c/f /a (l/f>eifté e<:imt^/nigue OÙ^t.t/e (>ya,-E , COTiR. DE CELLE DE ?H>. DE JL>A , MEME. ORD. DES SOC. FIIISIQ. ET PUrTOGR, DE C0TTI^•CE^'. A LEIP Z IG, CHEZ VOSS ET COMPAGNIE. 1 Ö O 2. a ^3 /o ^öX. PREFACE DE L'AUTEUR. ,j ai promis au puLlic , uans ]a troisicine partie Je mou 3îai:uel boiai.ique, l'histoire des C\ur.x ou IjAiciiis, Cari- ces, accompagnée de descriptions et rivécs, et d'autres encore pjris mutilées et cù il ne restoit que la paitic supérieure de la plante, je n'ai pu, aussi sou\ eut que je l'aurais dé- siré, eniprauiter des caractères de cette partie, et j'ai été souvent forcé d'avoir recours à d'autres poiu- trouver des caractères spéciuciues, couslans, et solides. Cependant je ne doute pas qu'on ne parvienne, à l'aide d'ifne loupe de 3 à 4 lipncs de foyer et des figures que j'ai données, à (ïé- tcrminer, pour peu cpu'on soit exercé et exact, toutes les espèces dont je parle ici, pourvu cju'elles soient en fleur, ou du moins aue les capsules soient formées. Ceci ne sc- roit pas à la vérité aussi facile à des comaicnçans; c'est pourquoi j'ai, pour leur en faciliter l'étude, peint un grand nombre d'espèces, dans leur entier, toutes les fois que cela m'a été possible, et souvent même un peu grossies, quand je l'ai jugé nécessaire. Quoique plusieurs de ces figures se trouvent dé'jà éparses dans dilférens ouvrages, j'aime cepen- dant à croire qu'un ensendjie de toutes les espèces connues, et découvertes jusqu'à ce jour, recueillies, observées, dé- crites, dessinées et gravées par le même observateur, oflVira un tout autre intérêt. J'ai donc, pour faciliter l'étude des carex , pris des caractères de toutes les parties de ces plantes. On observe, par exemple, que les épis sont tantôt pédoncules, tantôt sessiles , que ces pédoncules sont plus ou moins longs, selon les diverses espèces, ou selon leur point d'insertion sur la même espèce, que les pédoncules qui sont enveloppés d'une gaîne , quoique déjà d'une bonne loirgueur par eux- mêmes, ne peuvent être dits longs qu'autant cju'ils excè- Pi: L Al ixuu. VII (lent de beaucoup la gaîue niciue , la partie qui en est re- couverte n'étant point comptée ici. On observe encore que les gaines sont en diverses proportions avec le pédoncule qu'eHefs recouvrent, étant tantôt de niéine longueur que lui, ou le pédoncule étant quelquefois d'un quart, d'une inoltlé et même une fois plus long que sa gaine. Goodenoiigh a cru trouver dans toutes ces proportions des caractères ulstinctifs suffisamment solides : il s'en est servi pour constituer plusieurs espèces. Ainsi dans celles désignées No. 27, 3Ö , 37, 33, 65, 70, et quelques autres encore, la gaine o, est de même longueur que le pédoncule; celui- ci au contraire est du quart, de la moitié et même du double plus long dans les No. 4Ö, 47, 4ß , 49, 50, 55, 56 j et ß7, longueur qui souvent n'a lieu qu'après la fleuraison et vers le temps de la maturité. La propriété qu'ont les épis de s'incliner, de penclier, ou même de pendre, mérite aussi d'être observée, surtout vers le temps où ils mûrissent , car plusieurs qui sont alors inclinés, ou qui paroisscnt suspendus, étoient droits, ou pres- que droits lors de la fleuraison ; tels sont ceux des espèces No. 47, 77, 7C , et quelques autres. Le nombre des épis mâles est trop peu constant pour servir de caractère ; il en est presque de même de leur forme dans la plupart. Les bractées varient si souvent aussi dans leur longueur, qu'on s'exuoseroit à bien des eiTCurs, si on vouloit admettre, comm.e caractère constant, leur pro- portion avec les épis. J'ai reçu, par exemple, une plante sous le nom de car ex uliginosa qu'on voit No. 19. Sa bractée o , est singulièrement longue dans la fig. susdite, cette même partie, au contraire, est si petite dans un autre individu de la même espèce, représenté encore une fois VIII PueVace No. 6p , qu'un hotauistc peu exercé le prenclrolt pour une autre espèce. Dans les environs de Wittenberg, cette espèce, assez conimune dans les marais, s'offre bien plus souvent -avec une bractée très - courte qu'avec la longue qu'on lui %'oit dans la première figure. Au reste de célèbres observateurs prétendent que le car ex ul i gin o s a de Linné et sou Se 11 oc nus compressus sont la même plante. Qu'il me soit encore permis de remarc_[ucr que la bractée, dans quelques espèces, n'est point garnie de chaque côté de sa ]jase d'ime oreillette ou appendice w , comme on peut voir PI. U. No. 71. et PI. A a, No. 3,5. a, b, c, d, e, et No. ßO- Le genre des Laiches ou Carex appartient tout entier à la famille des graminées. Toutes les espèces c[u'iî offre, autant que j'ai pu m'en assurer, sont vivaces. Leurs tiges, même encore jeunes, ne présentent qu'un fourrage de médio- cre c[ualité et dont on ir'a coutume de tirer parti que faute d'un meilleur. Beaucoup d'espèces, parvenues à un certain âge, sont tellement dures , rudes , âpres , ou tranchantes que les bestiaux les refusent même vertes, souvent elles leur sont nuisibles j de là les noms de Segge , Riedokas , Piatz- GRAS , Berstegivas, Presssciiilf , quo ces plantes ont reçus dans dillérens pays de l'Allemagne , noms qui expriment leurs qualités dangereuses, I\Tais si la plupart de ces plantes n'offrent cpa'un mau- vais fourrage, les racines rampantes de plusieurs d'enti* elles présentent de précieux avantages en médecine et en éco- nomie. Combien ne sont- elles pas utiles soit pour affermir ces terrains couverts ci'un sable léger, dit communément sable volant , ou ces marais vaseux et impraticables c[u' elles chan- gent , peu à peu, en sols fermes, solides et labourables; soit pour fixer et consolider les bords des rivières ou des fleuves. PE l'AutEUB. IX fleuves. A combien d^usagcs économiques n'emploit- on pas même les liges et les feuilles coupées dans certaines saisons ? Je me rappelle encore qu'une Académie proposa, il y a ' peu de temps , jjour sujet d'un prix , d'assigner les proprié- tés anédicales des racines des dillérentcs espèces de carex. Mais il auroit fallu, auparavant, avoir observé exactement CCS espèces , et avoir assigné à chacune d'elles , des caractè- res spécifiques , constans et solides ; puisque , comme je l'ai fait voll-, il règne encore dans les auteurs une si grande con- fusion et une si étonnante inexactitude par rapport à ce genre, ce que prouvent les citations ou synonymes faux, rap- portés à un grand nombre d'espèces, par exemple aux carex arenaria et liirta Linn. .car ou ne craint point de citer pour le premier la Flora Danica Tab. 425. et pour le second la même Flore Tab, 379 , ce qui est absolument inexact. Peut-être a-t-on confondu le carex liirta avec 1* are- naria parce qu'il a comme lui des racines rampantes, qu'il croît dans le sable comme lui , et qu'il a les mêmes proprié- tés médicales. Le vrai carex arenaria ne se trouve pas encore dans les 20 premiers cahiers de la Flore Danoise: on y trouve au contraire un grand nombre d'autres espèces sous de faux noms, représentées avec des pistils, inexactement divisés,; ce qui j'^ouve combien confusément ce genre a été traité jusqu' à ce jour. Si j'ai réussi à déterminer, plus ex- actement, chaque espèce en particulier, à rapporter à toutes des synonymes vrais; les propriétés utiles ou nuisibles de chacune d'elles pourront aussi être plus facilement connues et déterminées, et je me croirai alors récompensé de ma peine. Je n'entreprendrai pas de décider , si on ne pourroit point de ce genre, vu l'accroissement qu'il reçoit, tous les X Pxve'face jours, former encore un autre genre que celui de la Scîe- ria. Je laisse ce soiu à ceux qui le traiteront après moi, et je nie contenterai de sous- diviser ses principales divi- sions selon le nonibre des stigmates. Les caractères génériques des Laiches ou Carex sont i) d'avoir des fleurs mâles a, séparées des fleurs femelles b, imbriquées sur le même, ou sur diilérens épis, c, d, e, ou même sur des individus différens; 2) au lieu de calice, des écailles oblongues, concaves, obtuses ou aiguës ^ et point de corolle. La fleur mâle a , renferme 5 étamînes dont les filets sont droits, assez longs, et surmontés d'à nt lier es droites a 2 loges , aiguës et comme frangées à leurs extré- mités. La fleur femelle b, est composée d'une scniblable écaille f , et d'une espèce d'enveloppe que Linné- et d'autres botanistes ont nommée Nectaire, qui renferme l'ovaire surmonté de son pistil bi - ou trifidc g , et qui se rétrécit à son sommet en un orifi.ce h, tantôt tronqué, tantôt aigu, tantôt simple, tantôt vaginant, le plus souvent bidenté, quelque fois mou, quelquefois rigide. Ce Nectaire ou Ur- céole prend avec le temps, la forme d'une capsule i, qu'on voit coupée ou longitudinalement ou transversalement à ]a lettre li , et qui fomente et enveloppe la graine ou fruit 1 ; l'une et l'autre empruntent leur forme du pistil , sont en de- liors ventrues, et planes ou trigones en dedans ; de sorte qu'il est facile de dire, en A'oyant le fruit mûr, si le pistil étoit bi- ou trifide, ce qui est quelquefois d'un grand poids pour dé- terminer une espèce. Car quoique la graine, dans quelques unes des dernières espèces, semble s'arrondir, il est cepen- PF l'Auteur, xi clant toujours facile Je cllstlnguer les trois angles , dont l'cx» tci'ieur est souvent plus bas et moins marqué. ?-Iiil auteur, autant que je saclic, n'a fait encore men- tion tle cet accord constant de la graine avec le pistil. Quelques uns veulent avoir observé des nectaires trilides, et la plupart croieut les graines trigon^s dans toutes les espè- ces. Les premiers ont vraisemblablement mal vu , et les se- conds ont conclu du particulier au général. Pour moi je n'ai point encore trouvé de nectaire tiifide , ou tridenté , pas même dans les espèces étrangères: je ne l'ai point non plus trouvé toujours biRde^ Quant à la graine je l'ai toujours trouvée trlangidaire , quand le pistil portoit trois stigmatea, mais jamais quand il n'en portoit que deux , si ce n'est dans IUI seul cas, et qui fait exception aux caractères génériques. Goodenough regrette E1.AV. C. épi simple dioïqtie; fruits OA'Oïdes - ventrus, nerveux, droitt, plus ou moins ouverts, rxides et âpres vers l'extrémité de leurs angles. C. dioïca, spica simi)lici d i o ï c a Z,i/i«. e x c 1 ii s o- syno- nyme ScheucJiz. Smiht L. c. lioth. Teiu. Flor, germ. 423. Mr. Hmi/tt assure, dan* le lieu q\ie j'ai cite, que Linné avoit effacé de son exemplaire de son Spec. Plant, le synonyme de Scheuchzer qu'il y avoit rorte d'abord, et croit que son carex dioïca est différent du suivant. PoKT du carex recourbé, G. reflexa Schk. et du carcx pulicairc, C. pulicaris Linn. PtAC. rampante, fibreuse, à'vm. blnnc- sale, vivace. Tic. chaumes un oti plxisieurs , simples, droits, hauts de 3^4 pouces vers la lleuraison et de 6 à 7 vers Icxir maturité , obtusemeiu triangulaires, glabres, lisses, souvent fistuleux, terminés p.ar un épi solitaire, mâle sur un individu, femelle sur un autre. *). Dcscript. of fîve new brit. carex. in Trans. Linn. Se ci et. Vol. r. 4 I. SPICA UNICA SIMPLICI, FEtiii.1-. sétacces , obtiigcment triangulaires, un pwi canaliciïléé?, striées, glabres, vaginaiites par leur base, à iniae deiuiculees à leur tiorilurc, mCTnc vues à la loiij.e, longues de 2 à 4 ponces. 1'"l. disposées tu chaton, on épi droit, cylindriqtie- linéaire, un peu aign, niiiscxiicl, de 1 ligne de diamèiie pendant sa fleuraison. En mâle long d'environ 6 lig. garni à sa base de 2 bractées vaginanies , ovales ■ lancéolées , brunes - TOtissàtres ; et composé d'E cail- les imbriquées, ovales, nerveuses, d'un châtain clair; membranetises et pâles à leur bordure, obtuses à la base de l'epi , aigué's à son sommet. Etam. filets g. capillaires, logés entre chaque écaille, mais un peu plus longs qu'elles. Anth. linéaires, droites, jaunes. Epi femelle long de 5 à 4 lig. quelquefois sierile au sommet, garni à sa base de bractées semblables à celle du mâle et composé d ' é- cailles scmljlables atix siennes, mais un peu plus aiguës, et légèrement déchirées à leur bordure. PisT. ovaire ové - oblong plan en dedans, ventru en dehors, aminci à sa bordure, acuminé au sommet, et surmonté d'un Style simple, portant 2 Stigmates blancs, et velus. Cor. nulle, mais suppléée par lui îîectaire ové- oblong, un peti comprimé et ajiguleux, contracté vers son sommet, terminé par im ori- fice bidcnié. Peuic. nul , mais remplacé par le nectaire ou urcéole , qui eu preiid les fonctions, grossissant et persistant avec le fruit, sous la forme d'une capsule ovoïde- acuminée, un peu comprimée et anguleuse d'un côté, mais ventrue de l'autre, rude et âpre à l'extrémité de ses angles, droite maie ouverte, sans être recourbée , comme dans l'espèce stiivante. Gr. ovoïde- arrondie légèrement anguleuse, brièvement pédiculec, jaunâtre, solitaire, terminée par une arête de la moitié de sa longueur. Cette plante fleurit à la lin de Mai : elle croît dans les marais tourbetix ou vaseux. On la trouve principalement en Suède ; mais elle a été, aussi récoltée dans divers pays de l'Allemagne. I, B. Carex Davalliana. Smiht, Schk. Tab. A. No. 2. Q. No. a. W. No. 2. Carex ou Laiche de Davall. Da vallianisches Riedgras. C. gpica simplici dioïca; fructibus 1 a n c f ola t o - t ri- qneiris nervosis p a t en t i -d cf 1 e x i s , angulis apice scabris. Smiht. Descr. car. in Trans. Societ. Linn. Vol. 5. C. épi simple dioïque; fruits lancéolés - triquètres , nerveux on* verts et réfléchis; à angles rudes vers leur extrémité. C. dioïca JVilld. car. bcrol. 16. C. No. 1350. Hall. hilt. v. 2. 192. Gramen cyperoides , spica simplici cassa. Sc7ieuc7iZ. Agrost. 497- ■V, ji.f. 9. 10. synonymis omnino excltisis. .1 PciiT des carex dioïqtie et pulicairc, G. dioïca, ptilicaris Linn. Rac. Ilbretise , d'un blanc- sale, vivace. Tic. chaumes, nombreux, réunis en gazon, droits, simples, triqtiètres , plus oti moins rudes et Apres, hauts, pendant la fleuraison, de 5 à .7 pouces ; et de g^ à la, -vers le temps de la maturité ; feuilles ver» leur base, et terminés par uu épi solitaire. Stigmatibus duobus. 5 FEiliT-ii. sctacecs - triqiièirfs , wn pc« canaÜcnlecs «n declans , très- visiblement deiiticiilécs , rudes et après , striées , vaginantcs , longues de 3 à 5 ponces. Fi. disposées eu chaton, et formant nn épi simple, linéaire, droit, tin peu aigu, de i lig. de diamciré, nnisextiel. Epi mâle long de 6 à 3 lig. garni à sa base de 2 bractées va- ginantes, ovales- lancéolées, longues de 2 à 3 lig. d'nn ch.itain- rotissà- tre , luisantes , membraneuses , un peu déchirées et blanchâtres à leuV sommet, presqtie semblables aux écailles. Cal. écailles imbriquées ovales, aigué's , d'un châtain - roux luisant, ornées d'un nerf dorsal de même couleur, membraneuses et pâ- les à leur bordure. Eta3*i. filets 3 capillaires, blancs, surpassant les écailles. AntH. àroites , linéaires , jatuies. Epi femelle de la longueur de l'épi mâle, garni de bractées semblables , mais ornées d'un nerf dorsal verd. Cal. écailles imbriqTiccs , ovales - spatulécs aigué's, ornées d'un nerf dorsal verd, très - marqué qtii se termine en aiéte, deniiculées- ciliées. Cou. nulle, mais suppléée par un nectaire ou urcéole lan- céolé, enflé, contracte vers son sommet bifide, rude, et deiitictile à ses angles. PisT. ovaire lancéolé, ventru d'un côté, nn peu anguleux, aign, surmonté d'ttu Style, simple , termine par 2 s t i g m. courts , blancs, velus. Peric. nul, mais remplacé par le nectaire qui grossit avec le fruit, sous la forme d'une capsule lancéolée, ventrue en dehors, amincie et anguleuse à sa bordure, nervetise, rôtisse, luisante, rude à la partie sn- périctire de ses angles, d'abord droite, mais bientôt très - ouverte et re- courbée en bec de perroqtiet ; de sorte 'que l'epi, souvent stérile à son sommet , p.irolt squarrcux. Gr. ovoïde un peu anguleuse des deux côtés, jatmâtre, ttn peu pédiculee , mucronee ati sommet. Elle fleurit eu Avril et en Mai, se plaît dans les marais vaseux de presque toute l'Europe, particulièrement en Suisse, et en Franconic OÙ elle est commune jires d'Erlang. On voit, par ces descriptions,- que le Car ex Davalli-ana de Smi?it diffère du carox dioïca de Linné, qu'on j)Ourroit nommer C. Lin- nei, puisqu'il n'est plus le seul qu'on puisse appeler dioique : on voir, dis- J*» qu'il difl^ère 1. par sa, racine non fibretise, mais rampante; 2. par sçs chaumes, non presque isolés, m.iis toufl'us et eu gazon, non lisses, mais rudes et âpres, et presqu'une fois aussi liaitts ; 3. par ses feuilles, visiblement, deiiticulees stirtout vers leur partie supérieure j 4- V^'^ ^es épis plus longs et squarreux dans leur maturité, 5- par leurs écailles, lancéolées, spatulees et mncronées ; 6. par ses capsules plus nombreu- ses, non ovales et droites, mais lancéolées, très- ouvertes et recotirbécs dans leur .maturité. 7. pax se» graines à large base, et letJi longue arête. l\Tr. Siniht dit dans le lieu que j'ai cite de son ouvrage qti'il reçut ce carex de IVIr. jDavall d'Orbe, qui lui fit observer qu'il -étoit difCerctit du carcx dioïca de Linné, et qti'il le nomma davalliana parce que Mr. JJavull est le premier qui l'ait disîingue de celui- ci. Il ajoute que Linné avoit déjà effacé dans son exemplaire du Spec. Plant le Synonyme de ScheiLchzer qu'il avoit rapporte à son carex dioïca. Je crois avoir dit que I\Ir. de Sc7ireber avoit reconn\i cette erreur, depuis longtemps ; — mais je levieus à ma tiadiictiou. (^ I. Spica unica simplici, 2. Carex capitata. Linn. Tab. Y. Na. 80. Carex ou Laiche capite'e. Kopff ùrmiges Ried- gras. , C. spicasimpliclandTOgynasiibrotunda.superne mascula; capsiilisimbricato-patulis glabiis. C. épi simple sous - globuleux , bisexuel, in.île à sa partie su- ptri-enre ; capsules imbriquées - ouvertes , glabres. C. spica siiiip_lici. a udr o gyna ovata, superne mas- cula; capsulis ira bric a t o - p a t u 1 is. Linné Syst. vegt, FL Dan. t. 372? Retz. Prodr. II. Scand. p. 177. C. épi simple, bisexuel, ovoïde, m.âle au somniet ; capsales imbriquées- ouvertes. Limi. Pop^T du carex à feuilles de jonc C. juncifolia, ou du scir- pe avale , s c i i" p u s o v a t u s. Rac. fibreuse , longue , fasciculée , s'enfonçant verticalement, d'un blanc - sale. Tic. cil au nie s, un ou plusieurs, droits, simples, sillonnés, Tin peu cylindriques veis leur base, comme on voit à m, triangu- laires à lein- p.artie supérieure, deiiticulés et rudes aux angles, ter- n«inés par un épi solitaiie. Feüili.. Ciauicales vaginantes , fasciculées quelquefois aussi longues que le chaume, ou même pbis) sétacées , aigument tiiangii- laiies , canaliculées en dedans , denticulées à leurs angles , surtout vei's leui" extrcmiié n. Fl. chaton, on épi terminal c, bisexuel, globuleux (long de g lig. large de 2. , pendant la fleuraison , mais de 5 à 4 vers sa ma- turité,) femelle dans toute sa partie globuleuse, mais toujours mâle à son sommet qui est tei'miné ch pointe, composé, dans toute sa longueur, d'écaillés inibiiquées qui renferment chacune une fleur. Cal. écailles f, soit dans la fleur mâle a, soit dans la fleur femelle b, ovales, obtuses, tronquées à leur base, (rousses lui- santes , striées , ornées d'un nerf dorsal verd - brun ; membraneuses et d'un jaune pâle à leur bordure, mais surtout au sommet,) assez semblables li celles des espèces précédentes. CoH. nulle; suppléée, dans les fleurs femelles, pitr le nectaire. Etam. filets 5 capillaires, de la longueur de leur écaille. Au th. linéaires» jaunes. PisT. ovaire ovoïde» im peu comprimé et anguleux à s» StIGMATIBTJS DUOBUS. 7 boidiu'e, surmonté d'un style simple, termine par 2 stigmates, velus ou plunienx. Nect. (ovoïde, ventru, en dessus plan, en dessous, aminci à sa bordure , anguleux, effilé en bec , à peine bifide , renflé , glabie, luisant , passant en niiirissant du verd au châtain , ) vu grossi à la lettre h. Peric. nul, (mais remplacé parle nectaire ou urcéole grossissant et persistant avec le fruit sons la foime d'une capsule ovoïde, amincie en angles à ses bordures, ventiiie en dehors, atté- nuée en bec couit , à peine bifide , déliiscente par un orifice supé- rieur h ; d'abord imbriquée et dioite ; mais s'ouviant en miirissant. ) Cet intéressant caiex fleurit, vraisemblablement, aussi en Mai et eu Juin; sa patrie paroît étjc la Lajîpouie et la Norvège. C'est d'où provient l'exemplaire que j'ai peint et que je dois à la bonté de Mi". le Professeiu- Kahl. Il est vrai qne Linné le donn« comme une espèce croissant aussi en AngleteiTe; peut-être le ca- rex , dont il paile, est- il, ainsi que celui que représente la fig. 36 de JVTorison et la fig. 2 de JMicheli , un individu femelle des espè- tes précédentes, comme semblent Wssnrei- JLigJiif, et Good. Le pre- mier soupçonne même, avec fondement, que le C. capitata de la FI. Dan. est un Scirpus. Sa figure n'offre ni feuilles, ni. fleurs mâles ; inais tme fleur femelle isolée, garnie à sa base de longs poils, et augmentée à la loupe, qui paioît plutôt apjiartenir à un Scir- pus qu'à un carex. Quant à la figure que je donne ici, du C. c a p i t a t a , elle est fidèle. Je l'ai gravée d'après un exemplaii e qui auroit été paifait, si la racine n'eût manqué. Souvent on trouve l'épi de la grosseur que je l'ai peint et cependant sans étaniincs : mais si on obsei've avec attention , on verra les écailles , qui les ont renfermées , foimer encore la pointe à son sommet. 3, Cares ruLicARis. LiNN. Tab. A. No. 3. Carex ou Laiche pulicaire. Flohartige s Ried- gras. C. spica simplici androgyna superne mascula; caps n lis divaricatis rétro flexis, n trinque a en min a- tis. Good. C. épi, simple, bisexnel, mâle à sa partie supérieure; capsu- les divRriquécs , recoiubées en dehors , acuminées aux deux ex- trémités. 8 1. 5prCA UNTCA SiMPLIcr, C spica simplici androgynA siiperne masciila, capsulis diva lie a lis retioflexis. JLinn. Syst. vegt. C a- r ex spica uii.ica. II. lappon. N. 339. FI. aiigl. 402. £.ightf, FI. Scot. p. 543" Schrank Fl. Bav. 11. 150. Roth Teilt. Fi. geim. I. p. 592. II. p. 424. Hoffrn. FL Dcutsclil. p. 525. Ehrh. lieytr. p. 110. Hoppe Tasclienb. 1797. p. ß). Boehm. Fl. Lips. 11. 673. Leyss. Fl. Hall. p. 232. Timm. FI. Megapol. p. 193. Scop. cum. n. xi47' JLeers. Xleiboni n. 705. tab. 14. flg. 1. Gilihert. ploiitae Litliuau. p. 543- Baumgart. Fl. Lips. p. Gg. Host. Fl. aust. p- 502. Esmarch Sclilesw. p. 75. AUion. Fl. peclein. 11. 2291. HalL lielv. 11. 1350, JVigg. Piim. Fl. IIols. n, 711. Betz. Fl. Scand. II. 1022. PVsigel Fl. Pom. n. 533. Wdk. Fl. gtyph. n. 43g. Carcx psyllopliora Linn. Sujjpl. Fl. Dan. t. 166. ßloris. Hist. S. ß. t. >2. ^g. 21, Plukn. tab. 34. fig. 10. * PoiVT du. carcx dioïqiLc, du C. de DaraU. et du C. jjauci/lore ; C. dioïca L. d a v a II i a n a. i^rnikt ; pauciflora. Light/. TiAC. fibreuse, deiisc , d'iui j'aune roiiss.iire , vivace. TiG. cliaiime très- soiivcnc solitaire, haut de 4 •'* 6 pouces vors la fleurai-ion, mais de 3 à lO vers la maturité, droit, imd, iisse, cyiiti- diic|uc , m. Feuii-Tj. carénées - sétacées , rudes , comx>rimées .H leur extrémité, n'égalant point le chauuie. Fi., disposées eu cliaioii, ou épi long de 4 à 6 lig. droit, termi- nal, simple, cylindrique, légèrement trigonc , m.àlc .a sa partie supérieure, femelle à sa partie inférieure , garni à sa base de quelques petites bractées. CaJj. écaij.lcs des fleurs màlcs , ovales - oblougii eu , obtuses; cel- les des fletirs femelles , ovales - aii;ués , caduques , les unes et les atitre» rousses , ornées d'un nerf vcrd , membraucuses et paies à leur bordure. Con. nulle, remplacée par l'urctole qtii tient ensuite lieu de C.ipsule. Etam. filets 3 capillaires aussi grands qtie leur écaille, terminés par une jvntli. linéaire jaune. PisT. ovaire lancéolé, stirmonté d'tin style si.iiple terminé par a stigmates, blancs, plumoux. Peiiic. nul, mais suppléée jiar l'urcéole qui persiste et grossit sotis la form« d'une capsule ovoiide, anguleuse renflée, rousse, terminée par un orifice bifide, d'abord droite, mais très - ouverte et réflécliie dans sa maturité. On. Solitaire ob- ovée attcnxiéc en pédicule .à sa base et en arèie assez longtie au sommet, d'ailleurs rouss.itre et un i^eu anguleuse. Cette espèce fleurit en Mai, croit en difFérens lieux de l'Eu- rope dans les marais vaseux ou tourbeux, inûme dans des terres ar- gilleiises , Imniides. On la trouva aussi dans les environs de Wit- tenberg (d'Eilang, de Leipsic , de Hanno vre, de Brème etc.) Obs. StIGMATIBUS DUOBUS. 9 Obs. ]';ii représenté Cette plante dans l'instant de sa fleiiraison et Jaus celui de sa maturité , à peu près de grandeur iuiturelle. On trouvera sa dcsciiption dans celle que j\ai donnée du car ex dioïca a'vec lequel elle a beaucoup de jesseiubîaiice. Malier, dans le lieu que j'ai cité, la confond a%'ec lui (caiex davallia); sa cita- tion doit être accordée à tous deux, ou ne Féire ni à l'un 'ni à l'autre. La fig. 22. de 3'Iorisoii que IMÎcheli rapporte à cette espèce, appartient à l'individu niâle du carex dioïca ( d a v a 1 1 i a n a ) ; celle que donne J?luknct me parolt douteuse à cause de la large base que la capsule ofFre. Pour ne point confondre cette espèce dans sa nia- tniité avec le C. dioïca(davalliana) il suffira de faire atten- tion Il la base acuniinée de la capsule , et à la coiipe arrondie de son cli.iunie m. II. Spîca unica simplici, Stigmatibus tribus. en solitaire et simple, trois stigmates. 4. CaRF. .K PAUCIFI.ORA. Tab. A. No. 4. Carex ou Laicpie pauciflore. Wenigblumich- t e s R i e d sr r a s. ^« s pi CI simplici ancl r ogy ii.t , floiibus fem in eis sub- ternis i- c m o t i »i s c u 1 i s p a t c n t i b u s ; m a s c u 1 o s u b - u a i c o tcrminnli. Li^litj. FI. Scôt. 545. t.-ib. 6. f. 2. Gooil. C. épi simple, bisexuel, lien} s femelles, sous- tcrnées, oti- vertes , un peu distantes; une on deux fleuis mâles termina- les. 1. c. C. leucogloclùn, spica simplici androgyna sn- pevn c m ascula , capsulis r efl exi s , seminibus iriqne- tris. JL^iniu Suppl. Elu-h. BeyO". I. p. jQ6. Hojfm. 11. IJenlschl. j(). 525. Roth. Teut. I. p. 59^. II. ]). 425. C. 1 e u c o g 1 o cil i n , à épi simple , androgyn , mâle à sa partie supéiieurej capsules réflécliies, giaincs iriç[uètres Linii. 1. e. Tout, des c.ircx dioïquc, fie Dav.ill, et du carcx piilicaire. J'iAC. fibreuse, lloaiensc , di\ ati.;titi:s - tri ;>- oiivorlos , pltis ou juoins incliiitcs, et à son iom-iLCl d'iiuc seule fleur la.'dc droite et r.ircru-jiL de Cï à 3. Cal. de la Tuiir mile farmù d'une écaiilc v.i.çiaaikte , laurr^tk-c, sirii'o, înciiibrancuse, d'iiu jaiiuc - paillci, liiisaulc, droite just^u'a sa cliiite. Cor. nulle. liTA^^r. filets 3, capillaires, blaucf. Antîi. o1^1on:^v_cs , jaune.*. Cat.. de la ßciir femelle fyrmi* d'une écaille laucûolee, coiî.cav'e', sîrli'e, incnibr.mcusc , d'un jaune paillct un peu cii.ïlaiii, luisanto , droites ju-iju','i leur chine operc-c vers le temps de leur niatiirito et souvent pltilôt par t'iiicliiiair^an des cipsules. î'isT. ovaire oblong- sous- triaiigtil.tire atténue en j>évliculc à »a ba^c, surmonté d'un stj'Le simple, jiortant 3 sti.^jm. l)laiicj , velus. Con. nulle, mais suppléée par le «cataire ou urcéole. NiiCT. oblong, atténue aux extrémités, un peti reiUle, glalire, per- sistant pour remplir la fonction de capsiiîe. l'r.Kit. iml, iiinis suppléé p.ir le nectaire qui prend en ^rossissaix la forme d'tiiio capsule oblongue-, ac\iminée , à peine Idfidc, d'abord droite et vtrd itre , mais bieutùt divariquee, inclinée, tl d'un jauue- paillet un x'cu roux, Gîi. obloii;ïtie, triangulaire, i^édiculée, conservant le style qui lui forjiie Tiae longue arcte. Ce joli c.;rex llcurit aussi en Mai et en Juin. Il h.abite les marais vaseux on tourbeux des montasucs. On le trouve en Laponie, en Suéde et en Allemagne dans le Duché de Cell, sur le Harz, sur le Moose près de Salzbourg et en Boheme , même en Angleterre. Les exemplaires qui m'ont servi i^our cette description, ont été recueil- lis par lihrhart en T.nponiç et m'ont été coxnmuniquL-s par Mr. le Pro- fesseur Tlriffmann. Ils diflereut de ceux d'Allemagne par leur tige den- virixii 3 pouce»; et par conséquent uu.c fois plus longite, et par leur épi garni de /(. fleurs, les exemplaires récoltes eu Allemagne ne m'en ayant oilVrt que 3 eu 3. r\Ials il est temi»s de revenir à mon aiiieur qui donne pour tOTitc description ce qui suit, ' Je tîois mes exemplaires à la bonté de Mr. Stark de Iserwiese qui les a récoi'tcs sur les liatites nioutagnes île la Bolitjne, et à celle «le qtiolqxies .tiitres amis. Toute 1.^ plante est peinte de gr.-indetir naturelle, à l'exception de quelques unes de ses parties que j'ai cm devoir uu peu grossir. Je n\ii pu encore voir la racine, et ne Sfiis si elle est rampante. Le cliauine m, et la fetiille n, n'offrent qu'une cotipe triangulaire. Les fleurs femelles, qui sont placées ."i la base de l'épi, sont au nombre de 2 à 5; et les lletirs ntàles, qui en occupent le sommet, à celui de 1 à 2, et U'ès - rarement de 5. N'ayant point d'excmplaiie oJi si trouvassent les pistils , loisqne je peignis cette plante , je ne pus les présenter; seulement quelque tems .iprls, j'eus pccabion d'ob- 13 II. SpICA UNICA SIMPLlCr, server sur des exemplaires plus parfaits, qu'ils sont siirmonit's de 3 stigniaics. Les auteurs ne parlent point du temps de la fleuraison qui est, probablement, le printemps, ainsi que pour la plupart des autres espèces. Peut - être cette plante croit - elle dans plusieurs lieux de l'Allemagne, et ne doit qu'à sa petitesse d'avoir échappé aux reclierclies d'un grand nombre de Botanistes. 5. Carex spicata. Tab. D. No. 15. Carex ou Laiche epie'e. Aelirenfor miges Ried- gras. C. spica simplici oblonga'androgynä, su per ne mascula, foliis pi aiiis'.''''" C. épi simple, obipiig., rpisexuel, mâle à sa partie supérieure; feuilles planes. C. leucoglocliin , spica simplici a n d r o g y n a , s u p e r n e mascula; capsulis reflexis; seminibus triquetris. T4^'ohll. Suppl. n. Hall. C. leucoglocliin. Epi simple, androgyn, mâle au sommet; capsules réfléchies ; fi'uit triquttre. Port. L'épi ressemble à celui du carex ptiîicaire, et les feuilles à celles du carex vernal. (C. puli caris, vernalis. ) r.AC. rampante, rousse, semblable à celle du carex dioïque, vivace. TiG. chaume droit, aigument triangulaire, denticulé à ses angles, iiide, mais moins que les feuilles, haut de 3 à 6 pouces, et plus dans sa maturité, mais plus court que les feuilles, à l'instant de sa fleuraison. Fl. disposées en chaton, ou épi c, terminal, solitaire, simple, long de 5 à 6 lig. composé de fleurs mâles dans sa partie supérieure, et de fl. femelles inférieurement, garni, à sa base, de 2 Bractées semblables ar.x écailles, et ornées d'im nerf dorsal denticulé qui se piolonge, suitout dans l'infciieure , en une arête assez longue. Cal. soit dans les fleurs mâles, soit dans les femelles, con- sistant en écailles ovales f, nn peu aiguës, stiiées, mousses, mais membr.anenses et pâles à leur bordure, celles des fl. mâles un peu plus étjoites. Cor., nulle, mais remplacée par le nectaire ou iircéole. Etam. filets 5, capillaires, j>lus courts que leur écaille. Antli. biloculaires , cylindriques, jaunes, dont une est représentée grossie à la lettre u, qui en indique les orifices. Stigmatibüs tribus. 13 Nect. oroïcîe," tlîqnètre, lancéolé, renflé, v.iginant, bifide, ou simplement aigu à son extrémité. PiST. OA-aiie ovoïde- triangulaire surmonté d'un style très-couit, jîortant 3 stigm. blancs, plumeux. PERrc. nul , mais suppléé par le nectaire qui grossit et fo- mente la giaîne , sans la forme d'une capsule réflécliie. Gn. ovoïde - ti iangulaire. Celte espèce fleurit , probablement aussi ,' au prîutemjis. Elle croit dans les praiiies marécageuses des environs de Guttenberg, de Halle sur la Sale , en face du Tannenbers:. Hedivls: l'a aussi trouvée dans les environs de Lcipsic. Obs. Mr. TVohllehen est le premier qui a trouvé et décrit cette plante. Si je ne l'avois pas reçue de Mr. Kohi, j'aurais cru, d'api es sa description , qu'il parloit de l'espèce précédente No. 4. ; mais c'est une nouvelle plante qui se distingue de tous les autres car ex, si ce n'est peut- être du C. rupestris AU. No. 2202. N'ayant pu encore, malgré les peines que j'ai prises pour cela, me procurer l'épi en maturité,' je n'ai pu décrire les capsules ni indiquer leur direction. 6. Carex Bellardi. Ail. Tab. D. No. 16. Carex ou Laiche de Bellardi. Bellardisches R i e d Q" r a s. C. m y o s u r o ï d e s , s 2^ i c a 1 i n e a r i h e ]• m a p li r o d i t a ; se minibus denudatis; foliis culmoque setaceis. Vil- lars. FI. du Dauph. 2. p. ip/f- t. 6. C. myosuroïde, à épi linéaire, bisexuel, dont les fruits sont nuds; et à cliaumc et feuilles sétacés. ViU. 1. c. C. s p i c a u n i c a a n d r o g y n a s t r i g o s a , c u 1 m o t e - reti, foliis capillaribus. AlViou. No. £2()3. tab. 02. fio-. 2. Host. Fl. aust. p. 502. C. h er m ajj'lir o di t a. Gnitrl. Sjst. vegt. p. 139. Laichard PL Europ. p. 425. PoKT du càrex dioïque et du C. de Davall. PlAc. fibreuse, dure, d'un brun- Doussâtre, vivace. TiG. chaumes hauts de 3 , 6 à 10 pouces, droits, cylindri- ques , glabaes , lisses , terminés par un épi simple. Feuili.. longues de G à ß pouces, demi-cyliiidriques sétacécs, courbées, luisantes, dures, striées, denticulécs à leur bordure, va- ginantcs, persistantes, quoique desséchée?, et servant même de gaine. 14 II. Si'lCA UNICA SIMPLIÇI, (lit T'IlIars , ••mx jniincs feuilles du pvijitemps suivant, arec lesqiu.l- hs rllos foi"ment des g.izoïis toiiliiis, ■sejiibl;il>lcs ;i ceux du N ardus bfricta, ou de l'j^. vcii^n s e i. a c e a. Fl. en cliatou , ou épi î(jiul);ai, simple, liiicaiie- cylindrique, l'jng de G à x2 ligues, plus pu nioiiis large de i, cmiipôsé d'c- c.iillcs imbriquées, coiinuuiu-s , rcufeiiuanl. cliacunc une lleua- lici- maplirodilc. Cos écailles soiil iinLriijuécs - altei'ncs à la p.niie snpé- jieuie de l'épi, mais rares et isolé'cs vejs sa base, d'ailicujs ovales, concaves, d'un cliàia^u -l'oux, nicuibraneuses et blauciies à leur boi- dnre, tantôt obtuses, tautùt aiguës, o^uées d'un iiejf dorsal vej- dJLre. Cor. radie, won remplucée par un nectaire dont, par tui« exception aux caiacitics génériques, la plante est absolument pri- vée, priais bien par nue seconde et une troisième écail.lç mem- braneuse. Eta:m. filets 5, capillaires, plus courts que les écailles, pcj- l('S sur un court ^^pédi^ulc qui a tjnc même base avec l'ovaiie dont il s'écarte lui peu , et qui esc garni d'une écaille particidièie qui en- vcloj)C les étamiucs. Autli. linéaires, jaunes , d'abord droites, mais ensuite inclinées et pendantes. PiST. ovaise oblong - iriqnètre , gaiTii aussi, à sa base, comme les étamines d'une menibiane écailleu^e , ovale airondie, qui est lecouvei'te d'une autre exté-rieuie , commune aux deux fleurs, et à tout le genre.. Style simple, court, portant ordinairement 5, et quelquefois- n stigmates seulement. PEfLic. nul. Gk. ovoïde- triangulaire, wiucronée , absolument une. Elle fleurit, sans doute, aussi au printemps; reléguée sur les hautes moniagnes, on la trouve dans le Tyrol, le Steveimark et autres liei^x semblables. Mr. Hoppe l'a lecueillie sur les Al])es de la Cai'intliîe. ViJlcirs l'a trouvée dans le ci- devant Daupliiné, et Al' îioiii dans le Piéin02U. 0;;s. Je dois remarquer d'après Içs observations que j'ai fai- tes sur plusieurs exemplaiics desséchés, ]. que j'.ii r.arement trouvé les écailles aiguës; c... que j'ai toujonis vu dans chaque fleur nue bi'actée écaillcusç o, envelopée d'urie seconde p, qui envelope à son tour l'ovaire b, et les étamines a ; et qui est ici détachée de son point dlnseriion s. Outre ces enveîopes , j'en ai reconnu une troi- sième r, piopre particulièrement aux étamines, et qui placée un peu plus haut et vers t, d'où elle a été détachée, paroit lui peu séjtarée de l'ovaire. Ce qu'il y a de pariicidier, c'est que l'ovaire b, Stiüaiatibüs ïPvIbus. 15 jîliis 'ige, et coupé transversalement I, 1, n'offre, quoique prive Je son éc.-iille , qu'un fruit nud ,' triangulaire , n'ayant poiut le nectaire propre à tout le genre carex. Lorsque je dessinai, ou gravai cette plante , je ne trouvai aux exemplaires que j'avois sous les yeux, que fort peu de fleurs, dont l'ovaire conservât encore le pistil, au- quel je ne vis que deux stigmates ; mais dans des individus plus parfaits que je reçus ensuite, j'en comptai, le plus souvent, trois, ce que j'auiois du conclure d'un fruit triangulaii c ; mais les dtcou- veites ne se iout que lentement. j'observerai encore que le synonyme à^Allioni que je cite ici, et où il dit que l'épi est bisexuel, pouiroit faire douter qu'on pnisse la japportei' à cette espèce; aussi J'illars y avoit-il ajouté un signe dç doute. Mais d'après les observations de Mj\ pJ'iUJeiioir qui a lerii un exemplaire de ce carex à^ AUioni même, et sous le mcme nom , il y a lieu de croire que oc dejuier ne l'avoit alors observé que superficielleniczit. ^ 7. Carex uncinata. Linx. Tab. G. ^'o. 30. Carex ou Laiche crochue. Ilakichtes Ried- gra?. C. spica s im pli ci androgyna une a vi, snperue mascula; aiistis fe min arum uncinatis. Linn. Syst. vegt, Förster Prodr. n. ^jQ. C. épi simple, bisexuel linéaiie, mâle à sa partie supérieure; portant des fiuits garnis d'une arête crochue. C, spica s i m p 1 i c i a n d r o g y n a lineari, su per ne mascula, fe min eis aristntis; aiistis uncinatis. Swarz n. ind. occid. p. ß.\. Forst. Prodr. p. 65. Carex liamata , spica simplici androgyna lineari, super ne mascula; fem in eis aristatis, aristis apice uncinatis 1 e v i b n s. Swarz Prodi", p. iß. Port à peu près des triglocLines. Trigloclxin palu- stris, et m .^ r i t i m a. PwVC. longue fibreuse. Pi a di cuir s filiformes. T I G. cil a urne droit, simple, triangulaire, lisse, glabre, haut de 1 à 2 pieds au plus , tci'miné par un long épi linéaire. FruiLL. de la longueur du chaume, linéaires, droites, rigi- des , striées , canaliculées , deniiculées à leur bordure , vaginantes. Fl. épi linéaiie , long de 3^8 pouces , di oit , gaiiii à sa base d'une petite Bractée ovale, acuniinée en une longue pointe; i6 II. Spica unica simplici, stigmaïibus tribus. composé vers sou sommet de fleurs mâles c, Jont une a, est gros- sie; et inférieiirenient , dans la plus grande partie de sa longueur, 'de fleurs femelles J, qui souvent sont plus distantes Tuiic de l'autre qu'on ne le voit dans la figure. Cal. écailles f, imbriquées, ei: en général plus aiguës que je ne les ai représentées grossies, celle de la Heur femelle b, plus longue et plus aiguë que celle de la fleur mâle a, et paroissant eu- velopei', par sa base, le nectaiie b, qu'on voit coupé à la lettre k. Con. nulle, mais remplacée, en quelque sorte, par le nec- taire b, lancéolé- triangulaire, jcnflé, denticulé, cilié à ses (lugies, Et.\.m. filets 5, capillaires, plus courts que leur écaille, An- thères jaunes , linéaires. l'iST. ovaire ob-ové, triangulaire, garni, k sa base, d'une arête trois fols aussi longue que lui 'et crochue à son sommet, style couronné de 3 stigm. g, l'Er.ic. nul, mais suppléé par le nectaire persistant, et dont rotihcc h, est obtus. Gn. ob- ovée- triangulaiie coupée transversalement à 1. Je ne puis assurer, si cette espèce, si singulière en elle-même, fleuiit, comme presque toutes les autres, au printemps ; ni si sa ra- cine est vivace , ou annuelle. Elle est indigène dans la partie mé- lidionale de la Jamaïque, dans la nouvelle Zélande , mais on ne la trouve que sm" les plus hautes moiUagnes, dans les lieux ombiagés et couverts d'herbes. Je l'ai décrite et peinte d'.après des exemplaires de la collectioii de Forster et d'autics , qu'ont bien voulu me comnumiquer quel- ques amis. HT. m. SpICIS ANDROGVNIS APICE MASCULIS, StIGMA- tibus duobus. Epis bisexuels mâles au sommet , deux stigmates. 8. Carex arenaria. Lixn. Tab. B. Dd. No. 6. Carex ou Laiche Sabline. Sandriedgras. ^-^^ S pic a foliosa oblonga acutiiiscuLi; spiciilis p 1 u r i m i s ; t e i in i ii a 1 i b u s ni a s c u 1 i s ; i n f e l' i o r i b u s f e m i- n e i s ; c a p s u 1 i s m a ]• g i n a t i s m e m b r a n a c e i s. C. épi feuille, oblong, un peu aigu, composé de plusieurs épillets , dont les supérieurs sont mâles, et les inférieurs femelles; capsules ornées à leur bordure d'une membrane. C. s pic a foliosa oblonga acutiuscula; spiculis p 1 u r i m i s ; t e !■ m i ii a 1 i b u s m a s c u 1 i s ; i n f e r i o r i b u s f e m i- neis; culmo incurvo. Good. C. spica composita, spiculis andiogynis'; infe- rioribus remotioribus foliolo longiori instructis, culmo triquetro. Linn. Syst. vegt. pf^illd. Memoir. p. 21, Liglitf. p. 545. Cu7in. n. Noi-vv. No. 921. Huds. Yl Angl. T. II. p. 404. Roth. Tout. n. gerra. I. p. 595. II. 4i>5. Hoffm. H. germ. p. 525. Scopol. Fl. Carniol. No. 1167. Reyger. p. 513. TVeheri Spic. Goett. p. 26. PTlllJ. Prodr. Berol. p. 26. Mattuschka Stirp. Sues. p. 2/|6. Timm. Fl. Megap. p. 194. Scholl. Barb. pag. 207. 3 l8 in. SpICIS A^^DROüyNIS APâCE jniasculis, Baiimg. FJ. T.ips. p. 6g. Lummltz. FI. Poson. p. 4^5- Gviel. Tiib. p. 279? Ehrh. Eeyt]-. I. p. 110. Retz. Piodr. Scaiid. p. 178. M'igg. rrim. I"]. ITols. No. 712. PT'^ulf. TL Bonissv No. 359. Hall, liisr. lielv. No. 1563. ylU. FI. Pedem. No. 22.c)g. E^marc/t, Schlesw. Holst, p. 75. Vihiirg Sandgew. p. g. t. 5. Blich, gen. pag. G7. No. I. 2. Tab. 35. flg. 5. 4- Löset priiss. p. 116. t. 31. Pluku. Alm. 178. t. 54. f. 8- Ca rex Sp adi c e u s Gilibert. FI. Litli. p. 346. Carex (repens) Bellanll. App. Fl. Pedeniont. in Usteri Ann. 6. pag. 78. PoiiT du C. interni cdiaire C. intermedia disiiclia Hucls. Rac. rampante, funifoimc, stolonifère, longne de plusieurs pieds j 3'ousse - brune en dehors. Radicules fibicnses s'étendant au loin dans le sable léger et faisant facilement leconnoitre la plante avant sa fleiuaison par les ligues droites de rejetions (qu'elle produit. TiG. chaumes distants, longs de 4 '^ ^2 et même de 18 pouces , ou plus , selon le teiiain , d'aillcms droits , triangulaires, striés , dcnticulés et indes à leuis angles , terminés pai: un épi com- posé, dioit ou incliné, même pendant, selon la grandeur de la plante , et le degré de maturité des capsules. Fe-L'ili,. linéaii^es - carénées , sta iées , denliculées , et âpres a leur bordure, souvent plus longues que le chaume qu'elles cnvclo- pent par leiii' gaine; les inférieures, foit courtes, ne jjaioissant être que des écailles vaginantes, semblables à celles des racines, mais augmentant de longueur, à pjoportion qu'elles s'élèvent sur le chaume , ci s'éloignent de la lacine. Fl. épi de 1 à 2 pouces, ovale, imlniqué, ou lancéolé et lâ- che, droit, on incliné , composé d'cpillets, tantôt imbîiqués, comme Tab. A. f. 6, tantôt distants, suitout à la base, comme Tab. Dd. fig. 6. d'aillems ovales, ou lancéolés, les sujiéjieurs composés ordinairement de fleurs mâles, les inférieurs de fleurs absolument femelles, et les intermédiaires de fleurs mùlcs a leur pointe, et du reste de fleuis femelles; tous garnis, à leur base, d'une lî lactée lancéolée, denticulée, atténuée en une longue pointe, les Bractées inférieuies une ou deux fois plus longues que leur épiilet, les supérieures diminuant toujours de longueur, en avjinf^ant vers le sommet où elles ne sont plus que des écailles de la coïileur et de la longueur des cpillets mêmes. Cal. écailles i, ovales acuminées, d'un châtain - clair et luisant, ornées d'un nerf dorsal verd - jaiuiâtre qui se prolonge en SïIGMATIBUS DUOBUS. I9 une pointe aigiiè' ; au reste membraneuses et pâles à leur bordure ; celles des fleurs miles a, plus étroiles et plus aiguùs que celles des fleurs femelles b. CoB. nulle, suppléée, en quelque soite, dans les fleurs fe- melles par le nectaire ou uicéole destiné à servir de capsule. Etam. filets 3 capillaires aussi- longs que leuis écailles. An th. linéaires, jaunes. PisT. ovaire lancéolé , aminci en angle à ses bords. Styl, divisé en 2 stigm. velus. Nect. ové , renflé, comme ailé, denticulé à ses angles, aussi long que les écailles. Peric. luil, mais lemplacé parle nectaire qui grossit avec la graine qu'il fomente, sous la forme d'une capsule ovoïde, ren- flée, stiiée, compiimée et amincie, à sa boîdiue, en une membrane denticulée ; d'ailleurs bifide à son orifice, vue coupée transversale- ment à k. Gi\. 1, solitaire, ovée - oblongue , anguleuse à sa bordure, pé- diculéc , obtuse au sommet et surmontée du stvle desséché. Le carex sabliu fleurit en Mai. Il se plait dans le sable fin et léger sur le boid de la mer, ou des- fleuves, t.antüt sur des lieux élevés, tantôt dans des tenains bas, quelquefois même loin du s.ible , mais rarement. Ou le trouve dans plusieuis pays de FAllc- m^gue, enue auties , près de Wittenbejg sur TApollcnsberg, dans le chemin de Dobien sur les bords sablonneux de l'Elbe, (près de Düsseldorf, de Berlin, de Ilannovre etc.) Cette plante n'atteint gulrcs dans les lieux secs que 4^8 pouces, son épi alors est droit ou peu incliné même dans sa matu- rité, mais dans les lieux humides il a 1 à 2 pieds, et son épi, d'a- boi d incliné, jiend bientôt, et souvent jusqu'à terre. C'est pour- quoi j'ai mieux aimé piendie, d'après JVIicheli et Goodenough , pour caiactèie non l'inflexion de la tige, maiä les ailes des capsules. Ces ailes qui font leurs angles s'aperçoivent déjà au nectaire b , eX dis- tiugueut cette espèce de la suivante, à laquelle on avoit voulu, dernièrement , la réunir. J'ai cru devoir représenter cette plante sous ses diflFérentes formes , pour empêcher d'en faire deux espèces , comme ont fait déjà quelques auteurs. Voilà pourquoi j'en .ai doiuié une seconde figure Tab. Dd , ainsi qu'à fait IMuheli. Eu effet , son épi est tan- tôt ovale- dense, tantôt lâche et alongé , selon les vaiiations que le sol et r.ige lui font subir. Ces vaiiations sont cause que j'ai reçu quelquefois cette espèce sous le nom de C. foetida. ao III, Spicis anörogynis apice masculis, Je doute que le carex arenftria Llnn. ait été connu de plusieurs auteiii'g que je cite ici, puisque ces auteurs citent la figure de la Flor. Dan. Tab. //.^ô- Peut- être Tont- ils fait d'après un ob- servateur peu exact, oo qtii répand de la confusion. La fig. de cette flore paroit être celle an carex hirta Linn. avec un épi mâle, et ne rend pas plus que la desciiption , qu'on y a jointe j le C. arena- ria dont cette flore ne pajie nulle part. Les racines de ce carex sont connues en phn:inacie sous le nom de Salsepaj'eille d'Allemagne. On leur attribue les mêmes pro- priétés , et on les prescîit dans les niémes cas , comme purifiantes, «udorifiques et diurétiques. 9. Carex intermedia. Tab. B, No. 7, Carex intermédiaire. Mittelmä nniffes Ried- fc> gras. C. s p i c a b 1 o n g a o b t u s a , s p i c u 1 i s |p 1 u r i m i s ; i n- fimis terminalique feniineis; interniediis niasculis; culmo erecto. Good. C. épi oblong, obtus, composé de plusieurs éj^illets dont le 'térriiinal et les inferieuis sont femelles, et les intermédiaires m.Mes ; cliaume droit. Carex (disticlia) spica composita subdisticlia; s pi- eu lis ovatis imbjicatis androgynis, folio longiori instructis, culmo triquetro. Hiuls. FI. angl. 547. Lightj. FI. Scot. p. 546. Gmel. Syst. vegt. p. 140. Leyss. FI. Hall. pag. ^32. Host. Fl. auslr. p. 50/;. ScJireh. Spic. Fl. Lips. p. 65. Baumg. 'FI. Lips. J>. 70. T'^llld. Piodr. Berol. pag. 25. Lumnitz FI. Poson. -p- 415- Roth. Tent. I. p. 5r)3. II. p. 426. Hoffm. Fi. gcrm. pag. 525. HojJp. Tasclicnb. 1797. p. 83. Schrad. Spic. FI. germ. p. 51. Hall, liist. lielv. n. 1362. Carex (aren.-iria) Leers Herb. p. 198- Tab. 14. f. 2, I, II. Carex (spicata) Poil. paU. p. 562. Port du carex eablin et du carex orale. C. arenaria, Ta lis. PiAC. rampante, funiforme, articulée, garnie de Pi a dieu les fibreuses à ses noeuds. TiG. chaume Laut de 1 à 2 pieds, droit, triquètre, den- tîcùlé et rude à ses angles, nud dans toute sa partie supérieure, et terminé par un épi droit. Stigmatidus DUOBUS. ai Feuii.. linéaires, carénées, striées, longues de 6 à 15 pouces, larges de 1 à 2 lig. vnginantes , et loiisses à leur base. Fl. épi long d'enviion iQ lig. d'abord droit, s'inclinant dans la maturité, composé de 10 à 20 épiUets sessiles, ovales- lancéolés, d'un jaune- roussâtre , luisant, et dont les inféiieurs sont garnis de Biactées lancéolées, acuminées en pointe longue et aiguc, Epillets supérieurs et inférieurs] femelles, les intermédiaires mâles. Cal. consistant en écailles lancéolées dans les fleurs mâles, ovales et aiguës dans les femelles. Cor. nulle, mais suppléée en quelque sorte par le nectaire ou urcéole destiné à faije fonction de capsule. Etam. filets 5 capillaii'es , aussi longs que les écailles. Antli. oblongues , presque linéaires, jaunes. PiST. ovaire lancéolé, aminci eu angles à sa bordure. Style court. /S ti gm. 2 velus. Nect. ovoïde, amincie en angle à sa bordure, ventru en de- hors, renflé, strié, denticulé et rude à ses angles, bifide au sommet. Pekic. nul , mais remplacé par le nectaire qui persiste et gros- sit sous la fome de capsule. Gr. solitaiie ovée- ventrue, un peu amincie en .-.ngles des deux côtés. Cette espèce fleurit aussi en Mai. Elle est assez commune dans les marais , au bord des étangs. On la trouve presque par toute l'Europe. Je l'ai trouvée en abondance dans les environs de Wit- tenberg. Obs, l'Ejîillet teiiTïinal n'est pas tellement composé de fleurs femelles , qu'il n'ait pas quelquefois quelques fleurs mâles à sa pointe. Ce Carex se distingue facilemcnf du précédent avec lequel il a la plus glande ressemblance, par la disposition de ses epillets et par ses capsules non ailées. Il n'y a point de doute que le carex spicata de Pollich, ne soit la même plante; mais je ne puis pro- noncer sur celui de Schrank qiii a 3 stigmates. Il arrive souvent que les épis sont, comme dans l'espèce pré- cédente , courts et denses. J'observai des individus dans le Burger- aue à Leipsic, qui n'avoient que /^ a 6 epillets et qui se rappor- toient absolument au carex Sibirica de Gmelin. Un exemplaire que j'ai reçu de Ehrhait semblable à l'extérieur k celui que j'ai peint, a cela de singulier, que ses fleurs femelles des epillets inférieurs por- aa in. Si'ICIS ANDROGYNTS APICE MASCULIS, teilt à leur base, îi cùtc du nectaire, un second pistil nud, avec 2 stigmates mais point d'ovaiie. On se seit dans quclijues pays de la lacine de ce carex, comme de celle du carex sablin. 10. Carex VULPINÄ. Tab. C. No. lo, Carex ou laiche vulpin. F ucbsried gras. C. s p i c a s u p r a - d e c G m p o s i t a c o a l' c t a t o - r a m o s a ob lus a, spiculis superne niasculis, capsulis diver- ge n t i b u s , c u 1 ni o a n g u 1 i s a c u t i s s i m i s. Good. C. épi sur- composé, à ramifications denses, obtus; épillets supérieurs mâles ; c.ipsules divergentes , angles du chaume tros- aigus. C. s p i c a s u p r a- d e c o m p o s i t a i n f e r n e laxiere; spi- culis a n d !• o g y n i s o v a t i s g 1 o m e l' a t i s, superne m a s c u H s. Limu Syst. vegt. Voll. pal. p. 5C4. Lightf. FI. Scot. p. 547. JLeyss. FI. Hall. p. 233. Mattuschk. FI. Sil. p. 247. Lieht. Fl. Fuld. p. 588- Scholl. Fl. Barb. p. 208- Roth. Tent. I. p. 594. II. p. 428« Murr. Prodr. p. j6. Tlninh. FI. jap. p. 57, Guim. FI. Norw. p. 101. Hop-pe. Tascbenb. 1797. p. Qo. Gm. Fl. Tub. p. Sßi. Hoffni. FI. «'■erm. p. 526. Batimg. FI. Lips. p. 70. Lumnitz FI. Poson. p. 416, J'fllUl. Prodr, Berol, p. 26. Cappel Helmst. p. 156. Timm. Fl. meg.ap, p. 194. Jacq. Vind, p. 2G6. ■Soliraiik, FI, B.av. p. 277. Ehrli. Beytr. I. p. 110. Esinarch. Sclilesw. p. 76, T'T'igg. FI. Hols. p. 08- Ret-- Fl. Scnud. p. 178. Host. Fl. austr. p. 504. Jll. Fl. Pedem, n, 2304. Leers. Yl. Ilerb. p. 199. t, 14, f. 5. FI, D.an. t. 3o8r Carex p al us tris m a j or , ra di c e fib r o s a , c au 1 e ex- quisite t r i a n g u 1 a ï i , s p i c a b r e v i h a b i t i o r i compacta. JMichel. 6g, t. 33, f, 13. 14. Gramen cyperoides palustre ni a jus. Park. 12.66. Loh. ic. 19. Moris. III. p. 244. f. 8- ^' '2. f. 24, Hall, bist, Iielv. n. 1364. Scirpoides palustre maj. Menti Stirp. Prodr, p. 17, Tab. ic. fig, F. Port, à peu près , des deux précédens, FiAc. fibreuse , longue et vivace. Tic. chaume, un, ou plusieurs, rigides, droits, aigument iriangulaii'es , souvent canaliculés , hauts de 12 à 18 pouces , pen- dant leur fleuiaison , et preque du double, vers leur maturité , feuil- les inféiieurenieut, très- rudes à leurs angles. Feuill. larges de 2 » 3 lig. carénées, striées, très- âpres- et SïIGMATIBUS DUOBUS. 23 nides k leur bor Jure, et ïi leur angle dorsal, et surtout sur leur« longues gaines; mais ti es- glabres, et longues de 12 à ig pouces. Fr. épi c, solitaire, droit, long de 1, i|, à 2 pouces, sur- comj'osé, ou dont les épillets , surtout inférieurs, sont somposés de 4, 5 à 6 sous- épillets qui rendent Tépi rameux et dense, quoiqu'il n'y porte pas plus de 5, 10, au pUis 20 fleurs femelles; car les sous- épillets de la base, et du milieu de l'épi, sont tous mâles. On ob- serve, quelquefois, des individus dont l'épi, ainsi sur- composé, porte des épillets dont les ramifications sont aussi nombreuses, mais garnies d'autant de fleurs femelles que de fleurs mâles, et quelque- lois de plus encore ; d'autres fois ces épis ressemblent en tout aux prcmiei s, mais n'ont que des épillets simples , qui les feroient pren- dre pour l'espèce précédente, si leui- épillet terminal n'i'toit absolu- ment mâle; chacun de ces épillets est sessile et garni à sa base d'une bractée carénée- subulée , aiiondi« à sa base très- longue dans l'in- féiieur. Ecailles, ovales aiguës. Capsules diveigentes , ovales aiguës , rousses , denticulées , bifides. Le carex vulpin fleurît de iNIai en Juin , croît dans les lieux bas, maiécageux, dans les fossés. Il est commun autour de Wit- tenberg et dans beaucoiip d'autres lieux de l'Allemagne. Obs. On peut, facilement, distinguer cette espèce de la pré- cédente, par sa biactée o, quelquefois assez courte, mais toujours arrondie à sa base, aiguë dans les deux espèces, mais lancéolée dans la précédente et souvent plus longue. Il est aussi douteux que tous les auteurs que je viens de citer, avent eu, effectivement, de- vant les yeux le vrai carex vulpina, soit en le décrivant, soit eji le peignant. Lir.née cite ß^icheli Tab. 53. fig. 15. i/f- et Goo- dcitoitgh rajjporte cette figure à son carex muricata. Je n'entrepren- drai point de décider, jusqu'à quel point toutes ces figuies lepoii- dent à la plante môme, ou à la figure nue j'en donne. Il y en a encore d'auties qui sont, absolument, fausses, et qu'il seroit nui- sible d'indiquei' comme appartenant à cette plante, telle est, par exemple, la citation de Scheuclizcr p. /jQ". Tab. 11. f. 4- S.^^^ ^•'^^ poli cite comme variété de son carex vulpina. II. Carex divisa. Tab. R. No. 6i. Carex ou Laiche divise'e. Getheiltes Ried- gras. C. spica ovata sub-decomposita; folio erecto iii- structa, spiciilis sub- confcrtis, capsulis adpiessis, radiée repenti. Good. Tab. 19. f. 2. Flora angl. p. 405. 24 ni. Spicis androgynis apice masculis, C. épi ovale , sons - décomjiosé , garni tl'iine feuille droite, épillets lin pen serrés ; capsules ajjpîimées ; racine rampante. E.AC. lampante au loin, bien nouriie , viTace. FEtriLi,. d'un veid - obscur , droites , cai'énées , rudes K leiiï bordure, et a. leur angle do3-sal, plus longues que le chaume, étroi- tes tiès - effilées à leur extrémité. Cil a unie, grêle, droit, haut d'un pied et plus, terminé par nn Epi, garni k sa base d'une Bractée, souvent très- longue, dé- liée, droite, aigument tiiquèlie et nn peu :'ude, quelquefois n)ême tjès- coiiite, et obtusément triquctre. Epi composé et quelquefois recom730sé à sa base, de manière qu'une petite lamification , s'il est permis de pai'ler ainsi, part de la base de l'épi et se cliarge de plu- sieurs épillets ovales, pressés; cliaque épillet piincipal est gaïui à sa base d'une Biactée l'ousse, oblongue, laige inféiieurement, mais prolongée en une pointe vers son sommet. Les épillets, en généi'al, sont ovales, sous - contigus , droits, chargés à leur sommet de fleurs mâles, composés d'E caille s lousses , ovales, très - aiguës, plus longues que les capsules qui sont ovales, aiguës, concaves en dedans , convexes et ventrues en dehors , étroitement imbriquées et apprimées à la rafle, ne s'étalant point, et étant membraneuses à leur borduic et à leur sommet. Et aminé s comme dans les au- ti'es espèces. Style suj'monté de 2 stigm. ates, plus longs que les filets, et d'autant plus longs que le dévelopement des anthèies est plus tardif. Cette plante fleuiit en Mai et Juin , et se plait dans les m.a- l'ais voisins de la nier. Ea figure l'eprésente un chaume portant un épi qui commence à se déveloper, et un auti"e dont l'épi est entièrement formé. j'ai empiiinté de IMi". Goodenough la description et la figure de ce carex , tiouvé seulement encore en AngleteiTe, ainsi que celles de quelques autres. Je ne puis rien ajouter à ce qu'il en a dit, n'ayant pu encoîc me procurer cette plante. Quant à la figure , elle est copiée aussi fidèlenicnt que possible, comme elle n'offre que peu de parties analysées et à peine grossies ; il sera difficile de la distin- guer des autres. Mi'. Cood. obsesve qu'elle a quelque ressemblance avec le C. muricata: mais elle s'en distingue jirincipalement p.ar ses capsules apprîmes. Sa racine est forte et rampante ; ses feuilles délicates et droites. Le chaume grêle, et les épillets pressés, la bractée inconstante dans sa longueur, La Flore Danoise fait mention d'un carex divisa, 571. absolument différent de celui' ci , et dont plusieurs auteurs parlent peu StIGMATIBUS DU03ÜS. 2$ }>cii claùement. T'en diiai qiiel<][ues dioscs en parlant du c n r e x pilulifcrn, 12. Carïïx divulsa. Tal. Dd. No. 89. Carkx ou Laiche interrompue. Spica dccomposita elongata b.isi sub-vamosa, spiciilis in f eiiorib us remotis; summis contiguis, c-apsnlis snb- erectis. Codd. Epi décomposé, alons^é, sons -r.imeiix k sa base; Epillets dis- tants à la base de l'épi, contigus à son sommet; capsules pies\I ASCULIS, cylindre et ressemblant alors ;i celles de plusieurs joncs et paroüsant autant j^e oliaunie. Tige ou chaume ligide , tlui', tiiaugulairc. Epi composé de plusieurs petits épillets dont les Ecailles f, sont très - -ana- logues aux Bractées o, Capsule i veinée au dos, ovoïde et aiguë aux deux extremii.es ainsi que la graine 1, et ayant un ori- fice vnyinaut, obtus, à peine bijenlé, d'ailleurs une fois plus j>e- tite que 'celle de l'espèce suivante dont l'urcéole à luie autj.e structme, mais déjà la même grandeur à l'instant de sz ilcu- l'aiso.n, L'AuLrlcîie parolt être la patrie de ce carex. Il se plaît sur lea colcaux et dajis les praijiee sèches, c'est du moins le lieu ou a été récollé l'exemplaire que j'ai peint,, et plusieurs autres absolument sfîmblables qu'oiit bien voulu me comuutniquer quelques amis. Je doute qu'on puisse laj^porter cette plante à celle que décrivent Hal- 1er No. 1554. Al^ioni No. 2296, la flore danoise n. 432, non plus qu'au -cai'ex incurva >de LigJitj. ou \i celui de Scheuchzer n. ^gz. t. 11.. f. 7. Je ne crois pas non plus qiie ce soit la même espèce que celle qui suit et que repî'ésente la üg. No. 95. de mon ouvi'age, comme le veulent quelques auteurs. Elle me paroît aussi diffé- rente de celle dont parlent Micheli p. 63. No. .6. de son. Nov. geii- plant. ou Gmelin fl. Siber. I. p. 145. tab. 50. f. 2. et enfin de l'es- pèce que décjit Giiivier dans sa flor. Noi\v> No. 1017. J'avouerai nîème que ces auteuis se contredisent en partie. Quoi qu'il en soit si l'espèce dont je parle n'est pas effectivement celle qu'on dit croi- tre sur les lochers des Alpes, ou .si, ce qui me paroit à peine vrai- semblable, elle en est dégénérée k ce point, l'erreur est du .côté des auteurs, qui ont lapporté à cette espèce, vme toute autre plante que je décrirai ci- après , qui se trouve peinte No. 17, et dont le pistil porte 5 stigmates. Les obseivations que j'aurai tout k l'heure occa- sion de faire appiendront ce qu'il faut penser des remarques que Mr. le Professeur Vahl a fait insérer t. I. p. 198- de l'ouvrage de Mr^ Römer (neun. Magaz.) c'est ainsi qu'il s'expriine ; ,, Le Carex No. 1354. ^^ Haller ne me paroit nullement diffé- ,,rer du Car ex incurva àe Lightjoot, soit que j'en juge par les ,, eîfemplaires que j'ai récoltés moi-même sur le mont St. Gottard, j, dans le mêiue lieu où Haller a récolté les siens ; soit que je le ,, compare à ceux de sa collection. Il en est de même du C. jun- ,, cifolia ä'Alliom, si je prononce d'après l'exemplaire que j'ai ,,reçu de lui; ainsi que de l'espèce que présente la Flor. Dan. tab. »432* Ce carex et propre aux rocliers, cependant Oeder et „ Lightfoot Stigmatibus duobus. 33 „ Ltghtfoot Tont ti-ouvé sur le rivage. Je me rappelle de l'avoir ,, observé aussi dans de semblables lieiix près de Waranger - Fiojden „dans le Ostflnnmarc. A peine peut - on distinguer les individus „qu'eu trouve sur les roclieis de ceux qu'où récolle sur les rivages; „les piemiers ne diffèient de ceux-ci., que par leurs feuilles et leur „ chaume un peu plus délicats et giéles. Ce carex a le port du „ carex arenaria jusqu'à un certain point. S'il croit dans le sable, „sa racine est rampante et longue ce qu'on retrouve à peine, s'il „ s'est semé sur les rochers des lieux marécageux. On ne peut, d'a- „ près Lightfoot, adopter comme caractère spécifique la propriété „ qu'a son chaume de se courber , puisqu'on le trouve plus souvent „ droit que courbé. Je ne serois pas non plus éloigné de regarder „le carex n. 1353. de Haller comme une variété du C. incurva de „ Lightfoot. " ]e pense comme Mr. yahl que les carex n. 1353. et 1354. ^^ Haller appartiennent à une seule et même espèce, mais ils n'appar- tiennent certainement ni à mou carex juncifolia dont je parle ici, ni au suivant, mais bien k mon C. curvula No. 17, ce qu€ prouvent ses trois stigmates et sa graine tiiquètre. J'ai peint mou carex j u ncif o li a . dans sa gjandeur naturelle comme on pourra en juger en compaiant la figure avec un individu de la même espèce. 19. Carex incurva. Tab. Hh. No. 95, Laiche ou Carex incourbe. Eingebogenes Riedgras. C. s p i c a c o n g 1 o iTi e r a t a c o m p o s i t a ; s p i c u 1 a [i n f e- riori, biactea ovata aristata, (iustructa;) foliis cari- natis subconvolutis; culmo saepe incurvo; capsulis non s tri atis.^ C. Epi congloméré et composé; Epillets inférieurs pourvus d'une bractée ovale et aristée ; Feuilles caiénées un peu roulées en cylindre. Chaume souvent incliné ou courbé ; Capsules lisses. C. inciuva, spica conica, spiculis plurimis conge- stis sessilibus composita, involucio nu Ho; culmo in- curvo. Lightf. FI. Scor. p. >j/j. Tab. 24. Good. et FI. Dan. Tab. 432. C. juncifolia. AU. Flor. Pcil. Tab. 92. f. 4. exclus, synonym. Je dois celte espèce k la bonté de Mr. le Professeur VaJil. C'est probablement celle qu'il a recueillie en Norwège sur le bord de la mer et dont il a été parlé dans la desciiption précédente. Je l'ai re(jue s.'ins racine, et telle que je Tai l'eprésentée. Il me paroit 6 34 Ili- SnClS AX0ROGYNIS AI'ICE MASCULIS, certain qne c'est l'espèce qne la Flor. Dan. offre Pl.V/.f52. espèce que Good. prend pour le C. incurva «de Light/, mais qu'il a san* doute légèrement observé. Le Professeur l'aJil croit aussi, avec probabilité, qu'on pour- roit la rapporter au C. juncifolia à' Allioni ; mais s'il en étoit ainsi, il faudroit en exclure les synonymes, quia mon avis, et comme je l'ai observé plus haut, ne peiivent loi appartenir. Je regrette de n'avoir pu me piocurer un é]>i en maturité; néanmoins ou distinguera facilement l'épi encore verd 1, de celui de l'espèce précédente, à sa forme ovoïde- ai rondie, ce en quoi il se rapporte parfaitement à la fig, de la FI. dan. que j'ai citée. Sa capsule i, est lisse et nue fois aussi grande que celle du C. jun- cifolia. Sou cil a urne est naturellement incliné, mais non courbé en cercle comme l'a représenté Lighijoot. On le voit d'ailleurs presque droit dans la fig. qu'en doiuie la Flore danoise. Au reste comme Lightjoot paile d'une plante dont Fépi est piivé d'involucre (piobablement de bractées) je doute encore si c'est la même espèce que celle qu'on récolte eu Norwège sur le rivage, 20. Carex lobata, Tab, D. li. No. ig. Laiche ou Carex lobe'. Rostbraunes Riedgras, C. lob a ta, spica composita; spicis ternis; capsii- lis ventricosis mucronatis. Gmel. Syst. vegt. pag. lAo. Schrad. Spicil. FI. germ. p. 51. Hall. hist. 1356. f'ill. hist, des VI de Dauph. C. lobé, à épi composé, épillets ternes, et capsules ventrues t^ muçronées. C. triparti ta. AUioiti FI. Pedem. n. 2293* Tab. 92. f. 5. Cyperoides alpinum, t e n uif oliuna , spica brevi, ferugine'a. ScheucTiz. p. 403. Tab. 11. f. ß. PiAC. rampante stolonifère, recouverte, %insi que la base des vejettons , d'ëçailles vaginantes membianeuses. ÇïiAtJMES hauts de Ç, 8 à 12 pouces, grêles, triangiUaire» ob- t\\3çnaent. Feuill. longues de 3 à 6 pouces et plus encore, de presque |: ligne oxi un peu plus de diamètre; cylindriques ramassées en faisceau autovir du chaume, rigides, mais moins que celles du ca- i;ex foetida, alternes et vaginantes. Epi long de 4, 5 à 6 lig. de presqu'autant de diamètre, corti- p.Q^é de 3 à 4 pu plus encore d'épiUcts dont les 2 ou 3 inféiieurs S'fiüMArißus DUOBUS, 35 paroissent temes on qnateriiéa , et doiit riutermédiaire placf; un pc-ü. plus haut, est eoiiveHt accompagné de plusieurs épiilets tiès - petits. Bractées o, plus ou moins aristées placées sous les épiilets infé- ri«uis. Eeailles (, d'uiii roux- châtain, ainsi que les bractées, et ornées d'un nerf dorsal verdàtre, d'ailleurs aussi longues presque que les capsules h, dont l'orifice membranemc, obtus, vaginant est à peine biRde , aiuai qu'où Is voit PI. D. Je dois obseiTer que les deux petits épis e, composés de 3 à ^ épiilets ne laissoient apercevoir aucune trace de fleurs mâles. Ceux qui les observeiont dans leur lieu natal ponnont s'assuier si ceci est piopre i tous las individus de l'espèce ou seulement aux épis tar- dif« et peu vigouieux. Haller paroit douter que la synonyme de Scheuchzer se rap- porte à cette plante ; mais comme la desci ipîLou qu'eu donne ce der- uiev y convient en tout je ne puis partager son doute. Il m'est toujoiiis ariivé de recevoir cette espèce sous le nom de carex juit- .«ifoiia; peut-être ceux qui s'occupent de collection de pLmtes Al- pines l'ont- il« distribuée sou* ce nom. Selon ScheiuJizer la racine de ce carex a un goût agréable un peu astringent appiocliant beaucoup de celui de la racine du scir- p u s e s c u 1 e u t u 6. ai. Carex rivularis, Tab. Ce. No. 87. Laiche ou Carex des ruisseaux. Bach-Riedgras. G. spicis ovatis sessiiibus remotis, bracteis ova- xiiT ianceolatis aristatis, capsulis ovatis. fVilid. ia Litt, cum figuia. C. Epiilets ovales , sessiles , distans ; bractées ovale« - lancéo- lées • aristées ; capsides ovales. Racine sous- rameuse, dure, ïoussâtre en dehors. Radicu- les fibreuses. Chaume haut de 1 k 2 pieds, triangulaiie rigide, droit, mais légèrement incliné lors de la matuiité des épis. Feuil- i/E« linéaii-es - sétacées - canaUcnlees , vaginantes inféiieurement enve- lopant le chaume à la hauteur de 2 k 3 pouces. Les inférieures a peine de 3 pouces, 1«« supérieure« de 6 ou plus. Epi composé d'environ 5 oeillets distans de 1 à 2 lignes les uns des autres ou un peu plus à la partie inférieiue de l'épi où les épiilets sont garnis d'une bractée lancéolée, rousse, plus longue et plus mucronée que dans les «upérieurs où elle se trouve ovale. Ecailles d'un châftain l'oux^ membraneuses et pâles à leur bordure, ornées d'iui 3^ m. SpICIS ANDROGYNIS APICE MASCULIS, iicrf vertl doisal, celles de fleurs mâles lancéolées aiguè's mucro- nces. Capsule d'un châtain claii' ; ovoïde ventrue en deliojs , amin- cie à sa bordure en angles denticulés, terminée par un orifice bidenté. Sa patrie est la Hongrie où elle se plaît k croître sur le bord 22. Carex teretiuscula. Tab. D. T. No. 19. 69. Laiche :ou Carex sous - cylindrique. Rundlich- tes Riedgras. C. spica s u"p r a - de co m p o sita, coarctato-raniosa acutiuscula, spiculis glomeratis, capsulis patentib u's, culmio t er e ti us culo. Good. G. Epi surcomposé, ramifié d'une manière pressée, un peu aigu ; épillets contigus et serrés; capsules ouvertes; cliaume sous- cylin- drique» C. diandia. Schrank. Fl. bav. pag. 28 1. Hopp. Tasclienb. 1797. p. gQ. Hoffvi. Fi. geim. p. 527. Scheuchz. agr. 501 ? Hall. liist. 1363. ß. Poli. ß. C. paniculata. n. 88^- Leers. FI. herb. n. 715. PiAciNE fibreuse, vivace. Feuilles d'un verd tendre, droites, TUî peu rigides, vaginantes et engainant même la tige dans la moi- tié de sa longueur, membraneuses et ridées tiansversalement dans leur partie vaginante, du reste eanaliculées, mais caréné«s vers leur extrémité, rudes à leur bordure et ouHlée de ses fl«iu"s , mais avec ses bractées. Les sous - épillets sont rangés alieiiiativcraent sur ses ramifications 3.8 ni. SpICIS A?fDROaYNIS APrCE MASCUHS, comme les épilli'is le sont sur sa partie principale: chacun fie* épillets est poin \ru d'une bractée qu'on voit grossie k' la lettre u, et qui est un peu plus large que les écailles f. Quant aux fleuri, leur nombre est inconstant: on compte ordinairement 2, 3, 4> 5 ou 6 fleurs mAlcs à la pointe des épilLets et autant de femelles imbri- quées vers leur base. Entre ces fleurs se trouve une fleur bisexuelle r, pourvus de deux écailles dont rextéiieure f, est semblable aux autres; mais dont l'intérieure q, est souvent dentée et ornée de 2 nerfs dorsaux verds. JLes organes sexuels sont comme ceux des autres espèces. L'orifice de l'urcéole Ii, ou capsule i est légèremenl bifide. Au 3-este cette plante se distingue facilement des deux précé» dentés, par sou chaume arrondi à sa base m , ainsi que par ses feuil- les demi- cylindriques dont une partie n, se voit gj'ossie, ainsi qu'une prise et coupée de la base du cliaiinre et indiquée par x. Souvent ce cliauiue est plus triquètre que cylindrique veis sou sommet. 313. Carex PARADOXA. Tab. E. No. 21. Laiche ou Carex bizard. Wunderliches Ried- gras. C. spica supra- déco napositalaxo-ra m osa conge- stiuscula, raniis iuferioribus jemotiusculis, squamis oblongo - o vatis. C. épi surcomposé ^ raiiiifié lâclxement, surtout vers sa base; ramifi-cations denses et bien fournies ; écailles ovales - oblongues. C. parodoxa, spica supradecomposita coarctata, caps u lis aciiminatis, oie indivisis. f4^1lld. Memoii-. p. ga. Tab. 1. f. 1. C. p an i cul ata Ehrh. Gram. n. 6g. C. diaiidra, Schrank. Fl. Bav. p. 231? Scheuchz. agr. p. 501. R.ACIKE fibreuse, longue, fasciculée. Feuilles longues de 6 à 12 ponces (ou plus) rigides, planes- canaliculées larges presque de 2 lignes rudes et denticulées à leur bordure. Chaume liaut de 3 à 12 pouces pendant la fleuraison , mais de 15 à 13 vers sa ma- turité, droit on légèrement penché, obtusement triquètre, à peine rude , revêtu de feuilles ou de membianes vaginantes à la hauteur de 5 à 4 pouces. Epi assez semblable à celui du carex pan i eu» lata, composé d'épillets ramifiés, bien fournis, apprimés , un peu distans les uns des autres vers sa b.ase, et en général moins pressas et moins gros, mais plus longs que dans celui- ci, d'ailleurs déliés Stigmatibus duobus. 39 aigns et presque cvlindrique pendant la ileixraîson. Fleurs mâles tantôt plus, tantôt moins, nombreuses que les femelles dans cha- que épillet. Ecailles f, ovales - oblongues , brunes- rousses , or- nées d'un nerf dorsal verd , d'abord roîilées k demi l'une dans l'an- tre par leur base, mais ouvertes et étendues lors de la maturité, se distinguant de celles de l'espèce suivante et de la piécédente par leur couletir uniforme, même de leur bordure, non blanche comme dans celles-ci. Urcéoleb, ovoïde - lancéolé ventru en dehors, OUé et âpre à ses angles, un peu bifide à son orifice et plus sensi- blement encore lorsqu'il paioit sous la forme de capsule. Brac- tées inconstantes dans leur longeur, quelquefois à peine de 2 lig. et d'autres fois de i à i2 pouces , ordinairement ovales ou lancéolées sétaeées et comme mucronnées. Ce nouveau carex fleurit en INIai. II se plaxt à croître dans les fossés vaseux près des souixes. Il a été observé près de Ber- lin , de Halle, de Ilannovre ; il habite vraisemblablement plusieurs autres parties de l'Allemagne encore. ( On Ta trouvé en Suisse et je l'ai récolté piès d'Eilang en Franconie.) Obs. Ce carex ainsi que le précédent se distinguent encore dit suivant en ce qive leurs capsules n'ont ni leur extiémité supérieure, ni leur bordure blanches menibraneuses et transpaientes. Ceux qui se sont procuré la collection de graminées à^Ehrhart décideront si par erreur il a pris cette espèce, que j'ai reçu de lui sous le nom de carex paniculata, pour le vrai C. panicu- lata, ou bien s'il a regardé l'un et l'autre comme la même plante. Il me paroit encore non décidé à laquelle ou de l'espèce pré- cédente ou de celle- ci on peut rapporter la plante dont parle Scheuchzer- p. 501. Si l'on en juge d'après la longueur de 1 a 2 ponces qu'il attribue aux épis , elle appartient à la première ; si l'on »'en tient à la longueur de § à 1 pouce des rameaux inférieurs, il est certain qu'il a parlé de la dernière, à moins que celle qu'il décrit ne soit ime troisième espèce encore inconnue. Le carex diandra de Mr. E.oth n'est qu'une variété de la suivante; je l'ai peinte PL D. No. 20. son épi est quelquefois simple ou presque sans ramifica- tions. Quant an Carex diandra de Schrank la forme triangulaire de son cjiaume et celle de sou épi me fait aassi douter que ce soit mon ca r ex p ar d oxa.. 40 IIL Sl'iClS ANDROGYNIS APICE MASCULIS, 24. Carex paniculata, Tab. D. No, ao, I.AicirE ou Carex l'ANicui-ii'. Rispenf ormi g es Riedgras. C. s p i c a s u p r a d e c o m ji o 8 i l a p a 11 i c ii 1 a t o - r a m o s a , raniis altei'uis remotiiisculis, cnpsiilis patentibiis s II p 1" a d i m i d i o m a l' g i 11 a t i s ni c m b ]■ a n a c e i s. C. épi surcomposé, lamifié en paniciile; rameaux alternes et un peu disians ; capsules oitveîtcs , garnies vers leur sommet d'une iiienibraiic innr^înale. C . s p i c a s u p r a d e c o ra p o s i t a p a n i c u l a t o - 'r a m o s a, acuta, ]• a ui i s a 1 1 e r n i s r c m o t i 11 s c u 1 1 s , c n p s u I i s p a t e n- tibus, c u 1 m o t :i q u e 1 1' o. Gooil. ppUlii. in Meni. p. 25. •C. racenio cornposi-to, spiciilis androgynis. Linn. Syst. vegt. IVilld. Prodr. Beii. p. 27. Poil. Talat, n. QQi. L.eers !i,eili. p. 201. t. i/f. f. /}• (ex cl II s a v a i. ) ScJtraiik FI. Bav^ pag. 232? Jlînn: Piodr. GotC. p. 76. Eiioert. FI. Margg. Bar. pag. 20. Host. Fl. aust. p. 505. Jacij. Vind. p. 167. Hoppe Tasch. iJQ'J. p. gg. Boeh/ii. 'FI. Lipî. 671. Ficyger. ¥^^110%^. FI. um Danzig etc. 514. Timm. Procr. Megnp. p. 195. Hoffm, FI. gerni. pag. 527. Roth Tent. T. p. 59G. II. /\^6. Retz. Prodr. Scand. p. 179. Baumg. FI. Lips. p. 546. Elirli. Beitr. hatmov. T. p. 110. Liehl. FI. Fuld. pag. 589. PT'^ohJleh. Sapp. FI. Hall. 59. AU. FI. Pedeni. n. 2302. Gouaii. Ohs. Boian. p. 71. Hall. hist. n. i-^GQ. Scheuchz. agr. p. 499. lab. Q. FI. Dan. 1116. C.ircx radice repente. 3Iich. Geu. ■p. €8- tab. 53. f. 7. Moris. s. Q. t. 12. f. 23? PiAciiNE jampante, fibreuse, aiticul^e, assez foitc, d'un brun- noir, vivace, inulticaule. Feuilles longiies d'environ 1 pied , larges de 2 à 3 L'gnos, carénées, striées, roide- , denticulées et â23res à leur bordure, droi- tes et jilus hautes que le eliaume en fleui'. Chau3Ies plusieuis, droits aigument tri.ingulaii'cs , âpres et denticulés à leurs angles, s'élevnut quelquefois jusqu'à deux pied«, feuilles vers leur base , un peu liisuides. Fl. Epi, d'aboid rameux , ensuite paniculé , ou composé de rameaux akerncs , plus ou -moins lojigs et distans, cliargés d ' é- pillcts châtain- pâles, scssilcs , dont les supéaieurs sont femelles et les iiiférienis inâlcs. Jîractées cai'enées lancéolées - sétacées, souvent tjcs- étioites et unlquomeut sétacées, ce qui a lieu, ordinai- rement, pour les épillcts. Cal. Stiümatibüs düobus. 41 Cal. Ecailles ovales - aiguës , rousses ^ très- membraneu- ses, blanches et luisantes à leur bordiue, ornées d'un nerf dorsal denticiilô , nwi se prolonge en une courte arête. Caps, nulle, mais remplacée par le nectrare , on JiiT.éoIe ovoï- de- acuminé, ventru, orné vers son extiémité -d'une petite mem- baane, en forme d'aile bl.anclie et denticulée. La Laiclie paniculée fleurit en Mai et Juin. Elle s« plaît dans les marais vaseux , surtout des montagnes. On la trouve dans la plus grande partie de l'Allemagne et même de rEurope, Obs. L'Epi est si susceptible de variation dans cette plante, que C. épis ovales, gcmincs ; bractées Iniicéolécs- aiistées ; écaille» ovales - oblbngues. Ce Garcx me paroît différer de tous ceux que j'ai j'cînls , ou décrits jusqu'ici. Je le trouvai dans une collection de plantes de ce genre qui me fut envoyée après la mort de Mr. le Trofess. Schmidt, la racine et les feuilles' ni anquoient, il portoit le nom de Car ex loba ta J'ill. dont il est absolument diffijrcnr: je le regarde comme une nouvelle espèce, mais je ne sais s'il a été trouvé en Bobème^ iii quelle est sa patiic, Cet exemplaire offre mi cTiaumc aigunrent tiiangulaiie et porte, au sommet, deux épis ovales, presque eontigus , mais déjà dcfleuris, et dont les capsules sont formées et assez grosses. Cha- cun de ces épis porte des fleurs mâles .^u sommet, et des fleurs fe- melles à sa paitie inférieure. L'un et l'autre sont garnis d'une bractée lancéolée, nuicrouce, dont l'iuférietire o, ici grossie, est de la longueur de Tépi ,. et dont la supérieure est plus courte et plus én-oite. Les écailles des fleurs mâles a, sont moins obtuses que cel- les des fleurs femelles- b, toutes deux ainsi que les bractées sont d'un brun de café même à leur bordure qui est h. peine moins fon- cée; elles sont uu peu plus courtes que les capsules. Ces capsules i:,. de la même couleur que les écailles sont terminées par une pointe ou sommité jauiiàtî'e,- dont l'orifice est à peine bifide; la giaine i, qu'elles- renferment et qui succède au style trifale g, est obovée- triangiilaii'c. J'aurois jiris ce carex pour le bilobata à'.AlIioiri , si celui-ci n'avoit une tige cylindrique, et si on ne lai attribuolt un épi supé- rienr composé. Il est vjaiscmblabl« que le carex bina n été ri.-. eolté aussi sur les Alpes, puisque Mr, Schmidt l'a regardé comme le 1 o b a t a.. 27. Carex indtca. Tab. Eb. No. g6. Laiche ou cakkx oriental. Ostindisches Ried- gras. C. Spiels androgynis cylindricis pauiculatis p i n n a f i s ; f 1 s c u 1 i s aliquot i n f i m i n i s f e m i n e is. X/n/i. Syst. vegr» C.^ épis, androgyns , cylindriques, panlculés, ailés, pourvus de quelques fleurs femelles vers leur base. D'apiès la description qu'en donne Luiné , sou chaume est Sttgmatibus tribus. 45 presque triangulnirc, droit même au sommet, et hnut de i | pieds. Ses feuilles caulinaires sont gramiuécs, rudes à leur bordure, nn peu distantes, et souvent plus liantes que le cliaunie. Sa panicule est composée de plusieurs grappes alternes, droites, rigides, pédon- eulées, sur lesquelles plusieurs épillets cylindriques, filiformes, pres- que sessiles , sont rangés comme en dcnx séiics ; ces épillets sont garnis, de tous côtés, d'écaillcs imbriquées et subulées, et portent, à leur base,, 2 ou 5 fleurs femelles. La capsule est ovce- triangu- laire et aiguë. Je me contenterai d'ajouter K celte description, les observa- tions suivantes. Les fleurs de la paitie supéiienre des épillets se développent les premicresr ITEcaille f des fleurs mâles se distingue de celle do la fleur femelle b, en cela que celle -ci, eu quelque sorte perfoliée, se compoiie comme gaine à sa base à Tégard des autres , ainsi qu'à l'égard de l'urcéole s. Cet nrcéole est bifide ît son orifice li, et contient, outie rovaire t, surmonté de ses trois stigmates g, encore une autie partie :c, tout - à - fait extraordinaii'e, qui ressemble à une foliole lancéolée, ciliée, ou frangée h. sa bor- duie, et terminée par nn appendice en massue. La capsule i, cou- pée, ainsi que sa graine, liansversalement à k, 1, sont ovécs - tiiau- gulairss. Le cliaume , outre la partie que j'ai peinte a esrcoie 10 pouces de longueur jusqu'à' sa racine ; cette partie inférieure est re- vêtue fie z'j. feuilles, alteines, vaginantes, semblables .à celles qui le- vêtent sa partie snpéricm'e. Quant aux écailles, elles sont d'un brun- ïoussûtre , et poJtent un nerf dorsal vead. V. SriCiS ANDROGYNIS, AriCE FEMiNEIS; StIG- MATIBUS Dü.pßUS^ Epis androgyns femelles a leur sommet; deux stigmates. £8- Carex cyperoides. Tab. A. No. f. Carex ou Laiche cyperoïde. Cyper artiges Riedgras. O, spic.i composita capitata; spiculis densissixnis; iuvolucio longo. C Epi composé d'épillets très -denses, réunis et pressés en une tête , garnie à sa base d'un long involucre - biactéal. C. capitiilo termiuali subrotundo, floiibus s im« plicis^imi^ subulatis, involucro longo. Limi. Syst. vegt, Suppl. p. 413. C boliemica , spica globosa conglomerata andro- gyna, capsulis subulatis, involucro triphyllo, Schreh. Gram. T. II. p. 52. t. zQ. f. 3. Mjc//. Gen. p. 70. t. 33. f. 19. Cype- Tus minor capitulis inflexis. Buxh. Cent. 4' P- 54- ^- ^^' f. 1. Sei r pus spica multipartita, seminibus caudatis. Gmel. Sib. I. p. gi. Usteri bot. mag. E. II. St. 5. p. 55. Ho-pjye Tasclieiib. 1794- p- i57» Port tout particulier, ou approchant de celui d'un souchet. Rac. fibreuse, blancke, multicaule. V. Spicis androg-ynis apice fem, Stigm. duob. 47 TiG, chaumes loiigà^ de 8 -i I2 pouces, ùi'oits, triquëtres, lisses et glabres, feuilles, formant de petits gazons touffus. Feuili.. 3 on 4 graminées, distantes, plus carénées et trrquè- tres que planes, vaginantes, à peine âpres, d'un verd pâle et gai, effilées en une pointe très- longue et ti es- déliée, molles, lon- gues de 3-6 à 9 pouces , les supérieures surpassant souvent Jrt tige. Fl. plusieurs cli a t n s , ou é p i 1 1 e t s oblongs , presque ses- sîles , pressés en une tête c, ovoïde- arrondie un peu penchée, gar- nie à sa base de 3 ou 4 bractées semblables aux feuilles-, un peu ovales et vaginantes à- leur base, et dont l'iufé rieur e, qui est la plus grande, est presque de la longueur des feuilles, et l«s su- périeures d'autant plus courtes qu'elles sont plus svipérieures. Epillets composés de 10 à 15 sous - épillets , ou fleurs imbri- quées et pressées pour former la tête principale , et garnies chacmie d'une .nutre petite bractée. Les fleurs du sommet des epillets sont femelles et celles de sa base mâles, a, indique une de ces der- nières et b , une des premières encore consei-vées sur une rafle ma»- jeure m , mais grossies , ainsi que toutes les parties analisées repré- sentées ici. Cai.. Ecaille s lancéolées, éti'oites , d^m Verd pâle, blan- châtre et luisant, acuniinées , on mucronées, celles des fleurs mâles, quelquefois, incisées d'un côté, celles des fl. femelles entières. Urceole 1, lancéolé, un peu anguleux, frange et bifide a son orifice, renfermant un ovaire ové- arrondi, pédicule, por- tant tui style surmonté de 2 stigmates g. Per. nul, mais suppléé par l'urcéole i, qui prend la forme d'une capsule lancéolée, renflée, bifide, coupée ici, longi- tudinalement, pour laisser voir la graine qui est représentée cou- pée transversalement à 1. Ce carex tout - à - fait singulier fleurit en Juin et quelquefois plutôt, quand il provient d'une racine de l'année précédente; mais »a fleui' ne se développe qu'en automne, quand il provient de graine. Souvent il arrive qti'on le trouve ici sur les bords de l'Elbe seu- lement en fleur dans cette dermière saison. Il r« paroît pa» durer long- temps dans les lieux oii il est in- diqué, et on il croit, quoique sa racine soit vivace , et que sa graine vienne a maturité. Le célèbre iV?/t7ïe/r le découvrit en 1712. près de Prague ; ensuite Baxhaum à Astracan ; Mr. Heise près de Dresde ; Mr. le Président de Schieber près d'Erlang ; Mr. Hoppe le rencontra daiis les xnéœes lieux , au bord des étangs près du village de Weis- 48 V. SriCiS ANDROGYNXS, APICE FEMINEIS; sendorf; Mr. Hedwig pris de Leipsic; et moi je i'ai trauvé pis de Wilienbeî-g, STir les bords de TElbe , il y a lo ans, mais depuis je ne Tai vu que quelquefois , tcllcme;iit qu'on n'en tr.ouve plus niiiiuteiiaut la »'.oindre trace. (Ce carex a .en effet cela de par^iiculier qu'on le trouve ravc- meut, dciix ami<;es de suite, dans le même lieu; mais voici ce que j'ai observé pendant mon séjour à Erlang. Je l'ai trouvé tous le? ans, rk €t là, en trcs -petite quantité, mais toujours eu abondance dans quelques étangs, lorsqu'on les laissoit à sec l'été, ce qui ani- voit tou.8 les trois ans^ Mr. Irischmann a fait les mêmes observa- tions, et écoii , ainsi que moi, totijaurs siu- de le revoir, lorsqu'on laisseroit ces ét.-.ugs h. sec. } 29, Carex 0VAI.1S. Tab. 11. No, 8- Laiche ou Carex ovale. Eyrundes Riedgras. C. spiculis siib-senis ovalibus a jipr oxima ti s al- t e r n i s , G q II .t m i G 1 a n c e o 1 a t i s , c a p s u 1 a m a e q u a n .t i b u s , •c fi p s u 1 i s m a r g i 11 a t i s m e m b r a n ac e i s. Ooodeiwugh. C. épi coiiiposé d'enviion six épillets ovales , alternes , rap- prochés ; écaUles lancéolées , égalant les capsules qui se distinguent par leur borduie membi*in,euse.. Carex leporiua. FI. angi. p. 404. FI. scot. p. 547. Rotlu Tent. I. p. 595. II. p- 427- Uojfm. FI. germ. p. 526, Gmel. Tub. p. 230. X^eers 11. lierborn. p. 19g. F. 14. f. 6. Lunin. Fl. Posoiu p. 416. Scholl. Fl. BarU. p. 207. Timm. Fl. Megap. p. ig4- Liehl. V\. Fuld. p. 58ß. Mattuschk. FI. silcs. p. 247. Baïung. FL LijJS. ]5. 70. U'illd. Frodr. BeroL p. 26- Boehm. FI. Lips. n. 667. Jacq. enum. vind. p. 166. Leyss. FI. ïlall. p. 253. Ehrh. Beytrage I. p. 110. Hoppe Tr.cbcnb. 1797. p. 88- Esmarcli. Scblesw. p. 7G. PVigg. rriui. 11. ïlols,. p.. fig. Retz. IVodj-. Scand. p, 178? Poil. Palat. n. 87.'j. Schrank. Fl. Bav. 277. AIL FI. Pedem. n. 2505. Host. Fl. Aust. p. 503. Hnll. llist. Ilelv. n. i5Ca. Scheuchz. agî'. p. 45Ö. t. 10. f. 15, Gimn. FI. Norv. n. 8^5 •'' Morts. S. ^ t. i2. f. 29, Carex mollis Cillihert. LitUuau. p. 546. Poi\T du cajox intermédiaire. Car. intermedia. PiAC. fibreuse, vivace. Chaum. daoits , liants de Gag ponces pendant la fleuraiäon, mais de 1 à ij pieds vers la maturité, feuilles inférieurcment , c)'- lindiiques , suies, nn peu iipplanis d'un côté, mais tiiangulaires et luuls supérieurement, rudes et deuticulés à leurs angles. FEriLt,. StIÖMAT£B17S duobü«. 49 FEUri-i.. longues de 6 à 3 pouces , e'troitcs , c.irénées , tleutlcii- iees -et rudes à kur bordure, vngiiiantes inférieiuenient. Epi long de i2 k 15 lig. composé d'euviron 6 Epillets ovales, sessiies, alternes, rapprocliés , TCîds - cliâtains , pendant la fleuraisoii, «nais cliàtaiiis- loux, et arroiidis lors de la jr^alurité, garnis cliacun k leur b^se «l'une tractée ovale - laticcolée , de la ûoulear des épiilets, un peu plus coiirie qu'eux', de soite cependant que l'infiiieuïe qui €st la plus lougu« et la pins mucronée, est sou- vent plus longue que l'épi même. Tous ces épillets portent des fleurs femelles vers leur esmmet, et des mâles à leui- partie iiifé- lieure, par conséquent eu sens contraire de ce qu'a abseivé Leert, comme 1'» remarqué aussi -Goodanougli. EcAiLLEC ovales- lancéolées - acuminées, d'un cliâtain - pâle, membraneuses et blaiiclies à leur bordme, 01-flées d'un nerf dor. £al -verd^ Caps. Ii , Isncéolée , acumfinee, membraneuse et dentictilée k. sn bordure, -ou à ses angles comme dans le car ex br iz o i de s , bifide k «an orifice, «insi que 1' urcéele i, caractère qui a édiap- pé k Gaodenou^h. iGk.. ovée- airoKdie , aiistéc , k peine aNguleitse. Le cai ex ovale fleurit en Mai et Juin. Il se plaît diins les ^:aiiies , et n'est point r^re en Ettrope. ^i\ o^ga-îda., pendant longs tensps , ce CM'ex com^^^e 1« C. le- p.orina de Linité. RLiis Mr. Goodenongh 6, 3 '"1 10 épillets oblongs,- souvent 3'ecourbés , plus ou raoins distiques. Chacun de ces épillets est pouivu, à sa base, d'une bractée oblongue , aiistée. !L'inf é l'ieure o, se dis- tingue quel-quefois par son sommet échancré, et par sa longueur, étant tantôt plus courte, tantôt plus longue, que son épillet. Sa caps-ula i, resserable beaucoup h. celle du G. ovalis par la inembrane qu'elle a des deux côtés,- Quant h sa- graine, elle ne miirit qn'à l'a fin de rautomne. Ce joli eai-ex fleurir eu INfai et en Juin; il se plaît suitout dans', des sols humides, onrbragés et couverts, d'haibes, par exemple dans les bois , parmi les buissons et autres lieux semblables. On le ti'onve à- Wittenberg au sud du Spechbach (et' dans beaucoup d'au>- très endroits de l'Allemagne, eiitr'' autres près d'Erlang, où ii esç assez commun). 33. Carex cUrta. Tab. C. No. 13. Laiche ou Carex court. Iv arz Uhricli tes Ried- gras. C. spiculis subîcntis ovatis t em o ti u s culis nudis, squamis ovatis a eu ttuscn lia , capsttla brevioi'ibus. Coodenough.- J'f'illd, iiv Mem. p. 25, 54 V. SpJCIS ANDROGYNIS, APICE FEMINEIS ; C. Epi composé d'environ six épillets ovales , un peu tlislans et nuds, écailles ovales un peu aigué's, plus comtes que les capsules. Gramen c y p e r o i d e s s p i c i s c u r t i s d i v u 1 s i s. Loesel Pruss. p. 117. Carex el on gâta. Leers. FI. Ilerboni. p. 200. t. 14. f. 7? Carex brizoides. Huds. FI. augl. p. 406. Carex cinerea. PJ^ithering. Brit. pag. 1053. Poil, palat. No. 880- Carex tenella. Ehrh. gram. n. qQ. Hoffm. Fl. germanica. pag. oi&- ■Carex canes cens. Lightf. FI. Scot. pag. 550. Hoffm. FI. germ. p. 527. Roth. Tent. I. p. 595. II. p. 455- TVHUL Prodr. Berol. p. 27. Sclirank. FI. Bav. p. zQo. Hoj)pe Tascli. 1797. p- 95. Gillih. Liili^ p. 545- Cmel. Tub. p. 282. Matth. FI. Siles. p. 248- Ehrh. Beytr. Ilannov. I. p. 110. Leyss. FI. Hall. p. 234. Ulttrr. Prodi". Goett. p. 76. Retz. Prodr. FI. Seaud. pag. 170. Guiut. FI. Norv. n. 726. Hall. Hist. lielv. n. 1560. Fl. Dan. 285. Sa. Pvacine est .1 peu près rampante; il en sort des feuil- les longiies de 1 pied même lors de la fleuraisou , et larges envi- ron! de 1 ligne , molles , plus planes que canaliculées. Le c li a u- m e est aigument tiiangulaiie et snipasse les feuilles eu bauteui", lors- qu'il avance eu .îge. Son épi long de 1 à 2 pouces, est com- posé de 4 » 5> 6' * 7 épillets un peu distans, alternes, pi'esque sessiles , oblongs lorsqu'ils sont en fleui', mais OA-ales loas de la iiia- turité, comme on les voit à la lettre p. Les ^J'actées, et sur- tout riulérieuje qui est la plus longue, égalent à peiiie les épillets fru longueur, mais quelquefois aussi elles les surpassent de beaucoup, et atteignent 1 à 2 pouces. Les écailles f, sont ovales, un peu aiguës , presqu' entièrement blanchâtres , et ont un nerf dorsal verd. L'urcéole h, et la capsule i qui en provient, et qui est ov.ale, sont atténués en u,ne pointe, ou orifice à peine bifide. Pour la capsule, elle ressemble beaucoup, pour la forme et la grosseur, à celle du carex h e 1 e o n a t e s PI. li. No. 97. Il fleuîit en Mai. Quelques auteurs disent qu'il croit dans les terrains secs , couverts de gazon , au pied des haies , et aux boids des chanijis cultivés; pour moi ).e ne l'ai encore observé que dans des lieux humides, marécageux, oiubiagés , et quelquefois aus>i mûlé parmi le gazon. On le touve a. Witteilbej'g daiis les fos- sés de la ville, et en plusieurs autics endroits des environs. (Il n'est point rare près d'Erl.ang, et paroit y choisir les lieux aérés Stigmatibus duobus. 55 et liiirftides de la forêt, dont le sol est sablonneux et peu couvert d'herbes.) Goodettough et quelques autres botanistes prennent le C. elongata de Leers pour notre carex cur ta, auquel sa descrip- tion et la figure que ce auteur en donne, se rapporteroieut parfaite- ment , si son épi n'étoit ni si grand , ni si pouivu d'épillets. Il ne m'a point encore été possible de trouver d'exemplaires qui portas- sent g, encore moins 9 épillets; peut- être Leers paiie- t- il d'une antre plante, et comme quelques uns le croient, du C. elougata Le cVrex cane se en s t. 29g. de la FI. Dan. paroît se rap- porter aussi à notre C. cur ta, surtout par ses bractées j assez lon- gues dont j'ai parlé, et par ses 4 épillets; mais il s'en écarte comme me l'observe dans ses letties Mr. le Professeur Kahl , d'après le des- sein original, par ses trois stigmates ; de sorte qu'on pourroit se trou- ver embai-rassé pour savoir à quelle espèce rapporter la figure sus- dite. Je suis également incertain, si les plantes No. 88o- et SS^- de Pollich appartiennent au C. cur ta, quoiqu'il cite pour le der- nier la fig. de la Pi. 52. de Löset , à laquelle sa desciiption ne re- fond pas. Plusieurs auteurs ont regardé jusquW présent le C. curta comme le C. canescens de Linné, parce qu'il rapporte h sa plante la fig. de la Pi. 52. de Lôsel. Selon Goodenougli , ces deux espèce3 eut beaucoup d'analogie , mais elles ne peuvent cependant souffrir une comparaison un jjeu rigoureuse. La première est plus petite dans toutes ses parties, ses écailles sont tendres, délicates, et d'un gris- argenté: la dernière, au contraire, ou C. canescens Linn. a des écailles dures , brunes , un peu blanches à leur bordure ; ce qui fait que Goocîenough en vante principaleirient la fig. coloriée. Il me paroît vraisemblable que le carex canescens Linn. n'a point encore été trouvé dans la partie méridionale de l'Europe. 34. Carex stellata. Tab. C, No, 14. Laiche ou Carex étoile'. Sternförmiges Ried- gras. C. spîculis subternis remotis, capsulis div er gen- tibus acutis, ore integro^ Good. PTllld. in Memoir. pag. 27. C. Epi d'environ trois épillets distans ; capsules divergentes, aiguës, et dont l'orifice est entier. 5(5 V. SvLCîS Ai:DjioGyNis, api^e fçmineis; ,Car€X ecliinatn, spiculis s u b o va tis s c s s U'ib us r emo- lls andiogynis, in le me m a se ii lis, s u p er n e f e m in e is, capsulis simpliciter ni ucr oii a-t is. UoJfMi. T\. geriii. Ehrli. graïu. 63. Fioth. Teut. I.. p. 305. II. 2'.. 451. Murr. Vioàr. -Goeit. p. 76. Cinel. Spt. vegi. p. 140. ilost. Tl. au&ir. .p. 505. lioyp, Tasdi. 1797. p. 93. JVoUl. Spicil Tl. Hall. p. 5.9. Carex m mica ta. Hiuh. FI. angl. 406. Li^litf. FI. Scot. p. 549. IXetz. F'I. 5caud. p. 173. Lecrs. lierborn. p. 200. t. 14. f. 8- /'ö/^. palat. 11. ^77. FI. Daiu t. ^34.. Carex Lcersii. TVilLl. Prodr. Ikrol. p. Eß. Luvinitz. FL Poson. p. 413. Morts, Ilist. III. s. g- «:• 12. f. 2G. Scheiichz. graixi. 485- t- 11- f- 3- Mich. ^eu. 6,3. u. 5. tab. 53. f. r). Sa Pia-ciiie, que quelques auteiU's disent être fibreuse, nCz. pai'u rampante. JElle produit d«s gazons droits, touffus, assez éten- dus. Ses feuilles sont étroites et c.aiialiculées , langues, daiis nu sol favorable , de C à 8 pouces , égalant eii liauteur le chaume fleiirL Ce chaume est tantôt tiiangulaire et tauiût demi- cylindrique ; il paiviçut avec Fàge sonve^it ;i la Ivauteur de 1 jjied et plus encore. Son épi porte 5, 3^ 4 à 5 épillets 1141 peu distans, cependant plus ordinairement 4 q"e 3. Quelquefois l'épiliet supéiieur est com- posé uniquement de fleurs mâles , ce qiu. donne k la plante un air un peu étranger. La bractée iuférieuie est tantôt de la longueiir de l'é^illçt. et tautùt sétacée et deux ou trc.is fois plus lojigue. Les écailles sont ovales, blanchâtres à leur bordure et à leur pointe^ et plus courtes" que les capsules. Les auteurs *iLtribuent à la cap- sul,e i, et à 1' uro é oie h,, vax o;iifice aigu et uoji denté , ce gu'o« trouve dans beaucoup d'espèces, mais ce que je n'ai pa, en aucune manière, vérifier dans celle-ci, les dénis, il est vrai, sont mains appajentes que dans la figure grossie que je .donne, néan- moins, elles sont visibles. Le carex étoile fleiuit de Mai en Juin. Il se plait dans le voisinage de^ sources, dans les marais, tantôt à l'ombre, tantôt dans des lieux très- aérés. Ou le trouve près de Wittenberg (d'Edang) et daiis plusieiirs pays de l'Ailem-ague. 35. Carex remota, Tab. E, No. 23, Laiche ou Carex écarte'. Entferntes Ried- gras. C. spiculis axillaribus solitaiiis remotis siib- sessilib-us, foliolis longis simis, capsulis apice indi- vis i s. Good. Wdld. ïxL Memoir. p. 26. -C. Epillet» Stigmaïjbus duoous, 57 C. Epillets axillaircs , solitaires , écartes , presque sessiles ; feuilles très - longues ; cajisules à orifice entier. Carex lemota, spicis ovatis subsessilibus remo.tis audrogynis, brâcteis culm uni ae q uaii tib us. Linn. Syst. vegt. Poil. Paîat. p. 567. PT'Uld. Prodr. Berol. p. zg. Roth. Tent. !• p- 595" II- p- 433« Hoffm. FI. germ. p. 527. Leers Ilerb. p. 200. t. 15. f. 1. Lumnitz Fi. Posou. p. 413. LigJitf. Fl. Scot. p. 549. ^11. FI. Pedem. n. 2507. Gouan. obs. bot. p. 75. FI. Dan. t. 570. Schreh. Spicil. FI. Lips. pag. 64. Tivim. Piodr. Megap. pag. 195. TT'"i°:g. Prim. Fl. Holst, p. 63. Jactj. Euum. vind. p. 167. Scholl. Fl. B.irb. p. 208. Fietz. Prodr. FI. Scaiid. p. 17g. Host. Fl. austr. p. 505. JLiehl. FI. Fuld. p. 58g. Baumg. FI. Lips. p. 71. PF'eber. Spicil. FL Goeft. p. 25. Esmarch, Sclilesw. gt Holst, p. 77. pp'ohll. Spicil. FI. Hall. p. 59. Scop. carniol. éd. 2. n. 1165. JMattuschk. FI. Siles. p. 248» Elweit. FI. Marg. Bareutli. p. 20. Doerv. Pass. pag. 11. Cirex axillaris. Schrank. Fl. BavaiT. p. 275. Hoppe Tascb. 1797. p. gC). Hall. Hist. 1557. Moris. Hist. s. g. t. 12. f. 17. Pluk. t. 34. f. 3. Mich. Gen. t. 33. f. 16. Scheuchz. gram. p. 483- De sa Pi a eine fibreuse sort une touffe de Feuilles étroi- tes, molles, décombantes, ou recourbées, plus longues que les ti- ges fleuries. Ses c lia uni es obtusémeut triangulaires atteignent, dans un sol favorable, et avec l'âge, la longueur de 1 à 2 pieds. Ils por- tent dans la plus giande partie de leur longueur, de jjetits Epil- lets oblongs, d'autant plus écartés les uns des autres, qu'ils sont plus voisins de la racine. Cliacun de ces epillets est garni d'une lon- gue feuille bractéale, d'autant plus longue qu'elle est plus près de la base, tellement que les inférieures atteignent et dépassent même le sommet de la tige, et que les supérieures ne sont plus enfin que des bractées ecailleuses. Le nombre des epillets n'est pas toujours \c même. Les Ecailles f, sont presque blanches et portent un nerf dorsal veid; elles accompagnent les capsules i, bifides, ainsi que celles de la plante précédente, à leur orifice, mais si indistinctement, à la vue simple, qu'il n'est pas étonnant que Mr. Good. les ait crues entières. Cet orifice est sujet k varier dans quelques espèces, ce qui a lieu surtout, quand la pointe de la capsule est molle, ou mal foimce, comme je l'indiquerai ailleurs. Celte espèce fleurit en Mai et en Juin, elle est commune dans les bois humides , sur les bords des ruisseaux ombrages , et même dans les prés. 8 58 V. SnCIS ANDROGYNIS, APICE FEMINEI^J 36. Carexaxii.laris. Tab. R. No. 62. Laiche ou Carex axillaire. Achsel- Ried- gras. C. s pi en lis a X iî'lar ib us, siil> t ern a ti s rem o lis ses- silibus; folioiis loiigis, capsiilis apice divisis. Good. Tab. ir/. f. 1. C. Epilleis axillaireg, dîstans , sessiles , sons - ternes ; feuilles brnctéalesj longues; capsules à orifice bifide. Good. PI. ig. f. i. IiAeiiNE vivace et fibreuse. FEtJii.i,ES y ijrdicales , étroites, eomprimees , âpres et rudes dans toute leur bordure, mais seule- ment jusqu'à" la moitié à leur angle tlorsal ; Bractées, solitaires sous chaque épillet, l'i nf é rie uie surpassant le chaume, les s u- péi'ieiires d'autant plus courtes qu'elles sont plus piès dfi som- met; toutes npies ri leur borduie et à leur angle dorsal. Chaums, droit, rigide, délié, aigument triquètre, lude et âpie surtout au- dessous de la bractée inférieuie, long de i à 2 et mtiue de 5 pieds. Epi andj'ogyn, interrompu, composé d ' épillet s- écaités , solitai- res, qui sont composés à leur tonr, surtout les inférieurs, de 5 , 4 à' 5 s ous - c p ille t s pressés. FrEUKS , les inférieures ;tiâles. Ecailles ovales aiguës, roussâtres , membraneuses, ornées d'un nerf do:sal verd. Capsoles de la grandeur des écailler, ovales, aiguës, plaiies d'un côté, convexes de l'autre, deniiculées à leurs angles veis leur sommet, et bifides à leur orifice. Etamikes semblables à celles des autres espèces. Pistil surinonté de 2 stig- mates, (tiaduit du latin de Goodevongh.') Cette espèce est absolument nouvelle et n'a encore été récoltée qu'en Angleterre. Linné, à la véiité , à déciit un carex soUs le noin de C. îi/ïillaiis, mais qu'on japporte àf l'espèce précédente, il ne s'ac- corde en effet ni avec la figuie, ni avec la description que donne Gocdei/oitgh de son C. axillaris; figure et description que j'ai empruntées des Trans a et. et qu'on retroftvera ici dans toute leftr intégrité. Je me contenterai d'observer, d'après la reu7aj-que de Good. même, que le graveur a oublié de leprésenter la pins infé- lieine et iihis S'rarKÎe bractée, qui devroit se trouver sous l'épillet c. Je n'ai pas ciu devoir la suppléer, mais on pourra consulter sa des- cription, qui vient de ]>récéder. Mr. Gaod. laisse entrevoir, K la fin de son traité , qu'il lui reste encore quelques doutes par rapport à cette plante- Il les fonde sur ce qu'il a observé , q[ue les épillets Stigmatibus duobus. 59 sont plus isolés sur les individus qui ont crû dans un sol sec et sté- rile. Il s'eiisuivroit presque, aiiiji que des observations que j'ai faites sur d'aubes plantes encore imparfaitement déterminées, que l'exemplaire de Good. n'étoit que le car ex m urica ta douteux, où j'ai observé de longues bi-actces , et qu'on voit PL Dd. No- 22? b^ ce que je serai plus à portée de décider par la suite. 37. Carex gracilis. Tab. E. No. 24, Laiche ou Carex grêle, Schmach tiges Ried- gras. C spiculis mlnutis subrotundis paucis sessili- biis remotis, squamis ovatis membranaceis, capsulis ovatis acutis, apiceinteg]is;-culino gracilie recto. C. Epi compoeé d'un petit r.ombie d'épillets délicats, tirron- dis, sessiles, et écartés; Ecailles ovales, membraneuses; capsules ovales, aiguës, a orifice, ou sommet entier; Chaume grêle et droit. Carex g ra ci lis. Ehi-h. gram. yß. H^ffm. Fl. gerni. p. 525. Les feuilles de ce caiex sont molles, plus planes que caré- nées, larges de •^ à 1 ligne, et longues de 5 à g pouces. Son cil a um e est triangulaire, giéle et à peu près de J de ligne de diamètre droit, liant de 8 '^ i- pouces, un peu feuille vers sa base. Son épi porte 2, 5, 4 et, quelquefois même, 5 épillets chku/ir se propose de rectifier dans sou supplément. Je pourrois ajouter que la racine de cette plante est fibreuse, son chaume rude à ses angles, que ses feuilles sont âpres, ciliées, on finement denticulécs vues à la loupe, qtie sa capsule est ovoïde, striée, plus longue que son écaille, obtuse et à peine bifide à son orifice, même vue à la loupe. 38. Carex straminea. Tab. G. No. 34. Laiche ou Carex paillet. S trolifarbiges Ried- gras. C. spîculis ovatis distantibtis, capstilis obova- tis a cil mi 11 a tis,, inargin e liispid is. PT'^illd. in Litter, C. épillets ovales et distans; capsules ob- ovales, acuminées, liispides à leur bordure. Cette espèce cioît dans l'Amérique septentrionale, d'où Mr. le Professeur TVillAenow Ta reçue. L,a plante éloit privée de sa racine et de ses feuilles , son cliaume m'a paru triangulaire, peut- être n'est- il pas plus haut qu'on ne le voit dans la figure que j'en donne , laquelle pourra ce- pendant sei-vir à la distinguer de toutes les espèces précédentes. 39. Carex elongata. Tab, E. No. 25. • Laiche ou Carex alonge'. Verlängertes Ried- gras. C. spîculis oblongis sessilibus remotis, capsiilis a c u t i s. Linn. Syst. -veget. C. épillets obi ongs, sessiles, distans; capsules ovoïdes, et aiguës. Carex elongata. Poil. pal. n. Qjg. Schrank. Fl. Bav. 230. Ll'Cts lierb. p. 200. t. 14. f. 7. Hojfni. FI. germ. p. 527. Roth. Tent. I. p. 595. II. p. 454. pf'illd. Prodr. Berol. pag. 27. Cmeî. Tub. p. agi. Lumn. FI. Poson. p. 419. Matt. Fi. Siles p. 243. Leyss. FI. Hall. pag. 234. Ehrh. Beytr. Hann. I. pag. lio. Retz. Prodr. FI. Scand. p. 179. Gunn. FI. Norw. n, 713. AU. Fl. Ped. n. 2303. Scholl. Fl. Barb. n. 752. Böhm. Fl. Lips. n. 676. Murr. Prodr. Goett. p. 76. Timm. Fl, Megap. p. 195. Baumg. FI. Lips. p. 72. HaU. hisl. n. 1359. Scheucht, gram. p. 487. t. 11. f. 4. StIGMATIDUS DUOBUS. 6l Caj'ex mtilti culini S. EhrJi. grr.m, n. gß« Hoffm. FI. germ. v^s- 32s. Sa racine est rampante et produit des gazons assez toiifFus. Ses feuilles longues de 6 à 12 pouces ont à peine jj ligne en lar- geur. Ses chaumes, nuds dans leur partie supérieure, sont droits, de la hauteur à peu piès des feuilles, revêtus à leur base d' écail- les paginantes, brunes, et un peu plus hautes, par les feuilles meines aussi vagiiiantes. L'épi est alongé et composé de 6 à 12 et même de 14 épillets oblongs, distans et sessiles. Les écailles sont ovales aiguës, d'abord verdâtres, membraneuses et roussâtres à leur bordure. Elles prennent en mûrissant une couleur biune-rousse, on blanchâtre , quelquefois on les tiouve obtuses , mais toujours plus courtes que les capsules. L« c a p s u 1 e i , est ovale , atténuée , et légèrement denticulé h son sommet. Il m'est souvent arrivé de trouver l'épillet terminal absolument mâle. Mai et Juin sont les mois où il a coutume de fleurir. Il se plaît dans les marais vaseux, au bord des fossés aquatiques et des ruisseaux, le plus souvent à l'ombre. On le trouve à Wittenberg dans plusieurs endroits. (Il est assez commun dans lès environs d'Erlang et dans phisieuis lieux de l'Allemagne.) Il m'est ai rivé de recevoir ce carex sous le nom de car ex pinnata jlloencJu Lorsqu'on voit des auteurs rapporter, à cette espèce et .\ d'au- tres, avec aussi peu de raison, les synonymes du carex cane- s c e n s de Pollich , ou celle qui appaitient au carex de JMorisson S. 8 ^^ 1"' f- 8- o^ "S s'étonne point que de jeunes botanistes ad- mettent des eneuTS frappantes. Cette &.^. de IVLerisson représente le carex ainpiilacea de Goodenough. 40. Carex norvegica. Tab. S. No. 66. Laiche ou Carex de Norvège. Norwegisches Riedgras. C. spiculis sub- quaternis ofalibus approxima- tis al ternis, bracteis ovatis aristatis, squamis capsu- lisque ovatis obtusis. C. Epi composé d'environ quatre épiUets ovales, rapprochés, alternes, pourvus à leur base de bractées ovales et aristées ; écailles et capsules ovales, obtuses. Carex norvegica. J^'illd. in Litt. Carex le porina. FI. Dan. t. 294? Oecler. 6a V. SviClS ANDROGYNIS, APICE FEMINEIS; Cette plante croit sur les montagnes de la Norvège, dans les lieux marécageux: c'est là où Mr. le Professeur Vahl a récolté l'iiv- dividu que j'ai peint. La plante est représentée cLins sa gi;andeiir natuielle, mais sans la racine, qui manquait à l'exemplaire qui me fut envoyé. Son cliaume est triangulaire. La capsule ovalcj obtuse cet entière à son orifice h. La bractée inférieure o, que j'ai cru devoir grossir, est aristée. Pour les écailles, elles sont aussi bien que les bractées, d'un fond brun- roux, et poui"' vues d'iui nerf dorsal verd. £lle fleurit vr.iiseniblablement en Juin. 41. Carex LACHENALij. Tab. Y. No. 79. Laiche ou Carex de Lachenal. L a chenal sches ■Riedgras. C. spiculis ternis ovalibus a p pr oxim a.tis alter- uis, bractei? ovatis aristatis, caps u lis ovatis ro- s tr at i.s. C. Epillets te:;nésj ovales, rapprocliés , alternes; Bractées ov.i- les, aîistécs ; Capsules ovoïdes , effilées en bec. J'ai ]eçu cette espèce sous le nom de C. laclienaliij sans qu'on m'ait in,diq.ué xii sa patrie , ni la qualité .du sol où elle se plaxt. On la ve^'ja ici peinte dans sa grandeur naturelle. Au pre- mier coup d'oeil j je l'ai piipe pour le C. norvegica.; mais apjès les .avoir çompai'ées attentivement, j'a^i été convaincu que c'étoit une .espèce différente. Ses epillets sont plus nombi'eux. Ses écailles et surtout ses capsjules acu.minées en bec l'en .distin- guent nécessairement. La bractée o, ainsi que les écailles sont d'un cliâtain tirant plus sur le i^ouge, et ont une bordure blancliàire. L'orifice li, et i, de la cajjsule est coupé de biais, et ^orme un peu la gaine. Mr. Goodenougli qui est à porté de consulter l'iieibier de JLlimù, pouna décider si ce -ne seroit point là le caiex leporina de cet autem'. J'ai d'autant plus lieu de Xe regarder coiume tel, que Ml'. Good. nous dépeint dans son traité des carex anglois, le C. leporina Linn. comme une plante beaucoup plus petite que le C. o va lis, il ajoute que son épi ne porte que trois epillets. Stigmatibus duobus. 63 4a. Carex heleonästes. Tab. li. No. 97. Laiche ou Carex heleonaste. Sumpf-Ried- g r a s. C Tieleonastes. Spie a composita, spie u lis ovatis approximätis, capsiilis imbricatis lateralibns iiite- gerrimis. Linn. Suppl. EhrJi. pliytopli. n. 2ß. Gmel. Syst. vegt. pag. 159. C. épi comjjosé ; épillets ovales , rapprochés ; capsules iitibri- quées » très - entières à leur bordure. * # * PoHT. Ail carex coTirt (C. ciirt.T). I\ac. fibreuse, loiigiie, molïc, d'un tlanc - sale. CllAiiai. haut de 9 à 12 pouces dans l'âge parfait, droit, triquèire, nn pen âpre à ses .tiiglcs', und dans sa' pai'tie siipcrieiire , reVètu d'écail- Ics vaj^iiiamcs à sa base, et plus haut, de feuilles. Feuill. longues de 4, 6 à 3. poiiecs, linéaires- carénées, acumi- iiées , dciiticiilees et rude.'i à leiir bordure» vaginaiites à leur base, d'ail- leurs assez étroites. Fx.. Epi long de' 6 à 9 lig-. compdTîé d'environ 3 épillets ovales, rapprochés, garnis à leur base d'une bractée ovale, mucronee, sur- tout celle qui est inférieure. Cal. Ecailles ovales, d'un châtain - pâle - luisant , tirant plus sur le rouge - brun vers leur extrémité. Etam. semf^lables A celles des autres «espèces. PisT. ovaire ovc u» pcti acumiiié. Style simple portant 2 Stigmates blancs plnmenx. URCEOLi ou KECTAinE ovoïdc acuiTiiné , devenant une espèce de capsule aiïssi ovée- acumince, jilane d'un coté, ventrue et convexe de l'autre, légèrement triquètrc , renflée, d'un châtain fort pâle, lisse, luciue , à ses auglcj , li x^cliie bifide .i son orifice. Gk. un peu ob- ovoïde, aristee bfuiiàtfe. ü. Ce carex fleurit vin-isemblablemeiit en Juin. Sa patiie est la Suède a ce qtie dit Ehrhart. C'est de ce pays que provient rexenr- plaire que j'ar peint et qae fe dois à la bonté de ?.h'. Schrader. Il a quelque an.alogie avec le C. curta , il s'en rapiiro'che siii tont par ses courts épillets , par ses écailles et ses capsules un pen ouvertes. Ses écailles f , sont seulement un peu plus brunes , et tant soit peu éclaircics à leur bordure, et ses capsules i, n'en diffèrent en rien non plus que leur orifice h, à peine b-ifide, ainsi qu'on le verra dans plusieurs autres espèces encore, fi ne m'est pas encore anivé Ae trouver de capsules fe/ldiies latéralement, mais leuis angles sont tantôt denticulés tics- finement , tantik comme ciliés - denticvilé> , et souvent seulement amincis et tr.ùiclians. VI. SpICIS ANI^JROGYNIS, APICE FEMINEIS; StIG- jyiATIBüS TRIBUS. EpJS ANDROGYNS, femelles au SOM3IET; TROIS STIGBIATES. 43. Carex magellanica. Tab. N. No. 51, Laicjwe ou Carex de Magellan, Magellauisches Rie dg ras. \_j, Spiels tribus quaternisve p eduucula tis terminali- b US n u t ant it US , c nps ulis o vatis obtusis, apiceinte- gris. pp^illd. in Litt. C. trois ou qxiatre éj^illets teamiiiaux inclinés ; capsules ova- les , obtuses , à orifice entier. Càrex magellauica; spicis oblongis audrogynis lon- ge pe d une ul a tis, capsulis conipressis leai ticular ib us. Lamavck. encyclop. 5. p. 3§5. n. 25. * * Port du carex noir.Ure C. atrata et même du jonc champètïe j u n c u s c a m 11 c s t r i s Liiin . \ 1\ac. sons- ramnij^e ou composée de grosses radicules fibreuses. CuAUM. de 5 à 6 pouce?, droit, feuille, couvert à sa base de gran- des écailles membraneuses vagiiiautes - lancéolées. Fei'ii.l. graminées, canaliculées , glabres, planes vers leur som- met, longues de 3 à 6 pouces, larges de 2 lig. d'autant plus courtes et écaillcuses , qu'elles sont plus infcrieu;res. Fl. Epi VI. Sl'JCIS ANDKOG. , APICE FEMXN,; .StJGJM. TRIB. 65 Fl. Epl fascicule on compost- ào <; à 4 épillcts bruns- noir.t- trps oi)longs , obtus, «pédoiicuît-s , longs de 6 ligues, iiicUiics ; pédon- cules capillaires., presqU'une fois aussi lon.ers que leurs épulets et sou- vi-nt phis cticoro. Epi Mets audro?:yus fonirLlcs à leur sommet. Er.iil- les brunes, ovales, acumiuécs,., oriiecs d'ua nerf dors.^! vxrd.urc liul se pj-'olougc un .peu eu arèic. Etam. comme dans les .iiitres espèces. J?isT. ovaire obloug. Style assex long , simi)le , surmoiuc de 5 stigmates pltiiacux. rjm. nui, luais suppléé par l'urcéolc qui prend la forme d'une G a p s u 1 e obovoïdc - co.mprimce, plus io;içne que les fCiiUes, garnie à sa. bordure de petites glandes qui la font iiarohre dcniiculte. Ccitc tspccc croit au dciroit de AlagelUn eu .elle a été trouvée par Cûinmerjan. J'.M représenté cette plante d.ins sa gi"orté sur un pédoncule long de 2, 4^5 X^oxices , garni h sa base d'une feuille br a et cale vaginante qtii sur- passe rvpi princrpale munie. Bractées linéaires subuk-es moins longues que les épillcts,^ rudes <à leur bordures. Ei^illets le supérieur, o-u ter- minal souvent totalement m.tle , les inférieurs ordinairement femelle» .111 sommet, et du resie màlcs , mais quelquefois c'est le sens inverse, comme je l'observe sur des exemplaires vigoureux provenant de l'Ecosse. Ces éinllcts sont droite pendant la fletiraison, et s'inclinent x'cu .^ l'eu, et pendent enfin dans la maturité. Cal.. Ecailles ovales- lancéolées d'nn brun- pourpre- noirâtre. Urceole, ou ifECTAiRE ob - ové - triangulaire, un peu oblong, de- venant en mûrissant une espèce d-e capsiilc ob- ovéc- triangulaire, renflt-e, brun»- Toussâtro , denticnlee- ciliée à ses angles, terminée par un ori- fice on bec coart fi bifide, prenant une couleur briure vers leur -^nï- faiie maturité. Gb.. solitaire, ob- avée aristée, triquèirc, brunâtre. Celle plante fleurit sans doute à la fin de Juin, liabîte les plus hantes montagnes de Li Suisse, de l'Allcmague , de la Norvège et de rEcos.--e. Je rcA'iens à l'auteur. Cette espèce croit ordinairement sur les AJpes, et d'aiitres montagnes de l'Enrope. Je l'ai i'e<^iie de la Silésie où elle avoit été récoltée sur le P».ie s en Lerg, et même de la Suisse. Quelques autctns paroissent l'avoir confondue avec d'autres espèces, par ex- emple Scopali , Goiian, Haller et Scheuclizer. Ces deux derniers surtout l'ont peu distinguée et peut - être même réunie avec ma lîg. n.. 32. Sa racine est fibreuse,, noirâtre ou brune. Ses feuilles larges de 2 à 3 lignes, sont a peu près de la liauieur de cliattme fleuii. Son c li a u m e est tiiangulaire , revêtu inféi ieurement de feuilles vaginantes, ou seulemf^nt de gaines. Ses épillets au nom- bre de 3, 4, ou de 5 termin/^nt le chatime; ils sont femelles à leur sommet, et de là mTiles ]'t,isqu'à leur base. Ils ont des pédoncules Stigmatibus tribus. ßj et des bracttes d'autant plus longs qu'ils sont plus inférieurs. On trouve souvent un épillet isolu porté sur un long pédoncule garni d'une bîactée, plus ou moins longue, semblable à nue feuill« et sur- passant ruelquefois l'épi en hauteur. Cet épillet a luie insertion très -basse, d'ailleurs il ne diffère des autres, qu'en ce qu'il est ordi- nairement totalement femelle; ce qui fait que cette espèce est, en quelque soi te , tine de celles dont les épillets sont unisexuels , ce qu'on observe aussi par rapport au plus bas des épillets supciieurs. Le caiex noiiàtre a cela de particulier , que les parties de la fî'uctitication sont fort sujettes à varier chez lui. Scheuchzer l'a sur- pris avec des fleurs hermaphj édites. jMî-. Guodcnough ne lui a trouvé quelquefois que 2 étamines. Pour moi je lui ai compté sou- vent seulement 2 stigmates , et j'en ai obseivé d'autres fois 4. Ces écaits à la vérité n'ont lieu que dans les fleurs mâles et femelles qui sont limitrophes les luies des autres ; de manière qu'on trouve tan- tôt une fleur bisexuelle pourvue comme la fleur q , à\u\ Urceole surmonté de 3 Stigmates et accomjjagné de 3 ETAMI^Es, tantôt ayant comme la fleur r, un tircéole s, siuniouté de 2 stigmates et à côté de ces parties un Pistil t, dépourvu d'ovaire et d'urcéole, terminé par un stigmate, et accompagné de 2 étamines et quelque- fois d'une troisième très- courte, cachée au fond de l'écaillé. Ce sont là l«s principales variations, auxquelles ces fleurs limitrophes sont exposées-. A l'exception de celles-ci, les auties fleurs sont pour- vues, les m.'iles de ieu:"s 3 étamines, et les femelles de leuis 5 stig- mates. L'urcéole b épiouve paieillement quelques variations particulières, souvent il se rétrécit vers son sommet et se termine en un long orifice h. Il se change ensuite en une capsule i, éga- lement étroite, et eflilée veis son sommet, et absolument brune. Les écailles brunes- noires, ornées de leur nerf dorsal vcrd, don- nent un aspect noirâtre aux épillets , avant que les filets n'aient montré leur anthère jaune, ou que les capsules, vertes dans leur jeunesse, ne percent entre les écailles. On obsei"ve encore que les épillets qui n'ont que de courts pédoncules , ne pendent pas dans leur maturité, mais c''est la partie supérieure de l'épi qui s'incline si elle est longue et foible. On ne peut point regarder comme variété cette plante la figure t. 405. de la Flor. Da n. que Couan cite et qui est mon No. 94. sans s'exposer à des erreurs. VIL Spicis sexü distinctis, Stigmatibus IDUOßUS. Epis unisexuels, deux stigbiates.. 45. Carex SAXÄTitrs. Tab. J, Tt, No. 40, Laiche ou Carex. des Rochers. Felsen - Ried;- gra S; Oi sp i cis^ s ub tribu s ovatis sessilibus alternis; infi- ni o subpetiolatomascula oblonga, sqitamisovalis o b- t u s i s , c a p s 11 1 i s o v a t i s , a p i c e i n t e g r i s. G. environ trois épillets ovales , sessiles , alternes dont l'infé-- lieiii* est sons- pétiole; épillet mâle oblong; écailles ovales obtuses; capsules ovales, à orifice entier*. Carex saxatilis; spicis tribus o va t is sessilib ii s al ter-- nisj mas eu la ob longa. Linnn. Syst. vegt. ßlatt. Fl. Siles.- p. 250. Roth. Tent. I. p. 398. H. p. 445. Hojfm. Fl. gerni.. pag.. 330. G. spicis tribus ad apicem sessilibus, femineis ovatis a tris. Fl. Läpp. n. 337. Gmel. Tubing. p. 283. Scop.- Garn. 2. n. 1154. Gmcl. Sib. I. p. 134. n. 71. Fl. dan. t. 159. On rapporte encore à cette espèce divers autres synonymes base. Fl. Epillets, 'J a 5 insérés à quelques ligues de distance les uns des autres: le supérieur- d, long de 6 à 9 lignes, large de i| à 2,. ordinairement composé luiiquement de fleurs m.îles ; quel- quefois pourvu aussi de fleurs femelles K sa base. Les inférieui's c, au nombre de 2 , 5 à 4 selon la force de la plante, ovales- ob- longs , femelles, plus- petits que le tei minai, et ainsi ordonnés, qu6 le plus inférieur est le plus grand et le plus pédoncule , et que le plus supérieur est le plus petit et le plus sessile. Bractée o, li- néaia"e- sétacée, longue de 4 ^8 lignes sous le plus bas des épil- lets; mais très- petite ou nulle sous les auties. Ecailles ovales, brunes - noirâtres , ornées d'un nerf dorsal verdâtre, assez semblables dans l'une et l'autre fleur. Urceole ou i>.'ECTAiBE b, ovoïdc k peine anguleux, deve-' nant en minissant une espèce de capsule i, de même forme ou^ Un peu plus laige, plus renflée, atténuée en uia coxut pédicule k sa base, et au sommet en un orifice obtus h, d'ailleurs roussâtre, mais biune - foncée vei s son extrémité supérieure. Un de mes amis me témoigna, dans une de ses lettres, quelque doute au sujet de cette espèce de caiex, il la prenoit pour le C rigid a de Good, qui est mou No. 71. En eftet elle se rapporte beaucoup k la des-' cription et k la figuie que cet auteur en donne; mais je puis d'au- tant moins êtie de son avis , qu'il ne m'est pas possible de trouvera entre dix exemplaires de différentes grandeuis, uil seul individu qui ait de si gios, et de si grands épillets, et des feuilles et des biactées aussi larges, aussi roides , aussi j-ecouibées, que dans le carex ri- gida. C'est atissi sur quoi Good. fonde ses différences spécifiques; il ne fait aucune mention des capsules noirâtres, dont parle JLinn^ et que je i-etrouve dans chaque exemplaire. Cette espèce croit sur les Alpes et sur d'autres glandes mon- tÄgnes de l'Europe. Je l'ai reçue du Gioenland, de la Norvège et de la Montagne du géant eu Silésie. Elle diffère partout en g.ran- deur et par le nombre des épillets femelles. 70 VII. SnCIS SEXU DISTINCTIS, 46. Carex mucronata. Tab. K. No, 44. Laiche ou Carex mucrone'. Stei fgespitz te s Riedgras. C, spîcis sessilibus approximatis bre vi s sini î s, m a s c II 1 a p a 11 1 i s j) c i- 1 o n g i o r i , s q ii a m i s 1 a ii c e o 1 a t i s , m u- croiia.tis, culmo tereti. jdll. FI. Pedem. n. üSiQ. Hall, liist. helv. n. i374- C,. épi com]-)Osé d'cpillets sessiles , j-approcliés , tics - courts ; épillet m.ile nu peu plus long; écailles lancéolées, luucroiiées; chaume cylindiique. Cyperoides alpin uni s.ixaûile capillaceo folio, e a ni e i- o t u n d i - 1 1 i q u e t j- o , s p i c a s e m i n a 1 i n i g r i c a n t e , plerumque unica, capsulis oblongis turbinatis, tri- lateiis, siibliiîsutis in a p i c e m t e n u i s s i m u m non nihil biiiduni terminatis. IVIich. gen ji. 6^. n. 6g. t. 52. f. 5. Caiex jnivcifolia. Gmel. Syst. vegt. p. 142. n. 49 • Carex gi'acilis. Honkeny 8ynos. n. 2.']g. Carex setacea. Frölich in Litt. # * * Port. Il ressemMc par ses feuilles an c.irex à feiiillc de jonc, et p.ir s-011 «liaiimo et ses tpilUts au cavcx des moiitagucs. Rac. fibreuse , miuce , d'un brun - roussâtr^". CiiAi'M. fi lifo nue, cyliudric|ue, lui i^eu anguleux, dur, lisse, droit, haut de 2 à 4 pouces lors de sa fleuraison , xîarveiiaiit eusuilc à la hau- teur de 6, 8 à 10, ttrniiné -inir qiielcjues épillets ; feuille seulement à sa base. '' l'Eriii-L. sétaccjes, semi- cylindriques, longues de g , 6 à 3 i^ouces, lisses, quelquefois un peu recourbées, formant de petits gazons. Fi.. l'Xïi tcrnùiial, composé d'un epillet m.tle supériciir, lan- céolé, noir- brunâtre, long- de 4 à 6 lignes, et de i à 2 éiiillets fe- melles, coiuigus , ou très- rapproclits , sessiles, longs à peine de 3 lignes, ovales, bruns - noirtàrcs dans leur maturité, cl dont l'inférieur est garni d'une bractée ovale, de la longueur à pcti près de l'épillet, mcnibraneuse et brune à ses côtés, pourvue de plusieurs nerfs dorsaux vcrds qui se jirolongent -téc Lrunc - roussAtrc, plane d'tiii fôté, et reiitriic de l'amrc. j\I"étant permis de? chaiigemciis dans cette description, je crois de- voir ajotitcr celle de l'aiiicnr. Sa racine paroît n'être que fibreuse. Les fenilles for- ment de petits gazons; elles sont fort étroites, demi- cylindriques, et canaliciilées , un peu recoiiibées d'un coté , longues de 2 , 5 , 6 et niume de Q pouces. On en voit la coiipe à la lettre n. Le chau- me est sctacé, dur, et un peu rond comme on le voit à m, pres- que plus court que les feuilles à Tinstant de sa fleuraison, mais près d'une fois plus long lors de sa maturité. La figuie indique la forme et la grosseur de l "épill e t m <îl e d , et de l'épi lie t fe- melle c. J'ai observé ordinairement un à deux de ces derniers qui sont pourvus d'une bractée ovale, aiguë terminée par une arête sétacée plus ou moins longue. Les écailles f sont brunes, bordées de blanc, oblongues, .aiguës, ornées d'unt nerf dorsal verd. La capsule i, coupée tiansvers.alement k k, est plane intérieu- rement, et arrondie eu dehors, elle est terminée par une pointe ou un orifice assez long, mol et bifide comme on le voit à l'ur- e é o 1 e h. Ou ne trouve cette espèce que sur les Alpes et les plus hautes montagnes. Je l'ai re<;iie du Schneealpen en Allgau. J'en ai d'autres exemplaires qui ont été récoltées sur les montagnes cou- vertes de rochers du Zillerthal et de Saalfelden; lieux on l'a récoltée Mr. Flörke dans l'instant de sa fleuraison. J'ai retrouvé la même plante dans les herbiers de quelques amis; niais sous le nom de car ex globnlaris. 47. Carex rigida. Tab. U. Ko. 71, Laiche oh carex rigide. Steifes Riedgras. C digyna, vaginis nnllis, spicis ob Ion gis sub^ sessilibus, foliis subi'ecurvis rigidis. GooiL C. pistil portant deux stigmates ; gaines nulles ; épillets soiis- Sessîles ; feuilles roides un peu recourbées. Cyperoides germanicuni, foliis brevibus ligf- dis acutis, caiile rotundo-triquetro, spicis parvis, s uni mis obtuse mucronatis, c.ipsulis obi on gis tu r bi- na tis, in angustum et lo ngius cul u ui a pic cm, attenua- tis. Tab. 52. f. 4. inter Ro ti eni b er ga m et S ali sb ur giini. IMense Julio. Mich. gen. p. 61. R^\c. bien nounie, épaisse, fort rampante, vivace. 7a Vif. SpICIS SKXU DISTIXCJIS, FeuiI/I.. rigides., d'un veid - obscur, un peu glauques, rudes à leur bordure et k leur angle dorsal, un peu plus .courtes que le cliaume. CïiAUM. droit, souvent Tecoinbc, liant d'environ ^^^ ponces, tiiquètre , ti es - aigu , et kpre k ses angles , se distinguant des chau- mes des autres espèces qui sont de sa liautouri par sa grosseur et sa rigidité, portant vers son sommet un (rarement deux) épillet mâ- le, et deux ou trois cpillets feuieles, rapprooliés. Epi mâle ter- minal, oblong,, un peu aigu, long d'environ f de pouce, imbiiqué d'ccailles noires, ovales, tjès- obtuses, membraneuses à leur hordiiie, prnees d'un neif dorsal veird et couit. Epillets femel- les voisins des épiUets mâles, (excepté l'inféiieuî- qui est un peu écaîtéj) oblqngs, un peu aigus sessiies (l'inférieur est souvent pédon- cule) aussi longs que le mâle, imbriqués d'une manière dense, pour- vus quelquefois à leui" sommet, surtout les supéiieuis , de quelques lieues mâles, garnis ou imbriqués d' écailles noijes, ovales, très- obtuses, sciublablçs à celles des fleurs mâles., une fois plus comtes que les capsules,, garnis de feuilles bracté.ales, sessiles, qui ont de ciiaque côté de leur base luic orciUeite. L'inférieure de ces bractées est recouibce x^n et âpre , à ses angles, portant .plusieurs épis -dont \\i\ mâle (larement deux) et liois femelles. Epi mâle, droit, terminal, oblong, triqiiètre , long de 3 à 12 lignes., imbriqué d'écaillés ova- JeSfl obtuses. Epillets femelles au nombre .de deux à trois, sous- cylindriques, obtus, sous - sessiles , de manièie que Tinféiieur est un peu pédoncule et que les deux supciieurs sont sessiles; mais ions composés de six séries (rarement de huit) de fleurs dont les écailles imbriquées et pressées sont ovales, un peu aiguës (et quel- quefois obuises,) noires, ornées d'un neif dorsal verd , plus cour- tes que les capsules mures. Chacun de ces épis femelles est garni d'une feuille bractéaLe, droite, non vagin.onte, t.intôt courte et n'atteignant point le sommet^ souvent l'eg-nlrint ou le surpassant, d'ailleurs ornée des deux côtés de sa base d'une oreillette anondie et noire. Capsules ovales, .tui peu comprimées et obtuses, glabres terminées par un orifice entier, persistantes. GooJenough. Ce carex est fort commun dans les marais tourbeux et vaseux, soit que ces lieux soient en pleine campagne , ou qu'ils soient om- 10 74 Vn. Sl'lCIS SEXU DISTINCTIS, bragés et clos pnr des bois. Il fleiiiit de Mai en Juin. Ou le trouve près de Wittenberg et dans beaucoup de lieux de l'Europe. Je ne puis assurer rjue toutes les citations que j'ai léunies pins haut se rapportent absolument et indubitablement au car ex ces- pi t o s a , quoique les auteurs aient eux - mêmes cité la plirase et le nom sjjccilique de LAmié. Il en est encore beaucoup d'autres dont je n'ai point parlé, parce qu'elles n'offrent que des contradictions, tel- les son» par exemple , Gm, Tab. Schrank. Fl. Bav. Hall. List, lielv. 15S3' 1584' Scheiichz. 425. t, 10. L 11. Moris. s. ß. t. 12. f. 1/), etc. Il est vrai, les variations auxquelles cette espèce et sujette par l'influence du sol, petivent bien avoir donné lieu à ces erreurs, dans un temjis, surtout,, ou l'on faisoit peu d'attention au nombre des stigmates , et à la forme de la giaine. Pilr. Goûilenout^h donne comme l'on vient de voir des caractè- res assez tianelians qu'il tàclie d'expiimer dans la liguie. J'ai em- prunté sa description, mais non sa figure, dont les épis me parois- sent tiop forts; aimant mieux copier la nature, d'autant plus que je ne doute pas que le car ex cespitosa qui croit ici, ne soit la même plante que celle que cet auteur a recueillie en Angleteri'e. J'ai peint plusieurs exemplaires de ce carcx, pour pouvoir raifiux faiie connoiire les diverses dimensions, le nombre et la gros- seur des épillcts, soit mâles,, soit femelles. Mr. Good. ayant ein- ployé les petites oreillettes , qui se trouvent à la base des feuilles bractéales, k distinguer son car ex cespitosa de son car ex stricta et dn car ex acuta Linn. j'ai cru devoir, à leur sujet, faire les obseivations smvantes, 1) i-es oieillettes "sv, qni se trouvent des derrx côtés de I.i base des bractées, vaiient suivant le sol, ou l'exposition; par ex- emple , elles sont assez longues dans la fig. 85, c, à, plus courtes et différentes , dans la fig. g5. a, b, e. i2) Les écailles f, éprouvent les mêmes variations, tantôt el- les sont pins, tantôt elles sont moins obtuses; q\ieîquefois on les trouve absolument aiguës à l'épi femelle, b, comme on peut voir par exemple à la fig. 35. c, mais quelquefois, elles sont aussi ob- tuses que celles de l'épi mâle. Leur longueur n'est pas pins cons- tante; taiitôt elles surpassent la capsule, tantôt elles ne l'éga- lent pas, 5) La figure que présente le n. 35- e> offre une variété singu- lière, c'est un individu poitant plusieurs épillels femelles, qui sont mâles vers leur sommet, le n. 35- d, en offre un scccnd exem- ple, mais plus en petit. On observera les mêmes écarts dans l'oiifice SïJGJSIATIBUS DüOßUS. 25 de l'uicéole h, qiû est très- entier, et souvent même garni de soies. Il eu est de mcme de la capsule i qui, plus ou moins ovale, est, comme les écailles, sujette à diveis ciiangeraens. J'ai ét6 poité à regarder, comme espèce particulière', une va- riété que j'ai trouvée dans une praijie basse, mais non vaseuse, près de Leipsic. Les individus étoient hauts de i j^ied , et pojtoient un épillet mâle, et un autre femelle, du moin« eu paitie; le No. 85- b. en offre un exemple- Je les regarderai comme variété, à moins que des observations ultérieures ne me les fassent recouiioitre pour appartenir à une uom'«lle espèce. Le No. go. de la Pi. Dd , présente un exemplaire d'un caiex dont j'ai reqn trois individus en fleur j^armi des exemplaires d'une mitre espèce; je le nomme car ex polyandra pour le moment, le soupqomxaut, n'être qu'une variété du car ex cespitosa, ce dont je n'ai encore pu m'assurer. La plante est peinte ici dans toute sa grandeur , portant 3 ou 4 épillets mâles , dont rinférieur se dis- tiiigde pai- une, ou deux fleurs femelles qu'il porte à sa base. Sa bractée o, est piivée de gaine et d'oreillettes. Ses écailles et sa ileur femelle le rappoitent au No. 35. a. Les observations que je me propose de faire sur des individus en fleur et en maturité, m'ap- prendront s'il appartient à une des deux espèces suivantes, ou si c'en est vraiment une nouvelle* 49. Carex strict a. Tab. V. No. 73. Laiche ou Carex strict. Steifes Riedgras. C dîgyna, vaginis nullis, spicis 6ub sessilibus cy- lindricis acutis, masculis sub- duobus, foliis .ere- ctis strie ti 8. Good. C. Style surmonté de deux stigmates; bractées non va^inan» tes ; épillets sous - sessiles , cylindriques , aigus , dont deux sont mâ- les ; feuilles roides. Gramen cyperoides palustre, spic« pendula. Loes, p. 116 t. 30.. Carex cespitosa. FI. an gl. 412. Light/. Scot. fag. 561. var. ß. Rac. rampante, vivace. Feuii-i.. droites, ïigides, im peu glauques, âpres et rudes k leur bordure et à leur angle dorsal. Chaum. haut de 1 pied et plus, droit, triquètre, âpre k ses angles portant ordinairement deux épillets mâles et trois épillets fe- ^6 VII. SviClS SEXU DISTINCTIS, rn«lle3, tous droits, sons- cylindriques, aigus. Epi lie t s mâle» triquèires, longs de i K 2 pouces, composés d'écaillés oblou- gues , uu peu aiguës, noirâtres, ciliées d'un neif do3sal verd. Epi» femelles ordinairement au nombre de trois, dont l'inféiieur est un pcti pédoncule, et les autres sessiles; tous trois longs d'environ i a r. pouces teimiués par des fleurs mâles, ce qui les fait paioitre aigns; d-'ailleurs composés d'écaillés oblongues, plus courtes que les capsules, qui sont imbriquées sur six langs. B.ractées foliocées, piivées de gaines à leur base, sessiles, droites; celle de l'épi iriféiicur n'égalant communément point le chaume, mais le sur- passant quelquefois, pourvue dans sa jeunesse, des deux côtés de sa basé,, de petites oreillettes oblongues, qui croissent vite, mais qui s'évanoinssent bientôt; celles des autres épillets plus cour- ses, également aurieuléeSj Capsules ovales- comprimées , «iguës, glabres, entières à leui' orifice. E ta mine s comme dans les au- tres espbces-. Style surmonté de deux stigmates un peu épais^ blancs-, veluS', Obs. Les- feuilles radicales qui embrassent la tige ont cela de singulier, que leur gaine forme le réseau en se décliirant , ou lors- qu'on les écarte les unes des autres. Les eapsules' sont fort caduques dans cette espèce. Goodenough.- Cette nouvelle espèce, dit Goodenough, a été confondue jusqu'à présent, autant par JLiimé que par les autres Botanistes, avec le ca- rex ces pi tos a, ou du moins elle en a été regardée comme une variété. Elle croit dans la vase des maiais. J'ai souvent trouvé une plante qui se rapportoit parfaitement à celle- ci par son port,. la forme et le nombie de ses épis, et par son extérieur; je l'ai pris pour le carex stiicta de Gocd. ce i>eît j^eiit- être qu'une des vai'iétés de mou Carex cespitosa. J'ai clierclié en vain dans uîie infinité' d'exemplairösi-, le réseau dont parle cet aineiir, ce qui me fait croire que son viai carex s trio ta ne se trouve point dans les enviions de Wittenbei'g. An reste je regarde la plante qne j'ai- observée ici, et dont je viens de parler, comme une variété du carex acuta de Linné , quelque droits et rigides ^ue soient ses épis dans certains terrains^ ' Si je n'ai point vu de réseau dans la plante des environs d^e Wittenberg, j'en ai observé un très- marqué et très- distinct, en forme de gaine, dans le carex paludosa de Good. ce dont il ne fait nulle mention. J'ai dit plus haut qu'à l'exceprion du réseau, je trouvois une paifaiie analogie entre le c are j& s trie ta de Good, et la plante Stigmatibus duobus, 77 dlci que j'ai sonpcoiint'e Ini appartenir. Mais je dois observer, que ses épis femelles ne sont pas anssi gros qne les a la plante de cet auteur, du moins dans la figure qu'il eu donne; figuie qu'on retrou- vera dans mon ouvrage , ainsi que sa description (qui est ici tradiute de soil texte latin.)^ 50. Carex acuta. Tab. Ee. Ff. N"o. 92. 'a. b. Laiche ou Carex aigu. Spitziges Riedgras. C. spicis filiformibus; feriiineis inf 1 ores centi- brts suberectis, fructiferis nutantibûs; capsulis^ ova- l i s a c u t i u s G u 1 i s , a p i g e in d i v i s o,- C. épis filiformes , dont les femelles sont droits pendant la fTeuraison et inclinés^ dans la matvuité; capsules ovales, aiguè's , ter- minées par an oiifice cntiei". Carex acuta, digyna, spicis filiformibus^, f'e m i- neis infl o r e s ce n tibn s nutantibûs, fructiferis erectis, ta ps II lis acutiusculis, apice indivise Good. PT^illd: in Me- moir. p. 53. Carex acuta, nigra Li'nn. Lightf. FI. Scot. p. 565. a. Leert lïerborn. T. 16. f. 1. Wilhl. Prodr. p. 58- Poil. Palat. p. 893. a.' Roth. Tent. I. p. 401. II. p. 45g. Matt. Fl. SiTes. p. 252. Lum- nitz. FI. Poson. p. 424- Esniarch. Scliles\\^ p. ßi. Liehl. FI. Fuld, p. 390. Retz. Prodr. FL Scand. p. igi. TTi°g. Prira. FI. Hols. p. 6g. IVIürr. Prodr. p. 76. Baumg: FI. Lips. 76- Böhm. Fl.Lips. n. 664? Carex. gracilis. Cuit. FI. Loud. Hoppe Tasclienb. ijgj' p. i2ï. Host. Fl. »ustr. p. 511. Hoffm. FL germ. p. 333. Carex mutabiiis. T'T'illd. Prodr. Berol. p. 37. Tab. II» III» fig. 6. 7. F)'ap]ès cette figure et cette description je n'ose décider si cette dernière appartient au carex acuta ou au carex pen- dula, malgré les nombreuses variétés que j'ai peintes ou ob- servées. »* * *• PonT des carex des marais, et des rives. C. paTudosa, rî- paria. Bac. rampante, épaisse, vivace. Feiiill. gr.iininecs , étroites, un peu carénée», droites, denticiilées et rudes à ieuï bordure, lor.ijTies de i à 2 pieds, souvent presqii" aussi longues que la tise DeHrie, et inclinées à leur sommet, Li fenille trop longue ne pouvant se souicnis droite. CiiAVM. haut de i, 2 à 3 pieds, droit, aigument iTian2:ulaire, denticule , et rude à ses anpks, variaiu Lcaucoup dans sa hauteur, et sa gïOStïCi«:, dans la- co-mpoç-ition et le nombre de ses épis, et mcme dans 78 VII. Sncis SExu distinctis, son port; tcllcmout qu'il n'est quclqitcfois qiic de la hauteur d'un pied et ne porto que i ou 2 épis m.ilcs , ci amant de femelles, et que d'autres fois il est liant de 2 à 3 pieds et porte 3 à 4 cpillcis de cliaquc sexe, et cela selon la qualitc plus on moins favorable dti icrraiu oîi il se trouve. Epi mâle x à 4, ordinairement 3, souvent 2, droiis , cyliudii- ques , acumines , dont l'un tcrmi.ial et les autres latéraux, scssiics , al- ternes, plus ou moins rapproches, quelquefois uu peu pédoncules et disiaus de 6 à 12 ligues, composes d'ccailies imbriquées, obovales- ob- longues, aiguës dans un indivilu , obtuses dans un autre, brunes -iioiri- 1res, ornées d'un nerf dorsal assez large et verd. Eî'i femelle, i à 4, ordinairement 2 ou 5 , pédoncules, longs, cylindriques, un peu anguleux, acureint-s, «onvent màlcs à. leur extrémité, droits pendant Icnr lieuraison , si Ictir pédoncule est court, inclint^s et rccotirbcs s'il est lonj;, comme lors de leur maturité; composés d' ce ail- les Luictoltes tantôt aiguës, tantôt acuminecs, brunes- noir.itrcs , ornées d'un lu-rf dorsal rerd. Bit.vCTEEs , celles des épillcts mAles ?«tacécs , plus courtes que leur épillct. Celles des épillets femelles lonçues de 6, 12 à 15 iionces , sur- passant la hauteur du chaume, non vagiuantcfi mais e:arnies d'oreillettes obttises des detix . ôtés de leur base, ressemblant aux feuilles, diminuant graduellement de longueur ; de manière que celle de l'ep.illct femelle supé- rieure est la plus petite et la plus étroite. UiiCEOLE oblong, aminci à ses extrémités, devcwant arec l'Age nue capsule ovoïde- globuleuse, un pcti plane d'un côté, atténuée eu uu orifice court et obtus. Gr. ovoïde - globuleuse atténuée en pointe Aux deux extrémités. Lft description de l'auteur étant confondue et mêlée parnd «ne infinité d'observations importantes, j'ai cru devoir l'isoler, mais comme j'y ai ajoute, autant d'après les figures de l'auteur, que d'après les nombreux exemplaires que j'ai eus sous les yeux , beaucoup de caractères dont il ne parle pas , je vais traduire littcr.ilement sa propre description. Celle j>la»tc fleiuit eu Mai et eu Juin. Elle est commune eu Eiuope, La i'.acine de ce carex est ramjjante. Le sol où il croit, le fait varier étonnamitient , selon qu'il e&t plus ou moins long- temps iîïnoHilé, que l'eau qui le couvre e>t plus ou moi«« jjure; de sorte qu'un observateur peu ezaercé poiirroit prendie les A^ariétés de cette plante ou les figures que j'en donne pour différentes espèces, un botaniste instruit pouvant être également conduit à regarder de» vaiiétés d'une autre espèce comme appaiteuant à celle- ci, faute d'a- voir observé , avec assez d'a.ttention , ses parties les plus délicates. Le carex aigu aime les marais, les lieux vaseux et aérés des bois, ceux où se plaisent les saules et les osiers, mais il leur préfère les bords des fossés , des ruisseaux et des étangs. On le trouve sou- vent pèle- mêle avec le carex cespitosa, dont il se distingue, d'abord, par son verd -gai et non glatique , comme dans ce der- nier, et par son port plus robuste et plus liant. Je n'ai épargné ni soins, ni recherches, pour trouver un caractère constant et bie» StIGMATIüUS DUOBUS. 79 marqué, qui separat à jamais ces tienx espèces; mais je dois l'a- vouer c'a été eu vain. Ses feuilles sont étroites, un peu caiénées, droites, rudes à leur boidme, un peu plus courtes que le chaume, iiéanmoius quelquefois si longues qu'elles jîeuclient et s'inclinent h leur sommet. Le chaume est, suivant le sol, haut de 1 , 2 à 3 pieds; sa grossem', la foime, le nombie et la composition de ses éj^is éprouvent les mêmes cliangemens, ainsi que leur Biactce; comme on le voit dans mes figures. On compte selon la force de la plante 1 , 2 , 5 à 4 épîs , pédoncules , et inclinés loisqu'ils sont mûrs, dans les individus robustes, telle que Pi, Ff. r. On remar- que cette tendance à s'incliner dans les épillets femelles un peu longs ; mais elle est fiappante lorsque les capsules sont près de la maturité. Mr. Goodenough , au com: aire , observe que les épis sont inclinés pendant leur fîcuraison et droits ensuite, ce que je n'ai ja- mais vu, du moins dans les enviions de Wittenberg, ni par rappoit à cette plante ni par lappoit aux autre» espèces. Les oreillettes w, qn'on voit à la base des bractées par exemple Pi. Ee , t, sont aussi sujettes à varier; elles sont quelquefois aussi jietites et aussi arrondies que dans le carex cespitosa. Les épillets femelles sont souvent mâles à leur sommet, ce qui me feroit presque regar- der la vai'iété No. 85. e, du car ex cespitosa comme apparte- nant au carex acuta, malgré ses petites oreillettes aiiondies Wr si les écailles des fleurs femelles n'étoient si obtuses ; ceci à la véiité ne s'accorde point arvee ce qne j'ai observé dans ce dernieT, dont l'es écailles femelles sont aiguës comme on peut le voir dans la fig. g2. b. où ]e les ai représentées dans leurs diverses formes, tantôt éga- lant la capsule en longueur, tantôt nn peu plus longues, ou un peu plus comtes qu'elles. C'est ce que n'a point examiné, attenti- vement. Wir. GoodenowgTi qui dit en général, qne les écailles sont de la même longueur que les capsules. Poiii' les écailles des fleurs m.ues a, elles sont plus ou moins obtuses. La capsule i, diffère peu de celle du carex cespitosa; elle se colore dans cer- tains individus be.-iuconp jjlutôt que dans d^autres, et souvent même avant l'îiistaut de leur matui'ité. C'est aux boids des étangs , et des ruisseaux, qu'on trouve cette plante dans toute sa force et sa beauté; la plupart de ses épis sont alors pédoncules, et inclinés. Celles qu'un observe, an contidire, loin de ces lieux, ou dans des maiais sujets à séclïcr, sont petites et portent des épis plus sessiles et plus droits. Quelques exemplaires de cette plante que j'ai reçus de Mr. Kohi et qui ont ctc recueillis dans les environs de Halle, ne s'accor- àent point, tout- à -fait, avec ceux que je viens de décriie. Leur So VIL Spicis sexu distinçtis, c h a u m e est liant de 2 pieds, et porte i à 2 ép illots m'ilos, .et 1, 2 à 5 femelles. J'en ai peint un Pi. Ee, y. qui ine paroit difFé- rer peu du caiex glob ni a,jis de la FI. Dan. t. ^545* J^ pour- rois en quelqne sojte y lapportei' mon No. .ßj. d, si ses écailles et ses capsules n'étoient si obtuses. On observe de semblables écarts dans les carex palu4osa et riparia. 51, Carex ïîispiDA.Tab, S. No. 64. Laiche ou Carex hispide. Steif hors tiges Ried- gras. €. b r.a c t e i s s u b - v a g i n a t i s ; spicis p aj't im .s i nî p 1 i- cibus, partim duplicibus, capsuli« marginatis Lis- pi d i s. C. bractées sous- vaginalstes; épis en partie solitaires, et ^1 .partie géminés., capsules ornées de cils durs à leur bordure- Caiex liispid^i. pT'dhh in Litt. La Barbarie est la patrie de ce çarerc. Si l'on en juge d'apieß la figuje, le cliAuniede l'exemplniie qui a servi d'orginal, pou- voit avoir 3 pieds de lif.uteur avec ses éjns. Sa partie supérieure eat peinte divisée en deux et dans son entier, à l'exception de l'é- pillet inférieiu' qui n'a pu y trouver sa place. Cet épi II et inférieur qui manque et qui se trouve placé, 9 pouces plus bas, sut l'indivi- du, est lotalenieut femell«; il est long de e|; pouces et .s.on pédon- cule de 1^. Sa bractée qui ressemble à celles qui se -trouvent sous les autres épill-ets a 2 pieds de longueur, sa base est vaginante dans la longueur du pédoncule et pourvue, comnie celles qui sont repjésentées ici, d'inie i>orduie épiiisse et brtuie qui détermine le contour de son incision. Les gaines des 5 épis femelles c, sont très - courtes ; et les épis femelles eux-mêmes sont mâles dans leur partie supéiieuie. On voit plusieurs épis., réunis par paires, m^iis dont l'un d, est entièrement poiuvu.de fleurs mâles. Des ob- servations ultéiicures apprendiont si l'on trouve constamment dans cette plante, les épis ainsi binés-. Cet individu porte 6 épis mâ- les et 4 femelles^ dont 3 sont mâles à leur partie supéiieure. Les écailles des fleurs m aies a, sont presque ovales- anguleuses, d'un fond biun-joux, blancliàtres à leur bojduie et oi'uées d'un nerf dorsal verd. L«s écailles des fleurs fe.melles sont ova- les, niucronées et de la même couleur que les premières. Sa cap- sule, encore non miîre, est année à sa bordure de cils fernies, et se Stïgj^atiuus duobvs. 8x se termine en nu orifice délié, rigide et bidenté 1i. La graine 1, aussi non milre, donne une idée de ce (ju'elle est dans Li ma- luiité. 52. Carex fusca. Tab. Ce. No. 88- Laiche ou Carex marron. Schwarzbraunes Ried î^ ras. C. spicis ovntisjinferioiisub-pedîincnlat.i. Gap- s II lis ovatis mucronatis, mucroue bifido, culino tc- r e t i u s c u i G. C. épis ovales et dont l'infciieiir est sous- pédoncule, capsules ovales et dont l'orifice aîgu est bifide; clianme un peu cylindrique! Carex globularis ; variât altitudine; spicis feinineis solitariis vel geminis, inferiori t une pe dune ulo se- m i n n g u i c II 1 a !• î , s u p e r i o l' i , s e s s i 1 î b i" a c t e a b l' e r i s s i m a fusca siiffulta. Rarius speciniina legi spicis stib-ro- t un dis, stylis geminis, foliis planiusculis; vix ta- rnen me judice diverse. Kahl, in Rom, neuen Magaz. I. pag. 211. * » ToriT du carex brunAtre. (Carex pu 11 a.) riAC. fibreuse, eu partie rampaïUc et f tolonifère , à'uu blanc- s,ileu caiialiculecs vers leur pointe. Fl. composée de i «pi mâle terminal, et de i à 2 épis femelles, lin lieu distaiis- Epi 3IA1.E , long de Ö à 3 lig. lancéolé, d'itn loux obscur. Epis temf.lles , solitaires, ou gcmiiiés|, ovales - lancéolés pendant la fleuraii-oii , ovales- arrondi.-; dans leur maturité, et de la cotilcur du tij:'\1c ; l'inférieur aussi long que le m.Ue , uu iJCii pédoncule, garni d'une bractée linéaire - subulee , longue d'environ i pouce, ornée, des deux cotés de sa base, d'une iietitc oreillette arrondie rôtisse; le supé- rieur, sessile, plus petit qtie l'iuferieur , garni d'une bractée écaillcuso, lancéolée- subulee, rousse, longtie de 2 à 4 lig. où l'on apcr(jOit à peine des oreillette. Ecailles, soit des fleurs mâles, soit des fleurs fcnicUcs , ovaics lancéolées, d'un brun roux- obscur, transparentes et lilaïuhcs à leur sommet, ornées d'un nerf dorsal verd peu apparent. Ovaire ovoïde, stylo portant 2 stigmates. L'nCEOi.ii ou Nectaire ov'oïde, devenant une capsi'XiE de même forme, reii.lee , mticronec, d'un noir- roussàtrc, p.ile à sa base, terminée par un orilice bifi.de. G^l.VI^E ovec, aristéc. 11 S2 Vil. Sl'ICIS SEXU DISTINCTIS, Ce c.ircx diffère du carcx pu lia qiii Fiiit et arec lequel il a la plus grande analogie, i) par sa racine plus fibrcufe que rampante; 2) par ses feuilles moins grandes et raoixis canalicnlécs ; 3) par sou épi m.Uc moins grand et non obtus; 4) 1'*^' ses é^'is femelles plus ovales moins ar- rondis et dont l'inférieur est plus long qlic son pédoncule loin d'circ une fois plus court, comme dans le C. pu lia; 5) par ses écailles ova- les-lancéolées, aussi- longues que leur capsule et non ovales et plus courtes; 6) par sa capsule plus mucronéc , plus bifide à son orifice et blanche à sa base; 7) par sa couleur moins obscure. Cette esjjece fleurit vraisemblablement eu Juin et Juillet, puisque les montagnes de la , Norvège et de la Lapponie la voient iiaiirc. , Je dois ce carex à Mr. le Professeur F'ahl qui me l'a envoyé avec le carex globularis. Sans doute la Noivège et la Lappo- nie sont leur patrie commune. Le piemier n'est pas mie variété du second; mais bien une espèce distincte et nouvelle, qui a beau- coup de ressemblance avec celle qui suit, mais qui s'en distingue cependant, comme je vais le faije voii", en peu de mots, pourvu toutefois que la plante suivante ne soit point sujette à des variations marquées, qui m'induisent en erreurs. 1) Tvlr. Good. dit que la sui- vante a un chaume aigument triangulaire , ce qui convient un peu à celle- ci jiour sa partie sujiérieure,. mais non pour la partie infé- rieuie qui est presque cylindrique ; 2) il observe que l'épi infé- rieur est ordinairement plus court que son pédoncule, ce qui est précisément le contraiie dans le carex fuse a. J'ai mtme un ex- emplaire sous les yeux oit les deux épis fenrelles sont sessiles et dont l'épi mâle a nn pédoncule une fois aussi court que celui de i^exenr- plaire que j'ai peint et qu'on voit désigné par d. Il est vrai que cette paitie qui varie dans plusieurs autres espèces, peut aussi varier dans celle-ci. Une description plus détaillée me paroit siipej iîuc, puisqu'elle se r.apporteroit entièicment à celle de la plante suivante, excepté qtie la capsule brune- noirâtie et non mtîre du C, fuse a indiquée par i, est blanch.îtie à sa base, ce que Mi". Good. n'a point remarqué. 53. Carex pulla. Tab. R. No. 6'^. Laiche ou Carex brun. S ch war zlich tes Ried- gras. C. Digyna, vagin is nullis, spîcîsovatis, infe- T i o r i p e d 11 n c u 1 a t a ; c a p s ii 1 i s o v a t i s m ii c r o n a t i s ; m u- crone bifurco, Goodenough. C. Style portant deux stigmates; bractées non vaginantes; épis ovales, et dont l'inférieur est pédoncule; capsules ovales, imicro- nées fourchues à leur orifice. Good. SxiGMATIßUS DUOBUS. {^3 Rac. épaisse et rampante. Feuili.. assez droites, graminées, étroites, âpres à leur bor- liiire et à leur angle dorsal, comnuiiiüiiieut plus courtes que le chaume , le surpassant quelquefois. Chaume presque droit, haut d'environ 9 pouces, porunt un épi maie, et deux femelles, un peu écartés. Epi MALE long de 6 lig. terminal, oblong, fauve, composé d'Ecaillés ovales - oblongues , un peu aiguës, ornées d'un nerf dorsal peu sensible. Epis femelles ordinairement 2. le supérieur sessile, sous- globuleux, garni d'une bractée simple, membraneuse, noire, ovale, aiguë, ornée d'un nerf dorsal Verd ; l'inférieur, sous- ovalc , poité sur un pédoncule, délié et plus long que lui, garni à sa base d'une bractée sembLible à une feuille, n'atteignant point le sommet , à peine vagiuante , ornée d'oi eilleites trîjs - petites et ar- jondies. Ecailles semblables à celles de Tépi mâle, mais noirâ- tres, un peu plus courtes que les capsules qui sont glabres, ova- les, légèieinent renflées et comprimées, obtusement mucronées, noires, et terminées par un orifi ce fourchu. Traduit de Good. Ojcs. Ce carex varie assez souvent, quelquefois il ne porte que deux épis dont l'un mâle et l'autre femelle ; mais quand il a deux épis mâles, il arrive que l'épi supérieur est quelquefois bisexuel. Gûodenough. Ou trouve ce carex sur les montagnes de l'Ecosse. La cou- leur de la lîgnre est viaisemblablement trop pâle. Elle est emprunté« de celle d.e Good. laquelle n'est point coloriée. 54. Carex gkminata. Tab. W. Pp. No. 75. Laiche ou Carex géminé'. Gepaartes Ried- gras. C. spicis peduuculatis gcminatis, fructifcris pendu lis; capsulis ovatis apice in te gris. C. Epis pédoncules , géminés , pendans dans leur maturité ; capsides ovales à oiiiice entiei'. Les feuilles caulinaires , inférieures sont alternes et servent de gaine les unes aux autres, à la hauteur de 5 à \ pouces; leur lon- gueur est environ de 2 pieds, et leur laideur de 2 .1 3 lignes; el- les ont beaucoup d'analogie avec les feuilles bractéales. Le chaume est triquètie, de la hauteur à peu près des plus longues feuilles. Les hg. 75. n. W. et Pp. n'en présentent que la p.irtie supérieure. 84 VII. Sricis SKxu distinctis^ Stigm. duob. La propilétc d'.-ivoir les cpîs géminés paroît être un attrîLut de cette espèce, puisque deux exemplaires, que j'ai sous les yeux, en jouissent également. S'il aiiivoit qu'on en tiouvât une variété avec des épis solitaires , elle se distingiieroit facilement des autres espèces de celte division , par la structure particulière de ses parties. La bractée inférieuie o, est pourvue d'une gaine qui n'a en longueur qtie le ^ du pédoncule qu'elle enveloppe. La gaine des bractées supérienics est beaucoup plus courte et ne peut lui étie comparée. Les écailles sont brunes, cependant un peu pales, ou blancliâties à leur bordure. La capsule est de la même coulent et se termine par un orifice obtus. On pourra se faire une idée de sa forme, quand elle est mûre ainsi que de celle de sa graine 1, en consultant les figures que j'en ai données PI. Pp. Les exemplaires qui m'ont servi povir peindre cette espèce pro- viennent de l'herbier de Forster, et m'ont été communiqués par Mr. le Piofesseur Sprengel ; comme ils ont vraisemblablement un grand âge, il est probable que leur couleur naturelle est beaucoup altérée. Je n\ii reçu d'abord qu^m exemplaire, privé des ses épillets mâles, que j'ai peint PI. W. ayant re(ju, dans la suite, tin exem- plaire complet, j'ai cru devoir donner une seconde figure Pi. Pp. Cette plante noe parvint sous le nom de car ex ternaria, mais ne trouvant rien en elle qui ait quelque rappoit avec ce nom , je me suis cru fondé à douter que ce soit la plante que Forstçr indique comme l'ayant récoltée dans la Nouvelle - Zeland et dont il parle n. 54g. de son Prodr. c'est pomqiioi je l'ai nommée de nouvean, sans parler de sa pairie. VIII. Spicis SEXü distinctis, mascüla ünica, femineis sessilibus, seu breve peduncu- LATIS, VAGINIS BRACTEATIS BREVIBUS , VAGI- NA VEL nülla; Stigmatibus tribus. Epis unisexuels, dont le male est soli- taire, ET LES FEMELLES SESSILES OU POR- Te's sur un COURT PEDONCULE; GAINE BRAC- TEALE, OU COURTE, OU NULLE; TROIS STIG- MATES. NB. La gaine bractéaîe se mesure dans les espèces que com- pTenJ cette division, d'après la partie du pédoncule qu'elle enre- loppe, 53. Cakex Oederi. Tab. F. No. 26. CaREX d'OEDEK. Carex Oederi; Ehrh. Gram in a. n. jg. C. Oederi ; spi eis la t er alib n s co nf er tis, snbpedun- culatis, ovato-sttbrotnndis, androgynis; ter min a 11 ma scttl.-r linear i; capsnlis acumine recto terminati». Roth. Tent. II. p. 433. Schrad. Spicil. FI. germ. p. 51. C. d'Oeder; épis latéraux, rapprochés, sous - pédoncnlés, ova- les - sons - globuleux , androgrj-ns ; épi teiminal mâle, linéaire; cap- sules terminées par un orifice, ou bec droit. S6 Vin. Sricrs sexu distinctis, masc. un. etc. C. Oedeii ; sjiicis siibqii.iteruis sessilibus; capsii- lis globosis a eu lis. Ilojfiii. H. gerin. p. 323. ppchll. Supplem. FI. Hall. p. 40- Hopjy. Taschenb. 1797. p. 101. C. Oetle}i ; spicis coufcrtis subsessilibus subrotun- dis, m a se 11 la lineari; capsulis globosis rectis acunii- natis. TJ Ulli, in Memoir. p. 2Q. t. 1. f, 2. Port Au carcx jaunâiic (C. flava) dont il n'est sans doute qu'une vaTiété plus petite, comme l'observe très- bien Mv. ScJikiihr. I\ac. fibreuse, dcusc, jauii.'are en dehors, multicaulc. CïiAvsi'Es hauts de 2, 3 a 4 pouces et même du double dans un icrrain favorable, et oii l'herbe est haute et bien nourrie, formant de vctits e,aaons denses; chacun des chaïuncs est droit ou un peu divergent, (l incline, iriqtictrc, strié, à iJeine rude à ses angles, feuille dans sa par- tie iiifcricLue. Feuill. graminées, carénées, rigides, striées, âpres à leur bor- dure , de la longueur x'resquc des chaumes , vaginantcs à iexvc base. Ft.. consistant en 1 épi mule et en 2, g ou 4 épis femelles. Epi mâle terminal, droit, lancéolé - cylindrique , un peu trijonc, d'une cou- ■ieur jaunâtre fauve, long de 4 ■* 6 et même de p lig:. Epis femelles inférieurs, alternes, rapprochés, ovoïdes • globuleux , souvent m.iles au •sommet, les supérieurs sessilcs , garnis do bractées linéaires tubu- lécs longues de r à 2 pouces, l'inférieur plus grand, quelquefois fort distant, porté suit un pédoncule de 2 ii 4 lig. garni k sa base d'une bractée tinc fois aussi longue et aussi large que celles des autres épis, un peu vaginante, souveut. inclinée horizontalement et même plus encore. C.vIj. des fleurs mâles consistant en écailles imbriquées, ova- les - X)blonge8 , roussitres, ornées d'un nerf dorsal verd , strie. Etam. comme dans les autres espèces. (JAL. des fleurs femelles, formés aussi d'Ecaillés imbri- qiiées , ovales un peu aiguës, du reste semblables h. celles des Heurs raàles. PiST. ovaire ovoïdç - triquètre - oblong, acuminé. Style court. Stigmates 3 l)laucs , plumeux. UntEoi.E, ou Nectaire ovoïde - triquèirc - oblong, devenant .avec l'Age une cap s ti le ovoide, triqtiètre tm peu renflée, ventrue d'un cote, atténuée en lui bec droit, bifide à son orifice. Gr. ob- ovée- triquètre, acuminée subitemeiu aux deux extrémi- tés , mais surtout a. la supérieure. Cette plante fletirit de Mai en Juin et même plus tard encore. Elle se plaît dans les maiais toiiibeiix et presque stériles. Sans doute elle est plus généralement ré^jandue en Europe qu'on ne l'a c:ii. Ou la trouve en abondance dans les environs de Wittenbesg, (en l'innconie près d'Erlang et dans le pays d'Hannovre). Quelques auteurs disent avoir y'\\ quelquefois des fleurs mâles à la pointe des épis femelles , ce que je n'ai pas encore eu occasion d'observer, non plus que des fleivis femelles dont le pitil ne portât Stigmatibus tribus, 87 que 2 stigmates. Je douterois presque que ma plante soit le vrai carex oederi de EJnJiart, si je ne l'avois reçue sous ce nom de lui- même. Quant au C. oederi de Retz, et au C. divisa de la FI. Dan. ce sont des plantes absolument différentes que Mr. le Pro- fesseur l^aJil regaide avec raison , même comme deux espèces dis- tinctes , ce qui est en effet, si celle de la FI. Dan. a effectivement 2 stigmates, comme on le voit dans la figure. Le Carex oederi dont parle Retz pag. ijg- de son Prodr. Scand , est le carex pilulifera de Good, ou C. decumbens de Ehrhart, que i\ii peint PL J. n. 3g. il est, ainsi que le C. di- visa de la ï'I. Dan. que j'espère me procurer un jour, tout- à- fait différent du carex oederi de Ehrh. mais quoique cette plante soit g'énéralement regardée et déterminée comme espèce paiticulière je trouve ses caractères spécifiques si variables , selon les divers sols, que je ne puis m^empéclier de la regarder comme ime -pure variété du carex flaA'^a. Pour m'en assurer, j'en rassemblai 100 exen • plaires, je les aiTangeai par ordre de grandeur en mettant le plus pe- lit à la tête, et à la fin le plus gros, et le plus liant le carex flava, mais il me fut impossible de trouver une limite entre ces deux prétendues espèces , elles rentroient et se confondoient Tune dans l'autre, sans qu'il fut possible, d'après l'opinion oii j'étois en- core, qu'elles foimoient deux espèces, de voir où l'une s'arrctoit et où commençoit l'autre; de sorte que les caractèies qui m'avoiënt décidé à les peindre séparément Pi. F. n. 26. et PL H. u. 56. s'é- tant évanouis, je me vis forcé de reconiioitre que les différences qu'elles offroient ne pravenoient que du sol, plus ou moins fertile, ou plus ou moins airosé , ayant d'ailleuis remarque qvie cette plante devenoit le carex flava à mesure qu'elle s'approclioit d'un bon tcnain, et que ce même carex flava de^^enoit d'autant plus petit et d'autaiit plus carex oederi, qu'il s'en éloignoit. Au reste ceux qui voudront continuer de les regarder comme deux espèces seront toujours libres de le faire» 56. Carex praecox. Tab. F. Mo. 27, Laiche ou Carex katif. Frühzeitiges Ried- gras. C. vaginis brevibus, sub a e qnan tib u s ; s pic î s sub- approximatis, oblongo-ovatis; caps u lis ovatispu- bescentibus, apice iutegris. 88 VIIL Spicis sexu distingtis, ;siasc. un. etc. C. Gaines biactéales courtes, égalant piess. i irais ii:;pics non iradimes (larce que iruiieiir, quelquefois obscur, devient ici inintelligible, même pour les bota- nistes allemands. SxiGMAXIßüS TRIBUS. 93 petit épi femelle e, on c , paitciflore, souvent m.ue à son sommet; Bractées o, des épis, ou fleurs femelles, courtes -obtuses et pro- longées par une arête aiguë, ou seulement ovales- lancéolées ; Ecail- les f, oblongues , biimes - rousses, blanchâtres à leur bordure, or- nées d'un neif dorsal veid-pâle, celles des fleurs mâles a, obtuses, celles des flems femelles b, aiguës; Urcéole ovoïde, oblong- triangulaire , à orifice h,' vaginant, obtus, non bifide, comme le dit Haller , non plus que la capsule i, qui est pyiiforme - triquètre, plus ou moins rude veis son sommet, mais quelquefois lisse et striée. Il fleurit sans doute en Juin et Juillet. On le trouve sur les Alpes et les plus liantes montagnes de l'Europe, principalement sur celles de l'Autriche et de la Suisse. 60. Carex flavxV. Tab. F. H, No. a6. 36. I^AicHE ou Carex Jaunâtre. Gel blich te s Ried- gras. C. vaginis brevibus subaequantibtis foliolo di- va r i c a t o , s p i c a m a s c u 1 a 1 i n e a r i , f e m i n e i s s u b r o t u n- dis, capsulis rostrato-acuminatis. Coodenough. pag« 175. n. 24. C. gaines bracté.-iles , courtes, égalant presque les pédoncules, continuées en feuille divaiiquée; épi mâle linéaire, épis femelles aï- londis ; capsules effilées en bec aigu. Good. Carex flava; spicis confeitis subsessilibus subro- t u n d i s , m a s c u 1 a i i n e a r i , capsulis a c u t i s r e c u r v i s. Liniï. Syst. vegt. Li^hif. FI. Scot. p. 5.51. Schrank. Fl. Bav. pag. 283. Pcll. Palat. n. G85. Leers. Herb. pag. 202. Tab. XV. f. 6. Roth. Tent. I. p. 596. II. p. 457. Jac(jf. Vind. p. 167. Gniel. Tub. p» 232. HoJfm.Yl. gcrm. p. 5-8. Böhm. Fl. Lips. n.CCS- Baiimg. Fl.I-ips. p. 72. Murr. Prodi. Gott. p. 7G. Timm.Yi. Megnpol. p. 105. Lcyss.Yl. Hall. p. 254. Retz. Prodr. Scand. p. 179. Scof. Carn. n. 1161. Matt. Fl. Siles. p. 249. M'illd. Prodr. Eerol. p. 29. T'Vigg. Prim, FI. Holsat. n. 720. Ehrh. Beytr. Hannov. I. p. 110. GiUhert. l'I. Li- thuan. p. 547. Ho-ppe Taschenb. 1797. p. 102. Esmarch, Schles^v. p. 73. JLitmnitz. FI. Poson. p. 41g, AU. IL Pedeni. n. 2343. Hall. liist, n. 1380. Schenchz. p. 426. PiAciRE fibreuse, longue, presque rampante. Feuilles droites, longues d'environ 6 à 7 pouces, larges de 1 à 2 lignes au plus, ii'égal.int point le chaume, du moins ordinal- 94 VIII. Sncis SEXu distinctis, masc. un. etc. rement. Chaume liant de 3, 4, 3, 12 et même de x6 pouces, ter- miné par un épi mâle d, à la base duquel on compte 1, 2, 3 a 4 épis femelles c, d'autant plus cc.irtés , qu'ils sont plus nom- breux, et dont les inférieurs sont poilés sur un pédoncule plus long, enveloppé à sa base d'une gaine de la même longueur. Les bractées o, d'abord droites, divergent et s'inclinant à proportion de leur maturité , et selon qu'elles sont plus inférieures. Les épis femelles sont quelquefois contigus au mâle, ou du moins tiès- peu éloignés, comme on peut voir dans la fîgui'e. Les écailles f, sont l'ousses - brunâtres, blancliâtres à Icui- boiduve , oi'uées d'un nerf dorsal veid ; celles des lleuis mâles à, sont un peu plus obtu- ses, que celles des fleurs femelles, qui sont quelquefois échancrées à leur sommet, et terminées par une arête. L'oiifice de l'urcéole h, est bidenté aussi bien que la capsule i, qui est terminée en un bec plus ou moins long, tantôt dioit, tantôt un peu incliné. Cette capsule est souA'-ent obtuse a sa base. Ce carex fleurit en Mai et en Juin. Il est commun en Europe dans les praii-ics et dans les bois maiécageux. Il varie beaucoup en hauteur, et en force selon la qu.alité du teiTain. On le trouve ici dans un teirain humide, couveit de mousse et stéiile, de la grandeur du Carex Oedeii n. 26.; mais si on s'avance dans le fond de la pvaiiie et vers le bois , où le sol beaucoup meilleur, est couvert d'une belle heibe , on s'apej'çoit k mesui'c qu'on avance qu'il augmente de grandeur et on re.connoit enfin le carex flava. J'ai cjii pendant quelque temps trouvei' des caractèies diflérencicls dans la biactée inféiieure x, et à la pointe des écailles des fleuis femelles, de même que dans la longueur du bec de la capsule; mais bientôt tous ces caractèi'es me parurent si douteux, que je ne pus me décider à séparer ces deux plantes. 61. Carex extensa. Tab, V. No, 72. Xx.yi, Laiche ou Carex à longues bractées. C. vaginis brevissimis aequantibus folio 8ub- reflexo, spicis confertis, femineis subrotundis, cap- su lis ovatis a cuti s. Good. C. Gaines bractéales ti es - courtes , égales en longueur au po- .doncule , sous-iéfléchies à leur partie supérieure ; épis r.ippjocliés ; épis femelles sous - globuleux ; capsules ovales et aiguës. Caiex flava, var. ß. Hucls. FI. angl. J^. 407» Stigmatibus tribus. 95 Racine vi%\^ce. Feuili-es. Les radicales tin peu étroites, plus courtes que le chaume, rudes à leur bordure et à leur angle dorsal vers leur sommet; les eau lin ai res égalant, surpassant même quelquefois le cliaume : les unes et les autres vaginantes k leur base. Ch-AUMe dioit, obtusement triquètre, glabre, haut d'en- viion 1 jiied , terminé par i , et rarement par 2 épis mâles , au- dessous duquel sont 2 ou 5 épis femelles. Epi male linéaiie, long d'environ 6 lignes, (s'il s'en trouve deux, l'inférieur est cinq fois plus court) composé d'écaillés oblongues, un peu obtuses, rousses, ornées d'un nerf dorsal verd. Epis pemeli-es placés à la base de l'épi mâle plus ou moins rapprochés, ovales, un peu aigus, portés sur un court pédoncule; les supérieurs un peu coniques, l'inférieur un peu plus écaité et plus ovale; tous composés d'écaillés ovales, rousses, une fois plus courtes que les capsules, cillées d'un nerf doisal épais qui se prolonge en une courte aiête. Bractées. Celle de l'épi, (ou des épis supérieurs,) tantôt orale, plus courte que son épi, tantôt beaucoup plus longue : celle de l'épi inférieur très- longue, ouverte, surpassant de beaucoup le chaume, réfléchie dans la matuiité. Capsuee, ovoïde, aiguë, sous- trigone, glabre, ouverte, nerveuse, atténuée en un bec tris- court et bi- denté. Etamikes 3, semblables à celles des autres espèces. Style surmonté de trois Stigmates. Good. Cette espèce lleuiit piobabîement aussi en Mai. Elle croit en Angleterre dans les maiais. Elle a été découverte par Mi'. Good. qui en a fait une espèce nouvelle, quoiqu'elle eut été legaidée par d'auties botanistes , comme une variété de l'espèce précédente. J'ai emprunté sa figure, ainsi que sa description. Mr. Good. distingue cette espèce piincipalement à ses feuilles cti'oites , à son chaume effilé et grêle , à ses écailles femelles obtuses un peu mucronces , h ses capsules ovoïdes, aiguës, un peu plus longues que leur écaille. Ou voit à la lettre B. une de ces capsu- les f, suruiontée de ses 5 stigmates g. On remarque que son ori- fice 11. est couit, et finement bidenté. 62. Carex pedata. Tab. H. No. 37. ORIS/iTH-Tû-I-.-;, \^ ■ , . Laiche ou Carex pe'diforme. Fuchsf tirmiges Riedgras. C. vagi 11 is brevibus membranaceis s ubaeqn anti- fa u s apli y Ilis; spi c i s f e min ei s s ub - or n i th ojsi f or ni ib u s rectis, mascula sub- breviori, cul 1110 compresse. 9<) VIII. SviClS SEXU DISTIXCTTS, M ASC. UX, CtC. C. Gaines biactéales meiiibraneuses apliylles , ' égalant presque les pédoncules en longueur; épis femelles, disposés en pieJs d'oiseau ; épi mâle ini peu plus c-.r.it ; chaume comprimé. C. pcdata, s p icis f e mi n eis se ssilib us oblongis; in- feriori axillari, foliis s ubf ilif o r ni ib u s. L. Syst. veg. ? G !■ a ni e n c a l' y o p li y 1 1 e u m a n g ti s t i s s i m i s foliis, s p i c i s sessilibus bievibus ei^ectis n o n c o m p a c ti s. I\ïor'is. Ilist. 5. p. 243. n. 12? Retz. Piodr. II. Scand. n. 10,57. Schrank. Fl. Bav. p. .2^'\. Ho]^fe Tasclienb. 1797. p. 104. -^H. FI. Pcdeni. n. 2320. Miiir. ProJr. Goett. p. 7C. Hoffin. FI. gerni. p. 523. Cai ex 6 p i c i s f e m i n e' i s r a i" i s , m a l' c m a e q u a n t i b u s. Huiler Hisc. 1 575. G r a m en c a j- y o p li y 1 1 a t u m n e m o r o s u 111 , spica niultiplici. C. Bauhlii pin 4. tbeatJ'. 47- Prodi', png. y. u. 22. Scheiicliz. gram. p. 450. JVIlcJt. Gen. p. 65. n. 78. tab. 52. f. 14. G l' a ni en p a r v u m 6 ) 1 v a t i c u m , p a n i c u 1 i s forma pedum avium /. B, bist. 2. p. 499* PiAciîsr. fibieusc, dense iiuilticaule , d'an brun-i'oux obscur. FjiürLi.ES giamiiiées , liucaires, un peu caiénces, atténuées, presque subitement en pointe, âpi-es k leur bordure et à leur angle doi'sal, ou plutôt armées de courts cils, durs et aigus, dirigés dans la moitié de la feuille vers son sommet, et dans l'autre moitié vers sa base; ces feuilles sont longues de 5 , 4' 5 et même quelquefois de 6 pouces, assez larges pour leur longueui-, c'est-à-dire, laiges d'en- viron ij * " ligues, foi"mant de petits gazons isolés. CxiAUMJis hauts de 2, /^ a. 6 pouces, cylindiiques , d'abord droits, jcconibés dans leur maturité, et alois plus longs que les feuilles, teiuiinés par 5 ou 4 épillets Unéaii'es, couits, rapjsrocliés et formant le pied d'oiseau. Epi îmale , solitaii'e, terminal, garni à sa base d'une bi'actée vaginante, fauve, courte, qui lui est commune avec l'épi femelle supérieur qui l'avoisine. Epis femelles ordinairement g, en comp- tant celui qui accompagne l'epi mâle, peu distans, parallèles entr'- eux, poi'tant 5 à C fleurs alternes et non con ligués , garnis aussi à leur base d'une bractée vaginante, membraneuse, rousse- fauve, lui- sante souvent mucronée dans l'épi inférie^ir qui est porté sur un pé- doncule de la longueur de sa gaine, qui dans cette espèce, ne se piolonge i.nmais eu feuille comme l'a pictendu Linné. Les 2 épil- lets inféi leurs ont chacun une bractée qui leur est piopie, comme je »n'en suis assuré sur plus de 100 individus, et non commune' k tous deux comme l'a voulu un auteur récent. Les 2 épillets femelles supérieurs surpassent bientôt l'épiliet mâle qui semble s'évanouir. Ecailles > Stigmatibus tribus. 97 EcAitLES f , obovales - oblongues , d'un cliâtaiii luisant, mem- braneuses et pâles à leur bordure sujîérieure , ornées d'nn nerf dor- sal verd qui se termine quelquefois en une pointe très- courte, cel- les des fleurs femelles plus obtuses , ou plus larges que celles des fleurs rnàles. Urceole oblong, obtus et non bifide à son orifice h, deve- nant en grandissant une Capsule pyriforme- triquètre, pubescente, terminée par un orifice également court obtus et entier, atténuée et amincie à sa base. Ce joli caiex fleurit en Avril et en Mai; il se plaît dans les bois rriontueux, sur les montasjnes même, entre autres stir les Alpes, d'où je l'ai reçu : il se rappoite paifaitement à la description qu'en ont laissée Haller, C. Bauhin , Scheuchzer , JMicheli et à celle de Hoppe, mais les descriptions de l^hinc et de Blorison ne lui con- viennent point entièrement. Cette plante v.irieroit - elle à ce point ? ou auioit - on réuni deux espèces ? c'est ce qui me paroit le plus vraisemblable d'après plusienis exemplaiies et d'après ces deux der- niers auteuis. Selon Linné , ses feuilles ont un pied de longueur, elles sont étroites et rigides, son chaume est épais, solide, arrondi d'un côté , un peu plus long que les feuilles. Un peu au-dessous de l'épi mâle, sont àeu^ épiUets femelles sessiles et alternes, dont l'in- férieiu- est garni d'une bractée foliacée qui égale le phaume. S'il en faut croire quelques auteurs, le car ex pedata est aussi indigène en Angleterre. Si cela est, il est étonnant que Mr. Goodenough n'en parle point dans son naité des carex anglois. 63. Carex digitata. Tab. H. No. 3S. Laiche ou Carex digite'. Fingerförmiges Ried- gras. C. vaginismerabranaceis dimidiatis apliyllis; spi- cis linearibus erectis, mascula breviori; capsulis. distantibus. C. Gaines bractéales membraneuses , apliylles , une fois plus courtes que les épis qui sont linéaires et droits; épi mâle plus court que les épis femelle« ; capsules distantes. C. digitata; bracteis membranaceis subapbyllis va- ginautibus dimidiatis, spicis linearibus eiectis, mas- cula breviori, capsulis distantibus. Good, T^'illd. in Memoir. p. 2^. 13 98 VIII. Spicis sexu distinctis, masc. un. etc. C. digitata ; spicis lihearibns ei'ectls, masc nia bre- vioi'e infeiioreqiie, bracteis aphyllis, capsulis di- stantibus. Liim. Syst. veget. Gunn. FI. Norveg. n. 1049. ^^'' Fl. Pedem. 11. 2521. Leers FI. Herborn. p. 202. t. 16. f. 4- Poil. Palat. n. 884- T4'''illcl. Prodi". Berol. p. 50. Roth. Teilt. I. p. 596. II. pag. 440. Bauing. FI. Lips. pag. 72. Boehm. FI. Lips. n. 670, Schrank. Fl. Bav. p. 284. Hoppe Taschenb. 1797. p. 105. Murr. Prodr. GuU. p. 76. Timm. Fl. Megap. p. 195. Hast. FI, .lustr. p. 506. Leyss. FI. Hall. p. 254. Retz. Piodr. FI. Scand. pag. igo. Scopal. Carn. n. 1149. ^'^'SS- Pi'ini- Tl. Hols. p. 63. JLuriw. FI. Poson. p. 420. Reig. wildw. Pi. p. 514« Ehrh. Beylr. Haun. I. p. 110. Loes. Pnis. n. 501. t. 27. Scheuchz. pag. 448. t. 10. f. i/j. Hall. Hist. n. 1376. Cyperoides montanum, nemor. caul. triquetro- compresso, spicis fer m gin eis etc. 3Iicheli Gen.pl. p. 65- 1. 32. f. 9. G j' a m e n c a r y o p h y 1 1 a t u m montanum, s p i c a varia. C. B. Pin. 4. Prodr. p. 9. n. 23. Morts. III. p. 245. tab. 12. f. 15. Raci]ne fibreuse, longue, brune, rousse, multicaule. Feuilles graminées, longues de 4» 6 , Q »^ iZ pouces, larges de 1 à 2 lignes et quelquefois plus , denticulées et rudes à leur bor- dure et à leur angle dorsal, revêtues à leur base d'écaillés vaginau- tes brunes. Chatjmes nuds en grande partie, cylindriques- comprimés, non feuilles à leur base, mais enveloppés de quelques gaines brunes membi'aneuses ; à peine aussi liants que les feuilles pendant leur fleu- raison; les surpassant bientôt et atteignant 10, 12 à 15 pouces. Fl. composé de 1 épi mâle, et de 1 , 2 , a. ^ (même de 4) épis femelles. En mille linéaire, long d*environ 6 lignes, sous- terminal, garni à sa base d'une bractée vagiuante écailleuse, brune -rousse, membraneuse et blanclie à son sommet, obtuse ou atténuée subite- ment en une pointe courte. Epis femelles linéaires, plus longs que le mâle, pourvus de 5, 6 à 7 fleurs alternes; le supérieur égalant d'abord, et surpas- sant bientôt l'épi mâle en longueur, porté sur un pédoncule une fois plus long que sa gaine qu'il partage avec lui; les inférieurs distans de 4, 3, ou de 12 lignes, a proportion de leur nombre et de la force de la plante, d'ailleurs semblables au supérieur, mais por- tés sur des pédoncules d'autant plus longs, qu'ils sont plus infé- rieurs. Ces épis sont g.arnis d'une gaine environ une fois plus courte que leur pédoncule, du reste vaginante, écailleuse, d'un Stigmatibus tribus. 99 bnin-roiix, luisant et foncé. Ecailles f, obovales, comme tron- quées à leur base, obtuses et piestjue denticulées, ou frangées à' leur sommet, d'un cliâtain luisant, ornées d'un neif dorsal verd, qui souvent excède et fait la pointe, membraneuses et blanches à leur bordure, surtout à leur sommet, celles des fleurs femelles un peu plus larges. UncEOLE b, oblong obtus et entier à son orifice, devenant en mûrissant une capsule i, p^niforme-liiquètre, pubescente, d'im châ- tain clair, amincie ou atténuée insensiblement à sa base, mais plus subitement à son sommet, qui se termine par un bec, ou ori- fice court , obtus et entie:-. Graine pjniforme - triquètre , roussâtre. Cette espèce et la précédente ont beaucoup de ressemblance. Le caiex digité fleurit en Avril et Mai ; il se plaît dans les bois montueux , il est assez commun en Europe et beaucoup plus que le précédent. * * * Il est facile de distinguer le carex digité , du carex pédiformc , au premier coup d'oeil, mais lorsçiuon compare leurs diverses parties, on ne trouve presque phis de différence: mêmes feuilles, mêmes bractées, mêmes éi)is , écailles, et capsules. Leur analogie est des plus grandes. Ils dif- fèrent, seulement, en grandeur et dans le port. Le carex pediforrae est une ou deux fois plus petit; et porte ses épis presque réunis au som- met. Le carex digité, ail contraire, souvent beaucoup x^lus grand dans toutes ses parties, a ses épis femelles i^lus disperses sur la tige, naissant souvent vers son milieu et plus bas encore quand la plante est forte et vigoureuse. Se* épiilfts inférieurs ont des pcdonctilcs de 6 à 12 lignes, dont la bractée vaginante recouvre exactement la moitié. Ce soiU là les seuls caractères différentiels qui les séparent. Si la culture xiouvoit les faire évanouir, il n'y auroit plus de dotue que l'un ne fût une variété de l'autre. J'.ti semé, il y a quelques années, le carex pcdata. Quoique j'eusse recueilli moi-même la graine, au moment oii les capsules tomboient, elle ne leva point. Je n'ai pu, pour cette fois, massurer s'il ne seroit point possible d'obtenir par la culture, des individxis qui se rapiirocliasseut , peu à peu, du carex digital a. 64. Carex pilulifera. Tab. I. No. 39. Laiche ou Carex pilulifere. Pillenf örmiges Riedgras. C. vaginis niillis, spica mascula sub-lineari, fe- itiineis subrotundissessilibus confertis, culmo de- bili. Goodenough. C. Gaine bractéale nulle, épi mâle sous - linéaire ; épis femelles sous - globuleux sessiles réunis; chaume grêle et f cible. loo VIII. Spicis sexu distinctis, masc. un. etc. Carex pilulifera ; spicis qua te mis confevtis, masc nia lineaii brevissima, femineis sessilibus, squamis ova- lo-lanceolatis, capsula acuta pubescenti longioiib us, culmo debil i. ppllld. in Mcmoir. t. II. f. 2. Carex pilulifera; spicis terminalibus confertis sub- rotuudisj mascula oblonga Liiin. Syst. veget. Hitds. II. Scot. 554. n. Angl. 408. Host. Tl. anstr. p. 507? Hop-pe Tasclienb. ijqj. pag. 10g. Pf'igg. Prim. FI. IIols. pag. 6Q. Retz. Prodr. Fi. Scand. p. igo. Giimt. FI. Norv. n. 505- PT^ilU. FI. Berol. p. 51. Leyss. FI Hall. p. 255? Roth. Tent. I. p. 593. H. p. 445- Hoffm. FI. germ. p. 350. Gouan. Obs. bot. p. 75. AU. FI. Pedem. u, 2515. riuk. am 178. t. 91. f. g. Morts. III. p. 245. n. 16. t. 12. f. 16. FI. Dan. t. 1048. Quelques auteurs rappoitent encore à cette espèce celle de Pi. 571. de la FI. Dan. qui n'est, certainement, pas la même plante. Peut - être scr.ii - je bientôt à porté de Texaminer plus exactement, vu qti'elle croit à quelques lieues de Wittenberg , dans le chemin de Leipsic , k la Flore de laquelle elle appartient. Carex decumbens. Ehih. Gram. n. 70. Hoffm, FI. germ. pag. 329. Racine fibreuse, mince, roussâtre, multicaule. Feuilles graminées, longues de 5 à 6 pouces, Lirges de 1 à 2 lignes , un peu carénées , âpres à leur bordure ; jousses et vagi- nantes à leur base, formant im gazon. Chaumes aiguraent triangulaires, longs de 5 .H 6 lignes pen- dant la floraison, et de 8 '^ 12 lors de leur maturité; d'.ibord droits, ou un peu inclinés, mais recourbés et décombans lorsque les capsules sont formées. Fl. composée d'un épi mâle terminal , droit sous - linéaire long de 4 à 6 lignes, et de 5 à 4 épillets femelles sous globuleux^ dont les 2 supérieurs sont contigus au mâle, et les autres distans de quelques lignes. Epi mâle brun, composé d'écaillés lancéolées, aiguës, brunes- rousses, ornées d'un nerf dorsal verd, membraneuses et blanches à leur bordure. Epis femelles arrondis - ovoïdes , longs de 2 à 5 lignes ou plus, composés d'écaillés ovales, un peu raucronées , convexes en dehojs , brunes- rousses, ornées d'nn nerf verd, membraneuses et blanches à leur bordure. Bractées linéaires- sétacées, privées de gaine, âpres à leur bordmç. Celle de i'epi inférieur longue de 3, Stigmatibus tribus. ioi 6 à 12 lignes, celle des épillets supérieurs graduellement plus courte on nulle. Urceoi-e ovale- triquètre, pubescent, atténué aux deux ex- trémités, coupé obliquement à son orifice h, et à peine bidenté, de- venant une capsule i, sous- globuleuse- triquètre, nn peu pyri- forme, velue, terminée par un bec ou orifice court. Graine f, ovoïde- arrondie obtusement triquètre. Il fleurit en Avril et en Mai, croit dans les terrains secs, sa- blonneux, à l'entrée des forets, ou des bois aérés. On le trouve dans plusieurs pays de TEurope, "ntre autres près de Wittenberg, (de Brème, de Ratisbonne, de Berlin et d'Erlang oii il est assez commun. } 65. Carex GLOMERATA.Tab. I, No. 4r. Laiche ou Carex glomerule'. Zusammengezo- genesRiedgras. C. spica mascula oblonga, femineis sub-binis ovatis confertis sessilibiis, capsulis sub-globosis glabris conglomeratis. C. épi mâle oblong; épis femelles sous - géminés , ovales, con- tigus; capsules sous - globuleuses , glabres, glomérulées. Carex glomeiata. Roth. Tenu I. p. 397. No. 25. Esmarch» Sclilesw. p. 78- Carex supina. TT^ilïa, Carex tenella. Fiölich. Carex globiilaris. JLeyss. FI. Hall. p. 255' Roth. Tent. ir. pag. 442. Scholl. Fl. Barb. pag. 203. PVigg- Prim. Fl. Hols.? Gmd. Tub, p. 282? Raciîte sons -rameuse, garnie de Radicules fibrenses , fort courtes et fines ; d'un blanc - sale , multicanle. Fetilles formant nu petit gazon, graminées, longues de 5 à 6 pouces, à peine larges de 4 ou de 1 lig, àpies à leur bordure, dioitc?, sétacces vers leur sommet , vagiudiucs à leur base. Chaumes droits, triq\iètres, nn peu plus longs que les feuilles, à peine âpres k leurs angles. Fl. consistant en 1 épi mâle, terminal, et en i, plus souvent en 2 épis femelles sessiles, insères nn peu an -dessons de sa base. Epi Ml à 1 e linéaire , long de 3 h 4 lignes , droit pendant la ileil" raison, souvent incline après; comx'osc d'e caille s imbriquées, ob - ova- les - oblougues , obtusement aiguës, d'u'n châtain- roux , ornées d'Un nerf dorsal verd, membraneuses et blanchâtres à leur bordure. 102 VIII. SnClS SEXU DISTINCTIS, MASC. UN, etc. Epis femelles, o.dinaircmcut 2, petits, sous- çlolnilcux prtsqtie comigxis , composes d'écaillés, ovales, nu peu aigiié's , à\i teste sem- blables à celles de l'epi màlc. Le super leur de ces épilLtts placé à la base du màlc, paucifloïc; l'iufeiieur une ou deux fois i>lus gros, placé à 2 ou 3 ligues ^ilus bas, garni à sa base d'uue courLe bractée ovale, aristée , roussàtrc. ExAJviiNiis comme daus le? autres espèces. PisTiii. ovaire ovoïde- triquètre surmonté d'un style qui porte 3 stigmates. UrceoIjE ovoïde- triquètre , atténué, subitement, en iln bec droit à orifice bidenté , devcnaiu une capsule renflée, rousse, lisse, aussi OA'Oïde- triquèire et terminée par un orifice bidcnte. Graine, ovée- triquétre, un peu pyriformc , mucronée , rotissàtre. Comme ce carex est assez r.irr , j'ai crû devoir en donner une description plus détaillée que celle de l'auteur. Potir que du moins l'on n'y perde ïicn j'ajouterai la sienne. Cette esjîèce fleniît en Aviil et Mai; elle se plaît dans les lieux secs et bien exposés , priiicip.alement sur les coteaux. Sa racine paroit ttie un peu rampante. Ses feuilles sont étroites, longues de 5 à 6 pouces, et larges de 2 à 1 ligne. Son chaume est triangulaire, grêle, un peu plus liaut que les feuilles; il est teiminé par 2 ou 3 épis dont le teiminal est mâle , et l'au- tre , ou les autres s'il y en a 2 , sont écartés de 5 à 6 lignes du mâle, ou un peu plus encoie. L'inférieur est garni à sa base d'une bractée 2 à 3 fois plus longue que lui, et quelquefois de la même longueur. Ces épis sont composés d'Ecaillés f, d'un brun-soni- bre, un peu membianeuses et blanches à leur bordui'e , obtusemeut aiguës. L'urcéole est terminé par un orifice bidenté, et se change en une Capsule lisse et presque globuleuse i. J'ai requ le car ex mucronata No. 44'' deux fois, sous le nom de C. gl ob nia ris. Le premier est facile à reconnoitre, et K distinguer du second , à ses feuilles , à son chaume , à sa capsule et à ses stigmates, sur lesquels il suffit de jeter vui coup d'oeil. 66. Carex ciliata. Tab. I. No. 42. Laiche ou Carex Cilié'. Gefranztes Ried- gras. C. spicis tribus, mascula terminali, femineis ob- longis sessilibus, squamis apice subrotundis cilia- tis, crenatis, capsula clavata pubescenti brevioribus. PVilld. in Memoir. tab. III. f. 2. Stigmatibus tribus. 103 C. trois épis, dont un mâle terminal, et deux femelles ob- longs , sessiles ; écailles arrondies , ciliées , et crénelées à leur som- met; capsules en massue, couvertes d'un velu court. Carex ericetorum, spica mascula ter m in a li, obverse ovata, obtusa, femineissessilibus, ovatispubescen- tibus. Pollich. Pakt. p. SQo. Hoppe Tasclienb. 1797. pag. 107. Hoffm. FI. germ. pag. 329. Schrank. Fl. Bavar. pag. 237. Mönch. Metliod. Pi. Marb. p. 322. Roth. Tent. II. p. ^2. Scheuchz. gram, p. 421. t. 10. f. 10. Carex approximata. AIL FI. Pedem. n. 2315. Hall, Ilist. n. 1571. Carex montana. Leers Ixerborn. p. 203. t. 16. f. 6. Schleich, Catal. PI. helv. D'après Hoppe (Tasclienbucli) elle est aussi connue sous les noms de Carex vernalis. Schreh. Carex colina. Ehrh, Racine fibreuse , im peu rampante , courte , bnme. Feuilles en gazon, longues de 3 à 6 pouces, larges de i a. S. lig. graminées , carénées. Chaume droit, obtusement triangulaire, baut pendant la fleuraison, de 4 à 6 pouces, atteignant jusqu'à sa maturité la liau- tenr de 6 à 3 et même de 12, alors un peu incliné ou lecourbé, nud en grande partie, enveloppé seulement à sa base de quelques gai- nes x, terminées par une courte feuille. Fl. composée de 2, 3 à 4 épis, dont le supérieur est ni.Me, souvent en massue comme on voit k 9, et dont alors les fleurs sont ordinairement niellées et stériles. Les épis inférieurs un peu plus courts sont femelles. Le plus inférieur est garni d'une bractée brune - rousse, arrondie à sa base, courte et se prolongeant en une pointe linéaire, sétacée, verte, vue grossie à o. Ecailles des fleuis mâles, f, a, un peu plus longues et plus étroites que cel- les des fleurs femelles; les mies et les autres d'un brun- obscur, jnême noirâtre, blanches, arrondies, et fineraent frangées ou ciliées à leur sommet. Urcéole ovoïde- triqulcre, pourpré et à peine bidenté à son orifice, souvent même obtus et un peu incisé d'un côté, se changeant en luie capsule i, pyriforme, ainsi que sa graine 1, couveite de poils courts et mois, terminée par un orifice très- court et obtus. Les écailles sont toujours ovales, non anon- dies, excepté k leur sommet, comme le prétendent quelques auteurs. Je n'ai jamais non plus observé que l'orifice de l'urcéole fût tridenté, ainsi que l'a dit Leers. 104 VIII. SnClS SEXCT DISTINCTIS, MASC. UN, Ctc. Cette espèce fleurit aussi en Avril et en Mai; elle se plaît dans les terrains sablonneux, principalement dans les forêts de sa- pins, dans les bruyères. On la trouve près de Wittenbeig , (d'Er- lang en Franconie et d.in5 plusieurs autres P'iys.) 67. Carex clandestina. Tab. K. No, 43. Laiche ou Carex clandestin. Heimliches Riedgras, C, b r a c t e i s m e m b r a n a c e i s su b-a p li y 1 1 i s v a g i n a n t i- bus, spicis f enii ne i s r emo tis, vaginam vixexsupe- rantibus, Goodenougli. C. bractées membraneuses, sous- aphylles, vaginantes; épis femelles écartés, suipassant à pdne la gaine, Carex liumilis. Leys. FI. Hall. p. 255, Schreh. Spicil. p. 6S- Host. Fl. austr. p. 507, Hoffm. FI. germ. p, 35a. Roth. Tent, I, p. 400. II. p. 455, Ho-p-pe Tasclienb, 1790. p. 58. i797- P- loo« Jßaumg. Fl. Lips. p. 75. Schrank. Fl. Bavar, p. ZQ2. Carex pro s tr a ta. AU. FI. Pedem. n. 2312, Hall. Hist. 1370. Cyueroides mojitauum Iiumile, an gu s ti f o liu m, cul- mo veluti folioso, spicis obsesso, Scheuchz. giam. pag. 407, t, 10. f. 1. Capsulis oblongis, gibbis, trilatejis. JUich. gen. p. 63. n. 65. t. 32. f. Q. Port k peu près du carex courbé carex curvula. Racine composée de longues radicules, fibreuses, assez grosses, diircs , brunes et tortueuses. Feuilles graminées, linéaires- sétacécs dures et rigides, recoiix- Jjées'dans la vieillesse, r«igiuaiues , mejnbraueuscä et rousses à leur base, de là caréuées eu partie, armées à leur bordure de petites deuts blanches spiuulif ormes , longues de g , 6 à 9 pouces , larges de f ligue , formant îin gazon dense et decombant. CHAtiaiEs liants, pendant la flcuraison, de i, 2 à 5 pouces ati jjIus, surpassant peu cette hauteur eu mûrissant, droits, un peu triquètres , re- vêtus à leur base d'mic enveloppe épaisse de feuilles desséchées , et gar- nis un peu plus hatu et cela presque dans toute leur longueur, de brac- tées membraneuses, vaginantes, blanches à leur bordure, d'un brun- potirpre à leur sommet , de chacune desquelles sort le sommet d'un pe- tit épi femelle. Ces chaumes s'inclinent dans l'âge avec les feuilles. Fl. composée d'un epillct niàle terminal et de 3 à 4 epiUets fe- melles , alternes , distans , sortant à peine , comme je l'ai déjà observé, des bractées vaginaïues qui revêtent les chatimes , et cacUent les mistères de la fécondation. Stigmatibus tribus, 105 Epi mâle long d'environ 6 lignes, lancéolé, un peu aîgu , corn- ■jjosé d'écaillés ovales- oblongiies , obtxises , d'un fond brun - ronx luisant, membraneuses ec blanches à leiiv bordure, oraécs d'un nerf dor- sal pUc. Bractée vaginantc, obtuse, rousse, blanche et membraneuse à. sa bordure. E t a m i u e s comme dans les autres espèces. Fris femelles, composés de 3 oti 4 fleurs dont les écaillet sont ovales mucronécs, \in peu vaginantes à leur base, du reste sembla- bles à celles des fleurs mâles. PisT. ovaire ové - triq^uètre, surmonté d'un styl« assez long çi^ui iJorte 3 stigmates. Urceoi.e ovoïde - tiiqiiètre , un peu velu, se changeant en une C-Apsule ovoïde - tric[uètre , renflée, assez pyriforme ou atténuée à sa base, velue, à- orifice très- court et très- obtus. Gkaine ovoïde , triquètre , un peu pyriforme., attentiée aux deux extrémités. Cette plante est assez rare. Je n'ai encore eu occasion de l'obser- ver qtie stir les rochers et les lieux montueux. de Muggendorf. Elle a été trouvée aussi près de Lcipsic, de Salzbourg, de IVatisbonne et dans quelques attires endroits. Elle mériteroit d'être nommée carex prae- cox, cat c'est celle de ce genre que j'ai toujours trouvée la première eu ilcur ; aiasi qu'on va le voir dans l'avitcur, dont j'ajoute la descrix>tioii. Le earex clandestin croît sut les montagnes , sur les locliei's, et autres lieux secs semblables. On le trouve eu fleur de« le moiî de Mars et le mois d'Avril. Sa Pv.aeiue fibreuse pousse des feuilles assez étroites, longues dfi 3 , 6 a. ^ pouces qtti d'abord droites , s'inclinent ainsi que le cliaunie avec l'âge ou vers le temps de la maturit-é. Le chaume fleuri est liant de 1, 2 «5 pouces au plus; il jjorte 3 à 4 épis femelles distans pauciflores, cachés par les feuilles et encore plu6 pai' leurs bractée«, ce qui a engagé Mi'. Goodenough à donner à cette espèce le nom de carex clan destina. Le chaume s'élève peu après sa fleuiaison, k peine titteind- il le tieis , ou Ix moitié de la longueur des feuilles. Les bractées vaginantes ont beaucoup d'analogie avec les écailles f , elles sont d'un fond brun roux, blan- cliâti"es membraneuses et luisantes k leur bordure, et souvent niu- cronées. Pendant la fleui"aison les épillets femelles ne laissent voir que le6 stigmates , mais bientôt après ils paroissent portés sur des pédoncules aussi longs que les bractées. L'urcéole est terminé par un orifice h, obtus et devient une capsule i, pyriforme u» peu velue. 14 io6 VIIL Spicis S£XU distincïis, masc. un. etc. 68. Carex filiformis, Tab. K. No. 45". Laiche ou Carex filiforme. Fadenförmiges Riedgras. C. spicîs masculis oblon'gis sixb g en» inis , femi- neis sub- du ob us remotis, ovatis, caps u lis apice bi- fidis, subl.inuginosis, bracteis longis. C. épis nulles sous- gcimnés, oblougs ; épis femelles souTCirt au nombre de deux^ distans, ovales; capsules à orifice bifide un peu lanugineuses ; bractées longues. C, filiformis y sp icis nias eu li» gern i nis , femineîs ge- minis distantibus ovatis, capsulis bifidis, lana splen- dida tectis» bracteis longîssimis. PT^iîld. in Mem. p. 37. Carex filiform is ;. vaginis brevibus sub a eq u art tib u s, spicis m a s e ulis s ub- d uab u s lin e ari b u s, f e m i n eis ova- tis remotis, capsulis liirtis. Cood. pag. 172. tab. 20. f. 5. Lbin. Syst» vegE. Carex splendida, T-f^lIhh Prodr. Berol. p. 35. t. 1. f. 3. Roth, Tent. I. p. 598. II. p. 446. Caiex lasiocaipa. Ehrh. gram, ig^ Hojfm. FI. germ, p. o^9- Carex liirta. FI. Dan. t. 579? Caiex tomentosa. Liglitf. FI. Scot. SG5' Racine rampante, garnie de longues radicules fibreuses, uni- caule et vivace. Feuilles longues de 1 35 pieds, rigides, étroites, canaliculées, on demi- cylindrinues , droites, aiguës, âpi'cs à leur bordure, vagi- nantcs, les inférieures membraneuses, lousscs, ne foimant (jue des gaines qui s'effilent eu leseau à leur bordure. Chaime de la hauteur des plus longues feuilles, sous - cvlin- diique, xmï peu tilquctie surtout vers son sommet, tiès - âpre à ses angles, stiié, d'un beau verd- foncé, teiminé par 1, plus souvent par 2, et quelqitefois par 5 éjûs mâles au-dessous desquels se tron- vezit 1 on 2 épis fcjnellcs distans autant l'un de l'aïUie, que des mâles, c'est-à-dire, de 1 à 2 pouces. Epis m.îles, 1, 2, raiement 3 terminaux, Ifncaîres - cylindri- ques ou un peu trique ti^e s , d'un roux- brun, le supérieur long de ]-| à 2 pouces, l'inférieur ou les inférieurs s'il y en a 5, lUie fois plus courts, gainis à leur base d'une bractée membîa- iiense, rousse- brune, ovale, vaginante, ornée d'un nerf verd qui se termine souvent en une pointe. Ces épis sont composés d'é- Stigmatibus tribus. icr cailles lancéolées, brunes - rousses , légèrement ciliées à leur som- met , ornées d'un neaf dorsal verd. Epis femelles, i ou 2 , distans, droits, cylindriques; le supérieur long ^e 6 h. g lignes, large de 2^ * 3> sessile, garni d'une bractée iinéaiie- subuiée très- âpre, ornée d'oreillettes rous- ses- brunes, longue de i, 2 à 3 poîices ; l'inférieur long de 9, 12 a 13 lig. soiK - pédoncule , garni d'une bractée linéaire caiiali- culée, ornée d'oreillettes, une ou deux fois plus longue que l'autre épi, égalant ou surpassant la hauteur du chaume. Ces deux Epis femelles sont quelquefois naàles à leur sommet. Leurs écailles sont oblongues, presque lancéolées, mucronées , d'iui roux - biom et ornées d'un nerf dorsal verd qui se prolonge en aaête. Etamixes comme dans les autres espèces. Pistil; ovaire oroïde- niquètxe; style surmonté de 5 stigmates. Urceoi-e oblong, velu, terminé par un orifice h, bifide, t] es -aigu, devenant en mûrissant une capsule ovoïde, rousse, renflée, sous- lanugineuse, qui se termine eu un orifice également bifide et aigiu GRÂI^E ovoïde- tiiquètre, rouss\tre, atténuée «n pédicule k &a base , et suiHiontée d'iuie arête flexueuse *). Le carex filiforme fleurit en Avril et en 31*1; il croit ordi- nairement dans les étangs vaseux et les maiais très- aquatiques. Oa le trouve dr.ns divers pays de l'Aileiuagne ( entre autres eu Fraiico- uie près d'Erlang), Je ne puis m'assurer si la figiue de la PL 579. de la F L Dan- appartient à cette espèce ou au carex liir ta. Elle se rap- proche du premier par ses longues feuilles étroites , et s'en éloigne par les écailles peintes isolément à cùté , et qui sont terminées par une longue arête. Peut- être a t- il para indifférent au peintre de donner aux écailles nue arête plus ou moins longue, et aux fleurs deux ou trois stigmates. ObseiTation qu'a déjà faite Fiotli. *) Cette ilcscription est, ainsi que la plupart des a^itres , xine tra- ductiou de celle de l'auteur mise daiis lui .riitrc ordre et considé- rablement anjnicntée, d'a^jr« iW;$ exct-iplaires virans, et $« figures. lo8 Vin. Spicis sexu distinctiS; masc. un, etc. 69. Carex FIRMA. Tab, O. Y. No. 54. Laicitk on Carex roide.' Steifes Riedgras. C. foliis brevibus lineari- lanc e o 1 atis , firmîsî »pica mascula saepe réfracta; eaps^ulis oblongis apice ■V a g i II a n t i b u s. C. feuilles courtes, linéaires- lancéolées, roides ; épi mâle souvent incliné ; capsules oblongues à orifice en gaine. Carex firma; cnlmo foliisque fi r mis er actis, spi- cis fe m i nei s lo n ge p eti ola tis, erectis; squamis retu- îis mucronatis. Host. Fl. austr. p. 509. Carex réfracta; spicis femineisgeminatîs, sub-pe- dunculatis, ovatis, erectis; mascula ter min ali, ob- longa, réfracta; eulmo triquetro, nudo. ilotA. Tent. II. pag, 451. Carex spadicea. CmeL Syst. vegt. p. 1^4' Carex rigida. Schrank. Fl. Bav. p. 290, Carex pauciflora. Ustcri. Carex strigosa. Jll. n, 2331. Hall. 1388? Je ne doute point que Scheuchzer , Huiler et Aîltonî n'^aient «bsei"vé et décrit cette espèce; néanmoins ce n'est qu'en exprimant mon incertitude que je cite ces deux derniers auteurs. PiAciKE fibreuse , rousse. Feuilles rigides, fermes, un peu recourbées, graminées, aiguës, longues de 1 à 3 pouces, larges de 1 à 2 lignes, carénéesy formant un j^etit gazon qu'on prendroit pour celui d'un oeillet. Chaume solitaire, haut de 3, 6 à g pouces, aigument tri-an- gulaire , lisse même à ses angles , revêtu à sa base de quelques gai- nes , du reste nud, droit ou un peu flexueux, termine par lui épi màle , à la base duquel se trouve ordinairemeet un epi femelle, tous deux écartés de 6,' 12 à 15 lignes d*tm autre épi aussi femelle, à la base duquel le pédoncule des deux épis supérieurs semble se briser. Souvent ces trois épis sont très - rapprocliés, quelquefois également distans, de manière que le pédoncule de l'épi mâle se brise vers la bractée du premier épi femelle, comme on le voit dans la figure. Epi mâle, ovale- lancéolé, long de 3 a 4 lignes, composé d'écaillés imbriquées, ovales, brunes - rousses , membraneuses et blancliâtres à levu- bordure» ornées d'un nerf dorsal vcrd. Stigmatibus tribus. 109 Epis femelles, J, plus souvent 2, longs cîe 2 à 4 Hgnes, le supérieur sessile, garni d'une bractée écailleuse, orale, aiguë, vaginante rousse, plus coiu'te que son épillet, ornée d'un nejf dor- sal verd. L'inférieur plus grand, plus on moins pédoncidé, garni aussi d'une bractée vaginante, mais plus effilée et de la longueur h peu près du pédonciue comme ou le voit k la lettre x. Ces deux épillets sont composés d'écaillés semblables à celles de l'é- pillet mâle, cependant un peu plus aiguës» Up^ceole ovoïde- oblong -triquètre, tantôt glabre à ses angles, tantôt légèrement cilié, atténué en tm orifice en gaine, devenant avec l'âge une Capsule aussi ovoïde- oblongue- tiiquètre, égale- ment ciliée à ses angles, coupée de biais et ciliée k son orifice ainsi que l'urcéole. Graine ovoïde- oblongue -trîquètie,'Toussâtie, On voit quel- quefois s'élever à la base du cliaume, ainsi que dans le earex gy- Mobasisr un long pédoncule grêle, portant un épi femelle. On pouna se faite une idée des variations de cette plante dam ses épis ou leur pédoncule en consultant les Pi. O. Y. Cette espèce fleurit en Juillet; elle se plait siu" les montagnes, Mr. Hoppe l'a trouvée en abondance sur les Alpes de Salzbourg. Mr. Host siu- celles de FAutriclie, et INIr. Roth l'indique comme crois- sant aussi dans les prairies sèthea et sablonneuses de l'Oldenbourg, 70. Carex polygaha. Tab. X? Gg. No. 76. Laiche ou garex polygame. Vielweibiges Riedgras. C. spîca androgvna terminali, in ferne mascula; fcmineis ovatis sessilibus remotis erectis; capsulis obovatis glabris, apice integris. C. épi terminal, androg}''n, mâle inférieuiement ; épis femel- les ovales, sessiles, distans, droits; capsules obovoïdes, glabres, k orifice entier. Chaume liaut de lo à 15 pouces, d'abord droit, incliné vers le temps de la maturité , aigument triangulaire , âpie et tian- cliant k ses angles, revêtu jiîsqu'k 2 ou 4 pouces au-dessus de sa base , de feuiUes vaginantes , terminé au sommet par 3^5 épis dont le terminal e'st .Tiidrogyn. Feuilîes graminées, presque planes, de la longueur k peu près de la tige fleurie, rudes à ieui" bordure, les caulinaires no VIII. SlTClS SEXU DISTINCTIS, MASC. XJH. CtC. «"■alant souvent le chaume en Iiauteur: les unes, et les autres lar- o ges d'environ 2 ligues, Epj terminal, .-indrog;^ni , femelle a sa partie supérieure, m<âle à ea partie iuférieure, quelquefoisfem elle seulement au milieu, long (3e S à lo lignes, large, pendant sa ileuraison, de 2 à 5 ; com- posé d'écaillés imbriquées brunes - rousses - obscures, pâles a leur bordure , ovales lancéolées dans les fleurs mâles , ovales un peu oblongues dans les femelles , d'ailleurs ornées d'un nerf dorsal verd qui se termine ^n arête aiguë. Ei'is latéraux, femelles, un peu pédoncules plus courts que le terminal, et d'autant plus courts qu'ils sont plus supérieurs; tan- tôt rapprochés, tantôt distans de a, même de 2 pouces, l'infé- rieur porté sur un pédoncule de 3 à 6 lignes; tous composés d'écaillés eembla-bles à celles de l'épi tei'minal , et garnis à leur bajse d'une bractée semblable à une feuiUe, pourvue d'une gaine o, plus courte que le pédoncule, et quelquefois de la meine lou- g)xeuT. La bractée de l'épi inférieur est la plus longue ; elle varie en longueur , ainsi que les autres ; elle égale £t surpasse même h. hauteur de l'épi terminal. UpiCEOLE obové - triquèti"«, devenant une capsule de la même fprme, renflée, terminée par tm oriRce couit, à peine bidenté. Gäaine obovée - triquètre , mucronée , roussâtre. J'ai reçu cette pLmte de Barby et de Halle. Elle avoit été trouvée dans les bruyères des environs. Quelque temps ap:cs Mr. le Professeur F^aJd me Ta envoyée comme espèce nouvelle qu'il avoit ti'ouvée en Zelaud d?ns des lieux marécageux. Il est donc vrai- semblable qu'elle croit dans plusieurs pays de l'Europe où elle aura été prise pour une autre espèce, ou décrite sous un nom qui m'est e;icore inconnu. J'ai déjà observé que l'épi terminal porte quelquefois des fleurs mâles au sommet et à sa base et des femelles au milieu comme on Yoit PI. X. mais à peine un exemplaire entre dix offre-t-il cet écart. 71, Carex globularis. Tab. Gg. No. 93. Laiche ou Carex a capsules globuleuses. Ku* gelkap selichtes Riedgras. C. spica mascula et femineaoblongis, dist anti- bus, feminea brevi jîe duncula t^ bractea brevior; cap- sulis sub-globosis glabiis. Stigmatibus tribus, rri C. épi mâl-e et épi femelle, oblonge et dîstansî épr femelîij un peu pédoncule et plus court que sa bractée; Capsules glabres et sous- globulenses^ Carex globularis ; spica m as cul a lineari, feminea sub- salitariaobloiigasessili, distante, bracteabrevio- re, capsulis glabris. Vahl. in Rom. neuem Magaz. p. 210. Carex globularis ; spica m a se u la oblonga, feminea sessili ovata, folio florali bieviori approximata, Linn. Syst. vegct, Carex spica mascula a feminea in ala folioli re- met a. FI. Lappen, j). 556. Le cil a II me est haut de 9 à i2 pouces, un peu triangulaire vers son sommet, revêtu à sa base de quelques feuilles étroites, canaliculées, larges de 1 à 2 lignes, longues de 6 à 9 pouces, Se roulant en cylindre et paroissant alois sétacées. On compte rare- ment plus de 1 épi mâle et de 1 épi femelle, cependant j'ai trouve 2 des premiers sur un exemplaire qu'on peut voir à d , d, Mr. T'^ahl a obseivé aussi quelquefois 2 épis femelles. Je soupçonne que cela peut venir de ce qire l'épi mnle inférieur se sera déterminé pour l'état d'épi femelle, parce qu'il s'est trouvé inséré bien bas. L'épi feiTielle c, est porté sur un pédoncule d'environ 6 lignes garni à sa b.ase d'une bractée; souvent une fois plus longue, un peu vaginante à sa base. Les écailles sont ovales, brunes - rous- ses , blanchâtres à leur bordure. La capsule, peinte ici un peu avant sa maturité, est sous- globuleuse- triquètre, glabre, teianinée par un orifice court, et bifide b. Comme Mr. le Professeur V'alil a eu occasion d'observer un bien plus giand nombre d'individus de cette plante que moi, et de remarquer leurs variations diverses > je joins ici sa description. PiAciKE vivace. Chaumes, un, cm plusieurs hauts de 9 à 12 pouces droits, mî peu rigides, sans noeuds, tiiqueties entî'e les épis, cylindjiques au-dessous, glabres, striés, très -'déliés, revêtus inférieurement de gaines dessécb<ïes, gn:nis à leur base de rejettons décombans. Feuili.es naissant toutes de la racine ou vers la base du chau- me, droites, ouvertes, vaginantes, un peu plus courtes que le chau- me, subulées , étioites , canaliculées, rudes à leur dos, effilées, ai- gués, rousses à leur sommet. Evi mâle terminal, droit, solitaire, linéaiie, épaissi vers son sommet, long de 1 pouce, composé d'écaillés linéaires, ob- tuses, rousses, carénées, blanchâtTes à leur bordure. Bractée 112 Vin, SnClS SEXU DISTINCTIS, MASC. UN. etc. mille, mais remplacée par une ecaille bracténle , souvent accompa- gnée d'une seconde qui se Uouve üa milieu du pédoncwle. Epi femelle ordinairement solitaire, rarement géminé, dis- tant de I pouce de l'épi mâle, sessile, ou un peu j^édonculé , ob- long , ayant 6 a. 12 lignes de longueur , la grosseur d'une plume de cygne, imbi-iqué sur 6 rangs. Bractée subulée tjès - ouverte, une fois plus longue que son épi, souvent rousse à sa bordure, a sa base et à sa pointe. Ecailles calicinales ovale«, aiguës, égalant les capsules, rousses, blancliâtres vers leur sommet, ornées d'un neif daisal verd. Ukceole oblong, paillet, noirâtre dans sa maturité, renflé et mucroné. Stigmates 3. f'''ahL (Traduit du latin). Ce carex croit dans le NordUnd. On le trouve aussi sur le« rochers en Norvège et en Lapponie. On pouiTa s'apercevoir que les figures que j'ai données de ce carex ne rapportent pas dans tou- tes leurs parties avec la description du Professeur Vahl. Cela jie vient sans doute que des variations que cette plajite éprouve. J'ai j>eint la variété dont il est question PI. Ce. No. 38* ^^ je l'ai décrite au N. 52. sous le nom de C. fusca. Je ne doute point que le carex globularis Pi. 443* ^^ ^^ ^^* -Dai»« n'appartienne k l'espèce No. 92. a, fig. y. Pi. Ee. de mon ouvrage. 72. Carex Vahlii. Tab. Gg. No. 94. Laiche ou Carex de Vahl. Vahlisches Ried- gras. C. spîcis ovatis, terminal! androgyna, inferne mascula; femineis ap p r oximatis ; capsulis subglo- bosis pubescentibus. C. épis ovaks , le terminal androgj'n, mâle vers sa base; épis femelles rapprocliés ; capsules sous- globuleuses, pubesceutes. FI. Dan. t. 405. exclus, synonym. Mr. le Professeur Oeder recueillit cette espèce sur les mon- tagnes de la Norvège. Ce fut dans le même lieu que Mr. Valil ré- colta l'exemplaire que je décris , comme je dois encore à sa bonté plusieurs espèces lares , et que d'ailleurs il est vraisemblable que les synonymes rapportés par la FI. Dan. K cette plante, ne lui appar- tiennent pas. J'ai cru pouvoir exprimer ma reconiioissance à ce célèbre Professeur en la nomiuaut de «on nom, Cettfl Stigmatidus tribus, 113 Cette plante a «ne Racine fibreuse, jaunâtre, qui pousse des Feuilles graminées, peu nombreuses, assez courtes, larges d'environ 2 lignes, âpres à leur bordure comme dans la plupart des espèces de ce genre. Le Cliaume est garni k sa base de quelques gaines jousses et desséchées, et revêtu jusque vers son milieu de feuilles vaginantes, presque aussi hautes que les épis et quelquefois plus hautes encore. L'Epi terminal est en giande partie femelle à son sommet c. Les deux Epis femelles sont unisexuels dans toute leur longueur. Les écailles f, a, des fleurs mâles sont presque lancéolées, et celles des fleurs femelles f, b, courtes, ova- les et une fois plus larges que celles des fleurs mâles. Les unes , et les autres sont d'un brun- noirâtre, pâles à leur bordure et ornées d'un nerf dorsal verd. La Capsule b, peinte ici un peu avant sa maturité, et coupée transversalement k k, est ovoïde- triquè- tve, xm peu globuleuse, renflée, et terminée par un orifice court et bifide h. Je n'ai pu m'assurer de la forme que la capsule de cette espèce et de la précédente prennent dans kur parfaite maturité. Cette plante se trouve ici peinte dans sa grandeur naturelle. La figure qu'en donne la FI. Dan. en diffère peu, excepté que le chaume de celle- ci est plus haut, que les épillets sont plus grands, plus r.approchés, et qu'on y compte un épillet femelle de plus, un. peu distant, et ganii k sa base d'une bractée étroite, ainsi que l'é- pillet inférieur de ma figure. Selon la FI. Dan. le chaume est trique tre et une fois plus long que la plus longue feuille cau- linaire. 73. Carex folliculata. Tab. N. No. 52. Laiche ou Carex follicule'. Bälglein- Ried- gras. C. spicistermînalibus pedunculatis, mascula f e- iTiineaque, capsulis subulatis longitudine spicae. Linn. Syst. vegt. C. deux épis, dont l'un mâle, et l'autre femelle terminaux, et pédoncules; capsules subulées, et de la longueur de l'épi. Gramen cyperoides marianum, tamarisci belga- rum, pericarpiis ad intervallum calami glomera tis, Pluck. Mant. p. 96. t. 419. f. 1. Selon JLiiine cette plante croît dans l'Amérique septentrionale, d'où Mr. le Professeur rV^lldeiiow » reçu l'exemplaire qui m'a servi pour cette figure. 15 114 VIII. Spicis sexu distinctis, masc. un. etc. Son cil ait me est triangulaire, droit, haut d'environ 2. pieds, revêtu de feuilles assez étroites. Son épi terminal est rafile, cylindiique et pédoncule ; à la base de son pédoncule , et du sein des feuilles caulinaires supérieures sort un épi femelle aussi pé- doncule, consistant en 7 à g Capsules ovoïdes- triquètres- subii- lées, droites, aussi longues que l'épi même, renfermant une giaine. Linné. Obs. Les feuilles, comme on voit dans la figure, sont assez larges en comparaison de celles de beaucoup d'espèces. L'épi fe- melle est poïté sur un pédoncule assez court, et n'est composé que de 5 capsules ; il y auroit donc lieu de croire que leur nombre est inconstant. Si la figure de Pluckner appartient k cette espèce, comme il me le semble, le nombre des épis femelles seroit aussi iiiconstaut|, puisque sa plante offre deux de ces épis un peu dis- tans , où l'on ne trouve aucune t)-ace de fleurs mâles. Ne seroit- jl pas possible que les fleurs mâles de l'épi intermédiaire disparus- sent lorsque les capsules grandissent? Ou faudroit - il admettre que cette plante se trouve quelquefois pourvue d'un épi mâle, et de deux femelles? C'est ce que des observations sur un grand nombre d'in- dividus peuvent seules démontrer. IX. Spicis sexu distinctis, mascula unica; femineis süß- longo pedunculatis , vagi- NIS BREVIORIBUS; SxiGMATlBUS TRIBUS. Epis unisexuels, le male solitaire, les febielies portes sur un pedoncule assez LONG, PLUS COURTS QUE LEUR GAÎNE; TROIS STIGMATES, Obs. Je dois areitir que les caractères sur lesquels cette division et la précédente sont établies, ne sont pas tellement constans, qu'on lie trouye quelquefois des exceptions^ 74, Carex verna, Tab. L. No. 46. Laiche ou Carex printanier. Frühlings- Ri d- gras. C. spicis femiueis, ovatis, remotis, infima pe- dunculata; capsiilis ovatis glabris apice obtusis sub- vagin an tibu s. C. épis femelles, ovales, distans; l'inférieur pédoncule; cap- sules ovoïdes , glabrps , obtuses , sous - vaginantes à leur orifice. Je reçus cette espèce, d'abord sous le nom de carex verna, une autrefois sous celui de carex vernalis, et quelque temps après, sous celui de carex praecox: peut-être pourroit- on lui rapporter les synonymes suivans. ii6 IX. Sricis SExu distinctis, masc. un. etc. Carcx. filifomiis, vnr. y. JLeers. Ilerborn. p. so/j. Scheuchz. pag. 42Ö. Carex o b e s a. AU. FI. Pedem. No. 2530. Hallcr Ilist. n- 1387- îIacine rampante, garnie de radicules fibreuses. Feuh-les longues de 5 à 9 pouces, larges de 1 à 2 lignes, droites, presque planes, plus inoUes que rigides, âpres à leur bor- dure, d'autant plus longues, qu'elles sont plus inféiieuj'es. Chaumes hauts de 6, g à 12 pouces et quelquefois encore plus, rcvctus à la hauteur de2à3, de4j6às feuilles, d'ail- leurs grcles , triquètres , terminés par 1 épi mâle et ordinairement par 2 , rarement par 3 épis femelles , dont le supérieur est tantôt contigu au mâle, tantôt distant de 2 à 4 lig. et rinférieur assea; écarté. Epi mâle d , long de 4 à 6 lignes , cylindrique , aigu , un peu lancéolé, garni d'une petite bractée écailleuse, et composé d'écaillés imbriquées, ovales- oblongues, d'un châtain- clair, mem- braneuses et blanches à leur sommet, et à leur bordure. Epis femelles plus ou moins distans, ovoïdes, longs d'en- viron 2 lignes; le supérieur sessile, garni d'une bractée ovale, écailleuse, roussâtre, l'inférieur, plus ou moins pédoncule, distant de 4 '^ 6 lignes du supéiieur, gaini d'une bractée vaginante, meinbraneuse , roussâtre, terminée par une arête. Le pédoncule est plus ou moins revêtu par la gaine o, de la bractée. Ces épis sont composés d'écaillés ovales, presqu'unefois plus courtes que celles des fleurs mâles, d'un châtain- clair, membraneuses et pâles à leur bordure, ornées d'un nerf dorsal verd. S'il se tiouve un troisième épi femelle, il est d'autant plus pédoncule, qu'il est plus écarté de l'épi mâle, et la gaine de sa bractée en est d'autant plus longue. Urceole ovoïde- triquètre- oblong, terminé par un orifice, coupé de biais, se changeant en une capsule ovoïde - triquètre, renflée, à l'orifice de laquelle on aperçoit encore plus distincte- ment la forme d'une gaine. Graike ovée- triangulaire, roussâtre, atténuée en pointe vers son sommet. On trouve cette espèce en Suisse d'où j'ai reçu l'exemplaire qu'on voit parmi mes figures. Je dois observer que c'est par dis- taaction que je n'ai peint que deux étamines aux épis mâles et à la fleur de ce genre qui est grossie. Scheuchzer a fait la même faute dans plusieurs espèces, auxquelles il demie aussi indiféremment Stïgmatibus tribus, 117 2 ou 3 stigmates. Je n'ai jamais trouvé dans une espèce moins âe 5 étaniines et n'ai point observé dans la même plante des fleurs qui ayent 2. stigmates et d'antres 5 comme on le voit dans l'ouvrage de Sclieiichzer , mais toujours le même nombre dans toutes les fleurs; d'où il suit que cet auteur a peu fait attention à ces parties, quoi- qu'il ait d'ailleurs porté un oeil attentif sur toutes les autres. 75. Carex spadicea. Tab, L. No. 47, a. b. Laiche ou Carex brutv. Kastanienbraunes Riedgras. C. vagînis S ub di'm id i a tis, sjiicis femineis, sn- prema subsessili; caps u lis oblongis mucronatis, api- ee bifidis, squaniis subdimidiato longioribus. C. gaines bractéales, couvrant environ la moitié de leur pé- doncule, épi femelle supérieur sous- sessile ; capsules oblongues, mucronées , bifides à leur orifice, presqu'une fois aussi longues que leur écaille, Carex frigid a. AIL PI. Pedem. n. 2544- Haller Hist, n. 1591. Carex sempervirens. F'ill. Hist. des Pi. de Daupli. La racine paroit être rampante. Ses fetiilles sont longues de six à liuit pouces , larges d'environ 2 lignes , assez planes. Les inférieures sont toujours plus courtes que les supérieures, qui n'at- teignent cependant point la liauteur des épis. Le c li a u m e est baut de 6 a 12 pouces, droit et terminé par 4 ou 5 épis, plus on moins distans l'un de l'antre, portés sur un pédoncule plus ou moins long. L'épi mâle est terminal, cylindrique, aigu, long à peu près de 6 à 7 lignes et composé d'écaillés ovales, un peu oblongues, brunes, membraneuses et pâles à leur bordure, ornées d'un nerf dorsal verd. Les épis femelles au nombre de 5 ou 4 sont aussi cylindriques, et longs d'environ 3^9 lignes; leur pédoncule est d'autant plus long qu'il est plus inférieur. Ces pédoncules sont garnis à leur base d'une bractée qui en couvre presque la moitié, et qui excède un peu k son ouverture. Les écailles sont sem- blables à celles des fleiu's mâles, seulement un peu plus étroites. La capsule est ovoïde- triquètre, très- oblongue , un peu ciliée à ses angles. Elle est terminée par «n orifice bidenté très- aigu. J'ai trouvé cette espèce dans plusieurs collections , tantôt sous le nom de carex frigida, tantôt sous celui de carex ferru- Il8 IX. SpICIS SEXU DISTINCÏIS, MASC. UN. CtC. ginea et sous d'autres noms encore, eir^urs auxquelles les variétos de cette plante ont sans doute donne lieu. J'ai observé que les écailles f, étoient quelquefois un pou bi« fides à leur sommet, et d'autrefois absolument lisses. X^ear cou- leur est plus ou moins brune. L'oriRce bifide de l'urcéole h, est un peu ciHé vers sa pointe, mais quelquefois aussi .très - glabre. Je l'ai peint PL Ce. No. 47. c. à la lettre t. On observera qu'il est d'un brun noir k sa partie supérieure, blancliâtre à sa partie infé- rieure et verd à sa boidure. La capsule i, est terminée également par un orifice biHde et roide, ce qui le distingue du car ex fer- ru g i n e a. J'ai regardé d'abord la plante suivante comme une vaiiété de celle-ci. Ceux qui seront k portée de l'observer dans son lieu na- tal, pourront, mieux que moi, décider si c'est véritablement une espèce difféiente. Le Car«x brun croit en Suisse sur les Alpes. M]-. Flörke en lécolta des individus plus foncés en couleur, sur les mon- tagnes des environs de Salzbourg. 76. Carex fULiGiNosA. Tab. Ce, No. 47. c. Laiche ou Carex enfume'. Rufsfarbiges Ried- gras. C. vaginis subdimidia tis , spicis androgynis, basi masculis, fe min eis in te i- du m sublongo-pedun- c ni a tis, c^psulis oblongis muer on a tis, apice bifidis, s qua mis longioribus. C. gaines bractéales , une fois plus courtes que leur pédon- cule; épis les uns anlrogyns, mâles à leur base, les autres femelles portés sur un pédoncule assez long; capsules oblon^ues , mucronées, biHdes, plus longues que leur écaille. J'ai reçu cette espèce , si toutefois ce n'est pas une variété de la précédente, de Mr. Flörke qui l'a récoltée sur les Alpes; elle ap- proclioit de sa maturité. On la verra peinte ici dans toute sa gi-an- deur, mais non dans celle qu'elle a, quand elle est parvenue à sa plus grande crue. Ses feuilles sont plus larges que celles de la précédente; elles revêtent le c lia unie à une plus grande hauteur en décroissant graduellement, à mesure qu'elles sont plus supérieures; tous les épis sont femelles, excepté que le terminal et le troisième en ordre sonc miles à leur partie inférieure. Leurs écailles f, sont couleur de suie, un peu blancLes îi leur bordure, et ornées d'un nerf dorsal Stigmatibus tribus, 119 Verc!. L'nrcéole f, parvenvi à un certain nge, prend également une couleur de fujnée à sa partie supérieure, tandis que sa base prend un fond blanchâtre; il est mie fois plus long que son écail- le f. Sans donte la capsule que je ne suis pas encore panrcnu k voir, dans l'état de rrKituiité, est encore plus longue. L'orifice h, bifide est blanc à son incision, comme ou le voit à r, où il est giossi encore pins. Voici ce que j'ai observe sur le seul exemplaire que je pos- sède, peut- être est-ce la même plante que Seopoli nomme Ca- r e X a t r a t a. 77. CarEX FERRÜGIISrEA. Tab. M. No. 48. Laiche ou Carex couleur de rouille. Rostfar- biges Riedgras. C. vaginis dimidiatis, spica mäscula oblong a, femineis subteinis lineaiibus Iaxis; caps u lis sub- distantibus oblongis, ,apice m embr ana ceis, saepe b i f i d i s. C. gaines bractéales , une fois plus courtes que leur pédon- cule ; épi mâle oblong; épis femelles, ordinairement au nombre de trois, l'inéaires, lâclres; capsules un peu distantes, oblongues, mem- braneuses à leur extrémité , et souvent bifides. Carex fe rrngfnea. Scopol. Fl. Carn. n. 1*59. AU. FI. Fe- dern, n. 2553. Host. Fl. Austr. p. 50g. Carex frigida. Vill. Hist. des PI. de Daupli.. Carex s eiTi p e r x'i ]■ e ii s. ScJdeich. Pî. Ileiv. Carex alpin a. Schrank. IIojjjj. îïei'b. Pi. ïar. alpin. Cyperoides angu s tif oliu m alpinum spica spadicea tenniore. Carex n, iggo. Stirp. Ilelv. non divers us n. 1589. Hall. App. Agrost. p. 32. Scheuchz. agr. p. /^i^. Tab. 10. f. 6. P^.^CI^E un peu rampante, jaune- sale, raulticaulcr garnie de longues radicules fibreuses. Feuilles langues de 1 , ä, 4 à $ poutfes; larges de 1 ligne ou un peu plus, graminées, droites, foibles , planes, âpres à leur bordure. Les radicales peu nombreuses, souvent desséchées. Les caulinaires pluS Vaginaïites, et d'autant plus longues, qu'el- les sont pins supérieures. Chaumes gi'êles, foibles, obtusement triangiilaires , revêtus de feuilles clont les supéiieures deviennent bractéales, terminés par un épi mâle, au-dessous duquel se trouvent enviion trois épis I20 IX. SnClS SEXy PISTIIv-CTIS, MASC. UX. ctC, femelles, assez distans, portes sur de longs pédoncules grêles, in- clinés souvent dès la fleuraison et pendans lors de la maturité. Epi mâle, lancéolé - cylindiique , quelquefois seulement li- néaire, long d© 6 , 9 à 12 lignes, composé d'é'cailles imbjiquées, couleur de louille, lancéolées, membraneuses et blanchâtres à leur bordure. Eris femelles, environ 5 linéaires, aussi longs, (du moins les inféiieurs ,) que le mâle, distans de 6 à 15 lig. Pédoncules grêles, longs de 6, 12 à iß lig- quelquefois plus encore, diminuant graduellement de longueur, ainsi que les feuilles bi'actéales, a me- sure qu'ils deviennent plus supérieurs. Bracté-es linéaires, subu- lées, égalant, surpassant même souvent leur épi, vaginantes à leur base, et levêtant piesque la moitié de leur pédoncule. Ecailles semblables à celles des fleurs mâles, mais plus ovales vers leur base, et plus atténuées vers leur sonamet, quelquefois un peu mu- cronées. Urceole ovoxde- triquètre- oblong, un peu courbé vers son extrémité bidentée , se changeant avec l'âge en une capsule de même fojme lenfiée, brune- rousse, un peu plus longue que son écaille , légèrement ciliée à ses angles latéraux , atténuée et courbé« vers son orifice qui est tantôt membraneux, blanchâtre, et coupé de biais, tantôt très- sensiblement bifide. Ces capsules sont ainsi que leurs écailles lâchement imbriquées. Gbajne ovée - triquètre - oblongue, pédicul^e , mucroné«, droite , roussâtie. Ce carex fleurit en Juin, il se plaît sur les Alpes de la Suisse, du Tirol, de la C.irniole, sur celles des environs de Salzbourg etc. 78. Carex &1L0SA. Tab. M. No. 49. Laiche ou carex a feuilles cilie'es. Haarich- tes Riedffras. C vagi ni s dimidiatis; spicis femineis'gracili- bus sub-binis; capsulis distantibus gl a bris ovatis apice membranaceig bifidis, squamis longioribus, foliismarginepilosis. C. gaines bractéales, une fois plus courtes que leur pédon- cule , épis femelles au nombre de 2 «13, gi'êles ; capsules ovoïdes, glabres, distantes, membraneuses» et bifides à leur orifice. . ÇArex Stigmatibus tribus. 121 Carex pilosa. Sco-p. FI. Carn. ii. 1162. AU. FI. Pedem. n. 2323. Hall. ïlist. 157g. Host. Fl. Austr. p. 50g. Ho-p-pe Pi. rar. alp. Lumnitz. Fi. Poson. p. 422 ? Scheuchz. Agr. 412. Carex iiemorensis; spica inascula obtusa, femi- 11 eis erectis tenu issi mis Iaxis, glu mis alte mis remo- tis. Gmel. Syst. regt. p. 143. * Bacitse rampante, stolonifère, jaunâtre en dehors. Feuilles graminées , planes , vaginantes, ciliées ou ornées de poils blancs et lanugineux à leur bordure, et à leur angle dorsal, longues, les extérieures de 4à6 i^ouces, les intérieures ou c a tili n ai- res de 6, 3 à 12, totites larges d'environ 3 lignes. Chaitme haut d'environ 1 pied, droit, un peu grêle, obttisément triangulaire, garni à sa base d'écail]es vaginantes, membraneuses , roussl- tres , termine ati sommet par un épi mâle, au-dessotis dticjuel se trou- vent 2 ou 3 épis femelles pédoncules, lâches, distans de 1 , 2 à 3 potf CCS et d'autaiu plus écartés qu'ils sont plus inférieurs. Epi mâle, droit, terminal, linéaire- lancéolé , composé d'écaillés lancéolées- oblongues, obtuses d'un brun potirpre foncé, un peu pâles tt membraneuses à leur bordure , ornées d'un nerf dorsal vcrdàtre. Epis femelles de la longueur h peu près de l'épi mâle, com- posés de fleurs altrrues, lâches, distantes, stirtotit à leur partie infé- rietire. Pédoncules droits, velus à letirs angles; longs, l'infé- rieur de 2 à 3 pouces, les supérieurs de 1 à 2, tous garnis de bractées de la même longueur, vaginantes, ciliées, revêtant la moitié du pédonctile. Ecailles ovales, un peu oblongues, aiguës, plus lar- ges qtie celles des fleurs mâles , un peu moins colorées iiresqu'aussi lon- gues que les capsules, ornées d'un nerf dorsal qui se termine un peu en pointe. Urceole ovoïde- triquètre, un peti courbé vers sou sommet, se changeant avec l'âge en une capstiie de même forme, un peu renflée, brunâtre, striée, un peu velue quelquefois à ses angles, atténuée en iiu orifice brun - rouge , un peu bideiué. Graine ovoïde - triquètre - arrondie, atténuée en pointe aux detix extrémités , d'un jaune roussàtre. Cette plante fleurit en Avril; elle se plaît près des forêts monta- gneuses , dans les lietix marécageux. Elle habite les Alpes et d'autres montagnes semblables. Monsieur Persoon l'a récoltée à quelques lieue» de Gottingue, vers les premières montagnes du Harz. M'etant permis de donner une description plus détaillée qtie celle de l'auteur, je crois devoir ajouter la sienne. La racine est rampante. Les feuilles sont longues de 6, 3 à 12 pouces, larges de 2^3 lignes, ornées à leur bordure de poils mois. Le cliaume est haut d'environ 1 pied, sa base est garnie de quelques écailles , et plus liant il est jevêtue de quelques feuilles courtes, vaginantes; il est terminé par 2, 5à4épis por- tés sur d'assez longs pédoncules. L'épi terminal est mâle et plus grand pendant sa fleuraison, que les épis femelles. Ceux-ci 16 124 I^' SriCIS SEXU DISTINCTIS, MASC. UN. ctc. coupé de biais. Comme il est privé de dents , il se distingue faci- lement du carex^sy 1 vatica dont la capsule est plus ovale et bi- dentée. Je crois devoir ajouter la description de Mr. Goocîenough; qui est plus détaillée que la mienne. Pi a eine fibreuse, vivace. Feuilles d'un verd gai, larges, rudes à leur bordure et à leur angle dorsal. Chaume droit, liaut de 2 pieds et plus, aigument triangulaire, glabre, plus long que les feuilles , terminé par un épi mâle et environ 7 épis femelles. Epi mâle linéaire, cylindrique, droit, long d'environs pouces, composé d'écaillés ovales- oblongues, aiguës, d'un verd- pâle, mem- braneuses et blancliâtres à leur bordure, ornées d'un nerf doisal verd, assez large. Epis femelles filiformes, cylindriques, dis- tans , d'abord droits , ensuite pendans à pioportion de leur maturité, pédoncules, portant des fleurs lâchement imbriquées, dont quelques unes des supérieures se trouvent quelquefois mâles. Ecailles sem- blables à celles des fleurs mâles. Pédoncule de la longueur en- viron de la gaine bractéale qui se termine en une feuille assez lon- gue. Capsules oblongues, triquètres, aiguës, presqu'une fois aussi longues que leur écaille, atténuées en un orifice entier. Goodejiough, Ce cajex fleurit en Avril et en Mai. Il croit en Angleterre dans les bois et au pied des haies. Ehrliart l'a récolté dans le pays d'Hannovre. C'est lui qui le premier l'a fait coiuioitre en Alle- magne , où il est sans doute plus commun qu'on ne l'a cru. Je l'ai reçu des environs de Pyrmont. Cette espèce a beaucoup d'ana- logie avec le car ex sylvatica que j'ai peint Pi. Ll. No. 101; mais il s'en distingue dans plusieurs de ses parties. La figure de Goodenough poite 1 épi mâle et 5 é^jis femelles, dont l'inférieur se distingue par un pédoncule presqu'une fois aussi long que r» gaine bractéale. Il sembleroit donc que le nombre des épis femelles est fort inconstant. 81. Carex alba. Tab. O. No, 5:5. Laiche ou Carex blanchâtre. We ifses Ri ed- gr as. C. vaginis meinbranaceis plusquam dimidiatis brevioribus subaphyllis, spicis femineis liiiearibus Iaxis paucifloris; caps u lis obtuso-ovatis mucronatis, apice membranaceis, subvaginantibus integris. Stigmatibus tribus. 125 ■ C. gaines bractéales presqu'aj^lij'lles, et plus d'une fois pins courtes que leur pédoncule ; épis femelles lâclies , linéaires , paiici- flores; capsules ovales- obtuses mucronées , inembraneuses à leur sommet, coupées en gaine et entières à leur orifice. C. alba; culmotereti, nu do; spicispedunculatis, erectis, albidis; feminea supra marem elata; capsu- lis levibus. Scop. FI. Carn. n. 1148* -^^^' Tl. Pedem. n. 2322. HoJJm. FI. germ. p. 332. Linnnitz FI. Poson. p. 421. Hiinke in Jacq. collect, tom. 2. p. 31. Host. FI. Austr. p. 510. Carex ne m or os a. Sthravk. 11. Bav. p. 201. Carex aigentea. GnieL Syst, veget. p. i/jg. Carex spicis f e m ineis r ari s, petiolatis, teretibus, a cuti s, marem a eq nanti bus. Hall. Hist. n. 1377. Gmel. FI. Sibii-. I. p. 157. n. 75. Giamen sylvaticnm, angustifoliumspica alba. C. B. P. Prodr. 11. n, 21. Scheuchz. agi-. 410. t. 10. f. 4. 5. Gramen cyperoides exigu um, se minibus bullatis. Pluk. p. laQ. t. gi. f. 2. Carex spicis femineis ped un cula tis 1 axi s, mascu- lina erecta, fulcris pediculoruni apliyllis, spatliae- formibus. Linn. Hort. diiF. p. 439- Cyperoides foliis tenuissimis, eau le subtriquetro spicis exigu is, albica.ntibus, pedunculis longis insi- dentibus, capsulis turbinatis, r o t u n d o - t ri q uetris, 1 u t e s c e n t i b u s, in a p i c e m t e n u i s s i m u m , u n a p r a e c i p u e parte apertum, coarctatis. ßlich. Gen. p. 65. n. jg. PiAciJNE autant rampante que fibreuse, produisant un gazon fin, dense, liant de 4 -^ 8 pouces. Feuilles longues de 4 > G h. Q pouces, larges de |, ou au plus de 1 ligne , linéaires - sétacées , un peu 3 udes à leur boa dure, droites , vaginantes à leur partie inférieure , moins haut que la tige. Chaumes liants de g à 12 pouces, droits, niquètres, h peine rudes, revêtus jusqu'à 2 ou 3 pouces aii-clessus de la lacine de quel- ques feuilles vaginantes , terminés, par 3 ou 4 ^P^^ linéaires d'un blanc- luisant, un peu soufiFré, dont 1 mfile pédoncule , partageant la même gaine bractcaîe avec l'épi femelle supéiieur, qui souvent le surpasse en liauteur après la fleuiaison. Ei'i mâle, long d'environ 6 lignes, large à peu près de |, un peu aigu, composé d'écaillés f, assez larges, ovales, obtuses. 120 IX. SpXCIÜ SEXU DISTINCTIS, MASC. VS. etC. membraneuses, bJanclies- jaunâtres, luisantes, à peine plus courtes que leur capsule. Epis femelles 2 ou 5, linéaires, longs de 4 ^ 5 lignes, lar- ges (le |, un peu aigus', ressemblant beaucoup li l'épi mâle, insérés a ^, Q k 12. lignes les uns des autißs , pédoncules, garnis de gaines bractéales , composés d'écaillcs semblables à celles des fleurs mâles. Pédoncules filiformes, longs, l'inférieur de Q, 12 à 16 li- gnes, les supérieurs graduellement plus courts ; tous revêtus à leur base, d'une bractée membraneuse, blancliâtre, presqu'apliylle, renflée, du ticjs à peu piès de leur longueur. PisT. ovaire, oblong, composé de deux corps ovoïdes posés l'un sur l'autre, et dont le supérieur dessèche et tombe avec le style. Cet ovaiie est souvent accompagné à sa base d'une petite écaille r; il est recouveit de son Urcéole, au fond duquel, j'ai trouvé quelquefois, et cela à la base de l'ovaire, une ou deux éta- mines stériles , d'auti-es fois deux styles portant des stigmates qui sembloient composés de petites perles enfilées- Ordinairemeut l'o- vaire est suinionté d'un style court, chargé de 5, et quelquefois seulement de 2 stigmates longs et plumeux. Ukceole ovoïde- triquètre, oblong, coupé de biais à son orifice h, se changeant en mûrissant en une capsule renflée, ovoïde, un peu tiiquètre, jaunâtre, entlèie, nnais coupée de biais à son orifice, bien plus sensiblement que l'urcéole , et renfermant une graine ovée - liiquètie , noire.' Ce carex fleurit d'Avril en Juin ; il se plaît dans les bois et forets des pays montagneux. Mr. Florke et Hoppe l'ont récolté sur Ißs montagnes de Stilzbour^, et d'autres botaiiistes eu Suisse. 82. Carex capillaris. Tab. O. No. 56. Laiche ou Carex capillaire. Haarformiges Riedgras. C. vaginis dimidiatis, spicis fe min eis oblongis Iaxis, pedunculis capillaribus, caps u lis utrinque acuminatis, apice integi'is subvaginantibus. C. gaines bractéales une fois plus courtes que leur pédoncule ; épis femelles, oblongs, lâches; pédoncules capillaires; capsules acu- minées aux deux extrémités, entières et coupées un peu de bLais k leur orifice. Sri G MAXIE CS TRIBUS. I27 C. vagin is diniidi>tis, spicis fe mi 11 eis oblongis Iaxis; frnctiferis pedunculis cap ill a r ibus; capsulis a c 11 ni i n a t i s. GooeJ. C. spicis pendtilis; mascula erecta, femineis oblon- gis disticliis, capsulisniidisacuminatis. Linn. Syst. vegt. Light/. Fl. Scot. p. 557. Scop. Carn. 2. n. 1152. t. 59. FI. Dan. t. iC'Q. Hoffm, FI. geirti. p. 350. Roth. Tent. I. p. 399. II. p. 449. Host. Fl. austr. p. 503. 3Iatt. FI. Sil. p. 250. Retz. Prodr. p. 180. TVigs;. Prim. FI. Hols. pag. 68- Gmel. Tub. pag. 283. Gunn. Fl. norv. 11. 796. Hoppe Bot. Tasclienb. 1300. p. 163. AU. FI. Pe- dem. II. 255g. C. spicis ex apice pendulis; masculina et femi- neis albts. Fl. Lapjjon. n. 326. C. spicis femineis raiis, pendulis; capsulis ova- to-conicis mucionatis. Hall. Helv. n. 1594. Cyperoides alpin um, spicis seminiferis pendulis» binis in sumnio caule. Seg. veron. 3. p. 33' t^^' 3» ^' ^• Racike fibreuse, roussAtre , multicaule, produisant \in petit gazon d'un vcrd ^ai. Feuilles longues de i , 2 à g pouces , larges au phis de 1 lif7ie, graminées, aiguës, droites, ou un peu recourbées, rudes .1 leur bordure, vagiuaiues k leur base et de là planes jusqu'à leur sommet. CHArniE baut d'em'iron 2 à g polices lors de la fleuraison, et dit dotible vers sa maturité; droit, presque cj-iinilriqnc , accompagné souvent de 1 , 2 à 5 autres chaumes très- courts; strie, non rude, termine par 1 épi mâle et a ou 5 épis femelles, sous- pédoncules. Epi màlc lonj; d'environ 2 à 3 lignes, linéaire - lancéolé', paucî- flore, pédoncule, .composé d'ecailles ovales- obtuses, xoussàtres, p.iles à leur bordure , ornées d"un nerf verd. Eris femelles de la longueur de l'épi mâle, le surpassant ou haineur après la fleurai; on, pédoncules, composés d'écaillés tantôt ovales un peu arrondies, tantôt ovales - oblongucs , peu aiguës, du reste semblables à celles des fleurs màlcs. 2 de ces épis accompagnent assez souvent l'épi mile, et partagent avec lui une gaine bracieale qui re- couvre à peine le tiers de leur jK-doiicule, tandis qu'un antre epi inséré 6 à 12 lignes plus bas, jouit seul, d'une bractée foliacée, dont la gaine recouvre aussi le tiers du pcdonciiic. Urceole ovoïde- triquètre , se changeant en mûrissant en une capsiile de même forme, mais pliis rcjiflte et plus ventrue, rotissàtre, luisante, atténuée vers son sommet en un bec court, tantôt droit, tan- tôt courbé, coupé de biais à sou orifice. Grai'ne obovee - triquètre , rou;-itre, atténuée au>: deux ex- trémités. Ce joli carex fleurit en Juin; il habite les Alpes et autres mon- tagnes de cette hauietir; il a, été trouvé ezi Carinihie par Mr. le Dr. 128 IX. Sncrs sexo" distinctis, masc. un. etc. Sc7iwägric7ien , et sur les mont.igiies de âalzboiirg \i:ix BIr. le D. Hoppe. J'ai cru devoir en donner iine description particiilicne , celle de raïueur, que je Tais ajouter, ni'ayaiit. paru insuffisante pour les jciiiics botanistes. Ce petit carex croit sur les princij^ales montagnes de TEurope, il s'y plait surtout dans les pâturages et les prairies sècaes. Sa ra- cine est fibreuse. Ses feuilles étroites sont longues de 2 k 5 polices, et égalent en hauteur le cliaume fleuri. Ce cliaume par- vient bientôt k 4 011 6 pouces. Les bractées o, sont 2 ou 3 fois plus courtes que les pédoncules des épis femelles qui suipas- sent api es la fleuraison Tepi maie en hauteur, et s'inclinent lors de leur matn.rit--''. Les écailles f, sont inconstantes dans leur forme, ainsi qu'on le voit dans la figure. L'orifice de l'urcéo- le i, se termine en gaine. Obs. On trouve souvent cette plante qui parvenue à sa ma- turité , est k peine la moitié aussi haute que celle que j'ai peinte. 83. Carex brachystachys. Tab. P. No. 58. Laiche ou Carex a épis courts. Kurzahrigtes Riedgras. C. spicis brevibus linearibus longe peduncula- tis, subpendulis, fem in eis Iaxis; caps u lis u trinque mucronatis, apice sub- bifidis; foliis convolutis se- taceis. C. épis linéaires , courts , portés sur de longs pédoncules , in- clinés et presque pendans; capsules atténuées en pointe aux deux extrémités, un peu bifides à leur orifice; feuilles sétacées et comme roulées en cylindres. C. brachystachys. ScJu-ank Fl. Bav. p. 294« Hoppe Ta- sclienb. 1800. p. 34. Scheuchz. Agrost. p. 416. tab. 10. f. 7. C. strigosa. AU. FI. Pedem. n. 2531. Hall. Hist. n. iSSS- - Racine fibreuse, filiforme, assez longue et dure, roiissâtre, vi- vace et multicaiile. rsuiLLES longiies de 3 à 6 pouces, larges de ^ oti de 1 ligne, linéaires - carénées ou canaliculées , se roulant en demi - cylindre et pa- Toissant alors sétacées. Chaumes hatits de 4 à 8 pouces lors de la fleuraison, et de 6 à 10 et pUis vers leur maturité, droits, ou un peu inclinés, sous -cylin- driques , glabres et lisses, termines par iin epi mAlc , au-dessous duquel on compte 2 ou 3 épis femelles à 3, 6 même 12 et 15 lignes de dis- tance les uns des autres. L'iufcrieur est porté sur un pédoncule de Stigmatibus tribus. 129 de 6, 12 à 18 ligues, revêtu à sa b.ise d'xme gaîne bractéale g on 4 fois plus courte, et terminée en feuille; les supérieurs plus petits, ont des pédouciiles plus courts et dont les gaines recouvrent environ le tiers. Err mâle long de 5 à 6 lignes, lancéolé- linéaire, composé d'é- cailles ohlongues , obtuses et denticulees , d'abord blanchâtres , mais rousses dans la suite, un peu pâles à leur bordure, ornées d'un nerf dorsal vcrd, qui le prolonge en une pointe courte. Eris femelles de la longueur de l'épi mâle, inclinés ou peu» dans lors de leur maturité, le stipérieiir peii distant du m'ile, par- tageant la même gaine ou bractée, très - petit ,. lorsqu'il s'en, trouve 3 de son sexe; tous composés de fleurs lâches, dont les écailles ne diffé- rent de Celles des fleurs miles , que parce qu'elles sont moins longues, m.oins obtuses et plus mucrouées. UncEoLE oblong - triquètre , atténue insensiblement en pointe à ses extrémités, devenant en mûrissant une capsule de même forme, mais plus ventrue et renflée, presqu'une fois aussi longue que son écaille^ et terminée en un orifice délié un peu bifide. GiLiiiNE , ovee- triquétre, un peu oblongue, aiguë aux deux ex- trémités, roitsse d'abord, noirâtre lorsqu'elle est mûre. Cette plante fleurit en Juin. Elle se plaît sur les Alpes et les plus hautes montagnes de l'Europe. IVIr. Sc/iiuugric7ien a recutilli sur celles du Tyrol les exemplaires qui m'ont servi pour cette description, à laquelle j'ajoute celle de l'auteur. Ce carex se distingue des autres espèces, par ses feuilles roulées en cylindre, sétacées, longues de 5 à 8 pouces et plus en- core, par ses capsules presqu'une fois aussi longues qtie ses écailles. Son chaume, à peu près filiforme, est tantôt plus long, tantôt plus court que les feuilles, il atteint souvent 1 pied, et porte 1 épi mâle et 2 ou 3 épis femelles dont le supé- rieur est nîoins pédoncule qu'on ne le voit dans la figure, si ces épis sont au nombre de 3. Les gaines des bractées revêtent rare- ment plus du tiers de leur pédoncule, souvent même elles n'en re- couvrent que le quart. Les écailles f, ne sont pas toujours éga- lement aiguës, cependant elles le sont plus que je ne les ai repré- sentées dans la figure; celles des fleurs mâles diffèrent peu de celles des fleurs femelles. La capsule i, est peu bidentée à son orifice. On trouve ce carex en Suisse, près de Salzbourg et dans quelques autres pays; il en habite les montagnes. Mr. de T-f'ulJen l'a jécolté sur les .\lpes en Carinthie , et Mr. Flogge à Saalfeld près de S.alzbcurg dans des chemins creux. Je l'-ii vu dans quelques col- lections sous le nom de carex alpin a, et Tai reçu de la Haute- Hongrie sous celui de carex agastacliys, et souvent confondu avec d'autres espèces. 17 130 IX. Spjcis sexu distinctis, masc. un. etc. 84. Carex michelii. Tab. P. Vv. No. 59. Laiche ou Carex de micheli. Miclielisches Ried- gras. C. vaginîs subaequantibiis, spicis ovato-oblon- gis remotis erectis, caps u lis ovatis inflatis rostratis, apice aciito-bifidis. C. gaines bractéales, égalant, presque, le pédoncule en lon- gueni' ; épis ovales - obloiigs , distans et droits ; capsules ovales , [ren- flées, tei minées en bec aigu et bifide. C. Michelii; spica niascula obovata, femineis sub- pedunculatis alte mis; glu mis aiistatis, culmo se- nescente prosti'ato. Host. FI. austi'. p. 507. Carex rostata Schott. Spicis subpedunculatis ova- tis, caps u lis striatis ovatis inucronatis, squamis aequantibus, bractea vaginalis. Ilop-pe Pi. rar. alpin. Cypei'oides s y 1 v a r u m , a n g u s t i f o 1 i u m , c a u 1 e t r i 1 a- tei'a, spicis parvis, caps u lis rar ins dispositis obesis, in a n g ujs tum coli u m vix ab una parte, ab alte l' a vero magis bifidum coarctatis. IMlch. gen. p. 56. t. 32, f. 5. * * * Racine rampante, stolonifère, garnie de radicules fibreuses, rous- sâtres. Feuilles graminées, longues de 4 à 6 pouces, droites vaginan- tes, linéaires un peu lancéolées, âpres à leur bordure, larges d'environ ij à 2 lignes. Chaume liaiit pendant sa fleuraison de 6 à 9 pouces et d'environ nn pied vers le temps de sa maturité, presque cylindrique, sirié, glabre et lisse, terminé par nn épi m,Ue, au-dessous duquel se trouvent 2 on 5 épis femelles, distans de 1 .r 2 pouces et même plus encore. Epi mâle, ovale ■ oblong , un peu lancéolé, long de 6 à 9 li- gnes, composé d'écaillés ovales- lancéolées, lia peu aiguës, denticu- lees vers leur sommet, d'un jaune - rouss.îire fort pâle. Epis femelles ovales- oblongs, distans, portés sur des pédon- cules de 4 à 6 lignes, presqu'entièremcnt recouverts et caches par les gauies bractéales qui se prolongent en feuille de presque 1 pouce. Ces épis sont composés de fletirs dont les écailles imbriquées sont ovales lancéolées, un peu acuminées, d'un verd- jaunâtre, ornées d'un nerf dor- sal vcrd , strié, assez large, qui se prolonge en pointe. UpiCEOLE ovoïde - triqnètre, oblong, atténué aux deux extrémi- tés, se changeant avec l'âge, en xme capsule obovée- triqnètrc, nn peu pyriforme, également atténuée à ses extrémités, très - renflée et ventrue vers sa partie supérieure, rousse -fauve, terminée eu un bec bidente et très - aigu à son orifice. Graine ovée - triquètre, sous- globuleuse , acuminée à ses ex- trémités. Stigmatibus tribus. 131 Cette description est d'après un exemplaire de l'herbier de I\rr. Schrader , oii il y av'oit eû'cctivcment 3 cpis femciks. J'ajouic celle de r.mîeiir. Sa racine est rampante. Son clian:iie, un peu de'combant à sa base, est haut d'environ 1 pied, et sur^jasse ordinairement les feuilles. Il porte 2 on 5 épis, dont le supérieur est toujours mâle. On compte 3 épis femelles dans la figure de Jllich., ce que je n''ai encoie observé dans aucun individu. Cependant je ne doute point que cet auteur n'ait peint cette plante d'après le vrai carex bra- cliy s tacliy s ; seulement il pourroit se hue, qu'il eût eu en même temps devant les yeux le C. de p auper t a t a de Good. qui porte 3 épis femelles et dont les capsules sont terminées par un orifice mem- braneux coupé de biais, et que le regardant comme la même plante, il en eut emprimté quelques parties. C'est vraisemblablement aussi ce qui porta Mr. Good. à rapporter à son carex dep auper tata la figure de Micheli, le carex de cet auteur ne lui étant point en- core connu alors Cette citation m'a induit également en erreur , loisque j'ai décrit le carex triflora de TVilld. ne sacbant lequel étoit le vrai C. d e p aup er t at a de Goodeiiough, jusqu'à ce qu'enfin iNIr. Good. lui-iuême m'eilt envoyé un exemplaire de cette plante, dans lequel j'ai reconnu mon carex triflora. Je prie donc, de subs- tituer à ce nom triflora, vu que le nombre des fleurs est incons- tant, celui de d ep aup er t a t a ; car j'ai trouvé dans l'exemplaire peint une quatrième fleur, imparfaite à la vérité, mais j'en ai compté 5 parfaites, ou plutôt leurs capsules dans cbaque épi fe- melle de l'individu qui m'a été envoyé. J'ai cru par conséquent de- voir peindre de nouveau une de ces capsules. On en remarquera une grossie, et une dans sa grandeur naturelle. Pi. Vv. No. 50. Le carex triflora, comme on voit, est une espèce propre à la flore angloise ; il croit dans les bois des environs de Londres. On le trouve dans la FI. Lond. sous le nom de carex ventrico- sa. Il n'y a point lieu de douter qu'il ne soit différent du carex Miclielii, dont les écailles f, sont si sujettes à varier, qu'il n'est point rare de les trouver mucionées, ainsi qu'on peut le voir Pi. Vv. No. 59. où j'en ai représenté une unie encore à l'urcéole, au- quel on peut remarquer un orifice h, roide, aigu et bifide. Le carex Michelii croit en Italie, en Autriche, en Mo- ravie et en Panonie. Il se plaît dans les forêts montagneuses et dans les prairies sèches des montagnes. On le trouve en fleur à la fin de Mai. Mr. Hedwig l'a reractées semblables aux feuilles caxiliuairçs , et dont la gaine ne cache que la moitié du pedon- cnlc. Tous CCS épis fcm.elles sont composes de fleurs drnscment im- briquées, dont ks écailles ovales, niucronées , qtielquefois echancrécs en cocnr, sont brunes- rousses, surtoni à leur bordure, et ornées d'un nerf dorsal veid, qui se termine en une arête dtnticulte. UivcEOLE ovoïde- triquèire se changeant en une capsule de même forme' un pcn renflée, xonss.iire, aueunee en un orifice mem- branetix , indistinctement bidenté. GivAiNE ovce- triquètre, à peine iiédiculéc, mais mncronée, rous- sâtre. ( Ti-adiidcur). Sa racine est fibreitse. Ses feuilles sont larges, rigides, rudes, d'un verd foncé en dessus, et d'un verd glauque en des- sous, plus courtes que le c lia 11 me qui est haut de 2 à 6 pieds, et 136 IX. Spicis sexu distinctis, masc. un. etc. Le carex fauve est vraisemblablement moins rare en Alle- magne, qu'on ne l'a cru jusqu'à présent. Il paroit qu'on l'a con- fondu avec" le carex dis tans; ce qui est arrive, je pense, a. Mr. Hop-pe , qui lui attribue pag. 240. de son Ta sehen b. pour l'année ißoo. des épis trop longs. J'ai reçu aussi cette plante du Danne- mark et de Gotliland. Elle a été envoyée de l'Aïuérique et de Neu- sonland à Mr. Goodenough *). 87. Carex distans. Tab. Yy. No. 6'é. Laiche ou Carex "espace'. Entferntes Ried- ,gras. C. vaginis inferioribus subdimidiatis, sujjerio- ribus snbaequantibus; spicis oblongis remotissimis, capsulis ovatis acutis. Cood. J^J'illd, in Memoir Berol. C. gaines bractéales inféiieures ne revêtant que la moitié de leur pédoncule, les supérieures les couvrant tout- à-fait; épis oblcTngs et écartés les uns des autres; capsules ovoïdes, aiguës. Goodenough. PFilld. 1. c. C. spicis remotissimis subsessilibus, bractea va- gin al i," capsulis angulatis mucronatis. Limi. Syst. ve- * get, Lightj. ri. scot. p. 561. Poil, palat. p. 53g. Roth. Tent. I. p. 400. II. p. 454' Griiel. Tub. p. 284' Lumnitz. FI. Poson. pag. 424. Host. Fl. Austr. p. 510. Elu-h. Bsytr. I. p. 111. Hoffm. Fl. germ. p. 731. , Schrank. Fl. Bav. p. 292. Leyss. FI. Flall. p. 256. Schieb. Spic. FI. Lips. p. G~. Baiirng. FI. Lips. pag. 75. f-f^llld, l'rodr. Berol. p. 53. Scholl. Fl. Barb. p. 209. Gilih. Pi. Lithuan. p. 547. Reich. Fl. Francof. a. M. n. 677. Murr. Piodr. Gutt. p. 76. Jacq. vind. p. 163. Plan Erf. p. 241. Timm. Prodr. FI. Megapol. n. GQg. Scop. FI. Carn. 2. n. 1150, AIL FI. Pedem. 11. 2526. FI. Gollilandia. C. spicis brevissime peiiolatis, dissitis. Hall. 1382. Cyperoides spicis parvis, longe distantibus. Tourn. Inst. B. II. 550. Scheucliz. p. 43i' Mûris. Hist. 3. p. 243. s. 8- tab. 12. f. iS- Sa *) J'ai également observé dans cette espèce le prolongement en languette que JVIr. Schhiihr donne comme car.ictcrc de la suivante. (Note du Traducteur), Stiümatibus tribus. 337 Sa Racine est fibreuse. Ses Feuilles, souvent Je la lon- gueur du chaume fleuri, surpassent larement celle de 6 pouces. Le chaume est haut, tantôt de ^ pied, tantôt de 1 , et même de 2 pieds quelquefois. Les épis femelles sont ordinairement phis longs que dans l'espèce précédente, et leurs écailles plus aigucs et moins, ou nullement blanches à leur boidure. Cette plante n'at- teiiit qji'une médiocre hauteur dans les marais tourbeux des envi- rons de Wittenbeig. Les individus que j'ai eu occasion de recevoir, étoient beaucoup plus grands, mais ceux de Gothiand étoient au contraire encore plus petits , ainsi que ceux qu'on m'envoya de la Suède, comme nouvelle espèce et que j'ai peints particulièrement Pi. Yy, quoique j'en eusse reçu d'autres plus grands de ces mêmes pays, et sans leurs vrais noms. Quant à ces petits exemplaires, je n'ai pu trouver d'autres différences , entre eux et des exemplaires quatre fois aussi grands, si ce n'est que ccux-Ik avoient des capsules i, moins indes à leurs angles. J'ai déjà fait mention, dans la des- cription précédente, des prolongemens en languettes qu'on observe dans la présente, au sommet des gaines, et_qu'on tiouve désignés dans la figure par x. Le nombre des épis est inconstant. On ne trouve quelquefois que 1 épi mâle, et 1 épi femelle. D'autres fois et surtout dans des exemplaires bien nounis , on compte 2 épis du premier sexe, et souA'ent 3 du second. J'ai tâché d'exprimer ces variations dans les différentes figui'es que j'ai données de cette plante. Je remarquerai encore que les épis femelles sont toujours plus distans dans cette espèce, que dans la précédente, ce qui est encore plus frappant, quand il s'en trouve tiois sur le même cliaiune. Il est peu de pr.iiries humides en Europe où l'on ne trouve, en Mai ou en Juin, ce carex en fleur; mais il se présente sous di- verses grandeurs, ainsi que je l'ai déjà obseri^é, et exprimé ^Pl. T. et P 1. Yy. 88. Carex latifolia. Tab. U. No. 70. Laiche ou Carex a larges feuilles. Breit- blatterichtes Riedgras. C. vaginissubaequantibus, spicis erectis re mé- tis, caps u lis utrinque acutis, apicesiibrecurvis ijx- tegris, foliis trinervis ensiformibus. 18 138 IX. Spicis sexu distinctis, masc, un. etc. C gaines bractéales , égalant presque en longueur les pédon- cules ; épis éc.'otés et droits; capsules acuminiies aux deux extrémi- tés , entières et recourbées à leur orifice , feuilles trinervées > en- siformes. C. latifolîa. Gartner. C. latifölia; spicis pedunculatîs erectis; masc nia terminali, cylindrica; glumis imbricatis; femineis tribus; quatuor remotis vaginis obductis; floribus a 1 1 e r n i s ; c u 1 m o acute 1 1- i q ii e t r o , e r e c t o ; f o 1 ii s e n s i- f o r m i b u s. Jl'Iönch, J'ajoute la description qu'en donne cet Auteur. PiAciKE vivace, fibreuse, non rampante. Chaumes hauts de 1 pied, lisses et glabres. Feuilles glabres. Epi mâle nud, solitaire, un peu trigone. Ecailles ovales, aiguës, lisses, glabres, couleur de rouille, oinées d'un iieif dorsal verd. Eta mines 3. Epi femelles, cylindriques, pédoncules, apprimés. Gaines br acte aies plus longues que les épis; Ecailles des fleurs fe- melles ovales, aiguës, couleur dérouille, membraneuses à leur bor- dure. Stigmates 2. Capsule triquètre et lisse. Mönch. Meth. Plant. Marb. (Traduit du latin). J'ai reçu cette plante de Gilrtner, qui l'obtint de graine qui lui fut envoyée, sans qu'on lui indiquât sa patrie. Comme le clie- valier Tliunherg l'a reçue aussi de la Virginie , c'est sans doute de là qu'elle provient originairement. ^ J'ai observé, sur deux exemplaires, un épi mâle, et deux épis femelles , comme on le voit dans la figure. Je regrette seule- ment de n'avoir plus trouvé de stigmates. D'après les obsei^vations que }'ai faites sui* un giand nombre d'espèces, j'ai conclu de la foîxne tjiquètre de la capsule i, k, et de la graine aussi triquètie 1, que le style pooloit 3 stigmates et non 2, ainsi que le dit IVIonch; ou ce seroit une exception dont je n'ai point enco:e trouvé d'ex- emples. Je ne parleiai point des variations auxquelles cette plante est exposée, ni du temps où elle fleurit, non plus que du lieu où elle se plaît , tout ceci m'étant incoiuiu. On voit d'après cette descrip- tion que le nombre des épis femelles est inconstant, SïIGMAïIBUS TRIBUS, J39 89. Carex limosa, Tab. X. No. 78, Laiche ou Carex bourbeux. Sclilamm- Ried- gras. C. vaginis brevissiinis siib*nullis; spicis femi- neis ovato-oblongis subloiigo-peduiiculatispendu- lisj capsiilisovatis apiceiiitegris. C. gaines bractéales, tiès - comtes et presque milles; épis fe- melles ovales - obloiigs , portés sur des pédoncules assez longs et pendaiis ; capsules ovoïdes à orifice entiei'. Caiex (liinosa) vaginis a b b r e via tis simis sub- nul- lis, spicis femineis ovatis pendu lis, capsulis ovatis compressis, radie e repente. Good. Carex (limosa) spicis ternis, femineis, ovatis dis- tin c t i s p e n d u 1 i 6 , r a d i c e repente. pf^ilhl. 3Mem oir. Berol. Carex limosa ; spicis ovatis pendu lis; masculalon- gior e er ectior e, radice repente. Linn. Syst. veg. Poil. pal. n. 888- Gniel. Tub. p. 283- Schrank Fi. Bav. p. 301. Hojfin. FI. germ. p. 550. Roth. Tant. I. p, 398. II. p. 448. Scof. canu 2. M. 1156? JLightf. FI. Scot. p. 556. Leyss. FI. Hall. pag. 256. Host. Fl. austr, pag. 503. Retz. Prod. Scand. n. 1045. excl. FI. Dan. 444. ^11. FI. Pedem. n. 2535. Gunn, FI. norv. n. 714. Baumgart. Fl. Lips. p. 74? an llacca? Scltreh. IVIöiich. Metliod, pl. Marb. p. 324. Timm. Prodr. Mcgapol. p. 196. Ff^igg. Prim. FL IIols. p. 68. Pia n. Erford. p. 240. FI. Dan. tab. 646. ß) C. limosa; var. p au ciflo r .i. FvAciNE rampante. Chaumes hauts de 4 ^ 8 pouces, filifor- mes - triquètres , glabies , revêtus à leur base des gaines desséchées des anciennes feuilles. Feuilles planes , âpres k leur bordure, plus courtes que le chaume, excepté la feuille caulinaire supérieure. Epi mâle droit, terminal, long de 7 à 9 lignes, d'un roux- pâle. Ecailles oblongues, très- obtuses, rétrécies k leur base. Epis fe- melles ou solitaires, ou géminés, pédoncules, droits avant la fleu- raison, ensuite pendans, linéaires, longs de 4 k 5 lignes; Pédon- cules capillaiies , aussi longs que leur épi; Bractée de l'épi in- féiieui', subulée, uu peu plus courte que l'épi même, celle de l'épi supérieur, ou nulle, ou très- courte. Fleurs ordinairement 8> quelquefois seulement 4» écailles oblongues, mucronées , noirâ- tres, de la longueur des capsules. Urcéole oblong, mucroné, aigu aux deux extrémités, convexe en dehors apphmi en dedans, d'un 140 IX. SriCiS SEXU DISTINCTIS, MASC. UN. Ctc. rerd - p'ile. Stigmates 3. Fahî. Observ. Norv. in Rvm. Magaz. ■p. 206. (Traduit du latin). Carex elegans. TVilld. Piodr. Berol. n. lo/j. Tab. 1. f. 4« Ehrh. Beytr, 6. p. 39. Caiex spicis femineis ^endulis, caps u lis ovatis comp res sis. Hall. hist. n, 1392. Sclieuchz. agr. pag. 443* ^* *°* fig- 15- Ce carex fleurit en Mai, et en Juin. II «'oît dans les marais et les lieux bourbeux des montagnes de l'Europe , principalement sur les Alpes , et les montagnes de la Norvège. Le sol et l'exposi- tion le font vaiier beaucoup en force et en liauleur, ainsi que dans le nombre de ses épis, comme on peut en juger par les figures que j'en donne. Sa Racine est rampante. Ses Feuilles droites et éti'oites, ont 2, 4, 6 et même g pouces de longueur, quelquefois plus en- core; elles se distinguent par leur veid- giisâtre. Le C baume, un peu plus haut que les feuilles, porte ordinairement 1, rarement 2 éj)is mâles, et 1 plus souvent z, et quelquefois 3 épis femel- les; ces épis éprouvent aussi des variations dans leur longueur et dans le nombre de leurs fleurs, ainsi que l'a observé le Professeur Vahl. Les écailles f, sont communément plus longues que les capsules, plus ou moins brunes -rousses et plus ou moins aiguës. J'ai peint à part P 1. Aaa. les petites variétés que Mr. Vahl a récol- tées en Norvège, ainsi que celles que j'ai reçues du Riesenberg en Silésie. On remarquera que les écailles des fleurs mâles sont, dans un des exemplaires que j'ai reçus de Norvège , plus obtuses qu'aux autres, et telles que les décrit le Professeur Valil ; mais on obsei've cette variation dans beaucoup d'autres espèces. J'ai souvent vu des écarts bien plus frappans , par exemple, j'ai rencontré quelquefois une plante haute de 1 pied que j'avois vu haute de 6 dans un au- tre sol. Mais quant au c ar ex lim o s a , il pouiToit bien se faire que quelques atiteurs l'aient confondu avec le carex flacca. 90. Carex atro-fusca, Tab. Y. No. 82. Laiche ou Carex roux- noirâtre. Schwarzbrau- nes Riedgras. C. vagin is brevibus subdimidiatis, spicis ova- tis fructiferis p&ndulis; squamis ovatis, capsuiis Stigmatibus tribus. 141 subdimidio b r er îoiib us ; capsulîs oratis aciiminatis, apice sub-bifidis. C. gaines bractéales courtes, recouvrant environ la moitié du pédoncule ; épis ovales , pendaus vers le temps de leur maturité ; écailles ovales , presqu'une fois plus courtes que les capsules ; capsu- les ovoïdes , acuminées , un peu bifides à leur oi ifice. Carexlimosa; spica mascula una, f eminea e b in a e, dem um pendulae; capsulae fuscae, acuminatae, bifi- dae; angulis supra medium den tic u lato- scabris. Scop, FI. cani. No. 1156. Descript. spica mascula linea 5| longa, cui proxi- ma feminea prima, brevior altera subjecta, unciali intervallo lemota et mascula longior. Squamaefus- co-nigrae, acuminatae; Capsulae squamis con colo- res; marginibus flavescentibus; angulis supra me- dium scabris; apicebifidae; quibus aCarice atrata abunde differt. Scopoli. Cette plante est sans doute une espèce nouvelle. Je l'ai peinte dans sa grandeur naturelle , mais sans ses feuilles radicales dont elle étoit piivée. Son chaume m, est obtusément triangulaire. On jugera de la disposition et de la grandeur des épis par la figure. Les écailles f, ainsi que les capsules i sont d'un brun -noirâ- tre k l'exception de la capsule qui est à sa base et à sa bordure d'un jaune pâle. J'ai oublié d'exprimer dans la figure les aspérités qu'elle a vers sa pointe. Cette espèce est sujette k varier ainsi que la plu- part des autres. Obs. Les auteurs qui rapportent au carex limosa Linn, le carex atro-fusca, n'ont probablement pas lu la description de Scop. J'ai trouvé cette plante que Scop. a récoltée sur les Alpes, dans la collection du D. Könis; d'Island. Il est donc vraisemblable qu'elle est indigène dans cette île, ainsi que les carex pauciflo- ra, capitata, etglareosa de Thunh. 91. Carex aethiopica. Tab. Z, No. 83. Laiche ou Carex (I'aethiopie. Aethiopisches R i e d e; r a s. c. vaginis superioribus subaequantibus in fi m a longa subdimidiata; spicis sublaxis remotis; squa- mis aris ta tis, capsulis dis j unctis acuminatis, apice bifidis. 142 IX. SriCiS SEXÜ DISTINCTIS, MASC. UN, CtC. C. gaùics biactcales siipérieur«3 couviant presque leur pédon- cule, riiiférieure lougue et n'eu revêtant quo la moitié; épis lâches et tUslaus ; écailles aristées; capsules acumiut'es, non contiguës, bifi- des à lexir 03'ifi.ce. Carex cliinensis; spicis erectis, in a s eu la terni in al i fem in eis peuunciilatis quateruis, caps u lie acumi- natis. Descript. Gramen spithameum. Folia, cul mi 8 longîora, margine scabia. C ulmi triq u e tri, glabîL S p i c a e f e m i n e a e o m n i n o P s e u d o - c y j) e r i , s e d e r e c t a e, rcmotae, solitariaetenuioreset sub sin gala, invo- lucruiîi tenue, vix spicae longitudinem attingens. Retz. Obs. Bot. III. p. 42? Je ne hasarderai point de décider, si le car<;x dont on vient de lire la description, est la plante que j'ai peinte. Le Professeur Retz le reçut de la Chine et l'envoya il y a quelques années pour en prendre le dessin, à Mr. le Président de Schreher. C'est à ces cé- lèbre.s botanistes que je larisse cette question .à décidej-. La fi'j^ure que je donne de ce carex est faite d'après un ex- eniplaire que le Professeur Thunherg avoit reçu de l'ile Bourbon. La plante étoit privée de sa racine ; ixéanmoins son chaume avoit encore plus de 5 pieds de longueur. Je n'en ai représenté que la partie supérieure. L'autre partie, à peu près de Li même longueur, portoit une feuille dont la gaine avoit 2^ pouces, du reste sembla- ble à celle qu'on voit sur la figure. Peut- êtrs cette gaine renfer- me -t - elle ordinairement 1 quatrième épi femelle, mais qui n-e se trouvolt point dans cet exemplaire. Il paroit donc que ces épis sont fort écartés les uns des autres. Son chaume est aiguement triangu- laire. Je doute d'après sa grandeiu- que ce soit le vrai carex chi- ne n s i s. 92, Carex pallescens. Tab. Kk. No. 99, Laiche ou Carex pale. Blasses Riedgras. C. vaginis abbreviatissiiuis, spicis femineis siib- cyl indrixîis, fructiferis pendulis, squamis masculis ciliatis, capsulis oblongis obtusis, apice integris. GoocL C. gaines bractéales très - courtes ; épis femelles sous - cylin- driques , pendans lors de leur maturité ; écailles des fleurs mâles ci- liées ; capsules oblongues , obtuses , entières à leur orifice. Good. Stigmatibus tribus. 143 C. spicis pendulis; masciila cTecta, femineis ovatisiinbricatis, caps u lis confertis obtusis. Linn, Syst. veg. C. spicis tiibus petiolatis erectis remotisj mascula et feniininis. Fl. Läpp. n. 527. Gmel. Sib. 1. p. 13g. n, 7g. Light/. Fl. Scot.- P» 558' Scop. Fl. Cavn. n. 1153. PolL pal. p. QQg. Leyss. Fl. Hall. p. 236. PTilld. Prodr. Berol. p. 35. Memoii". p. 56. Hoffm. Fl. germ. p. 331. Schreb. spie. Fl. Lips. p. 66. Roth Tent. I. p. 399.^ II. p. 449» Scholl. Suppl. Fl. Bab. n. loßa. Gmel. Tiib. p. 2g3- Hetz. Fl. Scand. p. 33^' ^^ Limo s a ß, pallida. pag. jQo. Gumi. Fl. Norr. n. 923. Timm, prodr. Fl, Megap. p. 196. IMatt, Fl. Siles. p. 251. ß'Iun: Prodj-, Goett. p. 76. Lieht. FI. Fuld. pag. 391. Leers. Fl. Herb. pag. 206. tab. 15. f. 4- ■^^^- Fl. Pedem. n. 2336. Host. Fl. austr. p. 509. Gilih. PI. Liigd. p. 549? Hall. bist. ji, 1393. Fl. Dan. t. 1050. Tab. 44^* 444^ C. spicis adpr oxini a tis femineis ovatis fructife- ris pendulis: mascula cylindrica erecta; foliis flora- libus vagiiiantibus basi transverse undulato-plica- tis. Moench. JNIetliod. Plant. Marburg. Gramen cyperoides polystacliion flaricans, spicis breyibus prope summitatem caulis. Mich. nov. gen. t. 32. f. 13. Scheuchz. p. 430. Pluck. t. 34. s. 5. Carex ferruginea. Roth. Tent. I. pag. 400. II. pag. 455. Hoffm. Fl. germ. p. 332. Scheuchz. gram, p, 412 ? Schrank rapporte le Synonyme de Scheuchz. que je viens de citer pour le C. pallescens, je le crois appartenir plutôt au ca- rex pilosa. Je pense aussi que la fig. 16. p. 8- ^' i^. de IMorison appar- tient au C. pilulifera Linn. quoiqu' Ehrhart dise dans son Beytr, 4. p. 54, n. 93. que Mr. Je Schreher la rapporte au C. pal les. cens Limt. et Gouan au C. filiforme. La Racine de ce Carex est fibreuse. Son Chaume est Tiaut de 8 ^ ^o pouces pendant sa ileuraison, et d'environ 1 pied lors de sa maturité; souvent même de i|; il est revêtu de quelques feuil- les vers sa base. Les Feuilles sont graminées, d^m verd- paie, un peu velues eu dessous, surtout à leur gaine, plus couites que le clinume et laiges de 1 à 2 lignes. Les figuies donneiont une idée de la foime et de la disposition des épis soit en fleur, soit en fruit. Ces épis conservent, même dans leur parfaite maturité, une cou- leur verte, qui pâlit peu k peu et tire enfin sur le jaunâtre. Les écailles des fleius mâles sont un peu plus colorées que celles de» 144 I^' ^^l'IClS SEXrj DISTIiNTCTIS, MASC. UN. CtC. fleurs femelles, cependant p'iles à leur bordure, elles sont ornJes d'un nerf dorsal veid et légciement velues. I.a capsule i, prend dans son dernier degré de niaturité une teinte biunritie. On compte ordinairement dans cette plante i ou 2 épis mâles, et 2 ou 5 épis femelles, quelquefois on n'en trouve qu'un seul de chaque sexe. Je dois observer que les épis sont plus comts et plus airon- dis que je ne les ai repioseutés, et qu'ils sont à peu près de la gran- deui' de ceux du Carex pilulifera. Les gaines des bractées vai ient beaucoup , tantôt elles sont à peine sensibles, tantôt elles ont | pouce de longueur, tandis que le pédoncule en a quelquefois 2. Le carex pâle fleurit dès le commencement de Mai et con- tinue souvent jusqu'en Juin. Il est commun en Euiope dans les fo- rêts marécageuses, dont le sol est sablonneux. Il se plait aussi dans les prairies , et pnimi les saules. On le trouve assez communé- ment près de Wittenberg avec le carex flava (et u.ans beaucoup d'autres lieiix, notamment près d'Erlang e;i Fianconie). 93. Carex panicea. Tab. LI. No. loo, Laiche ou Cauex panice'. H irse- Riedgras. C. vagina infima sub di mi di ata, superiora snbae- quantia; spicis erectis remotis; squamis capsulisque ovatis subacutiusculis subdistantibiis, capsulis api- ce in teg ris. C. gnine biactéale inférieui'c une fois plus courte que le pédon- cule , la supéiieure égalant le sien ; épis droits et distans ; écailles ovales un peu aiguës , et non îapprocliées ; capsules ovoïdes, un peu aiguës et distantes ; oiifice entiei'. C. vagina infima s ub d imi d iata , superioribus subaequantibus; spicis erectis lemotis, capsulis inflatis obtusiusculis subdistantibus. Good. C. spicis pedunculatis erectisiemotisjfemineis linearibus; capsulis obtusiusculis inflatis. Linn. Syst, vcget. C. spicis remotis sessilibus, capsulis globosis. F 1. Lapp. Gmel. Sib. J. p. 156? JLeers. FI. herb. n. 722. t. 15. f. 5. Poil, palat. n. 890. Host. Fl. austr. p. 109. Matt. Fl. Siles. p. 251. Roth. Tent. I. p. 599. II. 450. Hojfm. FI. germ. pag. 531. Lightf. FI. Scot. p. 558. Gmel. Tub, p. 284. fVilld. Prodr. Berol. p. 3G. Memoir. p. 36. Mönch. Meth. pi. p. 324. Leyss. Fl. Haï. p. 236. Timm. Prodr. megap. p. 196. Schieb. Spicil. pag. 66. Baumg. FI. Stigmatibus tribus. 145 FI. Lips. p. 74. Scholl. Suppl. n. Baib. p. 332. FI. Dan. t. 261. j4ll. FI. Pedem. n. 2^5Q. Gunn. FI. norv. 11. 525. Retz FI. Scand. pag. 181. Cyperoides foliis caryopliy lli s, spicis e rariori- bus et tumidioiibus vesicis compositis. Midi, gen, 6i. t. 32. f. XI. Pluk. alm. lyß. t. 91. f. 7. Carex spica mascula unica pluribusque, femininis petiolatis eiectis, caps u lis raiis, maxi mis, ovato- triqiietris bidentatis. Hall. helv. n. 1405? Schrank. FI. bav. p. 296? an carex flacca? Sa Racine est rampante. Ses Feuilles sont courtes et d'un verd glauque. Le Chaume plus haut que les feuilles s'elère à 6 ou 12 pouces; il porte 1, très- rarement 2 épis rââles, et 1, Z ou 5 épis femelles. L'épi femelle supérieur est souvent mâle à son sommet, ce qui a lieu surtout quand il s'en trouve 3. Sou- vent il m'est arrivé d'observer, sur »ui chaume de 6 pouces, un seul épi mâle, et quelquefois un épi femelle mâle à son sommet, et porté sur un pédoncule de 3 à 6 pouces, naissant de la base du chaume. Ceci se rencontre principalement dans les individus qui ont crû dans un lieu sec. Good. attribue à cette plante 3 épis fe- melles et Schrank jusqu'à 4 > ce que je n'ai observé ni dans les ex- emplaires que j'ai récoltés, ni dans ceux que j'ai reçus. La brac- tée o, et le pédoncule varient dans leur longueur. Les Capsu- les sont ovoïdes , niais non bidentées comme le dit Haller. On se persuadera par de fréquentes et exactes observations combien les ca- ractères que foinnit la capsule sont importnns. Les écailles sont ovales, plus ou moins aiguës, i eusses- brunes, membraneuses et blanches à leur boaduje, ornées d'un nerf dorsal verd; celles des fleurs mâles se distinguent par leur couleur un peu plus foncée. Ce carex fleurit d'Avril en Juin ; il est commun dans la plu- part des malais et lieux aquatiques de l'Europe. Parmi les synonymes que j'ai rapportés, il en est quelques uns qui ne me paroissent pas tout -à- fait appartenir à cette espèce, quoique leurs auteurs citent Linné. Leur description tantôt ne con- vient point à la plante, tantôt ne s'accoide point avec les autres synonymes. Tous les auteuis , par exemple, citent le No. 1405. de Haller dont la description, soit qu'elle ne soit pas exacte, soit qu'elle se rapporte à une autre plante, ne peut convenir à celle-ci. Goodenoiigh_ observe avec raison, que le carex panicea * dans sa jeunesse beaucoup de [ressemblance avec le carex flac- c a , cependant on l'en distinguera facilement a. ses gaines bractéales ^9 146 IX. Spicis sexu distinctis, masc, un, etc. Tenflres, à ses fîeiii'S écartées, ainsi qu'à ses écailles, qui dans ce dcTnicr sont plus aiguës et mucronées, ce ç[u'on_ ne trouve point dans le car ex panicea. 94. Carex sylvatica, Tab, LI. No, lor. Laiche ou Carex des bois. Wald- Ried gras. C. vaginis Ion gis plusquam dimidio brevioribixs, spicis filiforniibtis Iaxis pendulis remotis pedun- culo brevioribus; capsulis ovatis acuniinatis ro- stratis, apice tenuibus bidentatis. C. gaines bractéales longues, ne revêtant cependant point la moitié de leur pédoncule; épis filifoimes, lâclies , écaités, pendans, jins courts que leur pédoncule; capsules ovoïdes, acuminées, ou atténuées en un bec mince et bifide à son orifice. C. vaginis abbreviatis, spicis filiformibus Iaxis pendulis, capsulis ovatis aristato-rostratis. Good. C. spicis pendulis, mascula e recta, femineis fili- formibus pedunculo brevioribus, capsulis acutis di- stantibus. Huds. FI. angl. p. 353. LigJitf. FI. Scot. pag. 562. Retz. Obs. bot. 2. p. 27. FI. Dan. t. 4o4- Schreb. Spicil. FI. Lips. p. 62. Hojfm. FI. germ. p. 332. Roth Tent. I. p. 400. II. p. 457» M'^illd. Prodr. Berol. p. 40« Host. Fl. austr. p. 503. Baumg. Fi. Lips. p. 76. Schrank Fl. bav. p. 294. Retz Prodr. Scand. p. igi. JLeyss. FI. Hall. p. 257. M-^eher Spicil. FI. Gütting. p. 2.6. Hoppe Tasclienb. 1790. p. 130. Ehrh. Beytr. I. p. 111. 4« P- 54' I^onch. Meth. pi. Marb. p. 325. T4-^igg. Primit. FI. Hols. p. 6g. Caiex drimeja; spicis sexu distinctis; mascula unica, fennineispedunculatis, remotis, pendulis, fi- liformibus; capsulis remotis, apice bifidis. JLinn. Siippl. 414. Ehrh. Beytr. 2. p. 57. pVilld. Memoir. Berol. p. 35. Tab. 3. Timm. Fl. Megap. p. igj. Carex patula Scop. cajn. n. 1160. Poil, palat. No. 896' Jlll. FI. Pedem. n. 2340. Hall. Hist. n. 1395- 3Ioris, 3. pag. 243. n. 9. s. g. t. 12. f. 9. Scheuchz. gram. p. 413. Carex capillaris Leers. p. 205. t. 15. f. 2, ♦ * Racike fibreuse, roussAtre, miiliicanle , vivace. Feuilles longues de 4 .à g pouces, larges de 2 à 3 lignes, gra- minées, d'un verd- pâle, carcuées surtout vers leur base, âpres à leur bordure: les eau lin air es plus courtes et plus planes. Stigmatibus tribus. 147 Cii-vrMEs hams de i§ à 2 iiieds, droits, tïifjuètres , feiîillés, âpres à leurs angles vers leur sommet, portant 1 épi mâle, temiinal, cylindri- que lin peu triangulaire, et "4 o^^ 5 «Jpi* femelles, grêles, diftans, dont les inférieurs sont portés sur des ptdonciiles très- longs, filiformes- tri- queires , garnis à leur base de Lracttes qui eu revêtent la moitié , çt se prolongent ensuite en fctiiile qui égale les épis eu hauteur. Epi mâle long de ij à 2 pouces, droit, composé d'écaillé* ovales - oblongues aiguè's , blanchâtres, luisantes, un peu colorées à leur bordure, ornées d'un nerf dorsal verd, brunes dans leur maturité. Epis femelles, cylindriques, longs de pouces et plus, compo- sés d'écaillés ovales - sétacées , pâles, du reste semblables à celles des ûcurs m;iles , mais plus brunes lorsqti'elles sont mûres. UjvceoIiE ovoïde- triquètre un peu oblong, atténué atix deux ex- trémités, se changeant en une capsule de même forme, un peu renflée, rousse seulement dans sa parfaite maturité, atténuée en un long bec bi- üdc à son oriEce et assez aigu. ÜRAINK obovee- triquètre, rousse. (Traducteur). La racine 'de cette plante est fibreuse. Ses feuilles d'un verd - pâle sont plus comtes que le cliaume, et larges de 2 .à 5 li- gnes. Son cil a II me est liant de 2 pieds et même plus; il porte 1 et quelquefois 2 épis mâles, et 5, 4' 5> niême 6 épis femelles selon Goodenough. Je dois nvouev que je n'en ai jamais trouvé plus de 5, soit dans les individus que j'ai récoltés dans les environs de Wittenberg , soit dans ceux que j'ai reçus de difFéiens pays , même de la Suède. Cette espèce n'est pas la seule qui devienne riche en épis sur le sol Anglois. Ses épis femelles sont droits, ainsi que le mâles , pendant la iîeuraison ; mais ils s'iwclinent bientôt après et toujours plus à mesure qu'ils mûrissent et finissent enfin par paroitre suspendus à leur long pédoncule, filiforme, plus longs encore que je ne les ai représentés. Les écailles sont d'un jaune- pâle, blanchâtres à leur bordure, ornées d'un nerf dorsal verd. Les capsules conservent presque jusqu'à leur parfaite matiuité leur couleur verte qui se change enfin en un brun foncé. Elles sont at- ténuées ainsi que l'observent les auteurs en une longue pointe bifide à son orifice. Goodenough dit dans son ouvrage des carex anglois que l'ori- fice de la capsule est entier dans cette espèce, si ce n'est par luie faute d'impression, du moins, qu'on lit or e indivise au lieu de orediviso, il s'ensuivroit que ses observations seroient peu ex- actes, ou (jue la plante qu'il décrit ne seroit point le carex Syl- va tic a. Cette plante fleurit de Mai en Juin. Elle est commune en Europe dans les bois humides. Je l'ai reçue même de la Suède, où Ehrhart ne l'a point indiq^uée. 148 IX. Sl'ICiS SEXU DISTINCTIS, MASC. UN. CtC. 95, Carex l'SEUDO - CYPERUS. Tab. Mm. No. 102, Laiche ou Carex faux- souchet, Cypergr asar- tiges Riedgras. C. vagi 11 is niillis, spicls femineis cylindiicis pe- dunciilatis l.ixis f l' it c tif eris pendulis, squaniis siibli- nearibus-aristatis, capsnlis oblongis longo- lostia- tis reti'ovevsis, apice siibfurcatis. C. gaines bractéales nulles; épis femelles cylindriques, làclies, pédoncules, inclinés et comme suspendus lors de leur maturité; écailles linéaires- aristées ; capsules oblongues atténuées en lui long bec un peu recourbé et presque fourchu à son oiifice. C. vagiuis sub- nullis, spicis femineis cylindri- cis pedunculatis pendulis, capsulisi'ostrato-rostra- tis s u b d i varica t i s. Good. Fl. Dan. t. 1117. C. spicis quatejiiis, pedunculis geniinatis JLinn. Syst. vegt. LigJitf. ï'I. Scot. p. 559. Peyger. p. 515. Poil, pa- lat. n. gqi. Leyss. FI. Hall. pag. 256. Scholl. Fl. Earb. pag. Zog. Hojfm. FI. gerra. p. 551. Rcth Teiit. I. p. 599. II. p. 451. 2imm. Prodr. FI. Megap. p. 197. T'VUld. Prodr. Berol. p. 34. Host. Fl. austr. p. 510. Luinuitz FI. Poson. p. 422. Baumg. FI. Lips. pag. 74. Bülmi. Fl. Lips. n. 663. PTlgg. Prim. FI. Hols. p. 6g. JMatt. FI. Siles. p. 251. Retz. FI. Prodr. Scand. ji. igi. Cyperus sive Pseudocyperus spica brevi pendida. Park. p. 1266. cum fig. C. spicis feminin is pendulis, asperis capsnlis longe rostralis le l r o v e rs is. Hall. hht. n. 1597. AU.Tl. Pedem. n. 2342. Scheuchz. gram. p. 44*^- J^«^'- icon. 76. Jl'Ioris. III. p. 242. s. Q. t. 12. f. 5. Caicx reversa; Culmi tripedales, folios i. Folia la- tissima ad octo lineas. Spicaefemininaependulae. ad- s p e r s a e , p 1 e r u ni q ti e g e m i n a t a e ; c a p s ii 1 i s longe r o s t ]• a- t i s , !• e t r o V e r s i s ; spica m a s c u 1 a b i u n c i a 1 i s , t e r e s ; g 1 u- mis longissime acuminatis, quasi aristatis. Gilib. PL Lithuan. p. 549. Je n'ai pas eu occasion d'observer la racine de cette plante. Scheuchzer et Pollich la disent rampante et Goodenongh fibreuse, ce qn'il importe peu d'indiquer comme caractère, puisqiie cette espèce se trouve presque partout, et que les auteurs anciens mêmes nous en ont laissé d& bonnes descriptions et des figures assez exactes. Elle se distingue si faciieineut des .autres qu'il est presqu' impos- Stigmatibus tribus. 149 sible de la confondre, nonobstant même quelques synonymes dou- teux cités au liasard par quelques botanistes peu scrupuleux dans leurs observations ou dans leurs citations. Ses Feuilles sont d'un verd-pâle, souvent plus longues que le chaume, larges de 5 à 6 lignes et même plus, rudes à leur bordure et à leur angle dorsal. Le Chau^ne atteint laliauteur de 1 k 3 pieds; sa base est revêtue de feuilles qui ainsi que les Bractées surpassent les épis; il est terminé par 4> 5 ou 6 éiiis plus ou moins rapprochés. Le supérieur de ces épis est maie et les autres femelles; ceux- ci sont portes sur de longs pédoncules et pa- roissent suspendus vers le temps de leur maturité. Ou rencontre quelquefois une variété de cette plante , dont les épis très - rappro- chés paroissent sessiles. J'en donne également la figure. Reyser en a déjà fait mention. Les épis dans l'une et dans l'autre sont longs de 1 à 5 pouces. J'ai souvent observé, que les mâles étoient femelles vers leur sommet, ou que changeant de sexe, ils ne portoient que quelques fleurs mâles vers leur pointe. Je n'ai jamais vu, non plus que Roth, les épis femelles naitre par paires, ainsi que l'ont dit Linné et d'autres botanistes , ou que Goodenough a quelquefois ob- servé. Quelque rappiochés qu'ils soient, j'ai toujours distingué ime bractée propre à chaque pédoncule, excepté la supérieure, cui est ordinairement commune à l'c'pi mâle, et au plus voisiii des épis femelles. Celui-là ne jouit pas plus d'une bi-actée particulière que ceux des autres espèces. Les biactées sont absolument privées de gaines, excepté peut- être la plus inférieure qui en a quelquefois luie fort courte. Le carex faux- soucliet fleurit en Avril et en Mai. Il se trouve ?.ux bords des rivières, des ruisseaux, des étangs, et des fossés aquatiques, dans la plus giande partie de TErirope. Obs. Si Mr. Goodenough a senti l'importanca d'indiquer ex- actement le nombre des stigmates dr.ns chaque espèce, et l'a exé- cuté dans sou traité des carex a.nglois , il n'en est pas de même de la FI. Dan. dont les desciiptions , d'ailleurs précises et excellentes, pèchent en ce qu'elles négligent ce soin. La figure que donne cette Flore, n'oiïr'e des pistils surmontes que de 2 stigmates. On observe la même inexactitude dans le c^.re:i. flava t. 1047^' et dans le piétendii carex Oederi, ce dont j'ai oublié de parler eu traitant de ces espèces. J'ai reçu ces deux carex que la II. Dan. repré- sente naissant de la même racine, et auxquels elle n'accoide que 2 stigmates, je les ai reçus, dis je, de TUr. Thunherg provenant de 150 IX. Spicis sexu distinctis, masc. un. etc. rile de Gotliland, mais avec des pistils surmontés de 3 stigmates, ainsi que ceux qui croissent en Allemagne. 96. Carex japonica. Tab. \V\v. No. iio, Laiche ou Carex du japon. J apanis ches Ri e ci- gras. C. spicis erectis pedunculatis, fem in eis ovatis, m a se u la terminali lineari, capsulis oblongis acurai. n a t is. C. épis droits , pédoncules , épis femelles , ovales , le mâle li- néaire et terminal; capsules oblongues et acaminées. Je n'ai point encore vu cette plante, mais seulement sa figure peinte que Mi". Thunberg a bien voulu me communiquer ainsi que quelques autres encore, l.e dessin pouvoit avoir 9 à 10 pouces de longueur. Je me contenterai de donner la descriütion de cet auteur, Caiex japonica spicis mon oi eis pedunculatis ere- ctis; fem in eis pedunculatis ovatie; mascula termi- nali lineari. JLinn. Syst. vegt. Crescit in in su la Nij)on, Flore t Junio. TJiutih. FI. Jap. p, 38. Sa Racine est fibreuse. Son Chaume est baut de 8 ^ 10 pouces, feuille, triangulaire, droit, grêle, glabre. Ses Feuilles sont alternes , vaginantes , glabres, droites, les supérieures surpas- sent le cbauitie, et les inféi'ieures ne l'atteignent pas. Les épis sont unisexuels. Les femelles au nombre de 2 à 3 sont pédon- cules, dioits et ovales, gainis d'une bractée à leur base. L'épi mâle terminal et linéaije est plus long que les femelles. Ce carex a beaucoup de ressemblance avec le carex lim osa, mais il en diffère par ses épis droits et par ses écailles aiguës et vertes. Thunher^. p 97. Carex patula. Tab. Bbb, No. 116. Laiche ou Carex étale'. Ausgebreitetes Ried- gras, C. vagin is | Ion gis, spicis cylindricis, fe min eis remotisfructiferis pat u lis; squamis oblongis a r ist a- tis, capsulis ovato acuminatis apicefurcatis. C. gaines bractéales revêtant les deux tiers de leur pédon- cule, épis cylindriques, les femelles distans, étalés dans leur ma- Stigmatibus tribus. 151 turité ; écailles oblongues et aristées ; capsules ovoïdes, acuiulnées fouixliues à leur orifice. Carex p a t u 1 a. Link. J'ai reçu cette espèce nouvelle du Professeur Link qui Ta ré- coltée en Portugal , ainsi que plusieurs autres aussi nouvelles , qu'il me communiqua également. Je n'ai vu ni la racine, ni la partie inférieure du chaume, qui autant que j'en puis juger, pouvoit avoir 1 k 2 pieds de hauteui*. Sa partie supérieure que j'ai peinte étoit gai'nie de i épi mâle, et de 3 épis femelles pourvues de bractées qui surpassoient le cliaume. Comme il s'en trouvoit un exemplaire en fleur, et un au- tre avec des fruits, je n'ai représenté du premier que l'épi inférieur t, femelle et commençant k fleurir porté sur un pédoncule, long de 4§ pouces, et garni d'une bractée dont la gaine o, étoit pres- que de la même longueur. Sans doute ce pédoncule s'alonge encore après la fleuraison. J'ai représenté , divisé en deux parties , le se- cond exemplaiie. Les deux individus portoient chacun i épi mâle, et 3 épis femelles, ces derniers »voient des pédoncu- les assez longs qui étoient revêtus jusqu'aux | de leur longueur, de gaines o, probablement sujettes k quelques variations. Les épis fenaelles, parvenus en maturité, s'inclinent et pendent ainsi que ceux du carex fia ce a. Ils ont beaucoup d'analogie avec ceux du carex p a 1 u d o s a et plus encore avec ceux du c a r e x r i p a- lia dont ils se distinguent bientôt, par leurs longues gaines, ainsi que par leurs écailles et par leuis capsules. Je ne déciderai point si ce carex est différent du carex he- Iodes de Link dont il est parlé Part. 2. p. 309. du Journal de bo- tanique de Schröder et k qui on attribue i k 5 épis mâles, et 3 a 4 épis femelles, n'ayant point encore vu cette espèce. Les écailles f, des fleurs femelles b, sont, lors de la fleuraison, plus longues que l'urcéole, qui les égale bientôt en longueur comme on le voit k g. La capsule i mûre les surpasse enfin. Cette cap- sule est atténuée k son sommet en un long bec fourchu et frangé à son orifice membraneux, ce qu'on n'observe ni dans le carex I i p a r i a ni dans le carex p a 1 u d o s a. X. SpICIS SEXU DISTINCTIS, MASCULIS DUOBUS Y£L PLURIBUS, RARO UNICAJ STIGMATIBUS TRIBUS. Epis unisexuels, deux ou pluisieurs épis MALES, rarement EN SEUL; TROIS STIG- MATES. Obs. J'ai éprouvé les mêmes difficultés pour établir cette division que pour la piécédente. Comme j'ai averti alors, qu'il ne falloit pas comjJter toujours ne tiouver qu'un seul éj^i mâle, de même je dois aveitir ici, qu'il ne faut pas s'attendre à en trouver toujours plusieurs. Telle espèce qui porte ordinairement 2 , 4 ^^^ 5 épis de ce genre, n'en porte souvent qu'un seul dans certains sols, avec 2 ou 3 épis femelles. La division établie sur xin phis grand nombre d'épis inâles, que d'épis femelles, est si peu sûre, qu'il m'est arrivé souvent de re- cevoir, même de personnes instruites, comme espèces nouvelles, les espèces les plus communes. 98, Carex flacca. Tab. O. P. No. 57. a, b. Tab. Zz. No. 113? Laiche ou Carex flasque. Sclilaffes Riedgras. C. vaginis bievissimis vel nullis; spicis cylin- dricis, femiueis 1 axis fr u ctif eris p eiiduli s; capsulis obtuso- ovatis, apice integris. C. gaines X. Spicis sexu dist. masc, duob, vel plur. st. tr. 153 C. gaines bractéales très - courtes, oxi nulles ; épis cylindriques, les femelles lâches, pendans vers leur maturité; capsules ovoïdes ob- tuses à orifice entier. €arex ilacca ; spicis masculis pluribus erectis, fe- œiueis pendulis, capsulis ovatis obtusis bractea bre- vioribus. Schreh. Spicil. FI. Lips. append. p. 150. ad pag. 62. Car ex pendula n. ßS^-. Boehm. n. 66g, Baumg. pag. 75. 221. Host. Fl. Austr. p. 511. Hojfm. FI. germ. p. 553. Timm. Prodr. FI. Meg. p. ipS- MoericJu Method. pL Marb. p. 526. Carex glauca; Scop, FI. carn. n. ii57' Poil. pal. n. 894* Leyss. FI. Hall. p. 238. PVilh^. prodr. Berol. p. 3g. Roth. Tent. I. p. ^OT, II. p. 463. JLumn. FI. poson. p. 425? Matt. Fl. Siles. pag. 254. Carex recurva ; vaginis abbreviatis, spicis femineis sub-cylindricis pendulis, capsulis r et undato- ova- tis, radice repente. Good. FI. Dan. 1051. JVIoiis. s. Q. t. 12. fig. 14. Hall, liist. 1403. Scheiuhz. gram. p. 4^7 ' Carex recuira; spicis masculis pluribus «rectis, fe- mineis cylindricis pendulis, capsulis subrotundo- ovatis. J/Villd. in Memoii". BeroL p. 38. Carex aspera ; s picis «ub quater nis, inferioribus p e- dunculatisremotiusculis, squamis lanceolatis, cap- sula globosa pubescenti aequalibus, stigmatibus tribus. Willd. in Mem. Berol. p. 53. T. III. f. 1. Prodr. Berol. p. 32. t. I. f. 2. Carex lim osa. Leers. berborn. v. ß. tab. i5- f. 3. Carex tracliycaj-pos ; spicae masculae 2 — 3 terminales elongatae, squ amis lanceolatis obtusis; femineae2 — 3 axillares pedicella t ae, erectae, squamis brevibiis, ovalibus, acutis, Perigynia sub-triquetra, aciebus denticulatis acumine brevi simplici. Link in Schiad. Journ. bot. II. p. 310? Carex cespitosa. Lightf. FI. Scot. p. 560? PiAciKE rampante, rousse, unicaule, vivace. Feuili-es longues de 4» 8 ^ 12 pouces, larges de i| à 2 li- gnes , même plus , un peu canaliculées , rudes et tranchantes k leur bordure, glauques, droites. Chaume haut de lo à 15 pouces, obtusement triangulaii'e, incliné vers son milieu et courbé un peu en arc, glauque, feuille inférieurement , terminé par 1,2, 3 et même par 4 épis mâles, et par X, 2 à 5 épis femelles; de sorte cependant qu'il est rare de na 20 154 -^' SpICIS SEXU distinct., MASC. DUOB. V£L plur. ti'ouver que i épi mâle ou i seul épi femelle. Dnns le premier cas, les épis femelles supérieurs se trouvent souvent mâles h leur sommet, et dans le second les épis mâles inférieurs sont femelles à leur base. Eris mâles longs de Q, i2 à 16 lignes droits, cylindriques bruns - foncés , plus ou moins pédoncules, garnis a la base de leur pédoncule d'une petite bractée brune ovale écailleuse, souvent mutique. Ces épis sont soniposés de fleuis dont les écailles den- sement imbriquées sont oblongues, obtuses , souvent aiTondies, bru- nes- sombres, légèrement bordées de blanc, ornées d'un nerf dorsal pourpre - verd. Epis femelles, longs de 1 à 2 pouces, quelquefois plus en- core, cylindriques, portés sur des pédoncules de 1 , 2^3 pouces, plus ou moins inclinés et pendans à jiroportion de leur force, lon- gueur et degié de maturité. Bractées peu ou point vaginantes, brunes- rousses à l'ouveiture de la gaine, continuées en feuilles sou- vent plus longues que les épis. Ecailles ovales- aiguës, souvent lancéolées, presque toujours mucronées, denses à la partie supé- rieure de l'épi , lâches à sa base ; d'ailleurs imbriquées d'un bi un- obscur, un peu pourpre, ornées d'un nerf dorsal purpuiin qui se termine en arête. Urceole obové - trîquètre , atténué aux deux extrémités, se cliangeant en une capsule de même forme plus renflée, rousse, un peu tomenteuse, souvent à peine velue, atténuée en' pédicule à sa base, terminée au sonxmet par un orifice très- court, obtus et entiej'. Graine solitaire, pyriforme- trîquètre, mucronée, rousse. Cette espèce fleurit en Mai et Juin. Elle se plaît dans les prés humiides, dans les lieux pleins de sources; c'est une des plus com- munes , on la trouve presque par toute l'Europe. Sa capsule est quelquefois si sensiblement velue que Monsr. PTilld. la nomma C. aspera. En général cette plante est si sujette à varier que plusieurs l'ont confondue avec le C. limosa, et avec d'autres espèces. S'il faut en croire Goodenongh, elle l'a été même par Liglitfoot avec le C. cespitosa, ce qui ne seroit point arriA^é si l'on avoit fait attention aux paitîes de la fructification. J'ai reçu, parmi d'autres espèces non détei'uiiuées, récoltées en Portugal, la plante peinte Pi. Zz. No. 113. C'est encore à la bonté de Mr. le Professeur Link que je la dois; peut- être est-ce son C. trncliy carp o s, mais que je ne crois pas différent du C. flacca. Stigmatiul'S tribus. I^r Cet exemplaire porte 4 épis mâles, et 2 épis femelles, dont les supérieurs sont mâles à leur sommet. Je n'ai point encore trouvé un si grand nombre d'éjjis mâles dans les individus nés en Alle- magne, ou en Suède. Les écailles de ceux- ci ne sont point non plus si aiguës. J'ai souvent observé à l'extrémité supérieure de la gaine x, du carexflacca allemand, im petit prolongement que j'ai tâché d'exprimer sur une petite partie de ce même carex alle- mand PI. Zz. X, y. Quant au C. tr a chy ca rp o s , Mr. Lmk seul peut nous apprendre si c'est une plante différente de celle dont je viens de paiier et qu'il a également récoltée en Portugal. Je remarquerai encore , que c'est avec aussi peu de raison que la FI,- Dan. peint cette espèce avec deux stigmates, ainsi qu'elle a fait pour le C. pseudo-cyperus; l'une et l'autre en ont cons- tamment tjois sur cliaque pistil. Le C. flacca varie quelquefois au point de pouvoir être près pour le C. paludosa; mais il est toujours facile de distinguer celui - ci aux écailles aristées de ses fleurs mâles. 99. Carex fasciculata. Tab. Zz. No. 114. Laiche ou Carex fascicule'. Büschelförmiges Riedgras. C. spicis longis cylindricis erectis, fe min eis fasciculatis, partim subsessilibus, vaginis nullis, capsulis rostratis, apice bifidis patentibus. C. épis longs, cylindriques et droits; les épis femelles fasci- cules, en partie presque sessiles ; gaines bractéales nulles; capsules atténuées en bec bifide et ouvert k son orifice. C. fasciculata. Link. F 1. Lusitan. Cette plante est encore une de celles que le Professeur Link a recueillies en Portugal. Je n'en ai vu ni la jacine ni les feuilles ra- dicales. Son chaume haut de 2 pieds et plus est triangulaire, et garui vcjs sa base de feuilles carénées, âpres et tranchantes, pres- que de la même longueur , larges de 5 à 4 lignes. Je n'en ai re- piésenté que la partie épiée que sa longtieur m'a forcé de peindie divisée en deux. La supérieure porte 4 épis mâles et l'inférieure 5 épis femelles, dont 4 sont mâles k leur sommet. La brac- tée du 5. ou inférieur surpasse en hauteur l'épi terminal même. Les écailles des fleurs mâles sont ovales, obtusement aiguës, d'un brun- rouge, blanchâtres k leur bordure; celles des fleurs femelles sont lancéolées, pâles, blanchâtres, colorées seulement à leur sommet 156 X.SpICIS SEXU distinct,, MASC. DUÖB. vel plur. d'un brun -roux. Cet exemplaire avoit été récolté au commence- ment de sa fleuraison, de manière que les écailles cachent encore les organes sexixels; je n'ai donc pu juger de la forme de la capsule que d'après celle de l'ovaire, sans doute elle est atténuée en bec à son sommet. Il me parolt douteux que les épis femelles soient toujours fasciculées , du moins si j'en juge par d'autres espèces qui le sont encore plus quelquefois, telles, par exemple, que celles qu'on voit Pi. Kk. et Vv. Au reste cette plante oflre encore plusieius caractères spécifiques qui ne permettent pas de la confondre. 100. Carex recurva. Tab. Z, Nn. No. 84. Laiche ou Carex recourbe'. Zurückgekrümmtes Riedgras. C. spicis femineis cylindricis, ad basin mascu- lis, fructiferis, p edunc uli s lo n gi s sim is , pendulis; vaginis duplo veltiiplo brevioi'ibus; squamislan- ceolatis aristatis; caps u lis acuminatis apice bifidis, le cur vis. C. épis femelles, cylindriques, mâles à leur base, portés sur des pédoncules qui deviennent très -longs et auxquels ils sont sus- pendus lors de leur maturité; gaines bractéales, deux ou tiois fois plus courtes, que les pédoncules qu'elles revêtent; écailles lancéo- lées, aristées; capsules acuminées, bifides et recourbées à leur sommet. Carex hamata. Forster. Prodr. FI. ins. austr. p. f)2. p. 5/18. La racine et les feuilles radicales de cette plante me sont in- connues. Son cil a um e paroit passer 2 pieds en hauteur; on en voit la paitie supérieure PI. Z. coupée en deux autres, on compte 2 épis mâles d , et 4 é p i s f e m e 1 1 e s c. Les gaines x , ou o, sont assez longues et cependant bien plus courtes que les pédon- cules des épis mûrs comme on peut voir Pi. Nn. Les gaines bractéales se prolongent en feuilles qui surpassent les épis m.îles en hauteur. Les épis femelles des trois exemplaires que j'ai reçus, étoient mâles à leur base, même ceux dont les capsules étoient mu- res. Les écailles, de l'une ou l'autre fleur, sont lancéolées, bru- nes- îousses, aiistées, pâles à leur bordure, et ornées d'un nerf dor- sal verd» Les capsules parvenues en maturité son recourbées en crochet. Cette espèce a été récoltée dans la Nouvelle- Zelande par Forster, Elle porte dans sa collection le nom de Carex hamata. Stigmatibüs tribus. InT Je Tai reçue de Mr. le tProfesseur Sprengel -^ » Z/. C. fOOA-cCàOTX CL, ■ /o. 3(?. 1/' ^^- (^- '^^fWjtf^r t^i- i i \ - oj" 3(P. C. oiLQttxx.ta. A>, a". ûétqltA-ta.^. t^cji^. /oS: omLiAo/^xrba^ "àjlU. ^^"3^. C./tt^i'-é'i'/a/va^ fi. ^^. 770.43 x^s. c 47. h. no. 4-1. è. ßt^jlcU ^^^^- -44. C-.^^^o^A, /J. /20. Ih. SA. no. S3. no. -âi. CL. l'*'''^ ••^.o.v.. .i^ 4 ■• t /!» < \ % I ^ if; i <^3. C./ottff£i,Jo.(P2. ■ ^ :i t '?. .¥ '<0 ir d 1 4 :\ ^ ■ t , i f -a * > i^ è * > VA ^ \ ■4 M: r lin. 6.^. éS- C.*/cca.CCnou . , Wi>ÂC. 6e. A oyi/<ç i c Oj /c. Si. # '■h h. ty. G G. c. fc'uti'ti%/cuâcu fi}.36. ; . 4- y» •i>-: t â^' »î»-. "'.■*.' ••>'*. :;.j* '%^. ;l Uni îoilL. />. 7/. ^V^yz. C, éx^fenJCL. jo. ^4.. '^3. C. *y/r*'^'^-'_ /» ".^ V ■■•^ y ^ s. 4 "t ^SL--- ■>V.o^ C, oit in CA, /o. /. T^. C. *rt.oLnUà?nai. . . ZutUvâ. /32. U îvi£t. ^4. C. fùrhzûc /», /otf». / lo. S4. 8sJ.\ fh.8's.e. J>Ô. ■ ^- ^o^i ca.. ^. /,/,;_ ^/ja/2.na. . Zu&A^. SS: Ü SoUl. (Py. C. X.Lorué'atfvi*) fr. 3S: \ ■''■'* .t- I. * 1 -v. nV- j:)^. Tic. 80. TTo.^o. <9o ... i':.' ■i t -"■Ti^/, L._t.a^iitJcfcô ■/. t J- !- l~ L\- 71o.c)2,.a. \ ■m 1 '^?'.^ 02. 1' J^^\ pS. o. C. c^CLitû„ jb.^y. ?2o.()4 non^. . vA"^r6? C./0(r£uûAOrx£>l, fo./Oj...fyu^^A^^->^<-^ ■■ i^cJvL .'^^.\^ a>:'t. 'a. Xk. Tlo. X7. ;>5ü. 3h C. e-fxeYlxrrhJ/zeu /b.3/. É ?■- y- '■ '■■« v^l /Ol. C . ./o-'f^yoctir /x. . h. y4^. hi/ryve/'a, . î^ctAf. 7<), V %U'. y- -A°/OZ, C. frJt-tTho-CyjotfhUsf. (o./AS. jnç,. it.- A .1 . . ^A •^^ /0$. (^ , .:n c l '. ^- u^'i.'- ^^ ÎTû.iO-i. k/:: ^"/ÛS. .'' XI i c^ y^/ùS. i\ 'y/hct.'it'A, p.jS-^^ ^vj ^"^/ûâ. C, /i'ui/a. /o /<^^, Mîh.^.Jab.Jt. /03. C.y^ttU^^erJcX, jb /^_Z îlo. JUÛ. Li-i'l^ - ^ /i ß. tàcj.(. 2û. 4dno.72. .T^h. /.'- /'^t?. JJÏ n.0. M4 . ^-^//S. C, fil'A.CCCk, ? /9./SZ. 1 t CUA-ffltJ-a, îifUl. 'a y. C. qé'AA.ea^A, ZtfaJtC./é /20. i\ r/â/jie*/*^aL a^cid. V , ,^ ^ is. iv^ '">S\ .y*^ \ s*' /*■■ /',. •r-- ^<*. ■ y^<^-^t^e^ '>'^t—-<'-^!à^ >y ^^'X^-^^^ti •2.. A«<5ti'. i^^CÂ. . - - -■ fl .1 Vi'nc-*^ «5, :-.;i^:' ;^(>»,f 94- JiÇroc^ <■ cc^ £>