la structure et le développement comparés des fibres cardiaques dans la série des Vertébrés. Thèse de Paris, in-8° de 367 p., 1903. E. L. Maric and C. L. Bristol, The Bermuda biological station for rcsearch. Bermuda nalural history Society. F. Marceau, Notes sur la structure du cœur chez les Céphalopodes. Bulletin de la Société d'histoire naturelle du Doubs, in-B» de 34 p., 4 pi. J. Gautrelet, Les pigments respiratoires et leurs rapports avec l'alcalinité apparente du milieu intérieur, .ircliices de Zoologie expérimentale et générale, (4i, I, p. 31-171, 1903. V. Ariola, La merogonia c l'unicio del centrosoma nella fecondazione merogo- nica. Atti délia Societù Liguslica di Scien::e naturali e geografiche, XV, in-8° de 13 p., 1904. Ch. Dubois, Influence sur la sécrétion biliaire des injections d'acide chlorhy- drique dans l'intestin. Paris, in 8" de M p., lt)03. Ch. Dubois, Influence du chloral sur la sécrétion biliaire. Échu médical du A'ord, Lille, in-8° de 14 p., 1903. P. PioLUET, Sur la direction des artères nourricières des os longs. Journal de l'anatomie et de la physiologie, XL, in-S» de 18 p., n° 3, 1904. Ch. Dubois, De l'action des anesthésiques sur les réflexes ganglionnaires. Thèse de Lille, in-S" de 41 p. E. Wertheimer et Ch. Dubois, Des eflets antagonistes de l'atropine et de la physostigmine sur la sécrétion pancréatique. Comptes rendus des séances de la Société de Biologie, LVI, p. 19:j-I97, 1904. Ch. Dubois, Action de l'adrénaline et de l'anagyrine sur la circulation des mu- queuses linguale et buccolabiale. C. R. Soc. Biol., LVI, p. 355 357, ltK)4. Ch. Dubois, Les changements de la coloration de la mu((ueuse linguale comme indicateur du mécanisme d'action des agents vaso-constricteurs. C. R. Soc. Biol., LVI, p. 362 564, 1904. E. Wertheimer, De l'action des acides et du chloral sur la sécrétion biliaire (d'après les expériences de M. Ch. Dubois). C. R. Soc. Biol., LV, p. 286-287, 1^)03. Ch. Dubois, Contribution à l'étude de la pathogénie de l'ictère par résorption. Lille, in 8» de 16 p., 1898. Colas, Rapport sur le mémoire intitulé « Sur le mécanisme des vaso-dilata- 170 SÉANCE DU 21) JUILLET 1904 lions ». Bullelin de l'Association amicale des internes et anciens internes en niédecine des hôpitaux de Lille, inf", 1899. .1. Gautrelet, De la présence de l'acide lactique dans les muscles des Inver- tébrés et des Vertébrés inférieurs. C. R. Àcad. Sciences, 17 août 1903. L. Bruntz et J. Gautrelet, Élude comparée des liquides organiques de la Sac- culine et du Crabe. C. R. Acad. Sciences, 18 août 19()2. A. J. Gaitrelet. Dos formes élémentaires du phosphore chez les Invertébrés. C. R. Acad. Sciences, 20 janvier 1902. A. Branca, Les premiers stades de la formation du spermatozoïde chez l'Axo- lotl. Archives de Zoologie expérimentale et générale, (4i, II. Notes et revue, n» 7, p. CV CXllI, 1904. Des.noyés, Martre et Rouvière, Action des courants de haute fréquence et de haute tension sur la sécrétion urinaire. C. R. Acad. Sciences, V^ juillet 1901. Desxoyés, Martre et Rouvière, Action des courants de haute fréquence sur la sécrétion urinaire. Renseignements fournis par l'analyse chimique. C. R. 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Annales d'oculistique, CXXI, in-8" ne 20 p., 5*^ liv., mai 1899. E. Grynfelt. Sur la présence de granulations spécifiques dans les cellules chro- maninc's de Kuhn. C. R. de l'Assoc. des Anuloniisles, p. 134142, Liège 1903. 71 SIXIÈME CONGRÈS INTERNATIONAL DE ZOOLOGIE 14 au 20 Août 1904 COMPTE-RENDU SOMMAIRE l'A H LE D' JULES GUIART Le Congrès international de Zoologie, qui s"est tenu cette année à lierne, semble, au premier abord, avoir obtenu moins de succès que les précédents. En effet si 3")8 membres sy sont fait inscrire, un assez grand nombre manquait à lappel, de telle sorte quen ivalité les congressistes n'étaient guère plus nombreux qu'à Leyde, où Ion en compta 250. Or à Cambridge il y eut 380 membres et à Berlin 470. Toutefois il serait injuste de ne pas tenir compte du fait (jue r Angleterre et 1" Allemagne ont un territoire beaucoup plus vaste et possèdent un nombre considérable de zoologistes, qui, tous, étaient venus à ces Congrès. Cette année au contraire les Allemands étaient moins nombreux; quant aux Anglais ils étaient restés chez eux pour un Congrès national. Du reste si le Congrès de Berne a été inférieur en nombre, il s'est suri)asséen simplicité et en cordialité. Parmi les membres français de la Société Zoologique de France, présents à Berne, nous citerons : Mil*- F. BiGXOx, MM. Beauclair, R. Blanchard (délégué du gou- vernement), R. Boxaparti:, Bolvier (délégué du gouvernement), Daitzexrerg, Debreuil, François, De Ci erne (délégué du gouver" nement), Cuîart et Hérouard (déléguésde la Société Zoologiciue de F'rance), Hércbel, A.Janet, (délégué du gouvernement), Ch. Janet, KoKHLER, Malaqlin, Nibelle, Pellegrin, E. Perrier, et PizoN (dé- légués du gouvernement), Pruvôt, Rotrou, Schlumberger (délégué du gouvernement) Vaney et Vlès. Nous citerons ensuite au nombre des savants venus d'Allemagne : MM. Hkymons, Lire, 0. Maas, M.erexthal, Matcrte, L. J^late, ScuAiDLNX. SrNmoTH et Spengel; d'Angleterre: MM. JioissELET et Scharkf; d'Autriche : MM. Von Craff, Palacky et Vejdowski; de Belgique : M. J^elseneer; du Brésil : M. Goldi; du Danemarck : liull. Soc. ZooL de Fr., UX)4. xxix — 14 172 SIXIÈME CONGRÈS INTERNATIONAL DE ZOOLOGIE M. lluliCK; dÉgypte : M. Loos; des États-Unis : MM. Mixot, Osborn, Stiles et Ward ; de Hollande : MM. BoLsirs, BOttikofer, Jentink, Kerbert, Vosmaer et Van Wijhe; du Japon : M. Fuji; dltalie : MM. Emeri, Grassi et Monticelli ; de Luxembourg : M. Wasmann ; de Russie : MM. Korotneff et Salensky ; de Suède : M. Lonnberg; de Suisse enfin, nous aurions à citer tous les Zoologistes, car ils étaient tous présents. La })lupart des congressistes arrivés à Berne dans la journée du dinianclie 14 août, se trouvent réunis le soir même à 8 heures, dans la grande salle de la KornhmtskcUer, où la municipalité donne une réception en l'honneur du Congrès. M. A. Von Steiger. Président de la ville de Berne, souhaite la bienvenue aux congres- sistes, après quoi on lunche, et, heureux de retrouver de lointains collègues, on cause, autant du moins que le permet lorchestre municipal, dans une salle dont l'acoustique na certainement pas été prévu pour une aussi nombreuse fanfare. La réunion n'en est pas moins animée et se prolonge jusque vers minuit. I. Séances générales. Premièî^e Assemblée géîiérale. — Le lundi ['.') août, à !) heures du matin, a lieu la séance d'inauguration sous la présidence du professeur Studer. Autour du Président ont pris ])lace sur l'estrade M. (îoRAT, conseiller d'État du canton de Berne et les délégués des différents pays. M. le (Conseiller d'Étal (Iorat déclare ouverte la sixième session du Congrès international de Zoologie et fait des vœux pour sa réussite. M. Studer remercie le Conseil fédéral de l'appui qu'il a bien voulu accorder au Comité d'organisation et après avoir sou haité la bienvenue aux délégués étrangers, il fait un discours sur l'iutérèt que présente l'étude de la faune suisse. M. le professeur E. PERKn:R, président du Comité permanent des Congrès interna lionaux, remercie les organisateurs du Congrès et entretient l'Assemblée des théories scientillques actuellement à l'ordre du jour. M. le Président annonce que le bureau a reçu deux propositions relatives au choix du lieu de réunion de la prochaine session du Congrès en li)07 : l^* une demande des Zoologistes américains proposant la réunion du Congrès à Boston; 2" une demande de S. A. S. le l'rince de Monaco proposant la réunion du Congrès à Monaco. Le Président annonce que les membres du Comité per manent et les délégués des gouvernements s'étant réunis avant la SlXli:.MK CU.NCiUÈS I.NTKILNATIONAI. DE ZOOLOCIIE 173 séance en comilé secrel (1), uni décidé de proposer à l'Assemblée de choisir Boston. En conséquence lAsseniblée décide (|iie la pro- chaine session tiendra ses assises à Hoslon en lilOT. M. le Pré- sident adresse les remercinients de l'Assemblée à S.A. S. le prince de Monaco et es[)ère que le Congrès qui suivra celui de Boston pourra se tenir à Monaco. M. Minot, au nom des Zooloj^istes amé- ricains, remercie l'Assemblée et annonce que le Congrès inter- national de Physioloj^ie se tiendra en même temps à Boston (2). 11 ajoute (lu'il espère que le gouvernement des Etats-Unis pourra mettre un paquebot à la disposition des Zoologistes européens, proposition qui vaut à son auteur des applaudissements justement mérités. M. Bedot, secrétaire général donne alors lecture de la liste des délégués des gouvernements, des académies et des sociétés savantes, après (|uoi M. le Président propose à l'Assemblée les noms des présidents, vice présidents et secrétaires des assemblées générales et des séances de section. Celle proposition est adoptée par accla- mations. En conséquence MM. Emeuy, Fuji, Spexgel et Osborn, proposés comme vice i)résidents de la première Assemblée, viennent prendre place sur l'estrade. Une série de vœux présentée par V Association française pour Vatancement des sciences est renvoyée à l'examen du Comité perma- nent, qui présentera à ce sujet un rapport dans une des prochaines assemblées générales. M. le professeur li. Blanchard fait une conférence sur la Zoolo- gie et la Médecine et montre les progrès considérables que les Zoologistes ont fait faire à la médecine en ces dernières années, particulièrement en ce qui concerne l'étiologie et la prophylaxie des maladies tropicales. M. le professeur Lang (Zurich) fait ensuite revivre l'œuvre de MoRiTzi, précurseur suisse de Darwin. Deuxième Assemblée générale. — Elle a lieu dans VAula de l'Uni- versité le mardi 10 août à 9 heures du matin, sous la présidence des professeurs Lônnberg et Mtnot et la vice-présidence de MM. Von (iRAFF, Pelseneer et Stejneger. (1) S. A. S. le Prince de Monaco m'avait faitl'honneur de me déléguer pour sou- tenir sa proposition, mais n'ayant pas été inscrit au nombre des délégués do gouvernement, je n'ai pu assister à cette séance et défendre par suite les intérêts qui m'étaient confiés. (2j C'était du moins la proposition faite par le gouvernement des États-UniSj mais elle n'a pas été acceptée par les physiologistes et le prochain Congrès do Physiologie se tiendra en réalité à Heidelberg, en 1907. 174 SIXIÈME CONGRÈS INTERNATIONAL DE ZOOLOGIE M. Salensky expose les résultats obtenus i)ar l'expédition Hehz, envoyée il y a trois ans en Sibérie par lAcadémie des sciences de Saint-Pétersbourg, pour étudier le cadavre d'un Mammouth. Celui- ci était si bien conservé quil a été possible d'en faire non seulement l'anatomie, mais même Thistologie. M. OsBORN (New-York) fait une conférence, accompagnée d'un véritable luxe de projections, sur la faune tertiaire des Mammifères de l'Amérique du nord et plus spécialement des Ongulés. M. Chln expose les lois de la répartition verticale du plankton marin et termine par des considérations très intéressantes sur ses adaptations. Troisième Assemblée générale. — Elle a lieu le jeudi 18 août, à 9 heures du matin, dans la salle du Parlement, sous la présidence des professeurs Studer et Grassi et la vice-présidence de MM. R. Blanchard, Chun et Van Wijhe. Sur la i)roposition du Dr W. Stiles, agissant au nom des Zoologistes américains, TAssem- blée désigne le professeur Alexandre Agassiz comme Président du Congrès de Boston. M. le professeur R. Blanchard, secrétaire général du Comité permanent, donne lecture dune série de rapports à la suite desquels lAssemblée rejette la proposition émanant de la Section de Zoologie de l'Association française pour l' avancement des sciences ; décerne au professeur Heymons le prix de S. M. l'em- pereur Alexandre III et au Dr Ritter Von Strummer Trauenfels le prix de S. M. l'empereur Nicolas II. En l'absence du comte Von Berlepsch, empêché de se rendre au Congrès, M. Kleinschmidt fait une conférence sur la protection des animaux supérieurs inofïensifs, menacés de destruction. M, le D^ F. Sarasin (Bàle) fait une conférence sur la géogi'aphie zoologique, biologique et anthropologique des îles Célèbes. M. le professeur Emery (Bologne) fait une conférence sur létlio logie, la phylogénie et la classification. Quatrième Assemblée générale. — Elle eut lieu le vendredi 19 août à inidi, dans la salle du Kvrsaal d'Interlaken. sous la présidence du professeur E. Perrierc! la vice-présidence de MM. Laxg, Stiles, HoRVATH et Miller. On vote le vœu présenté par MM. Von Berlepsch et Kleinsch.mm>t en vue de ])roléger les espèces menacées de destruction. M. lI()i:cK ((lopenhague) fait une conférence sur les recheiclies maritimes internationales, demandant une entente entre les gou- vernements pour l'exploration scienliliciue de la mer. SIXIKMl-: CONCriKS INTERNATIONAL DE ZOOLOGIE 175 11. SraïKM' dos Seofîoiis. Zoologie générale. — Prôsidoiil : |)r()l'. Salenskv ; vice-pré- sideiil : Sciii.iMiîr.iuu.iî ; spcrélaire : D^' (îlkwitscii. — Communica- tion de M. K. A. (îoLiu tl\ir;i) sur le Sterfoniijia faaciata, Moustique (|ui Iransuu^t la lièvre jaune et sur nos connaissances relatives à laiient de cette maladie; i\o M. L. Plate (lîerlinjsur la théorie des éclianii,es; de M. W. Peteusen (Hevjil) sur rim|)0i'tan('e des organes iiénitaux dans 1 étude de l'origine des espèces; de M. K. (1oi»i>ewski (Ci'acovie) sur l'inlluence du système nerveux dans les |)liénomènes de régénération; de M. 0. Maas (Munich) sur la hiomécanicjue des Eponges: du i)rof. Palackl (Prague) sur le polyphyletisme; de M. Vejdowski (Prague) sur le noyau des Bactéries; de M. Ch. MixoT (Boston) sui- la sénescence et le rajeunissement de la cellule; de M. A. Looss (Le Caire) sur la migration des larves slrongyloïdesd'Ankylostoine depuis la peau jusquà l'intestin (avec démonstration); de M. P. Dal-tzenberc. (Paris) sur la nomenclature générique. Vertébrés (systématique). Président : l)i Jentlxk ; vice- président : 1)1' Sharfk; secrétaire : iJi' D. André. — Communica- tions de M. B. Scott (Princeton) sur les Mammifères miocènes de Patagonie ; de M. C. Merriam (Californie) sur un nouveau groupe de Beptiles triasiques marins; de M. S. Bieler (Lausanne) sur un Ours nain des Alpes grisonnes {Ursus formkarius) \ de M. A. Mertens (Magdebourg) sur le Casfor/l/^er des bords de l'Elbe ; de M. W. WoLTERSTOREF (Magdebourg) sur le Triton Blasii et les règlesde Mendelschen; du même, sur les formes naines des Lirodèles paléarctiques; de M. N. Borodine (Saint-Pétersbourg) sur l'histoire naturelle des Clupéides de la mer Caspienne; de M. F. Osborn (New-York) sur l'évolution du Cheval (avec projections) ; de M. L. Von MÉHELY (Budapest) sur le groupement phylétique des espèces du genre Spalax; de M. (1. Tornier (Berlin) sur la prove- nance et la signification de la coloration des Beptiles; de M. .1. Arnold (Saint-Pétersbourg) sur la biologie des Harengs d'eau douce de la mer Caspienne {Clupea caspia). Vertébrés (anatomie). Président : prof. Moxticellï; vice- président : Di liASHEORD Dean; secrétaire : D^' Penard. — Commu- nications de M. C. Kerbert (Amsterdam) sur les œufs et les larves du Megalobatrachm maxinms Schl.; de M. B. De.\n (New-York) sur les particularités du développement de Chimœra colUci;deM. E. Yung (Genève) sur linflueuce de l'alimentation sur la longueur de Tin- I7() SIXIÈME CONGRÈS INTERNATIONAL DE ZOOLOGIE testin; de M. R. Blkckhardt (Bàle) sur le système nerveux central du Ceratodus; de M. E. Kempe (Berne) sur une théorie embryo- logique de Ihymen; de M. W. Vax Wijhe (Groningen) sur le développement du squelette céphalique des Sélaciens (avec dé- monstration) ; de M. E. LôxxBERG (Stockolm) sur un f(ptus d'ElepJias cychtis; du même, sur les homologies des ditïérentes parties du bec des Oiseaux (avec démonstration) ; de M. A. Ghigi (Bologne) sur le développement des dents du Balistei^ capriscus (avec démonstra- tion) ; de M. Helbixg (Bàle) sur lanatomie et la systématique des Lxmargus ; de M. BiRCKnARDT (Bàle) sur des reconstructions de Vertébrés fossiles ; de M. J. Pellegrix (Paris) sur l'incubation buccale chez le Tikipia gaUlœa; de MM. Blgnion et Popoff (Lau sanne) sur la spermatogénèse du Lombric (L. agricola) ; de M. S. Kerr (Glasgow) sur les premières phrases du développement des nerfs moteurs chez le Lepidosircn paradoxa. Invertébrés (sauf les Arthropodes). Président : prof. Ehlers; vice pré.sident : prof. Kôhler; secrétaire D^ Flhrmaxx. — Communications de M. Anthony (Paris) sur l'acquisition de la forme arrondie chez les Acéphales dimyaires fixés en position pleurolhétique; de M. Salensky (Saint Pétersbourg) sur la struc- ture du stade prototroque des larves d'Echiurufi; de M. Pelsexeer (Gand) sur le mode de nutrition des embryons de Purpura; de M. SiMROTH (Leipzig) sur l'origine des Céphalopodes; de M. F. Fauvel (Angers) sur les otocystes du Branchiomma vesiculosum; de M. Brockmeier (Gladbach) sur les Mollusques terrestres et deau douce; de M, Mever (Kasan) sur les premiers rudiments du système aquifère ambulacraire des Échinodermes; de M. Bolsils (Oudenbosch) sur le passage du sperme de Hœmenteria costata du spermatophore à loviducte; de M. Gravier (Paris) sur un nouveau genre de Syllidien : AUuaudia madagascaricnsis n. gen. n. sp. ; de M. Salensky (Saint Pétersbourg) sur la formation de la vési- cule cœlomique chez les larves d'Echiurus ; du même, sur la morphologie de l'organe cardiaque des Appendiculaires; de MM. (Iaullery et Mesnil (Paris) sur deux parasites cœlomiques d'Annelides : PeJmalosphœra polycirri et Sphœractiuomyxon slolei ; de M. Mesnil, sur le Protozoaire du bouton d'Orient; de MM. Sergent (Paris) sur l'évolution d(;s Hémalazoaires de VAlhriic itortua, d'après Schaudiun; de M. Korotxeff (Kiew) sur la Dolchinie; de M. Si'Iess (Bàle) sur la structure intime du tul)e digestif d'Aulaatoma gulo .Moq. Tand. ; (le AL Flhrmaxx (Xeuchàtel) sur les Cestodes à sexes séparés; de M. Montigelli (Naples) sur le cycle biologique SIXIKME r.ONGRKS INTKUNATIOXAL DE ZOOLOGIE 177 d'Iclidnjoiwma ylobiccps et sur lu yi'(iu|ii' des Teimioccphala; de ^r. l'i/.o.N (l^ai'is) sur lévolulion des Boiryllidés (avec dénionslra tioii rinéma(ograpliique) et sur le mécanisme de la circulation chez les Tuiiiciers. Les communications de M. Pizox, attendues avec une impatience très réelle, oui obtenu un tel succès que nous sommes heureux de pouvoir enregisirer ici lécho des acclamations, qui les ont accueillies. Klles marquent en elïet le début de l'application du cinématographe aux sciences naturelles. M. Pizox a eu l'idée de photographier à intervalles réguliers une même colonie de Botrylles vivants, cultivés suivant la méthode qu'il préconise depuis plusieurs années. Les photographies successives étant prises sur une bande cinématographique, il suffît de placer cette bande dans un cinématographe ordinaire, pour reproduire en une minute toutes les ti'ansformations, qui se sontaccompliesen réalité en huit jours. Cette intéressante innovation fait le plus grand honneur à son auteur et rendra certainement à l'enseignement déminents services. Arthropodes. Président : prof. Hevmoxs; vice président : Ch. Jaxet; secrétaire : D»" Th. Stecfv. — Communications de M. HoRV.\TH (Budapest) sur les cornicules ou nectaires des Aphi diens; de M. Bl.\n(: (Lausanne) sur une Caprellide du lac Léman; de M. Heymoxs (Hannovre) sur le développement des Solifuges; de M. A. FoREL (Chigny. près Morges) sur quelques nouvelles observations biologiques sur les Fourmis; de M. Gôldi (Para) sur les co\on\es de VAtta cepJtalotes; de M. Emery (Bologne) sur l'ori- gine des fourni illières; de M. Von Bcttel Reepex (Oldenbourg) sur l'organisation sociologique et biologique des nids d'Abeilles et de Fourmis; de M. Piérox (Paris) sur le rôle de l'odorat dans la reconnaissance chez les Fourmis; de AP''' Von Lixdex (Bonn) sur l'intluence de la privation d'oxygène pendant l'état de pupe sur la formation des Papillons; de M. A. Pictet (Genève) sur certaines vaiiations des Papillons provenant des changements d'alimenta- tion de leurs chenilles et de l'humidité; de M. Côldi (Para) sur les Fourmis; de M. Imhof (Windisch) sur la distribution géogra phique des Hyménoi)tères; sur la structure de l'aile des Culicides; sur le mode d'union des ailes antérieures et postérieures chez les Insectes ; de M. Bugxiox (Lausanne) sur la ponte de Rliyssa pei'sua- soria. Zoologie appliquée. Président : D^ Hoeck; vice président : prof. Plate ; secrétaire : D' Dlerst. — Communications de 178 SIXIÈME CONGRÈS INTERNATIONAL DE ZOOLOGIE M. HoEGK (Copenhague) sur les travaux tlu Comiié periuanenl interna lional pour l'exploration de la mer; de M. Jentink (Leyde) sur l'idéal d'un Musée d'Histoire naturelle; de M. Plate (Berlin) sur un microscope à l'usage du ])ul)lic des Musées (avec démons tration); de M. A. Forel (Morges) sur la pêche aux l'auberts fixes; de M. Fuji (Tokio) sur quelques contributions à la technique microscopique; de M. Field (Ziiricli) sur le fonctionnement du Concilium bibliographicum. Zoogéographie. Président : ])rof. Hérouard; vice ])résident : prof. lîLASiis ; secrétaire : l)' lîoix. — Communications de M. Stingelin (Olteu) sur la systématique et la distribution géogra- phique des Cladocères; de M. Forel (Morges) sur les Mouettes du Léman; de M. Wasmann (Luxembourg) sur la tranformation phylogénétique des Myrmécophiles des Indes Orientales en Termitophiles; de M'. Goldi (Para) sur de nouveaux Vertébrés de la région de l'Amazone; de M. Pelseneer (Gand) sur la ligne de Weber, limite zoologi(iue de l'Asie et de l'Australie; de M. Fatio (Genève) sur les principales lignes de passage des Oiseaux à travers la Suisse; de M"' Poi'ta (Leyde) sur le développement de la faune ichlhyologique de Bornéo; de M. Schmidt (Saint Pétersbourg) sur la distribution géographique des Poissons; de M. Kleinsghmidt (Saxe) sur le dessin des plumes d'Oiseaux et des ailes de Papillons ; de M. SiMROTii (Leipzig) sur l'origine et l'histoire naturelle des Alpes méridionales; de MM. Kaiues. Coiniiio dans los pn'eéckMits Congrès un coniiU'! de dames avait été constilué poui" sOcruper des dames meml)res du (longrès ou [jarenles de (longressisles. (]e comité était composé de Ai"'' G. Aui:r et de INIM""'^ (Irakk, (Uullebkau, Jknt, ÎSEXscHMm, Kronp:kki«, STRASSKii, Sïunr.ii et Valkntin. Ce comité a organisé entre autres une visite de la ville, une visite du Musée historique et une réception chez Mme Von 1)u:shach, réception (|ui l'ut des plus cor- diale et dont cliacune de ces dames a rapporté le plus charmant souvenir. Nous avons tenu à dire un mol de ce comité poui- l'aire connaître son existence dans les Congrès, pour (jue nos collègues féminins sachent hien quelles ne seront pas isolées dans les pro- chains Congrès et pour que la possibilité de venir avec leur famille soit pour nos autres collègues un puissant attrait. Nous souhaitons que les dames viennent dans l'avenir de plus en plus nombreuses aux Congrès de Zoologie et contribuent de la sorte au charme des fêtes et des excursions. IV. Fêtes et cxcursious. Nous ne pouvons terminer ce compte-rendu rapide sans dire quelques mots des fêtes, qui sont l'accompagnement obligatoire des Congrès et permettent aux congressistes de se reposer des fatigues imposées par la tension d'esprit que nécessite l'assiduité aux séances. Il est en efi'et souvent pénible de passer brusquement d'une langue à une autre et dans des sujets avec lesquels on n'est pas toujours très familier. Si la nécessité d'une langue interna- tionnale se fait sentir, c'est bien dans un Congrès international. Le mardi 15 août à 8 heures du soir, on se réunit au ScluinzU, petite colline qui domine l'Aar et la ville et d'où l'on jouit d'un panorama vraiment merveilleux. Après le dîner en plein air, il y a représentation de gala au théâtre du casino et concert pour ceux qui préfèrent rester sur la terrasse avec la iine lleur de la population bernoise. Enhn on assiste aux illuminations de la ville et à l'embrasement de la cathédrale, spectacle féerique dans le cadre de cette belle nuit d'été. Le lendemain à 4 heures et demie du soir les congressistes se rendent au Gurlcn, d'où par un temps excessivement clair ils peuvent contemi)ler toute la chaîne des Alpes bernoises, et où, la nuit venue, des Suisses et Suissesses, en costume de paysans bernois, viennent danser et chanter leurs chœurs nationaux. 180 SIXIÈ.MK CONGRÈS INTERNATIONAL DE ZOOLOGIE Le mercredi soir, concert dorgue à la cathédrale avec le con- cours du maître organiste C. Hess et d'une agréable chanteuse, Mii-^A. DicK. Le jeudi à u heures du soir banquet à Vlnneni Enge. Il est regret- table que le temps menaçant ait empêché de dîner en plein air. Ceùt été un banquet d'une simplicité toute champêtre, bien ditïérent de ceux auxquels les congressistes ont coutume d'as- sister, La suppression de Ihabit constitue une heureuse inno vatiou, mais comme chacun de nous avait pris le sien, il eût été peut-être mieux de prévenir les congressistes de ne pas avoir à rapporter. Le temps s'étant remis il fut possible de prendre le café dans le jardin où la MétaUharmonie donnait un concert. Le vendredi grande excursion à Interlaken où se clôturait le Congrès. La traversée du lac de Thoune fut superbe, le banquet de IHôtel Victoria grandiose, le feu d'artifice du casino véritable- ment féerique; mais le besoin dune Assemblée générale de midi à 2 heures et demie se faisait il réellement sentir ? Il ne nous reste plus à parler maintenant que de la journée du 20 août, où la République de (îenève offrit aux congressistes une réception dont la réussite fut complète et ne peut prêter place à la moindre critique. Arrivés à midi à Genève par train spécial, les congressistes se rendent aussitôt au déjeuner que l'Etat et la Ville leur offrent au foyer du théâtre, décoré de i)lantes vertes et drapé aux couleurs fédérales et cantonales. Nous signalerons les deux huissiers de l'entrée, dont les manteaux apportent à la fête leur note décora- tive et l'orchestre Estudiantina qui. dans lavant-foyer, joue durant toute la fête son répertoire le plus gai, entremêlé des airs natio- naux les plus variés. Au début du repas, qui compte près de 2uO participants, M. le professeur Yung, président du comité-genevois, souhaite la bienvenue aux congressistes. « Vous êtes ici chez vous, dit-il, dans cette ville éminemment féconde en savants et où les sciences naturelles sont depuis longtemps en honneur; dans cette ville où Abraham TiîEMBLEva fait ses observations sur l'Hydre d'eau douce, qui ont ouvert des horizons nouveaux ; où Charles Bon- net a découvert la parthénogenèse; où Sénebier et Vaicher ont trouvé la sexualité végétale et la respiration chez les plantes; dans la Genève des de Saussure, des de Candolle, Pictet, Claparkde, Hermann Foll et Cari Vogt, au nom des Zoologistes genevois et des amis de la Zoologie, soyez les bienvenus! » C'est ensuite M. Henri Fazv, qui prononce le discours olïiciel au nom du Conseil d'État. Lui aussi rappelle l'éclosion des sciences naturelles à SIXIKME C.OXC.UKS IXTKUNATK» NAI. KK /.OOI.Of.IE 181 (îtMU'VO SOUS rimpulsion dv Jean .lac((ut's liorssKAC el de (lliarles l)(».N.NET. Puis il parle de la luissiou seienlilique el civilisalriec des Conjures et termine par un appel à la paix universelle, à celle paix tant désirée, dont tous les Suisses nous ont parlé dans leur discours et que les hideux carnages de la guerre rendent nécessaii-e à bref délai dans ce siècle de luniiéi-e et dliunianité. Puis se lève M. PifiUKT Faoks qui |)aile au nom de la ville de (îencve. 11 dit combien est grand le paisir ([u'éprouve la Suisse à recevoir des étrangers, (|ui n'y viennent pas uniquement |)our admirerses lacs et ses montagnes, mais pour y ai)porter des idées nouvelles, de précieuses contributions à la solution de problèmes scientifiques, qui. de tous temps, passionnèrent les savants genevois. M. le professeur Stlder, au nom du Congrès, porte en français un toast à la ville de Genève et à sa généreuse hospitalité. Viennent ensuite les discours du professeur Stieda, de Konigsberg; du Père BoLSirs; de M. VV. Stiles, délégué des Etats-l'nis, et enfin du pro- fesseur Bouvier, qui, en termes choisis, porte le toast aux dames et parle de l'impression de cordialité et de bienveillance que le Congrès laisse à tous ses participants. La fin de l'après midi est consacrée à la visite du Musée d'His- toire naturelle, des collections d'art de la ville et des instituts scientitiques de lUniversité, sous la direction du professeur Yung et de M. Beoot, secrétaire général du Congrès. 11 serait injuste de ne pas accorder une mention toute spéciale au Musée d'Histoire naturelle, dans lequel M. Bedot a su mettre en relief tout ce qu'un semblable Musée peut comporter d'enseignement pratique. A six heures les congressistes s'embarquent sur le vapeur le Lausanne, qui les conduit au Creux de Jenthod où une superbe réception les attend dans la campagne de M. de Saussure. Après une collation dans le parc, M. Bugmox de Lausanne, remet à M. H. DE Saussure une adresse signée d'environ deux cents mem bres du Congrès ; puis on regagne le Lausanne, qui, brillamment illuminé, se dirige vers le port de Genève, où nous attend la fête de nuit. De cette fête il est bien difticile de parler, car elle fut tellement grandiose que les spectateurs crurent revivre un de ces merveil- leux contes des Mille et une nuits. Deux orchestres prêtent à la fête leurs accords joyeux, et sur les quais de véritables grappes humaines éclairées par 8.000 lanternes vénitiennes, attendent anxieusement le commencement des réjouissances, cependant que de nombreuses barques ingénieusement illuminées courent à la surface de l'eau. Mais bientôt commence le feu d'artifice, quac- 182 SIXIÈME CONGRÈS INTERNATIONAL DE ZOOLOGIE compai^ent les salves tirées par des pièces dartillerie placées sur les deux rives. Le bombardeiuent cesse à peiue que mille llammes de Bengale s'embrasent sur les jetées; leur lumière rouge ou verte, tamisée par la fumée des canons, entoure le port dune auréole magique. On ne peut rien imaginer de plus beau et des applaudis- sement frénétiques éclatentde toutes parts, jusqu'au bouquet final, bouquet peu banal s'il en fût, qui ne comjtrenait |)as moins de '2,000 fusées, avec accompagnement de mortiers et de salves d'artil lerie. C'est dans la joie et l'éblouissement que s'est terminée à Genève ce Congrès commencé à Berne dans le recueillement et le travail. Nous sommes certains que tout le monde est revenue satisfait et conservera du Congrès de Berne le souvenir charmant d'une cor- diale hospitalité. is:{ Séance du 25 octobre l'JOi. FRÉSIDEXCE DE M. HKUOUAHD, PRÉSIDENT MM. DE lÎEAUCHAMPS ct ScHLUMBEiJOKR s'excuseiit de ne pouvoir assister à la séance. M. le Président adresse les félicitations de la Société à M. le pro l'esseur PurvÙT. noniiiié (Chevalier delà Légion dlfonneur. MM. 1Ii':rolard et Bohcea présentent M. Max Kollmaxx, agrégé de rUniversité, demeurant 8.") bis, rue de Rennes, à Nantes (Loire- Inférieure.) M. le Président fait une communication sur le sixième Congrès international de Zoologie, qui s'est tenu à Berne du J4 au 19 août 1904. La Société Zoologique de France y était représentée par 24 de ses membres français. Le prochain Congrès aura lieu à Boston en 1907 sous la présidence du professeur Alexandre Agassiz. M. le ministre de l'Instruction publique et des Beaux Arts fait savoir à la Société que le 43'' Congrès des Sociétés savantes se tien- dra à Alger du 19 au 26 avril 1905. Toute lecture sera, comme les années précédentes, subordonnée à l'approbation du Comité des travaux historiques et scientifiques. Les manuscrits, entièrement terminés, lisiblement écrits sur le recto et accompagnés des dessins, cartes, croquis, etc., nécessaires, devront parvenir arant le 31 décembre prochain, au 5'^ bureau de la Direction de l'Enseignement supérieur. Parmi les questions à l'ordre du jour dans la section des sciences nous signalerons les suivantes : Etude des Poissons migrateurs. Etude i)ré[)aratoire des conditions dans lescpielles i)Ourrait être tentée, sur les côtes d'Algérie, la culture artiiicielle des animaux marins économiques (Poissons, Crustacés, Mollusques, Éponges, etc.) Crustacés Ami)hipodes marins et d'eau douce de l'Afrique du nord. Etude géologique et biologique des cavernes. Hygiène des pays chauds. La peste; ses diverses formes et sa propagation. Du rôle des Insectes dans la propagation des maladies. Prophylaxie du i)aludisnie dans l'Afrique du nord. Les Trypanosomiasesen Algérie. 184 SÉANCE DU 25 OCTOBRE 1904 M. le Secrétaire général donne lecture des présentations faites par le Conseil pour le renouvellement du Bureau et du tiers sortant du Conseil. M. Fred Vlès fait une communication sur la locomotion de la Nucule. M. le Jjr ÏROUESSAUT olîre à la Société un travail sur un Acarien parasite de la Marmotte des Alpes, ainsi que le deuxième fascicule du supplément à son Catalogue des Mammifères, fascicule consa- cré aux Rongeurs. 11 fait à ce propos une communication sur certains facteurs du transformisme et en particulier sur la conver- gence. M, le Dr Pelleguin fait une communication sur les Poissons recueillis par M. Alliaid dans la région du lac Victoria Xyanza. Sur 25 espèces recueillies, 5 sont nouvelles (4 Cyclidés et 1 Cypri- nidé). Une courte diagnose sera publiée dans le BaUeiin; le travail détaillé paraîtra dans les Mémoires. Il résulte delà communication de M. J^ellegrin que la faune serait très voisine de celle de la Palestine. MM. Alllaud et Trouessart font remarquer lintérêt de ce fait, qui vient confirmer les données géologiques surlacommu nauté d'origine de ces deux régions. M. Dautzenberg offre à la Société un travail sur la nomencla- ture, demandant que pour les noms génériques on puisse remonter au delà de l'année 1758. DIAGNOSES PRÉLIMINAIRES DE POISSONS NOUVEAUX DU LAC VIC- TORIA, RECUEILLIS PAR M-^ ALLUAUD (1) PAR LE D' JACQUES PELLEGRIN Neobola aroentea nor. sp. 1). 9; A. 16-17; Ec. 9 10 | 48 52 | 3; L. lai. 48 52. Hauteur du corps 4 fois 1/4 à 4 fois 1/2 dans la longueur sans la caudale, hmgueur de la tète 3 fois 3/4 à 4 fois. Longueur du museau un peu inférieure au diamètre de l'œil qui est contenu 3 fois (1) Une liste dolaillt't- do Ions les l'oissons rapportés par M'^ Alliai» tle son Voyage dans l'Africiue orienlalo an.i,'laisf" sera donnée ultérieurement dans les Mémoires de la Société Zoologique de France. SÉANCK 1)1 '11) OCTOmiE I90i 18o dans la longiunir de la lète. lîouclie dépouviie d«^ barbillons, n'atteignant pas le bord antérieur de l'œil. Sonsorbitaires beaucoup plus grands que la portion nue de la joue. IJgne latéiale fort nette. Une seule écaille entre celle-ci et la ventrale. Ventre arrondi, non trancbant. Pectorale pointue faisant les 3/4 ou les 4/5 de la tète et n'atleignant i)as la ventrale. Dorsale commençant juste au-dessus de l'origine de l'anale. Pédicule caudal 2 fois aussi long que haut. Caudale fourchue. Brun-jaunàtre sur le dos. côtés de la tète et lianes argentés. Longueur totale : 38 à 70 milliniètres. Seize exemplaires de la baie de Kavirondo. Ce joli petit Cyprin, à a])[»arence de Clupe, se place entre le Barilhis sardeUa Gi'inther et le Neobola Bottegoi Vinciguerra. Parath.ai'ia i>i!0(;.\athus hoc. sp. D. XIV-XVI 9 10; A. 111 S î); Ec. 4 l/2-o I 30-32 | Il 13; 19-23 L. lat-iTTy; Br. 8-10. 11 14 Hauteur du corps 2 fois 1/2 à 3 fois dans la longueur; longueur de la tête 2 fois 1/2 à 2 fois 3/4. Trois à quatre rangées de dents aux mâchoires, les externes plus volumineuses, crochues, espacées, coniques, au nombre d'une vingtaine de chaque côté à la mâchoire supérieure. Museau faisant 1 fois 1/2 à 2fois le diamètrede l'œil, qui est contenu 3 fois 1/2 à 4 fois 1/2 dans la longueur de latête. Mâchoire inférieure fortement [)roéminente. Quatre à cinq rangées d'écaillés sur la joue. Branchiospines courtes. Ecailles cténoïdes. Pectorale faisant des 2/3 aux 3/4 de la tète. Épines dorsale croissantes, la dernière contenue 2 fois 3/4 à 3 fois dans la longueur de la tète. Pédicule caudal un peu plus long (jue haut. Caudale tronquée. Brun au-dessus, argenté au dessous; tache operculaire. Une ligne sombre de l'opercule à l'origine de la caudale. Longueur totale : 85 à 175 millimètres. Sept exemi)laires de la baie de Kavirondo. Ce Cichlidé est voisin de Paratilapia cittata Boulenger et de Paratilapia sacra Gùnther. PAn.\TlLAPIA VICTORIANA 1101'. Sp. 'M) D. XVI 9; A. 1118; Eco 1/2 I 33 I 12;L.lat. j^; Br. 10. Hauteur du corps 2 fois 1/3 dans la longueur, longueur de la tète 2 fois 4/5. Trois rangées de dents aux mâchoires, les externes assez |S(i SÉANCE Dr 25 OCTOBRE 1904 petites, régulières, rapprochées, au nombre dune trentaine de chaque côté à la mâchoire supérieure. Museau faisant 1 fois 1/3 le diamètre de Icpil (|ui est contenu \ fois dans la longueur de la tête. Mâchoire inférieure proéminente. Quatre rangées décailles sur la joue. Branchiospines courtes. Écailles cténoïdes. Pectorale pointue aussi longue que la tête, atteignant l'anale molle. Epines dorsales subégales à partir de la 7'', la dernière contenue 2 fois \/l dans la longueur de la tête. Pédicule caudal un peu plus long que haut. Caudale tronquée. Ardoisé audessus. argenté au dessous; point operculaire. Sur le pédicule caudal une ligne foncée longitudinale peu distincte. Longueur totale : 150 millimètres. Un exemplaire de la baie de Kavirondo. Voisin du précédent, mais corps plus élevé, museau plus court, dents ])lus fines, épines dorsales plus longues et subégales, pec- torale plus longue. TiLAPiA (juiakti noi\ sp. 1). XVI 8; A. III 8; Ec. 4 1/2|32| II;L. lat. ^y ^^- '"• Hauteur du corps 3 fois 1/4 dans la longueur, longueurde la tête 3 fois. 3 rangées de dents à chaque mâchoire, les externes plus volumi- neuses bicuspides, les internes petites, tricuspides. Museau à profil droit faisant 1 fois 1/3 le diamètre de l'œil qui est contenu 3 fois 1/2 dans la longueurde la tète. Maxillaire n'arrivant pas tout à fait au bord antérieur de l'œil. 4 rangées d'écaillés sur la joue. Branchios- pines courtes. Écailles habituellement denticulées. Pectorale poin- tue faisant les 3/4 de la tête. Épines dorsales à peine croissantes à partir de la 6<', la dernière faisant environ le 1/3 de la longueur de la tête. Pédicule caudal I fois 1/2 aussi long que haut. Caudale tronquée. (Irisàtre audessus, argenté au-dessous; tache operculaire. Dorsale avec 2 ou 3 i-angées longitudinalesde petites taches foncées arrondies. Caudale (achetée. Longueur totale : 145 millimètres. Un exemplaire de la baie de Kavirondo. Dentition de Tilapia fort nette, mais affinités avec VAslalolilapia Lkingstonei Giinther et le Pantilapia serranus Pfetïer. sÉANCi: 1)1 2o OCTOBRE 1904 187 DURÉE DE L'INCUBATION CHEZ LE VERDIER ORDINAIRE PAU XAVIER RASPAIL Je suis parvenu oetle année à établir la durée de rincubalion chez le Verdier ordinaire {Lif/Kriiius cliloris). Antérieurement, les (luehjues nids de cet Oiseau que j'avais découverts, au début de la ponte, établis dans des conditions j)erniettant de les visiter sans grandes diflicultés, aussi souvent qu'il était nécessaire, avaient tous été presqu'aussitùt abandonnés. Je suis donc porté à admettre que le Verdier, de même que la Linotte vulgaire, se désintéresse aussi facilement de son nid que la Tourterelle le fait du sien, dès qu'on touche un de ses œufs, même à la veille de l'éclosion. Aussi, ayant trouvé un nid de Verdier en voie de construction, à une hauteur de 1 mètre 30, au centre d'un petit Biota aurea isolé sur une pelouse, je profitai avec empressement de celte circons- tance favorable pour l'observer et je fus servi à souhait par une petite éclaircie dans le feuillage, qui me permit d'y regarder sans écarter la moindre branche. C'est certainement à cette parti- culiarité que ce nid dut de ne pas être abandonné comme les autres par suite de ma surveillance journalière. Je dois faire remarquer que l'établissement d'un nid de Verdier dans un Biola formant un buisson isolé, présente un certain intérêt parce qu'il est tout a fait exceptionnel; cet Oiseau, en effet, le cons- truit ordinairement sur une base assez large, soit entre les sciens qui poussent le long du tronc d'un arbre émondé, soit au centre de ceux qui se sont développés autour d'une branche étêtée, soit enlin dans la fourche de grosses branches, mais toujours à une assez grande hauteur. C'est la ])reniière fois que j'en trouve un si bas et je n'en ai jamais rencontré jusqu'ici dans les buissons. Le 3 mai, le nid, dont j'avais suivi la construction depuis quel- ques jours, contenait un œuf; le 6, il y en avait quatre; le 7, dans la matinée, la femelle se tenait sur le nid; j'évitai avec soin de l'ef- faroucher et je la surveillai à distance de l'arbuste jusqu'à ce que je la vis s'en échapper pour aller manger. Je constatai alors qu'il y avait cinq œufs quelle couvait depuis le dernier pondu le matin même. Jusqu'au LS, je m'abstins d'approcher le Biota. Le 19, à dix heures liull. Suc. Zool. (le l'r., 1904. xxix — lii 188 SÉANCE DU 23 OCTOBRE 1904 du matin, la femelle s'étanl absentée, je vis ses cinq œufs arrivés à leur douzième jour d'incubation. Le 21, ils étaient encore intacts à sept heures du soir. Ce dernier jour, le mâle que je n'avais ni aperçu, ni entendu depuis la construction du nid, ne cessa pas de chanter toute raprès-midi, dans un massif voisin. Le 22, à neuf heures et quart du matin, j'assiste à l'éclosiond'un premier jeune; à midi, trois autres sont nés, l'un d'eux n'est i)as encore dégagé de la deuxième moitié de la coquille; à deux heures, le cinquième œuf est intact, mais à trois heures, il est éclos. Le jeune a dû sortir de la coquille, (jui a disparu, depuis au moins une demi-heure, car il est comi)lètement séché et ne se dilïérencie pas de ses frères. En prenant sept heures du matin, comme terme moyen pour calculer la durée de l'incubation, ainsi que je lai fait dans toutes mes observations, on trouve qu'elle a été de: l.'i jours, 2 heures, pour le premier œuf éclos. lo jours, 7 heures 30, pour le dernier. C'est un terme élevé et peu ordinaire, car, de toutes les obser- vations que j'ai pu faire jusqu'à ce jour parmi les Passereaux de petite taille, il n'est approché que par le temps nécessaire à l'incu- bation chez le Bouvreuil vulgaire qui atteint 14 jours 11 heures et dépassé seulement par un de nos plus petits Oiseaux, l'Orite longi- caude, chez lequel l'incubation dure de 15 jours 12. heures à Ifi jours. Je n'ai malheureusement pu compléter cette observation par la durée de l'éducation des jeunes dans le nid ; le l^'^' juin, je les trouvai morts, en partie dévorés par un Rongeur. Ils étaient âgés de dix jours, mais au point où en était leur plumage, il leur aurait fallu encore cinq ou six jours pour être en état de quitter leur berceau. MYRIAPODES DE GUATEMALA RECUEILLIS PAR DON JUAN J. RODRIGUEZ PAR H. W. BROLEMANN Notre éminent collègue. Don Juan J. IlonRKUKz, à l'amalnlité du(|uel nous devons les matériaux déciils dans les Mémoires de notre Société de l'année 1900 (pages 9.j à 113), a bien voulu nous faire un secojul envoi. Celle nouvelle collection ne renferme pas SÉANCE Dr 25 OCTOBRE 1901 189 (l'esprre inôdiU'; elle no fournil iiialière f|u'à fiiiclqiios olisorva- lions (|ii'oii li'ouvera plus loin, (lolle colloclioii se ('oini)osail tle : l. Sculigera Linccci Wood, IS(;7. (iualoMiala. ii'^ 17 (1). l'ar comparaison avec la Sciilhjcra culrop- trata (écliautillou de Cannes, Ali)es niariliines), nous i-elevons les différences suivantes : la soudure du front et de la l'ace est accompagnée dun bourrelet transversal; le front est moins bombé, moins saillant; le sillon qui partage le front est mieux marqué et atteint le bord antérieur du front; la dépression cervicale est plus profonde; les spicules des écussons sont plus nombreux, plus pclils; les mamelons des écussons sont plus saillants; les écussons sont plus convexes (transversalement), leur plus grande largeur est dans la moitié postérieure de lécusson. '1. Scolopendra azteca Saussure, 1860. Guatemala, n»» il et 14. 3. Rhijskla sp. Ciuatemala n'^ 16. — Un exemplaire très endommagé, probable- ment immarfjhiala. 4. Olosl'ujmm (knikuJatus Pocock, 1895. Guatemala, n" 15. — Deux jeunes, lun de 40 mm., l'autre de 27 mm., dont les téguments ne sont pas « finement granuleux. » Ce caractère qui est donné par Attems comme différence entre denticulatus et limbahif; n'est donc appréciable que chez les adultes. On peut néanmoins reconnaître les jeunes les uns des autres aux impressions longitudinales des écussons ventraux au nombre de trois, parallèles, chez Umhatm, et au nombre de quatre, en quin- conce, chez denticulatus ; ou bien encore à la fine pubescence qui existe, déplus en plus dense vers l'arrière, chez denticulalm, el qui manque chez Umbatm. 5. Olocryptops ferruginem Linné, 1766. Guatemala, n"^ 12 et 13. 6. NoUphiUdes Maximiliaiil Humb. et Sauss., 1870. Guatemala, n^ 10. 7. Orlhomorpha qradUs C. Koch, 1847. Guatemala, n» 8. — Ç, jeunes pour la plupart. 8. Cyclorrhabdus contortus Brôlem., 1900. Guatemala, n'^ 8. — cf > sans ponctuations piligères autour des pores. (1) Les nuiiK'iKs d'ordro qui suivenl l'indication de provenance, sont ceux donnés par Don .1. .1. KomuGrEz. 100 SÉANCE DU 25 OCTOBRE I90i 9. Foiitaria rioJacea Brolem., 1900. Guatemala, n«"* o et (i. cf. 10. Plalyrrhacm nitidm Brolem., 1900. Guatemala, n" 4 et 9. Le n" 4 est un (^adulte, mesurant ijo mm. de long' et 0,80mm. de large; ses pattes copulatricessont typiques. Le n" 9 est une Ç de 19 segments, mesurant 41 mm. de long et 6 mm. de large; les champs polygonaux des métazonites sont un peu moins allongés que chez ladulte; le bord postéi'ieur des rarènes est indistinctement denticulé (il lest nettement, bien que finement, chez l'adulte n" 4); les côtés du l''' écusson sont triangulaires; langle postérieur des carènes du tronc forme une très faible pointe émoussée sur les segments du milieu du corps, par suite d'une légère échancrure du bord postérieur. 11. Tronçon d'un Polydesmide (? Leplode^mus). Guatemala, n" 7. 12. Spirostreptus {Scap}iio>it.) Rodrifjuczi Brolem., 1900. Guatemala, n" 2 et 3. cS juv. : long. 80 mm. (?) ; diam. 4 mm. ; 63 sogmonts; 121 pp. ; 1 segment apode. 9 : » 70 » (?) ; » 3. 30; 68 » ; 129 » ; 1 » » . » : )) 61 » ; » 3. 30; 6o » ; 123 » ; 1 » ». A la description que nous avons donnée déjà, nous ajoutons : le sillon occipital peut être obsolète; les côtés du premier segment sont labourés de 4 sillons obliques, disions-nous, mais dans ce chiffre est compris le sillon marginal; les stries concentriques se continuent sous le ventre sans être infléchies en arrière; les stries longitudinales sont fines et remontent assez haut sans cependant atteindre jusqu'au pore. 13. Rhinocricm (?), sp. GMXX. Guatemala, n" 1. ç : long. 108. mill. ; dlani. 11 mil!.; 4."i .'^egmenls ; 83 pp. ; 1 segment apodr. Cette femelle, qui paraît adulte, diffère delà descrii)tion du (( Rlùnocricus (?) sp. XCllI, nobis 1900 » par les détails suivants : face divisée par un sillon plus i)rofond que celui du vertex; de chaque côté du sillon se trouvent des ponctuations grossières, inégales, qui n'arrivent pas jusqu'au sillon; sur la lèvre, fossettes, dont les 4 médianes très rai)prochées et les 2 externes très écartées et reléguées au bord même de la lèvre; vertex peu bombé, avec un sillon peu maix|ué; côtés du l'i' segment conformés coinme dans la lig. ()(') de la planche Vil (1. c), avec cette ])arlicularilé (|ue le bord })ostérieur est faiblement échancré avant la pointe, faisant ])araître celle ci plus étroite; de même, le bord ])ostérieur du SÉAM-li 1)1 2'.) (X^TOliRK lîlO'l: lî)l (U'uxiome sei^nicnl csl un |ieu ol)li(|iie (eu avaiil) au niveau de léeliauerure du |>reiuier seyineul; les stries c()neeutri(|ues des segmenls du tronc ne sont pas inlléchies en arrière sous le ventre; les stries longitudinales du métazonite sont eondnées sous le ventre, on eu compte une dizaine; la strie correspondant au pore est obsolète; le bord postérieur du dernier segment est faiblement anguleux (au lieu dètre arrondi), à |)ointe émoussée, un peu plus forteuient slriolé cuireux (|ue le reste du seguient ; lécaille ventrale est indistinctement anguleuse. LOCOMOTION DE LA NUCULE PAR FRED VLÈS Depuis qu une élude attentive a été l'aile de lanatomie de la Xucule, il est devenu usuel, dans les traités généraux, d'insister un instant sur le « pied reptaieur » de cet animal, et les rapproche- ments qu'il permet de faire entre les Lamellibranches et les Gas- téropodes. Cependant, si la morphologie du pied de la Nucule présente des caractères plus ou moins gastéropodiens, il n'en est pas de même de sa i)hysiologie : il semble en effet à un examen attentif que le « pied reptaieur » de la Nucule pourrait bien n'être qu'une légende. Dans son remarquable travail sur l'organisation des Protobranches, Dhew (1) déclare n'avoir jamais observé de mouvement de reptation de le part de la Nucule; le pied lui a toujours paru n'être que fouisseur, 11 eu décrit très sommairement le mouvement : (( The movemenis of burroiclnfj consist in ihrustiiuj thc closed foot dcep into tJie mud, reflecting the flaps: to fonn au anchor, and then draicing the ahell after it ». Ayant eu l'occasion, au laboratoire de Roscoiï, d observer en aquarium desNucules {?\ueula )iuelcus,L. )hien vivantes, je crois bon de reprendre avec plus de détails cette question de la locomotion de la Nucule, principalement en ce qui concerne le mouveuient du pied; celui-ci montre en elïet, par quehiues particularités une adapta- tion très remarquable; sa spécialisation, tout en 1 écartant fran- fl) Drew. IHÎXt. Obsrrviitions on thc habits, analoniy and cmbryology of members of the l^rotobrancliia. (.!/(«/. Aiizcigcr XV.) 192 SÉANCE DU 25 OCTOBRE IDO'l chement des Gastéropodes, lui donne néanmoins des dinérences assez sensibles avec les Lamellibranches typiques. NucuJa nuch'us, en position i»hysiologique, se tient aux trois- quarts enfoncée dans le sable fin, et rf('6o«t; c'est-à-dire que le plan de symétrie de lanimal est vertical, la ligne cardinale étant en haut, et louverture des valves en bas; sa situation est donc alors parfaitement .•..;-, . homologable à celle d'un Gastéropode en marche. Lanimal se déplace lentement, les crochets très en arrière; et, tant qu'il reste à la surface de la couche sa- bleuse, il y creuse des sillons à la manière d'une Philine (fig.l). Le sable refoulé forme devant la Nucule un petit monticule plissé, qui couvre en général toute la région antérieure de la coquille, ne laissant guère appa- raître que les crochets et le bord cardinal postérieur. Au bout d'une douzaine de centimètres, l'animal a le plus souvent disparu complètement sous le monticule, et le sillon s'atténue. Il ne semble pas que N. nucleus des cende jamais beaucoup plus profondé- ment dans la couche sableuse. Dans son sillon, la Nucule avance par saccades, en à coups régu- liers et sensiblement espacés ; les crochets reculent légèrement, puis Fia;. 1. — Nncula nucleus. au début de son sillon (grandour naturelle). Les crochets sont seuls visibles derrière le mon- ticule de sable plissé. ~.,^A c 5. •■•.<■ - ~c Fig. 2. — Nucule au début de son sillon ; profil schématique. A, lieu décrit par le sommet de la coquille ; B, niv(>au de la couche de sable ; C, fond du sillon. la coquille est portée en avant, assez rapidement, sur quelques SÉANCE DU 21) OCTOimi' l'.IOl- 193 inilliiiKlri's; ;i|tit's un coiirl iiilervallc de temps, le |>lu'iioinène recoiumeiu'e : de sorte t|ue le lieu décrit par lesommetde lanijual pendant la marche, est une ligne en zigzag (lig. 2.). Ceci sulllsail à indiquer, à ])remière vue, dans le mode de propulsion une dilïérence essentielle avec les Gastéropodes, dont la reptation a pour caractéristique la continuité. * L'observation du pied se lait assez bien sur une Nucule au début de son sillon, ou que l'on décoiffe brusquement de son monticule de sable. L'examen de la façon dont se relève un individu déposé sur une valve (1), fournit, par le fait que le mouvement du pied est a peu près invariable, des données assez précieuses. Le pied ne sort des valves, et par conséquent n'agit que pendant des intervalles assez courts, de 2 à 3 secondes en moyenne, entre lesquels il est complètement rétracté dans la co- (luille. Le mouvement assez compliqué quil exécute pendant la protraction peut se décomposer de la façon suivante : 1" Par la fente toujours très étroite des valves, le pied sort, obliquement vers l'avant (lig. 4, 1 et o, A), le disque pédieux complètement plié en deux, les deux moitiés latérales rabattues vers le bas l'une contre lautre, comme lorsque le pied est rétracté dans la coquille; il figure assez exactement, à ce moment, l'extrémité affilée d'une hache, le bord libre inférieur représentant le le tranchant aminci. 2" Après une certaine protraction, les deux lobes repliés s'écartent l'un de l'autre, de façon à former une sole pédieuse presque plateau bout de la colonne centrale du pied. Le disque pédieux s'étend, se di- late en largeur jusqu'à donner une surface presque circulaire; en même temps, par compensation, son épaisseur diminue considérablement, au point que la surface plantaire devient presque translucide; les denticulations du bord du pied s'allongent et s'écartent les unes des autres (fig. 3). Fig. 3. — Nu- cula nucleus vue par de- vant ; pied on extension au début du 2" stade. (1) Le pied est trop faible pour soutenir à lui seul l'animal: aussi la Nucule déposée sur une surface dure, roc ou verre, est incapable de se relever et de se tenir debout. Sur le sabh; meuble au contraire c'est chose facile, caractère déjà signalé par Pelsenker (2), et confirmi- par Diikw. (2) Pelsexeer, 1891. Contribution à l'histoire des Lamellibranches (Arch. Biol. 1891). 104 SÉANCE DL' 2-) OCTOBrxE 1U04 3» Continuant sans interruption ce dernier mouvement, les bords de la sole plantaire se retroussent de façon à ce que la face supérieure de la sole devienne concave . Ce mouvement de retrous- sement inégal, débute (tig-. 4, Il et o, B et C) par lavant et se continue latéralement, (tig. 4, 111 et o, D) s'arrétant au bord posté rieur, de sorte qu'il se forme de chaque côté de la colonne médiane II IV Fig. 4. — Mouvement du pied ; les lignes A à F indiquent le idaa de section des coupes de la fig. 4. du pied une sorte de conief imcomplet assez largement ouvert vers l'arrière. 4" Presque en même temps que la phase précédente, commence la ré ir action dn pied vers la coquille, amenant la sole i)lantaire re- troussée presque au contact de celle ci (fig. 4, IV eto, E et F). Les lobes latéraux se déroulent au fur et à mesure que ce pied pénètre entre les valves (fig. o, G),qui finissent parle cacher complètement. L'efTet d'un tel mouvement sur le sable se comprend facile- ment : pendant la première phase, le pied pénètre comme un soc SÉANOIC 1)1" :1'.\ OCTORItK \\H)\ iî):> dans le sable, ohliciueiiient vers l'avaiil; (•est pai- léaclioii de cet elïorl que la coquille est, connue nous l'avons vu, légèrement repoussée en arrière dans son sillon. Puis la sole pédieuse s'étale largement dans la masse sableuse, etles bords deviennent convaves par le dessus, de telle sorte que pendant la rétraction du pied le disque ainsi conformé « mord » sur le sable, par sa face creuse, de la même façon qu'un cerf volant ou mieux un paracliute mon/ewt sur un courant d'air; et la résislance qu'il offre est sudisante jiour que la rétraction ait comme elfet de faire avancer le corps de l'animal vers la sole plantaire. Comme l'a très justement exprimé Dhew, ranimai se haie sur son pied comme sur une ancre. Selon toute vrai semblance, étant donné que la sole i)lantaire est oblique au bout Fig. 5. — Coupes optiques schématiques ; A à F se rapportent aux coupes de la fig. 4 ; G, rétraction du pied dans la coquille. de la la colonne médiane du pied, par conséquent par rapport à la direction de l'efïort de rétraction, celui-ci ferait glisser la sole tangentiellement entre les couches sableuses sans effet utile, si la présence du retroussement inégal en cornet du bord antéro- latéral ne formait résistance à l'ayant, et ne faisait obstacle à ce glissement. Cette longue description, que j'ai tenue à faire en détail, peut se résumer ainsi. La Nucule utilise pour sa locomotion la résistance qu'offre dans le sable son disque pédieux en extension, résistance possible par le fait que la face supérieure de la sole plantaire devient concai'e; en un mot, le/fort utile dans la marche de la Nu- cule est donné par la face supérieure (ou latéro supérieure) du pied, et vers le haut. Ce dernier caractère constitue une différence assez im|)or- tante, aussi bien avec les Gastéropodes qu'avec le type général 196 SÉANCE DU 2o OCTOBRE 1904 des Lamellibranches. Dans les premiers en eU'et comme dans les seconds, l'effort ntiJe pour la propulsion, dans l'ensemble du mouvement locomoteur, est donné parla face inférieure ou latéro- inférieure du pied, et vers l'arrière de l'animal. Au point de vue de la spécialisation mécanique, il y a là des dissemblances qui peuvent paraître essentielles. (Travail exécuté an laboratoire de RoscoffJ. Ouvrages offerts par le professeur R. BLANCHARD. E. Grynfelt, Vascularisation des corps surrénaux chez le ScvHium. C. R. Soc. BioL, 8 février 1902. II)., Les corps suprarénaux chez quehjucs Squales el leur rapport avec le système artériel. C. R. de l'Assoc. des Ânatoniisteg, p. 31-34, 1902. Id., Notes histologiques sur la capsule surrénale des Araphibiens Journal d'anat. et de plujs. XL, p. 180-220, pi. 5, 1904. Id., Le muscle dilatateur de la pupille chez les Mammifères. Montpellier, in 8» de lOG p., pi. ij, 1899. G. BoHN, Quelques vues nouvelles sur les mécanismes de l'évolution. Bull, de la Soc. scient, et station zoolog. d'Àrcachon, in-8' de 15 p., 1900 1901. G. S.iMXÉ, Les insuffisances de la croissance. Thèse de Paris, in-S" de 43 p., 1904 G. Bonne, Recherches sur le développement des veines du foie chez le Lapin et le Mouton. Journ. d'anat. et de pliy''., XL, p. 22.j 266, pi. 6-8, 1904. A. SouLiÉ et G. Bonne, Recherches sur le développement du système nerveux chez la Taupe. Journ. d'anat. et de phys., XL, n" 3, p. 1 39, 3 pi., 1904. G. Bonne, Diapédèse élective d'éosinophiles et mise en liberté de leurs ffranula- tions dans l'épaisseur d'une paroi bronchique, i.atioraloire d'hislulogie de Lyon, in-8° de 12 p. Id., .Sur les connexions primitives et secondaires des rameaux hépatiques des veines ombilicales. in-f°. Id., Origine et évolution de certaines anastomoses veineuses primordiales par remaniement. Bibliographie anatomique, XIII, p. 79-88. J. Denoyès, J. Mautre et H. Rouviiîre, Action des courants de haute fréquence sur la sécrétion urinaire. Archives d'électricité médicale, in 8° de 24 p. H. RouviÈRE, Développement du sinus transverse du péricarde chez le Lapin. Bibliographie anatoinique, Xlll, p. 89-102. In., Des connexions du péricarde avecle diaphragme. C. R. de l'.issoc. des .ina- tomistes, Liège, p. 162-169, 1903. Id., Note sur quelques points de l'anatomie des muscles adducteurs delà cuisse. C. R. de l'A^soc. des Anatoiiiistes, p. 117-127, Montpellier, 1902. II)., Ktude sur le ligament du péricarde chez l'Homme. Montpellier, in 8° de 96 p., 1903. Id., Etude sur le développement du péricarde chez le Lapin. Journ. d'anat. et de phys., in-8° de 24 p., pi. 11-12, 1904. Ouvrages offerts. J. G. de .Man, Décapodes d'eau douce rapportés par .M. Pavie. .Mission Pavie, in-4» de l;} p. pi. 18, 1904. Id., Crustacés décapodes terrestres et d'eau douce de l'Indo-Cliine. Mission Pavie, in-4° de ;j p., 1904. î)7 Séance